Cela semble plié: l'Axe SEINE de l'avenir reliera Paris à ... Anvers via le futur canal à grand gabarit européen "Seine Nord" branchant directement le port fluvial de Gennevilliers sur les darses anversoises.

Les Vikings d'autrefois contrairement à ceux d'aujourd'hui, n'étaient pas les COCUS de l'Axe Seine !!!

L'Axe SEINE historique et géographique sinon naturel, celui de la Seine maritime et normande sera un axe secondaire, essentiellement destiné au délassement touristique de croisiéristes ou à l'émancipation en aval des bateaux mouches parisiens.

Dans la torpeur estivale à peine secouée par le mouvement obstiné du clochemerle caenno-rouennais pour assurer les ventes des torchons imprimés qui nous servent à emballer la viande normande tout au long de l'année, on continue de prendre les Normands pour des imbéciles:

  • Un Contrat de Plan Etat Inter-Région pour la vallée de la Seine largement sous financé
  • Une LNPN repoussée aux calendes des calendes grecques, d'études en études... faute de financement pérennes puisque les Bretons ont fait sauter l'écotaxe qui devait abonder le fonds qui devait aider au financement des infrastructures de transports !
  • Le choix du Canal Seine Nord Europe fait sous la pression du lobby puissant des élus du Nord (avec l'appui européen des Belges et des Néerlandais) au détriment de l'Axe Seine historique qui va rester sous équipé quant aux besoins logistiques en amont des grands ports maritimes normands
  • Et last but not least, la prise de contrôle rampante de la Seine aval par le jacobinisme parisien au nom de l'intérêt national, si l'on sait lire entre les lignes du schéma stratégique de développement de la vallée de la Seine présenté à la va vite et tout aussi promptement voté par les assemblées régionales normandes à la fin du printemps 2015.
  • Alors, on se posera une question simple:

Pourquoi l'Etat central continue-t-il à prendre les Normands pour des crétins? alors qu'il a, par ailleurs, décidé de redonner son unité administrative et politique à la Normandie?

Faudrait-il penser que les encravatés ministériels parisiens ne craignent pas de rencontrer en Normandie ce qu'ils peuvent craindre de rencontrer dans d'autres régions: une vraie opposition identitaire, ou plus sûrement, un vrai rapport de force imposé par un vrai lobby régional !

Mais quand on a des élus aussi ectoplasmiques que celui qui s'exprime ci-dessous, pas étonnant que le plus fantômatique des délégués interministériels qui campent dans les bureaux de Matignon ait envie de prendre toutes ses aises pour ballader des élus normands d'illusions en illusions !


 

Publié le 17/07/2015 á 15H28

Maire "Les Républicains" de Vernon et nouveau président du conseil départemental de l’Eure, Sébastien Lecornu porte un regard différent sur le projet de développement de la vallée de la Seine.

Alors que la plupart de ses condisciples se focalisent sur la modernisation de la ligne ferroviaire entre Paris Saint-Lazare et Le Havre et la construction de nouvelles gares, notamment celle de Rouen, Sébastien Lecornu regarde lui en direction de Mantes-la-Jolie. Sa priorité, rapprocher les Eurois d’Eole.

Sébastien Lecornu : « La Ligne Nouvelle Paris Normandie ? Une douce histoire racontée aux enfants »
Sébastien Leconru envisage l’avenir de l’Eure, le département qu’il préside depuis mars 2015, en regard vers les Yvelines et la région parisienne

EVREUX (Normandie). Elu maire de Vernon en mars 2014, Sébastien Lecornu a doublé la mise un an plus tard en faisant rebasculer à droite le département de l’Eure. Intronisé président du conseil départemental du « 27 », le jeune (29 ans) disciple de Bruno Le Maire estime que l’avenir de l’Axe Seine est entre les mains des collectivités normandes et franciliennes.

Six ans se sont écoulés depuis le discours fondateur du projet de développement de la Vallée de la Seine prononcé par Nicolas Sarkozy. Avez-vous le sentiment que le projet fait du surplace ou qu’il suit un rythme normal ?

Sébastien Lecornu : Un sentiment de surplace, évidemment. L’ambition était colossale. Parce ce que c’était l’idée de réaménager le territoire de façon à mettre la France à sa juste place dans le monde. Pour la première fois, on avait un projet qui venait un tout petit peu casser le rythme traditionnel du rapport province/capitale, province/centralité. Au fond, l’idée directrice, c’était « repartons de la géographie ». Et la géographie de la capitale passe par un fleuve qui traverse en deux rives la métropole parisienne et ouvre cette métropole jusqu’au Havre. Avec selon la formule consacrée, « Le Havre, port de Paris.

