L'humour intelligent et impertinent de nos amis d'Heula s'est généralisé à toutes les régions françaises. Et pour l'Alsace, ils ont tapé dans le mille...

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L'Alsace, la région "clignotant"... 1870, 1918, 1940, 1944... Et 2015 désormais!

L'article suivant est plutôt édifiant! Il montre à quel point on aura pu mépriser en haut lieu l'idée régionale en France...


 

http://www.ouest-france.fr/elections/regionales/lidee-dune-fusion-des-departements-alsaciens-fait-son-retour-3835015

L'idée d'une fusion des départements alsaciens fait son retour

Régionales - 12 Novembre 2015
  • Eric Straumann, président du Conseil départemental du Haut-Rhin, souhaite Eric Straumann, président du Conseil départemental du Haut-Rhin, souhaite "fusionner les deux départements alsaciens mais à condition de récupérer l'intégralité des compétences de la Région". | AFP / Ouest-France

La fusion Alsace Lorraine Champagne-Ardennes continue à faire des vagues en Alsace, qui se met à repenser à un projet pas si vieux : la fusion Haut-Rhin-Bas-Rhin. Pourquoi?

Le referendum de 2013 avait pourtant échoué. A la question "Approuvez-vous le projet de création d’une Collectivité Territoriale d’Alsace, par fusion du Conseil régional d’Alsace, du Conseil général du Bas-Rhin et du Conseil général du Haut-Rhin ?", les habitants du Haut-Rhin (Mulhouse et Colmar) avaient répondu « non » contrairement à ceux du Bas-Rhin (Strasbourg), très favorables.

L'analyse du résultat pouvait tenir en quelques mots : le Bas-Rhin craignait de voir le Haut-Rhin et sa capitale européenne tirer toute la couverture à lui. Une question de peurs et d'identités locales, très similaire à la situation en Normandie ou en Savoie. Le conflit entre Haut- et Bas- s'apparenterait donc à une banale querelle de clochers ?

En Corse aussi, l'échec d'un referendum en 2003

A l'époque, la réaction de l'alsacien Guy-Dominique Kennel, alors président (UMP) du Conseil général du Bas-Rhin, était éloquente : « Quand on a des débats sur les questions institutionnelles, ça n’intéresse pas nos concitoyens. Quand on vote pour une personne ou un parti, ça intéresse davantage »

Il faut noter que la Corse avait également rejeté de très peu, par referendum en 2003, la création d'une collectivité unique. Le « non » l’emportait alors avec 50,98 % des voix contre 49,02 % pour le « oui ». La réforme proposait notamment une fusion des deux conseils généraux de Haute-Corse et de Corse-du-Sud.

L'éternel retour de la collectivité unique

En décembre 2014, André Vallini, secrétaire d'État en charge de la réforme territoriale, suggérait à nouveau la fusion du Bas-Rhin et du Haut-Rhin au sein de la grande région Alsace-Lorraine-Champagne Ardennes (ALCA). Son but? Apaiser les craintes de certains Alsaciens, qui redoutent de voir leur identité « diluée » dans le nouvel ensemble.

L'Alsace représente deux départements de la grande région ALCA

L'Alsace représente deux départements de la grande région ALCA | Ouest-France

La réforme territoriale a depuis été votée mais qu'en est-il de cette proposition? « Il me semble possible de fusionner les deux départements alsaciens mais à condition de récupérer l'intégralité des compétences de la Région pour en faire une collectivité avec une puissance de feu », indique Eric Straumann, président du Conseil départemental du Haut-Rhin sur France Bleu Alsace. « Dans le cas contraire, fusionner deux départements n'arrangera rien à la complexité administrative actuelle ».

Récupérer les compétences de la grande région ?

« Eric Straumann ment aux Alsaciens, il dit qu'il est d'accord pour la fusion des départements mais à condition de récupérer les compétences de la Région, ce qui n'est pas possible! », a réagi le député socialiste Philippe Bies. Lui est aussi favorable à un grand département alsacien, mais pour peser plus lourd au sein même de la grande région.

« Une chose est sûre: si le référendum avait abouti, l'Alsace n'aurait pas été fusionnée », expliquait récemment à l'Express l'un de ceux qui, au gouvernement, ont « tenu les ciseaux » lors de la réforme territoriale.

Ainsi est né le « Grand Est »...

Pour la petite histoire, le président de la région Alsace racontait alors ce que lui avait dit le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve : « Si je mets l'Alsace à part, alors Nord-Pas-de-Calais va aussi demander à rester seul, et j'aurai aussi des problèmes en Midi-Pyrénées et en Languedoc-Roussillon. Donc je n'aurai plus de majorité à l'Assemblée nationale. »Le « Grand Est » était né...


 

La réaction ne s'est pas fait attendre puisque la campagne électorale dans ce fumeux "Grand Est" comportera la seule liste qui va faire campagne contre la fusion régionale:

http://www.rtl.fr/actu/politique/elections-regionales-les-listes-les-plus-improbables-7780466319

Une union contre la fusion des régions dans l'Est

La réforme territoriale ne suscite pas un enthousiasme unanime, notamment dans la nouvelle région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine. Dans cette nouvelle super-région de l'Est, Jean-Georges Trouillet, le secrétaire général du parti alsacien Unser Land, a d'ailleurs constitué une liste pour rassembler tous les partis régionalistes opposés à cette nouvelle entité pour faire campagne contre la fusion.

Au côté de l'Alliance écologiste indépendante, du Parti des Mosellans et du Parti lorrain, Unser Land part au combat contre "la mégo-mégalo-région" du Grand Est. Le plan de bataille de ces rebelles est clair : "démanteler immédiatement l'ALCAL" en organisant un référendum en vertu de l'article 72 de la Constitution et du code des collectivités territoriales. Jean-George Trouillet assure qu'il n'est pas là pour "faire de la figuration" et ambitionne de dépasser les 10% au premier tour.

Les autres candidats à la présidence de la région Alsace-Champagne-Ardennes-Lorraine sont : Sandrine Bélier, tête de liste Europe Écologie - Les Verts, Patrick Peron, tête de liste Front de Gauche, Laurent Jacobelli, tête de liste pour Debout La France, Jean-Pierre Masseret, tête de liste du Parti socialiste, Florian Philippot, tête de liste du Front national, David Wentzel, tête de liste pour l'Union populaire républicaine, Julien Wostyn, tête de liste pour Lutte ouvrière, Philippe Richert, tête de liste Les Républicains.