Sur l'Etoile de Normandie, cela fait plusieurs mois et plusieurs fois que nous alertons l'opinion normande sur le fait que, désormais, à moins de dix jours du premier tour des élections, à moins de cinquante jours du retour historique de l'unité de la Normandie, les 4500 fonctionnaires territoriaux du futur conseil régional de Normandie, ne savent TOUJOURS PAS de quelle direction caennaise ou rouennaise ils dépendront. Comment leur carrière, leur rénumération vont se dérouler. Comment leur travail va concrètement s'organiser.

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Pour l'instant, seuls nos deux cats préférés connaissent leur rôle dans la future région Normandie!

Par la faute d'une concurrence STERILE médiatique entre Ouest France et Paris Normandie depuis janvier 2015, nous avons perdu collectivement un temps précieux pour FAIRE DE LA PEDAGOGIE NORMANDE tandis que les responsables politiques de la majorité socialiste sortante dans les deux conseils régionaux normands devant fusionner ont fait preuve d'un manque certain de courage pour expliquer clairement aux fonctionnaires régionaux qui devra faire quoi!

Pourtant, depuis le 31 juillet 2015 et l'annonce officielle de la future organisation de l'Etat en Normandie, le gouvernement avait donné l'opportunité et le temps à MM. Beauvais et Mayer-Rossignol de travailler à la "préfiguration régionale multi-sites" du futur conseil régional de Normandie et de l'annoncer sans tarder à la suite des décisions de l'Etat qui a donné la clé de répartition des fonctions entre Caen et Rouen.

Malheureusement, les deux présidents normands socialistes sortants ont préféré rester dans le flou laissant à Hervé Morin, tête de liste de la droite républicaine, le privilège de tirer le premier dès juin 2015 en posant le principe que les deux sortants socialistes auraient dû d'embler poser:

Rouen préfecture régionale

Caen siège de l'exécutif régional

Conseil Régional avec une abbaye caennaise et une caserne rouennaise

Faute d'avoir cadré très en amont cette question essentielle ET préalable à l'exposé serein de tout projet régional authentique pour le futur de nos 3,3 millions de concitoyens normands, le clochemerle Caen vs Rouen s'est déchaîné sur les réseaux sociaux et a noirci inutilement du papier journal en répandant l'inquiétude chez les personnels des deux conseils régionaux, laissant libre cours aux rumeurs dont celle d'un Spectre Fabius plus actif pour défendre le Toutarouen que pour nous débarasser de l'Etat islamique, n'était pas la moindre!

Certes, la préparation d'une fusion de collectitivité territoriale avec ses aspects humains, affectifs est un défi complexe à relever. Mais on rappelera que faire de la politique en toute transparence et toute honnêteté est peut-être la seule méthode possible pour y arriver: pour rassurer, détruire rumeurs et manipulations et surtout pour faire adhérer à un projet normand les fonctionnaires territoriaux régionaux qui ont, par principe, une vision du service public régional à proposer pour l'unité normande: ont ils été consultés?

Jusqu'à une date récente (fin octobre 2015) au delà des urgences matérielles les plus élémentaires (par ex: le système informatique, l'harmonisation logicielle, la communication interne et externe, la politique des achats...), en terme de ressources humaines, rien n'était réglé en interne dans les deux conseils régionaux appelés à fusionner!

  • Des réunions d'information des personnels annulées.
  • Deux DGS qui se sont faits longuement la... gueule!
  • Une grand messe animée par une boîte de com extérieure qui n'a servi à rien sauf à pointer les différences de culture entre une abbaye caennaise plus humaine et une caserne rouennaise espérant la généralisation de l'humanité bas-normande à toute la Normandie!

Le 12 octobre 2015 a eu lieu une réunion où l'ensemble des problématiques techniques pratiques et humaines de la fusion de deux conseils régionaux normands en un seul a été évoqué. Et l'Etoile de Normandie en avait ici même publié la synthèse..

http://p7.storage.canalblog.com/79/16/20815/106893434.pdf

Mais il semble que les décisions les plus élémentaires se fassent toujours attendre comme si elles ne dépendaient que des arbitrages et des rapports de force politiciens:

Nicolas Mayer-Rossignol qui ne doit plus éluder la question et Hervé Morin qui doit sérieusement préciser le sujet au delà du principe d'un exécutif régional à Caen assorti de la suppression de 500 postes de fonctionnaires (qui? où? quand?) 

DOIVENT ENFIN DONNER DES REPONSES CLAIRES AUX NORMANDS !

MIEUX VAUT TARD QUE JAMAIS!

Car il en va de la crédibilité du projet normand lui-même!

Si la Normandie n'est pas une fusion régionale exemplaire en tant que laboratoire territorial pour enfin faire autre chose que l'habituelle GRIBOUILLE JACOBINE et POLITICIENNE...

Alors à quoi bon?


