La sortie de la captivité fabiusienne de la Normandie est donc l'acte fondateur de l'unité normande dans l'ordre du politique: voilà qui est historique avec trois enjeux:

1) Reprendre en main la gouvernance de l'Axe Seine

2) Créer une classe politique normande consciente d'elle-même pour animer un lobby normand

3) Coopérer entre une région et un réseau métropolitain Caen/ Rouen/ Le Havre.

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Rouen: "métropole" de la province "ecclésiastique" de Normandie depuis la fin du ... IVe siècle après Jésus-Christ

(métropole: au sens strict et historique du mot)

Le risque est grand que réduite à son réduit rouennais, la "Fabiusie" ne soit tentée par un replis frileux contre toute la Normandie passée à droite. Pis! que cette dernière toute entière ou presque ne s'oppose à la première: dans ce cas nous aurions tout perdu et les actuels élus aussi indécrottables que les précédents nous feraient passer d'une division normande à une autre. On peut penser que le député-maire du Havre, Edouard Philippe est certainement très conscient de cette hypothèque et l'extrême équilibre des forces décidé par les électeurs normands oblige à la sagesse et au rejet ferme de toute chicaya inutile.

En attendant, les grands élus rouennais de ce qui reste de "Fabiusie" affichent leur crainte au lieu d'afficher leur confiance: la sortie de la captivité fabiusienne de la Normandie est pourtant une véritable chance pour la seule métropole officiellement reconnue en Normandie!

Car, jusqu'à présent la métropole rouennaise s'imposait au conseil régional dans une demi-région placée dans l'ombre de Paris et de Laurent Fabius. Désormais ce sera le contraire: La Région Normandie va s'imposer à la métropole rouennaise et l'obliger enfin à s'intéresser à la Normandie!

C'est la dernière chance offerte à Rouen de découvrir enfin qu'elle doit cesser de ne penser qu'à elle-même pour sa survie même: la Normandie va enfin contraindre les décideurs Rouennais à faire ce qu'ils n'auraient jamais dû cesser de faire... Piloter et animer une VRAIE métropole régionale!


 

http://www.paris-normandie.fr/detail_article/articles/4678537/actualites+politique/a-rouen-un-quasi-qui-change-tout-pour-la-gauche#.Vm7RLL9iAaQ

À Rouen, un « quasi » qui change tout pour la gauche

Publié le 13/12/2015 á 23H52
À Rouen, un « quasi » qui change tout pour la gauche

Elections. Pour le président de la Métropole Rouen-Normandie, Frédéric Sanchez (PS), et le maire de Rouen, Yvon Robert (PS), la victoire d’Hervé Morin (UDI) apporte son lot d’incertitudes pour l’avenir de leur collectivité respective

S’il y a bien deux élus socialistes hier soir qui avaient la tête des mauvais jours, ce sont bien Frédéric Sanchez, le président de la Métropole Rouen-Normandie, et Yvon Robert, le maire de Rouen.

Pour le premier, Hervé Morin à la tête de la Région est synonyme d’incertitudes au sujet des engagements financiers pris entre les deux collectivités. Et ils ne sont pas négligeables. Pour la période 2014-2020, la Région s’est en effet engagée à verser, dans le cadre d’un contrat de Métropole, 135 M€ pour participer à une soixantaine d’actions représentant un investissement global de 600 M€, soit plus de 22 % de la somme totale. A titre d’exemple, la Région doit financer près d’un tiers (30 M€) du futur axe nord-sud de transports en commun en site propre qui va, d’ici à la fin 2018, relier la place du Boulingrin au Zénith de Rouen.

Et ces 135 M€, ce sont simplement pour « participer » aux projets portés par la Métropole, car la Région investit également sur ce territoire de son propre chef. On pense notamment à l’ouverture très prochaine (le 4 février) de la chapelle du lycée Corneille, transformé en salle de concert pour la somme de 8,80 M€.

«Pas le président de la gauche de la métropole»

Alors évidemment, la défaite du PS hier ne peut qu’attrister Frédéric Sanchez, qui va néanmoins siéger dans l’opposition à la Région. Et lui inspire de la crainte pour l’avenir : «Nous sommes à quasi-égalité avec la liste d’Hervé Morin, mais lorsque ce quasi ne va pas dans notre sens, c’est évidemment une très grande déception [...] J’espère aujourd’hui que la continuité républicaine sur les engagements pris par la Région va jouer». Reste que selon lui, rien n’est certain : «Hervé Morin ne connaît pas l’agglomération rouennaise. Il ne connaît pas les projets portés par la Métropole. C’est donc une inquiétude pour moi [...] Je tiens aussi à lui rappeler que je ne suis pas le président de la gauche de la Métropole, mais bien de toute la Métropole dans laquelle chaque jour plus de 230000 Normands viennent travailler. J’espère qu’il saura en tenir compte. Et je suis prêt à le rencontrer le plus vite possible pour évoquer, pas seulement l’avenir de notre territoire, mais aussi celui de la Normandie».

Pour Yvon Robert - qui n’a pas répondu hier soir à nos sollicitations - , le poids financier de la Région dans les projets qu’il porte pour sa ville n’est évidemment pas négligeable. La récente ouverture du complexe des Murs-Saint-Yon (école, centre de loisirs, gymnase) en est le plus récent exemple avec près de 3 M€ versés par la Région sur les 15 M€ investis. Mais surtout, avec « NMR », c’était la garantie pour lui que Rouen pouvait compter sur un président de Région « sensible » aux attentes des Rouennais. Depuis mars 2014, Nicolas Mayer-Rossignol siège en effet dans son conseil municipal. Avec Hervé Morin, l’influence de Rouen sur l’avenir de la « grande » Normandie va donc en pâtir. Et même si le nouveau président a insisté sur sa volonté de trouver un équilibre entre les grandes villes, il n’a jamais caché sa volonté, par exemple, de faire déménager le siège du conseil régional à Caen, histoire de ne pas concentrer tous les centres de pouvoir (la préfecture en particulier) à Rouen.

On l’a vu avec la victoire de Pascal Martin (UDI) au Département de Seine-Maritime, l’arrivée de la droite aux commandes face à une agglomération qui a longtemps eu toutes les manettes à gauche ne va pas sans heurts. Les semaines à venir vont être, en la matière, déterminantes.

Laurent Derouet

l.derouet@presse-normande.com

Rouen, « NMR » cartonne
Avec 49,60% des voix à Rouen, la liste socialiste réalise un excellent score. En récoltant près de 6900 voix supplémentaires par rapport à dimanche dernier, soit davantage que le score cumulé de ses deux partenaires, le Front de gauche et les Verts (un peu moins de 6800 voix). Le report a donc joué à plein pour le conseiller municipal rouennais qui devance très largement l’union de la droite (35,02%) et le FN (15,35%), qui confirme tout de même son implantation locale.

Nicolas Mayer-Rossignol réussit même la performance de dépasser le score du maire Yvon Robert (PS) aux municipales de 2014 (46,80%), mais reste loin des 58,93% réalisés par Alain Le Vern en 2010.