Il faudrait aussi et surtout que les caciques quinquagénaires en majorité qui font carrière professionnelle dans la vie politique normande cessent de se payer de mots sur le dos des jeunes à quelques semaines des élections régionales sur le thème de la chanson bien connue: "les jeunes c'est l'avenir !"

Enfoncer des portes ouvertes sur la jeunesse pour chauffer des salles polyvalentes peuplées en majorité de têtes chenues ou grisonnantes, ça suffit !

Car l'avenir de la Normandie, s'en va ailleurs avec sa jeunesse la plus motivée, la plus talentueuse et la plus ambitieuse !

On estime que chaque année, les académies de Caen et Rouen voient fuir 6000 jeunes normands post-bac, à la recherche d'offres de formation supérieures qui n'existeraient pas en Normandie et surtout à la recherche d'un premier emploi pas trop mal payé correspondant à la formation qu'ils ont reçu: tel le rosier au bout du rayon de vigne qui signale au vigneron l'arrivée imminente d'une maladie, le jeune normand pourrait être considéré comme le baromètre de la plus ou moins bonne santé de la société civile régionale ! Si le jeune normand veut fuir plutôt que rester en Normandie pour y construire son avenir c'est qu'il y a bien "quelque chose de pourri au royaume du Danemark !"

A commencer par la mobilité, l'offre de transports en commun en Normandie avec ses manques et ses nombreuses incohérences (ex: pas de train entre Evreux et Rouen, entre Caen et Flers; seulement 7 aller-retours entre Caen et Rouen; un long trajet en autocar entre Caen et Le Havre; les cartes jeunes BN /HN incompatibles entre elles... etc, etc)

A commencer par la faiblesse de la rénumération au premier emploi pour un jeune en Normandie si l'on compare à la région parisienne ou au Grand Ouest ligéro-breton (jusqu'à 200 euros de moins en Normandie pour un BTS) et qui démontre très clairement que les 40 dernières années de division administrative normande ont été CATASTROPHIQUES en matière d'attractivité métropolitaine pour les jeunes normands car l'avenir de la jeunesse se construit plus que jamais dans les grandes villes...

A commencer par la faiblesse du parcours scolaire des jeunes issus des petites villes rurales normandes ou des quartiers populaires des plus grandes villes qui, eux, n'ont pas les moyens de partir voir ailleurs comme la minorité qui a réussi ses études dans les lycées de centre ville...

Avec la remise à  niveau de l'organisation des transports et de la mobilité en Normandie, avec la défense urgente des intérêts économiques normands sur l'Axe Seine, ou de l'avenir de l'agriculture ou de l'industrie en Normandie, l'avenir de la jeunesse normande est la question la plus urgente ! Certainement plus urgente que la question "capitale" que certains jeunes journalistes passablement crétins font encore tourner dans leurs rédactions !


L'Etoile de Normandie ne pourra donc qu'approuver et soutenir l'initiative prise par deux jeunes lexoviens de militer pour la création d'un Conseil Régional des Jeunes de Normandie:

CRJ_Normandie

  • Pour en savoir plus:

Heberger image

 

http://crj-normandie.fr/