Mark Twain disait que "lorsqu'on n'a qu'un marteau, on ne peut qu'enfoncer des clous": c'est tout le problème d'une approche strictement comptable et financière de la réalité.

Néanmoins, il serait dangereux de l'ignorer comme il serait tout autant dangereux de ne tenir compte que d'elle. Un rapport de l'agence internationale de notation financière Moody's s'est récemment penché sur le crédit des nouvelles treize régions fusionnées (dette publique) qui devrait rappeler quelques mauvais souvenirs aux vieux militants de la réunification normande lorsqu'à l'occasion du rapport des cabinets d'audit internationaux INEUM et EDATER sur les avantages et les inconvénients de la réunification normande commandé en 2004 et rendu public au printemps 2008 seulement, Alain Le Vern s'était acharné en torturant les conclusions d'un rapport finalement trop favorable à la fusion des deux régions normandes, à démontrer que la Haute Normandie avait tout à perdre dans la prise en charge financière d'une Basse Normandie plus pauvre et plus endettée.

Le rapport Moody's reprend donc un peu la même idée qui nous éloigne singulièrement des idéaux officiels du parti socialiste alors que le rapport INEUM EDATER (dont vous pouvez toujours consulter ici un excellent résumé de trente pages) nous expliquait qu'après cinq à dix ans de gestation, la future région normande pourra dégager des externalités dix fois plus positives qu'une Basse ou qu'une Haute Normandie demeurant séparées parce qu'on réunifie la vision et le pilotage d'un potentiel commun bénéficiant déjà d'une notoriété et d'une qualité supérieure à celui géré à partir de la seule Basse Normandie d'un côté et de la seule haute Normandie de l'autre...

Voilà l'essentiel, le reste, toute le reste n'est que mesquine billevesée!

 

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Deux léopards normands associés depuis des siècles ça coûte moins cher que ...

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MEFIANCE / IGNORANCE   +    MEPRIS / IGNORANCE

DECLIN                                    +  DECLIN   =  ZERO !

 

 


 

Les « gagnants » et les « perdants » de la fusion des régions, selon Moody’s


Source: Maire Info. Publié le 26 octobre 2015  


Le passage de 22 à 13 régions, au 1er janvier 2016, va homogénéiser dette, capacité de désendettement et besoin de financement au sein des nouvelles régions. Aux dépens de certaines collectivités actuelles et à l’avantage d’autres. C’est ce que conclut le dernier rapport de l’agence de notation Moody’s intitulé « La Réforme territoriale crée de nouveaux enjeux, mais n’affecte pas la qualité de crédit des régions ».


Selon cette étude, les habitants de Picardie, de Champagne-Ardenne et de Midi-Pyrénées seront les plus affectés et verront leur dette croître sensiblement. La région Midi-Pyrénées, qui bénéficiait du pourcentage d’endettement le plus bas de France (28 % des recettes courantes) avant la réforme, sera ainsi « impactée négativement » par la fusion avec le Languedoc-Roussillon (118 %), selon Moody’s, puisque le pourcentage passera à 70 % des recettes courantes. De la même manière, la Picardie verra augmenter son ratio de dette sur recettes courantes de 67 % à 107 %, au profit du Nord-Pas-de-Calais qui verra le sien baisser de 128 % à 107 %. Alors que le taux d’endettement de la Champagne-Ardenne s’élève aujourd’hui à 78 %, celui de la nouvelle région Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne s’établira à 97 %. L’Île-de-France restera, quant à elle, la région la plus endettée de l’Hexagone.


Autre conséquence :

Les régions avec les meilleurs ratios d’endettement (Haute-Normandie et Midi-Pyrénées) seront « fusionnées avec des [régions] moins performantes », constate l’agence de notation, tout comme la Picardie et la Champagne-Ardenne. L’Île-de-France et la Provence-Alpes-Côte d’Azur resteront les régions moins performantes avec une capacité de désendettement respective de 8,7 et 11,8 années.

Moody’s estime également que la fusion des régions ne permettra pas de réaliser d’économies dans l’immédiat. Les élections régionales laissant, selon l’agence, « peu de temps aux nouveaux élus pour se mettre d’accord sur les nouveaux programmes budgétaires ». Cependant, la solidité financière générale des régions ne sera « vraisemblablement pas affectée ». Si les écarts de richesse devraient « légèrement » se réduire entre les régions, les inégalités à l’intérieur des nouvelles entités devraient « vraisemblablement se maintenir », observe Moody’s qui estime toutefois que la réforme renforcera l’accès des régions au marché obligataire.

Par ailleurs, un sondage BVA publié samedi, consacré à la nouvelle carte régionale et réalisé à la demande de la presse régionale, montre que seulement 41 % des Français se déclarent satisfaits du redécoupage des régions à l’approche des élections régionales qui se tiendront les 6 et 13 décembre prochains.

  • Pour consulter l'intégralité du rapport de l'agence Moody's:

http://www.maire-info.com/upload/files/Moodys_%C3%A9tude_regions.pdf