On y va tout droit! On pourrait dire tant pis pour eux.

Mais hélas, ils représentent les quelques 495 000 concitoyens normands qui habitent à Rouen, métropole et plus grande agglomération urbaine de Normandie: il serait particulièrement regrettable que par un excès aussi ridicule que mesquin de sectarisme idéologique et partisan, nous soyons tous contraints en Normandie de passer d'une division à une autre...

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Méfité ! Méfité co ! Méfité toujou !

Après qu'un président de la République rouennais ait réussi à imposer une unité normande dont les Fabiusiens rouennais ne voulaient pas depuis près de quinze ans, nous pourrions connaître une nouvelle division entre, d'un côté, la Normandie réunifiée et de l'autre, dans un splendide isolement, la métropole rouennaise pilotée par la secte fabiusienne.

Remarquez que nous n'avons pas utilisé le beau mot de "socialisme" qui est à la politique ce que le beau nom de Normandie est à la géographie régionale: un magnifique projet de solidarité et de coopération que des prétendus "socialistes" fabiusiens ont, du côté de Rouen, trop longtemps méprisé!

Mais il y a hélas plus grave...

Par leur sectarisme et leur goût du pouvoir autoritaire, les Fabiusiens rouennais vont transformer l'évidente nécessité d'une union de la gauche normande en tragédie... cornélienne !

Par leur sectarisme "toutarouennais", les Fabiusiens rouennais pourraient contraindre des socialistes caennais et bas-normands à voter pour la crèmerie d'en face qui promet de mettre en oeuvre un fédéralisme urbain équilibré entre Rouen et Caen.

Car si la gauche normande était partie unie pour le premier tour des toutes premières élections normandes de l'Histoire, elle pourrait virer en tête et faire jeu égal avec la liste d'union de la droite républicaine normande et affronter de front la montée du Front National qui a bien l'intention de repeindre en bleu marine une Normandie que nous espérons tous en ROUGE et OR après 43 ans de division!

Par leur sectarisme, les Fabiusiens rouennais pourraient permettre au Front National de prendre les clefs de l'unité normande. Rien de moins !


 

  • En lisant ce qui suit, on regrettera donc une nouvelle fois que le ridicule ne puisse pas tuer !

Ginette Bléry, l'animatrice de la lettre d'information "Normandie XXL" (N°78 en date du 19 octobre 2015) nous narre l'histoire suivante...

Il était une fois...

"Rappelons les faits, ils sont fort simples. L'Académie des Sciences Arts et Belles Lettres de Rouen a organisé les 9 et 10 octobre 2015 un colloque sur le thème "Rouen quelle métropole?" que nous avions largement annoncé et que nous avons suivi avec intérêt. Les intervenants étaient constitués essentiellement des membres de cette académie qui compte 40 hommes et 5 femmes. Ces dernières consultées, n'avaient pas souhaité intervenir et finalement le panel des intervenants comprenait 15 hommes auxquels il faut ajouter Madame le doyen de la faculté de droit, sciences économiques et de gestion qui vint fort courtoisement faire l'ouverture du colloque.

A la vue de cet aréopage masculin, les élues de la municipalité de Rouen, enfourchèrent la cavale de la parité et demandèrent, 48 heures avant la tenue du colloque à ce que la manifestation soit boycottée! Guy Pessiot, membre de l'académie, élu de la majorité à Rouen, Sylvain Amic, membre de l'académie, directeur des Musées de Rouen et Alain Van der Malière, conseiller spécial d'Aurélie Filipetti déclarèrent forfait et ne firent pas leur intervention. Nombre d'élus de la majorité qui s'étaient inscrits pour assister à la rencontre et le plus notable d'entre eux, Frédéric Sanchez, le président de la Métropole, furent aux abonnés absents!

Si ce choix a vraiment été fait par féminisme, il montre une parfaite intolérance, il témoigne d'une volonté de pouvoir digne d'une démarche soviétique et on se demande si un camp ne devrait pas être créé pour interner ces Messieurs de l'Académie des Sciences Arts et Belles Lettres de Rouen fondée en 1744 grâce aux interventions de Fontenelle et de Le Cornier de Cideville, l'ami de Voltaire, ces précurseurs du siècle des Lumières que n'apprécie pas trop notre actuelle ministre de l'Education Nationale qui avait mis en option cette période de notre histoire, dans sa réforme des programmes scolaires.

Les Lumières du XVIIIe siècle portaient la liberté de pensée, voilà quelque chose de difficile à accepter pour ceux qui raisonnent par oukazes!

Quand va t-on décréter que l'Académie française doit compter autant d'hommes que de femmes? On en prend le chemin. Nous suggérons aussi que l'on décrète qu'il y ait autant de pilotes d'avion, autant de chirurgiens, féminins que masculins à nos risques et périls...

Si cette décision n'est pas l'effet d'une paranoïa paritaire, elle pourrait être aussi une tentative de boycott d'un colloque qui n'était pas fait pour tresser des lauriers à une métropole de Rouen dont il fut montré qu'elle peinait à tenir ce rang tant par sa démographie que pas son absence de rayonnement. Devenir une métropole digne de ce nom à 130 km de Paris est une gageure bien difficile à relever.

Rouen subit un déclassement dans les métropoles européennes, à cause de sa faible attractivité, de son climat défavorable (ndlr: ce n'est pas un argument!), de sa pollution industrielle, elle apparaît comme une ville musée, c'est à dire une ville assoupie avec une vie culturelle tournée vers le passé.(ndlr: c'est exagéré!).

Evidemment, ces propos, même s'ils ne concernent qu'un aspect des interventions, n'étaient guère plaisants à entendre et mieux valait boycotter le colloque, fût-ce au prix d'un alibi stupide comme l'absence de parité pour une manifestation de quelques heures".


 

Commentaire de Florestan:

Bien entendu, on ne peut que déplorer l'absence de parité entre les sexes. Mais il faut davantage déplorer l'absence de parité entre l'intelligence et la sottise ...  au détriment de la première !

Puisqu'il n'y a que 27% de femmes députées à l'Assemblée Nationale, je propose que tous les député(e)s Fabiusiens et Fabiusiennes de la Seine Maritime rendent leurs écharpes sur le champ !

A ce colloque intervenait aussi un géographe du collectif des Quinze qui n'a pas manqué de rappeler que Rouen n'avait pas d'autres choix que de partager les fonctions de direction de la Normandie avec Caen et Le Havre dans le cadre d'une métropole régionale en réseau de villes: vérité apparemment insupportable à entendre pour les fragiles oreilles des tartufes fabiusiens rouennais!