Cette année 2016, sera donc "l'année Guillaume": outre le retour historique à l'unité normande, on va fêter le 950ème anniversaire du couronnement de Guillaume le Conquérant, duc de Normandie et roi d'Angleterre à la Noël 1066 et rendre ainsi hommage à celui qui forgea l'unité réelle de la Normandie et organisa son fonctionnement en créant une seconde capitale ducale à Caen sur la rive occidentale de la Seine en relayant ainsi vers l'Ouest le pouvoir de la métropole de Rouen, tandis qu'un réseau dense d'abbayes bénédictines permit la mise en valeur et le développement économique et culturel exceptionnel de la Normandie.

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Guillaume le Conquérant fut donc un grand chef avec une forte poigne organisatrice...

Hervé Morin a, semble-t-il, pris conscience qu'il devra lui aussi reconstruire et refaire fonctionner une unité normande concrète. Après avoir attendu la réunification pendant plus de 40 années, le chantier de l'unité réelle de la Normandie vient de s'ouvrir: espérons qu'il ne va pas durer plus de quarante années lui aussi!

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  • Lire la brève parue dans l'édition caennaise de Ouest-France (16/01/16):

Morin_le_patron

  • Voir surtout l'article paru sur le site de la Manche Libre:

http://www.lamanchelibre.fr/actualite-129781-herve-morin-vrp-de-la-normandie.html

Dans une Normandie réunifiée, où les agents naviguent entre deux pôles, le président passe beaucoup de temps à sillonner les routes de la région. Ce vendredi 15 janvier, il a assuré que la réduction des frais de fonctionnement et de personnel de la collectivité liée à la fusion ne coulerait pas de source.

"Nous faisons la pendule d'une ville à l'autre". 15 jours après avoir posé ses jalons de président de Région de la nouvelle Normandie, Hervé Morin a fait un premier point d'étape, ce vendredi 15 janvier. Le président fraîchement élu a surtout insisté sur la difficulté de rabibocher deux collectivités tiraillées entre deux sites, et deux villes distantes de 130 kilomètres… "Et en plus, on a un train qui ne marche pas !", fulmine ce néo-VRP de la Normandie, tant il passe ses journées à sillonner les routes.

Navettes permanentes entre Caen et Rouen

Dans une Normandie unifiée qui se paie (pour combien de temps ?) le luxe d'avoir deux hôtels, la Région met en place "des navettes routières". Pour le courrier et la logistique, mais aussi pour le personnel. Car si la mutualisation technique avance, c'est une autre affaire pour le volet humain… Lors de la campagne, le candidat Morin avait estimé à 500 les postes de fonctionnaires en sureffectif après la fusion, désormais, il regrette : "Nous n'avons aucun instrument de gestion… Toute mobilité géographique majeure est à exclure". Il décrit le ballet de Rouennais qui vont chaque jour à Caen. Et vice-versa. Cela ne va pas s'arranger avec l'installation de trois directions à Caen, trois autres à Rouen… Et au milieu, un service de gestion des fonds européens à cheval sur les deux villes. Image d'une Normandie unie qui se cherche encore.
De même, il y aura "peu de départs à la retraite. Quelques dizaines par an sur toute la Région". Aussi va-t-il traiter "au cas par cas la situation de chacun des agents". Et de rappeler : "Juridiquement, nous n'avons pas le droit de faire de départs volontaires". Bref, à ce rythme-là, les économies promises par la fusion attendront !
Hervé Morin compte mettre ce sujet épineux sur la table, ce lundi 18 janvier, lors d'un entretien avec le Premier ministre Manuel Valls.

"La réunification n'a pas été préparée"

En revanche, il entend bien tirer des bénéfices du "G6" avec les présidents des 5 départements normands (tous de droite) pour "faire des groupements d'achats". De quoi permettre selon lui de "gagner des dizaines de millions d'euros".
"La réunification n'a pas été préparée…", a-t-il poursuivi, étrillant à plusieurs reprises l'ex-président de la Haute-Normandie, Nicolas Mayer-Rossignol, son rival PS des dernières élections. Selon lui, la Région Haute-Normandie "n'a pas du tout investi, il ne s'est rien passé pendant des années".
Pour en finir avec le "saupoudrage", il s'engage à "bousculer les conservatismes et la tuyauterie".

