La Normandie sera certainement la première région industrielle et la première région d'économie maritime de France avec un enjeu très urgent sur les transports et l'avenir de la jeunesse.

Le candidat de liste Front de Gauche / PCF Sébastien JUMEL maire de Dieppe et conseiller régional haut-normand sortant se lance dans la bataille des régionales normandes pour une Normandie en ROUGE et OR. Mais le refus légitime de faire l'union avec le Parti socialiste fabiusien permettra t-il d'éviter que notre Normandie ne soit repeinte le soir du 13 décembre prochain en ... bleue marine?

Pour Paris-Normandie, Sébastien JUMEL s'est prêté au jeu d'un questionnaire normand...

 

Régionales, le grand jeu : Sébastien Jumel (Front de gauche)

La carte postale choisie par Sébastien Jumel pour illustrer la Normandie (© Heula).

« Parce que j’espère que la fusion sera une éclaircie pour le territoire et ses habitants. C’est aussi un clin d’œil à une région où il fait beau plusieurs fois par jour. »


 

Lire ci-après l'entretien paru dans Paris-Normandie:

http://www.paris-normandie.fr/detail_article/articles/4313036/newsletters/regionales-le-grand-jeu--sebastien-jumel-front-de-gauche#.Vi3ZriubLv0

Régionales, le grand jeu : Sébastien Jumel (Front de gauche)

 

Régionales, le grand jeu : Sébastien Jumel (Front de gauche)

«J’y ai beaucoup réfléchi...» Avec application, jeudi 15 octobre, Sébastien Jumel commente les réponses au questionnaire que nous lui avons soumis, comme à l’ensemble des candidats aux élections régionales (*). Thermos à la main, le leader normand du Front de gauche a choisi le campus universitaire de Mont-Saint-Aignan et il déboule à 9 h à la Maison de l’université seul, après avoir dicté le discours du meeting du soir aux Andelys dans sa voiture avec chauffeur. « C’est un symbole fort d’être ici car une région qui ne se préoccupe pas de sa jeunesse n’a pas d’avenir. Je fais de l’enseignement supérieur une priorité régionale», argumente le maire de Dieppe, avant de citer Baudelaire en guise de devise régionale ("Homme libre toujours tu chériras la mer"). À travers ses choix, se dessinent une Normandie résistante, fière de ses forces (son littoral, ses filières...) et l’ambition d’incarner une autre exigence (« Un vent de colère, un souffle d’espoir », slogan de la campagne) avec notamment la promesse d’un « plan Marshall des transports, sur le fret et le ferroviaire». Non sans malice, il cite comme « projet le plus fou » l’idée d’un «bateau-bus qui desservirait l’essentiel du littoral normand tracté par un cerf-volant. C’est une façon de dire qu’il y a un enjeu de desserte dans cette région, qu’il faut qu’on puisse y circuler facilement».

«Le rassemblement à l’ancienne, c’est fini!»

Le conseiller régional sortant - crédité d’une campagne régionale remarquée en 2010 avec 8,4 % des suffrages - avoue avoir hésité avant de prendre une nouvelle fois la tête de la liste qui rassemble des membres du Parti communiste, du Parti de gauche et d’Ensemble. « J’ai mis l’été à profit pour mesurer si j’avais la niaque. Car je sais la responsabilité que c’est, à quel point il faut de l’énergie. Une campagne c’est du sport! » L’ombre d’un doute, effet collatéral de sa défaite aux départementales de mars dernier ? Pensez... « Dans mon ancien canton, je fais mieux qu’avant. Avec le découpage qui a été réalisé, le nouveau canton était imprenable pour moi», juge-t-il.

Les communistes, qui ont participé à l’exécutif régional aux côtés des socialistes et des écologiques, semblent s’apprêter à faire le grand écart, entre un discours d’opposition à la politique gouvernementale avant le premier tour et une logique de rassemblement juste avant le deuxième. Sébastien Jumel, d’abord soucieux de construire les conditions d’un rapport de force favorable à ses troupes «en résistance contre l’austérité », se refuse pour l’heure à tout engagement. «Le rassemblement à l’ancienne, c’est fini. Il n’y aura pas d’accord sur un coin de table au lendemain du premier tour. Notre logique, c’est celle d’un projet et des valeurs de gauche». Avant de souffler qu’en même temps, «je ne me trompe pas d’ennemi». Autrement dit que cela reste bien sûr la droite.

Sa phobie ? « Les fachos technocrates. » Et il y a beaucoup réfléchi.

Thierry Delacourt

(*) L’ordre de parution des candidats suit l’ordre alphabétique du nom des têtes de liste régionales. Ont déjà été publiés les portraits de Nicolas Bay (Front national), Nicolas Calbrix (Debout la France). À retrouver sur notre site (paris-normandie.fr) ainsi que les vidéos que nous avons réalisées des candidats.

Côté perso

Rouge. Comme la couleur du bordeaux que Sébastien Jumel apprécie de déguster. Bon vivant, le père de trois enfants de 43 ans (Sarah, 16 ans, Pablo, 11 ans et Elsa, 7 ans) a incarné l’étoile montante du parti communiste, un rien pâlie depuis sa défaite aux élections départementales. «Éternel insatisfait », il se prête des qualités de combativité.

Fils d’un père « métallo », l’enfant de Caucriauville (Le Havre), diplômé en économie et en droit, a d’abord construit sa carrière politique dans l’ombre (directeur de cabinet dès 23 ans puis assistant parlementaire) du député-maire communiste de Dieppe, Christian Cuvilliez, que pourtant il ne citera pas une fois lors de cette rencontre. Il est élu pour la première fois en 2002, conseiller général de Dieppe-Ouest.

L’homme dont le juron favori est « con comme ses pieds », ne comprend pas qu’on le juge parfois autoritaire. Stalinien, lui ? « Je n’ai pas ce retour. À Dieppe, je gagne une ville de droite à la surprise générale en 2008, une victoire confirmée en 2014. Beaucoup de gens jugés sectaires aimeraient avoir un tel soutien », esquive-t-il dans un sourire. Invité à identifier le moteur de son engagement, sa « drogue favorite », il parle des « gens. Ils me font kiffer. La réalité du terrain c’est essentiel».

Son programme

En trois mots

et trois phrases

- Colère:

« Du travail, enfin ! »

- Espoir :

« Un avenir, enfin ! »

- Anti-austérité : « De l’air, enfin ! »


 

Commentaire de Florestan:

Message à une certaine élue régionale du Front de Gauche en Haute-Normandie. La Normandie a déjà son drapeau rouge...

Résultat de recherche d'images pour

Les "fachos" comme on dit préfèrent plutôt le ... "bleue marine".

Reste LA question capitale (celle-là aussi...): le soir du 6 décembre 2015, on fait quoi?