 

Les fonctionnaires pris en étau dans la fusion des deux Normandies

http://france3-regions.francetvinfo.fr/basse-normandie/les-fonctionnaires-pris-en-etau-dans-la-fusion-des-deux-normandies-859127.html

C'est un sentiment partagé par tous les agents territoriaux des régions de France qui vont fusionner. Les fonctionnaires d'Etat s'interrogent aussi. Est-ce que fusion veut dire absorption? On voit que dans les services des préfectures on parle plutôt de bi-site et changement profond d'organisation.

Les 500 fonctionnaires de la Région Basse-Normandie en sauront plus sur leur sort, après les élections mais ils s'inquiètent d'être bougés comme des pions. © @F3BN

Fusionner deux régions, c'est forcément changer le périmètre des fonctionnaires : ceux de la Région ( les agents territoriaux) auront pour patron le futur président de l'Assemblée Régionale de Normandie, qui comprend donc la Haute et la Basse réunies. 
Ceux de l'état, et il y a une dizaines de services ( DRaaf, Drac, Dreal, Ars, etc) ont déjà commencé à se réorganiser. 

Les fonctionnaires de la Région ont fait savoir leur inquiétude, avant les déclarations d'Hervé Morin dans la presse, il y a quelques mois. Celui-ci affirmait alors qu'il " y a 500 fonctionnaires de trop dans la future grande Normandie". Assurant qu'il avait communiqué ce chiffre après avoir comparé avec une autre région existante comparable : la Bretagne et ses 3 millions d'habitants. 


Depuis le syndicat UNSa , à la région, syndicat majoritaire parmi les territoriaux de Basse-Normandie, a rédigé une charte soumise aux candidats.

Pour le moment seuls Hervé Morin  ( tête de liste régionale pour Normandie conquérante) et Yanic Soubien ( tête de liste régionale pour Normandie Ecologie) ont signé cet engagement à réformer par le dialogue et la concertation. 


Mais les territoriaux sont conscients que la fusion passera d'abord par la réorganisation des services qui logiquement va déjà "éliminer" les doublons dans certains services ( direction de cabinet, communication, etc) . Pour la suite, seul le futur Président aura la main. 


Quant aux fonctionnaires de l'Etat, qui dépendent directement des préfets.

Le choix de Rouen , comme préfecture régionale a suscité ces derniers mois beaucoup d'émoi. Beaucoup se sont imaginé devoir déménager et suivre leurs services respectifs, à Rouen.

Une crainte légitime qu'est très vite venue atténuer la législation : le partage des tâche est acté. Aussi, dans la grande Normandie, les services de l'Etat ont été répartis moitié-moitié entre Rouen et Caen. Ou plus exactement, leurs directions. Des antennes étant maintenues dans l'ancienne Région quand la direction est installée dans l'une des deux villes.

Le Schéma imposé par l'Etat : 
Les eaux et forêts ( DRaaf), la santé (ARS), la culture ( Drac), l'Insee, et le Rectorat restent à Caen. 
La Dreéal ( risques industriels et environnementaux, logement, etc) , le fisc et trésorerie ( Drrfip), Jeunesse et sport ( DRDJSC), la concurrence et consommation ( Direccte) et la Chambre régionale des comptes sont à Rouen 

Des services régionaux qui fonctionnent en bi-site pour l'Etat. 

Par exemple, la Dréal ( Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement de Basse-Normandie) est dirigée de Rouen. Un peu plus de 210 personnes sont quand même maintenues à Caen dans les locaux près de la Pierre-Heuzé. 
Quelques transfuges ont eu lieu, mais toujours sur la base du volontariat.
Une réorganisation de ces services en quelques mois a beaucoup marqué les personnels, qui déjà, ont accumulé deux réformes successives ces dernières années.

Et le coût de cette fusion ? 

Reste à savoir combien coûtera cette fusion des régions aux contribuables. Partout la question est posée. Mais personne n'avance de chiffres ou même d'études, à ce propos. 
Un tabou ou une réelle difficulté à évaluer l'impact de ce big bang territorial visant à moderniser les régions françaises. 
Alors que des voix s'élèvent pour dire que cette loi Notre est un un échec, sur le plan des économies, d'autres saluent une réforme nécessaire à long terme, qui aura peut-être un volet 2 ou 3.

Seule certitude pour la Basse-Normandie, un million d'euros a été voté en assemblée plénière avant la fusion. Un million destiné à financer la réévaluation des salaires des agents de lycées bas-normands, sur ceux de leurs collègues de Haute. Une disposition " au mieux disant", prévue par la loi.

Car si l'on peut croire de l'extérieur que d'une région a l'autre, tout fonctionne de la même manière. C'est une illusion. L'harmonisation sera longue et coûteuse.

Pour seul exemple, prenons les communauté d'agglomération : pour Caen-la Mer par exemple, il aura fallu dix ans pour commencer à faire des économies.