Même si l'estuaire de la Seine en aval de Paris est l'un des estuaires les plus pollués d'Europe (avec celui de la Vistule) puisque la Normandie est restée trop longtemps divisée entre Bas Normands et Sévéso Normands, le potentiel naturel préservé par le Parc des boucles de la Seine normande mais aussi le savoir faire technique dans la maîtrise des pollutions industrielles deviennent des atouts à l'heure de la prise de conscience écologique contemporaine.

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La réserve biologique de l'estuaire normand de la Seine: certains acteurs locaux ont encore du mal à comprendre son intérêt, à commencer par les... chasseurs!

Certes, il y a encore beaucoup de progrès à faire du côté d'une maîtrise d'usage transparente et démocratique des projets (on subit encore le technocratisme autoritaire et discrétionnaire de la culture jacobine d'Etat) notamment pour ce qui est de la gestion, de la part des deux Grands Ports Maritimes du Havre et de Rouen, d'une réserve foncière très riche en biodiversité mais qui est très fragile. Cette réserve n'est plus considérée comme l'espace privatif d'une féodalité portuaire qui pourrait y faire ce que bon lui semble.

Avec le GIE Haropa se construit petit à petit une nouvelle culture de gouvernance de la Basse Seine normande, plus ouverte, plus collective, plus intelligente qui, aura pour terme, espérons-le, la relocalisation de la direction stratégique de la Basse Seine normande... en Normandie!


 

http://www.romandie.com/news/Les-ports-de-la-Seine-veulent-se-mettre-au-vert-a-lapproche-de-la-COP21/647386.rom

Les ports de la Seine veulent se mettre au vert à l'approche de la COP21


Paris - Des marchandises transportées en barge plutôt qu'en camion, des bateaux électriques, les ports du Havre, Rouen et Paris ont présenté mardi les projets environnementaux de 21 de leurs partenaires, à l'approche de la conférence de Paris sur le climat (COP21).

Ces trois ports, réunis sous la bannière Haropa, ont retenu 21 projets, présentés lors d'une conférence de presse à Paris. Ceux-ci seront exposés en décembre sur le stand du groupe portuaire au Grand Palais, où seront réunis différents acteurs privés venus promouvoir leurs initiatives.

Nous ne pouvons pas ignorer le critère écologique. Les ports ont une responsabilité, surtout dans l'axe Seine, un milieu naturel riche, a déclaré à l'AFP Nicolas Occis, directeur général du port de Rouen et à la tête de la présidence tournante d'Haropa.

Haropa n'était toutefois pas en mesure de chiffrer son impact sur l'environnement, ni le budget dédié aux questions écologiques.

Parmi les projets sélectionnés, la start-up WeTruck, propose la version camion du co-voiturage, où le passager partage la cabine du conducteur.

Quant à la Compagnie des Bateaux mouches, elle exploitera son premier navire électrique en 2019.

En utilisant notamment des barges sur la Seine plutôt que des camions, le groupe français de matériaux de construction et de distribution Saint-Gobain s'est pour sa part engagé à économiser 25.000 tonnes de CO2 d'ici à 2017 sur l'ensemble de son activité distribution.

Sur les trois dernières années, cela a (déjà) évité 2.500 tournées de camion, ainsi que le bruit et les embouteillages qui vont avec en Île-de-France, sans surcoût financier, a indiqué à l'AFP Julien Merceron, directeur logistique de Saint-Gobain distribution et bâtiment France.

La logistique portuaire essaye aussi d'inclure les nouveaux enjeux environnementaux.

Nous proposons à nos clients de compenser l'impact du transport de leurs marchandises en plantant des arbres, explique Sébastien Le Balch, fondateur de la start-up Green Supply Chain, basée à Gennevilliers (nord-ouest de Paris), et qui compte une quinzaine de clients, dont l'enseigne de distribution Leclerc.

Haropa a enregistré une hausse de 5% de son trafic conteneurs en 2014, à 26,9 millions de tonnes, mais ses parts ne représentent qu'un peu plus de 6% du marché du range nord européen, loin derrière Rotterdam, Hambourg ou Anvers.