On pourrait résumer par cette formule lapidaire le message des deux grands meetings déjà tenus depuis lundi soir en Normandie. L'un à Caen avec Hervé Morin, le soir du 7 décembre 2015 réaffirmant la nécessité d'assurer l'équilibre entre Caen et Rouen en réclamant la libération de la Normandie du "clan Fabius" et l'autre, à Rouen le lendemain, avec Nicolas Mayer-Rossignol et Bernard Cazeneuve déclarant que le Front National n'entrera pas en Normandie cette "terre de Liberation et de Liberté"...

Morin

Cazeneuve

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ROUEN (NORMANDIE). Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a affirmé hier soir que le Front National ne « rentrera pas en Normandie », « terre de libération et de liberté ».

Venu soutenir à Rouen la liste de gauche (PS-PRG-FG-EELV) menée par le socialiste Nicolas Mayer-Rossignol, M. Cazeneuve, élu de Cherbourg (Manche), a consacré une grande partie de son discours à dénoncer le parti de Marine Le Pen, devant un auditoire d’environ six cents personnes. « Peut-on imaginer ne serait-ce qu’une minute que nous puissions laisser entrer en Normandie ceux que nos libérateurs ont chassé parce qu’ils s’étaient compromis avec le pire ennemi, le plus abject dans l’histoire de notre pays, cette extrême droite, dont on sait les actes qu’elle a posés, éloignant la République de la France ».

« Faudra-t-il que notre pays qui a retrouvé la liberté, la fraternité grâce à nos libérateurs et aux résistants laisse s’installer l’extrême droite sur cette terre de libération et de liberté ? Nous ne laisserons pas faire, ils ne rentreront pas en Normandie!», s’est écrié le ministre, dans une envolée rappelant les discours de François Mitterrand.

Selon lui, la pensée de l’extrême droite « qui n’est qu’un enfermement » ne peut cohabiter avec celle d’illustres Normands, citant notamment le peintre Claude Monet, le poète Jacques Prévert, le philosophe Alexis de Tocqueville - qui a dit que les Normands étaient « violemment modérés » -, l’écrivain Roland Barthes, le cinéaste Jacques Demy, ou encore l’ancien président du Conseil, Pierre Mendès-France.

M. Cazeneuve a aussi rappelé l’opposition des deux députés du FN Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard à certaines dispositions de sa loi de novembre 2014 sur la sécurité, et celle de Marine Le Pen à Bruxelles au PNR (passenger name record) européen qui devrait contraindre les compagnies aériennes à fournir aux autorités chargés de la lutte contre le terrorisme l’ensemble des données fournies par les passagers.

M. Cazeneuve a également critiqué Hervé Morin, tête de liste de la droite et du centre, plutôt sur le mode humoristique, raillant sa méconnaissance de la géographie normande, et ses approximations dans les économies que le député de l’Eure compte réaliser sur le nombre des fonctionnaires régionaux.