La réunification normande était et reste une question de vie ou du mort, car la Normandie, en terme d'attractivité métropolitaine ou de souveraineté directionnelle économique, administrative et institutionnelle reste découronnée après des années de dépeçage des forces normandes au profit de Paris, Lille, Rennes ou Nantes.

Il faut désormais stopper cette perte tragique de substance et repartir à la reconquête de ce qui a été perdu les trente dernières années en allant chercher avec les dents des décentralisations thématiques et spécifiques pour renforcer le potentiel normand.

Rennes a ainsi récupéré parmi tant de dépouilles, le contrôle national automatisé des radars routiers: on laissera cette affaire à nos voisins bretons. En revanche, la préfecture d'Alençon a récupéré le traitement national des passeports: voilà qui est plus glorieux !

En matière d'économie maritime et de qualité agro-alimentaire, la Normandie pourrait récupérer des décentralisations nationales importantes lorsqu'il sera l'heure de reprendre une véritable étape de régionalisation, c'est à dire pas avant... 2017 !

En attendant, la Normandie quoique réunifiée et devant intégrer le niveau métropolitain supérieur à partir de trois villes différentes et complémentaires (un défi qui s'il était relevé serait une force et un atout exceptionnels) doit subir le sort d'être assise le cul entre deux chaises: celle du Grand Paris et celle du... Grand Rennes !

  • Une preuve supplémentaire avec cet article, presque anodin de ... Ouest France:

Entre_Grand_Paris_et_Grand_Rennes