Depuis la confirmation officielle par le président de la République en juin 2014, à l'occasion du 70ème anniversaire du débarquement de 1944, du retour à l'unité normande, une polémique incessante, le fameux clochemerle entre Caen et Rouen, n'a cessé d'enfler...

Bien entendu, quelques élus se sont prêtés à cette minable ressucée d'Intervilles justement brocardée par Bernard Cazeneuve, le ministre de l'Intérieur cherbourgeois. Mais à y regarder de plus près, la classe politique normande de gauche comme de droite essaye plutôt de calmer le jeu, et tente d'être un peu à la hauteur de l'enjeu historique exceptionnel de la réunification normande, que cela soit du côté de la majorité gouvernementale socialiste qui a annoncé le 31 juillet dernier une vision plutôt équilibrée entre les deux villes normandes de la future déconcentration de l'Etat en région ou que cela soit du côté de la plupart des têtes de liste de droite comme de gauche qui se préparent sans rechigner à conquérir une nouvelle circonscription régionale normande qui en vaut bien une autre:

Les récentes déclarations empruntées de sagesse d'un Joël Bruneau, le maire "les Républicains" de Caen qui aurait, a priori, tout à perdre d'une hégémonie fabiusienne rouennaise qui reste à démontrer, plaident pour l'ensemble de la classe politique normande dans sa volonté de réellement servir un intérêt général normand: en effet, l'heure est à la fois historique et grave, tant le fossé entre électeurs et élus est grand...

Bref ! pour une fois, on ne trouvera donc pas du côté des élus les véritables contempteurs de l'unité normande...

Le directeur de Paris-Normandie surpris par l'unité normande...

Tels deux dinosaures voyant leur fin arriver du fait d'un changement climatique soudain et se trouvant dans l'impossibilité structurelle, biologique, génétique de s'adapter à un nouvel environnement, les deux grands groupes de presse quotidienne régionale qui se partagent la Normandie depuis le début des années 1980, refusent avec une triste opiniâtreté l'évidence nouvelle de l'unification d'un espace médiatique normand commun.

Alors que le mur de Berlin normand est enfin tombé depuis plusieurs mois faisant entrer la Normandie dans l'unité et le XXIe siècle, Ouest France et Paris Normandie en sont toujours à l'époque de Yalta et de la guerre froide: à y regarder de plus près, ce sont bien quelques journaleux clochemerdeux logés dans des rédactions à Rouen ou à Caen qui branlent ce clochemerle inutile polluant le débat public régional avec le concours d'une armée d'idiots utiles !

Le match est donc réel mais il est moins entre Caen et Rouen qu'entre Ouest-France et Paris-Normandie qui continuent de se regarder en chiens de faïence au lieu de jouer la carte de l'information et de la pédagogie de la Normandie pour tous les Normands comme ils avaient su le faire une seule fois auparavant au printemps 2012 sur ordre d'un Antoine Rufenacht alors haut-commissaire au développement de la Vallée de la Seine.

La lecture du dernier numéro paru du bulletin du club de la presse de Haute Normandie (juin 2015) avec les déclarations des patrons de presse en lice et en cause nous avait ouvert les yeux (voir ici même le billet). Mais les déclarations récentes de Monsieur Xavier Ellie, directeur de Paris-Normandie à l'occasion d'une table ronde proposée par l'association rouennaise "Normandie Axe Seine" ont achevé de nous convaincre:

OUEST FRANCE et PARIS-NORMANDIE REFUSENT L'EVIDENCE DE L'UNITE NORMANDE !

Notre réponse:

QU'ILS CREVENT... COMME LES DINOSAURES !

Vue de la rédaction caennaise de Ouest-France paissant paisiblement dans l'ignorance de l'impact de l'unité normande...


  • Ci-après, la réaction de Didier PATTE, président du Mouvement Normand aux propos de Xavier ELLIE, directeur du quotidien Paris-Normandie:

PQR_ancien_r_gime_1

PQR_ancien_r_gime_2

PQR_ancien_r_gime_3

PQR_ancien_r_gime_4

 


 

Hélas, le complexe de borgnitude sévit aussi largement du côté de la télévision régionale: la situation pourrait devenir à terme saugrenue voire ridicule !

France 3 Basse Normandie se lance dans un magazine d'informations économiques régionales faussement baptisé "C Normand" sauf que le périmètre de curiosité que s'infligent les journalistes de la rédaction caennaise n'est que bas-normand alors que les CCI normandes proposent avec le magazine "Normandinamik" un panorama complet de la Normandie économique, alors que les tableaux de bord édités sont désormais normands, alors que l'INSEE elle-même va être réunifiée tout comme la Normandie elle-même dans quelques mois: à croire que les journalistes qui ont pourtant la lourde charge de nous rendre compte du réel se refusent, par une cécité aussi stupide que corporatiste, à entrer eux-mêmes dans le réel normand qu'ils commentent tout en le déformant puisqu'ils persistent à demeurer des borgnes sinon des aveugles volontaires !

Portrait d'un journaliste normand en ... 2015


 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/basse-normandie/c-normand-un-nouveau-rendez-vous-pour-decouvrir-les-entreprises-bas-normandes-806893.html

C Normand: un nouveau rendez-vous pour découvrir les entreprises bas-normandes

Cette rentrée, France 3 Basse-Normandie vous propose un nouveau rendez-vous dans votre édition régionale: C Normand. Chaque lundi, un journaliste vous emmène découvrir une entreprise de la région.

L'économie, la rédaction de France 3 Basse-Normandie en parle tous les jours dans vos éditions régionales. Elle participe du dynamisme d'une région. Notre nouveau rendez-vous, C Normand, vous propose de découvrir chaque lundi une entreprise bas-normande, son histoire, son activité et son savoir-faire.  

Pour le premier numéro de C Normand, Damien Migniau vous emmène à Saint-Langis-lés-Mortagne, dans le Perche pour découvrir le plus ancien fabricant de bougie au monde, l'entreprise Cire Trudon. Créée en 1643, elle emploie aujourd'hui 35 salariés et réalise 80% de son chiffre d'affaire à l'exportation. Pour faire face aux évolutions du marché, la société a cédé son secteur religieux (fabrication de cierges). Elle se concentre désormais sur le marché du luxe avec ses bougies parfumées.


Direction le Sud-Manche pour le second numéro de C Normand avec une entreprise bien connue des Bas-Normands et labellisée "Entreprise du patrimoine vivant", les tricots Saint James, une véritable institution du textile avec ses fameux pulls marins. Présente dans plus de 30 pays (35% de son chiffre d'affaire est réalisé à l'export), la société est reconnue pour son savoir-faire et continue d'embaucher: 12 nouveaux salariés vont intégrer l'entreprise pour des métiers très spécifiques.


Nuançons: les deux rédactions de FR3 en Normandie vont essayer de tenir compte des nouvelles réalités normandes:

FR3___l_heure_normande

(source: Tendance Ouest Caen n°292 17 septembre 2015)