Derrière cette intuition simple, mais somme toute géniale parce qu’elle n’a jamais été affirmée avec autant de forces que durant cette période, un certain nombre de travaux ont été menés par des architectes exceptionnels. On a beaucoup parlé d’Antoine Grumbach mais il y a eu beaucoup de projets géniaux car la mise en concurrence avait été formidable.

Il y a donc eu le temps intellectuel du projet. Et il faut reconnaître à Nicolas Sarkozy que ce temps intellectuel a été réussi. Derrière, les politiques devaient s’emparer de ce temps intellectuel pour avoir un temps opérationnel ».

Cette phase opérationnelle a été ratée selon vous ?

Sébastien Lecornu : « Une fois qu’on a dit que la capitale est en train de grossir et qu’il faut desserrer sa ceinture, que fait-on ? Je rappelle que la ville de Shanghai possède sept périphériques. A contrario, la ville de Paris est totalement serrée dans sa ceinture. Il s’agissait donc qu’il y ait des projets pour créer les conditions de l’ouverture de Paris. Et ce n’est pas rien cette affaire. Car l’ouverture de Paris au monde, c’est l’ouverture de la France au monde. Quand on est à Paris, on est au Havre. Et quand on est au Havre, on est à Shanghai. Paris-Le Havre-Shanghaï, c’est ça l’enjeu. Rien de plus. Si on n’est pas capable de faire ça, on se plante ».

« En 2012, il y a eu une rupture de charge »

Le changement de majorité en 2012 a-t-il porté préjudice à l’Axe Seine ?

Sébastien Lecornu : « Je ne vais pas faire de politique politicienne car des élus locaux de gauche ont fait du boulot remarquable sur l’Axe Seine. Mais la réalité, c’est quand on relève Antoine Rufenacht (ndlr commissaire général pour le développement de la Vallée de la Seine) et feu Bernard Fragneau (ndlr : ex-secrétaire général au dévelioppement de la Vallée de la Seine entre 2011 et 2012, décédé en 2014) de leur mission respective pour le développement de la Vallée de la Seine, il ne se passe plus rien pendant deux ans. Il y a deux ans de trop de perdus avant la nomination de François Philizot. C’est comme ça, je ne veux pas entretenir une polémique ».

(commentaire de Florestan: MERCI LE VERN !!! )

 

François Philizot est-il à la hauteur de la tâche ?

Sébastien Lecornu : « C’est un type remarquable, préfet datarien, exigeant, intelligent, malin. On a de la chance de l’avoir. Mais quid ? Au lieu d’y aller plein tube en 2012, il y a eu une rupture de charge. C’est une évidence ».

Faut-il en conclure que l’Axe Seine est mort-né et qu’il sera impossible de rattraper le retard ?

Sébastien Lecornu : « Dans le volet opérationnel, il y a deux choses. Il aurait pu y avoir plus de choses que ça, mais en réalité, il y a deux éléments. Un, il y a le volet des transports, et on pense d’emblée à la Ligne Nouvelle Paris Normandie (LNPN). Dans le deuxième volet, il y a tous les projets que l’on peut raccrocher au CPIER, et c’est là que ça commence à tousser un peu. Car au fond, il n’y a plus de portage politique. Depuis 2012, il n’y a pas eu un seul discours de François Hollande ou de Manuel Valls qui célèbre la Vallée de la Seine. Ce sont pourtant de beaux projets. Quand on voit qu’ils en sont à se raccrocher à ce pauvre canal Seine Nord alors qu’ils n’ont pas le début du commencement d’un euro pour le payer, c’est un petit peu triste que de ne pas parler de l’Axe Seine ».

(Commentaire de Florestan: "plus de portage politique?" Mais sait-il ce monsieur que l'on n'est jamais mieux servi que par soi-même?)

 

Au sujet de la LNPN, avez-vous été rassuré par les dernières annonces faites le 7 juillet 2015 ?

Sébastien Lecornu : « Tout le monde a l’air content... Ce sont des études ».

Et vous ? Vous devriez l’être puisque le tronçon Serqueux-Gisors a été représenté comme un maillon fort du réseau ferroviaire normand...

Sébastien Lecornu: « J’avais 22 ans quand j’ai intégré le cabinet de Bruno Le Maire qui était alors ministre de l’Agriculture. Un an et demi plus tard après notre arrivée au ministère, l’aménagement du territoire lui a été confié. À cette époque, on parlait déjà de Serqueux-Gisors. Après l’avoir fermé, on découvre qu’il faut le rouvrir ! On en est à faire encore aujourd’hui des COPIL (comité de pilotage) pour acter des choses que l’on a déjà actées... »

« La LNPN ? Une douce histoire racontée aux enfants »

Pour revenir quelques secondes sur la LNPN, on vous sent réticent sur ce projet. On se trompe ?

Sébastien Lecornu : « La nécessité de rapprocher Paris de la Normandie, c’est une nécessité absolue. Pour les marchandises, et là, c’est Serqueux-Gisors. Et c’est bien sûr, rapprocher les voyageurs. La LNPN, on a de l’argent pour faire des études, et uniquement des études. On n’a pas un début d’euro pour les gares et on n’a pas un début de commencement de vision stratégique pour les territoires interstitiels et l’Eure fait partie de ces territoires interstitiels ».

(Commentaire de Florestan: Sébastien Lecornu ou le soumis de la géographie parisienne ! Et la Normandie bordel? )

 

Qu’attendent alors concrètement les élus de l’Eure ?

Sébastien Lecornu : « Les Eurois focalisent sur quoi aujourd’hui ? Sur Paris-Mantes. Pas sur ce qui se passe dans notre département. Ce qui compte, ce sont les investissements qui seront faits ou non - et visiblement ils seront faits - entre Paris et Mantes-la-Jolie. Pour permettre de délester la desserte traditionnelle de Paris Saint-Lazare et surtout le RER E, Eole à l’Ouest, la connexion au quartier de La Défense, plus grand quartier d’affaires en Europe. C’est le seul volet opérationnel et concret que l’on va connaître. Eole, ce n’est pas dans vingt ans avec des études.

Eole, c’est des travaux financés au CPER Ile-de-France. Date d’entrée en service du premier train, 2022-2023, au plus tard 2024. Ça, c’est concret. Et cela pose de belles questions pour le département de l’Eure. Comment on se connecte à Mantes-la-Jolie ? Comment on rapproche l’est de l’Eure au Mantois ? Comment on crée une véritable relation de confiance entre les deux, notamment avec des bus.

La LNPN, c’est pour l’instant une douce histoire plutôt racontée aux enfants. Mais c’est une histoire à laquelle je veux encore croire car c’est le sens de l’Histoire. Le drame, c’est qu’entre le discours et le financement, ça fait deux ».

(Commentaire de Florestan: l'important est de se connecter non pas à Rouen mais à Mantes-la-Jolie ! Il se trouve encore des crétins à Rouen pour plastronner sur la chanson "Rouen métropole capitale..." Qu'ils ouvrent les yeux ! Dans les mentalités, 40 années de Haute-Normandie ont transformé la Normandie séquanienne en banlieue parisienne !)

L’Axe Seine, c’est aussi l’aménagement industriel et touristique d’un fleuve. Où en êtes-vous par exemple avec le port fluvial à Alizay ?

Sébastien Lecornu : « Le message que je porte, c’est que depuis la panne de 2012, ce sont les collectivités locales qui font redémarrer l’Axe Seine. Aujourd’hui, qui peut financer un port à Alizay pour faire du vrac et pour redémarrer une usine (ndlr : M-Real) ? Ce sont les collecticités locales ! Qui peut faire un campus technologique avec une véritable structuration de filières autour de l’aéronautique et de l’aérospatial à Vernon sur l’ancien site du LRBA ? Ce sont la mairie, l’Agglo, le département et peut-être demain, la Région. Qui peut porter une politique touristique intelligente autour des croisières sur la Seine, de l’impressionnisme ? Ce sont toujours les collectivités locales. Cette belle idée généreuse de l’Axe Seine, elle est partie de la bouche du chef de l’Etat, et aujourd’hui, elle n’est mise en œuvre que par les collectivités locales ».

Propos recueillispar Thierry Rabiller

t.rabiller@presse-normande.com

Eole, horizon 2024

«On en parle assez peu, mais c’est peut-être le projet le plus structurant des cinq prochaines années en Île-de-France », explique Alain Krakovitch, directeur général Transilien à la SNCF. Ce projet c’est Eole, le prolongement vers l’ouest du RER E qui relie actuellement Haussman-Saint-Lazare, au cœur de Paris, à Chelles et Tournan (Seine-et-Marne).

Cette ligne du RER E sera prolongée de 55 km entre les gares de Saint-Lazare et Mantes-la-Jolie (Yvelines) et nécessite la création de trois nouvelles gares: Porte-Maillot, La Défense et Nanterre-La Folie. La mise en service se fera à partir de 2020 et sera complète en 2022. «Ce prolongement offrira une nouvelle liaison est-ouest qui permettra de désengorger les RER A, B et D, d’améliorer la régularité des trains vers l’ouest francilien ou encore des interconnexions avec les futures lignes de métro du Grand Paris Express», poursuit Alain Krakovitch

(Commentaire de Florestan: et cela permettrait surtout de nous dispenser de l'effort d'avoir à faire passer une nouvelle ligne ferroviaire à grande vitesse pour la Normandie dans l'Ouest parisien !!! )


 

Commentaire ultime de Florestan:

A défaut de lobby ou de projet normand devenons les banlieusards de Paris ! A croire que le nouveau maire de Vernon est un supporter du PFG c'est à dire des Pompes Funèbres Générales pour la Normandie !!!