Investir sur le Paris-Cherbourg

Hervé Morin en a profité pour détailler les principaux plans de route de son mandat, déclinaisons de ses engagements de campagne. Sur le rail surtout : liaison Caen-Rouen en 1h10 (contre 1h45), déploiement d'un "réseau 4G permettant de travailler dans le train", de portiques de contrôle dans certaines gares, investissement sur les lignes Paris-Caen-Cherbourg et Paris-Rouen-Le Havre, "car on ne peut pas attendre la ligne nouvelle Paris-Normandie". Hervé Morin a par ailleurs indiqué qu'il souhaitait "créer une infrastructure unique de gestion des ports de la région". Idem pour les aéroports. Tant d'organismes qu'il entend présider, tout comme le syndicat mixte du Mont-Saint-Michel.

Lâcher son mandat de député, mais pas tout de suite

Enfin, le président de la Normandie, touché par la loi sur le cumul des mandats (il est aussi député de l'Eure, maire d'Epaignes), doit s'exprimer là-dessus ce samedi soir devant les administrés de sa commune.
Quant à son mandat de député, sa démission attendrait finalement l'été, pour "ne pas planter ma circonscription", laquelle n'est pas selon lui à l'abri de basculer "au FN ou au PS". S'il démissionnait avant juin, cela impliquerait des élections législatives partielles, ce qui ne serait pas le cas après, car on sera à moins d'un an des législatives de 2017.

  •  Voir enfin cette brève parue dans l'édition caennaise de Ouest-France: Hervé MORIN aura-t-il pu convaincre Valls de valser un peu enfin pour la Normandie?

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  • Hervé MORIN invite le Premier ministre à venir valser en Normandie: attention au faux-pas!

http://www.paris-normandie.fr/detail_article/articles/4903588/breves+normandie/herve-morin-invite-manuel-valls-a-venir-en-normandie#.Vp38D1JnN_k

Son expérience de ministre lui confère une certaine habitude de ce genre de rendez-vous : en général, hormis de louables intentions et une écoute attentive, il en sort peu de résultats concrets. « Cela dit, Manuel Valls m’a dit qu’il allait regarder nos dossiers », explique Hervé Morin à la sortie d’une réunion avec le Premier ministre, hier après-midi. Le président de la Normandie est arrivé à Matignon avec plusieurs dossiers sous le bras : investissements dans les transports ferroviaires, dispositifs assouplis pour faciliter la mobilité des fonctionnaires des collectivités territoriales, Contrat de plan, relance de l’apprentissage... « Il n’est hostile à rien », souligne Hervé Morin qui a même invité Manuel Valls à une visite en Normandie sur le thème de l’apprentissage. « Nous avons 10 000 places disponibles pour les jeunes mais ils ne trouvent pas de maîtres d’apprentissage, regrette le président de la Normandie. Je l’ai invité à venir et, s’il le faut, nous bouleverserons notre Grenelle de l’apprentissage », souligne Hervé Morin. Début février, tous les présidents de Région devraient être réunis par le président de la République et le Premier ministre pour un séminaire de travail. Transports, formation, apprentissage, investissements... À nouveau, ce sont les mêmes sujets qui seront sur la table.

  • Le compte rendu de la rencontre entre Hervé MORIN et Manuel VALLS qui a décidé de... procrastiner sur toutes les urgences normandes:

http://www.tendanceouest.com/actualite-127766-herve-morin-demande-a-manuel-valls-des-moyens-pour-train-en-normandie.html

Hervé Morin a rencontré le Premier Ministre Manuel Valls lundi 18 janvier. Le président de la Région Normandie a demandé des investissements de l'Etat en matériel sur les lignes Paris-Rouen-Le Havre et Paris-Caen-Cherbourg. La question de l'apprentissage a également été abordée.

Ballet de présidents de régions hier à Matignon. Le Premier Ministre Manuel Valls a reçu les nouveaux élus, dont Hervé Morin, président UDI de la Région Normandie. Ce dernier en a profité pour demander des investissements de l'Etat dans le matériel ferroviaire sur les deux grandes lignes normandes, le Paris-Rouen-Le Havre et le Paris-Caen-Cherbourg. En contrepartie, la Région reprendrait la gouvernance des Intercités aujourd'hui gérés par l'Etat.

"Il faut acheter des trains pour la Normandie"

"La Région est prête à prendre la gouvernance des trains Intercités mais en contrepartie, il faut que l'Etat soit au rendez-vous de ses propres responsabilités et qu'il lance un vrai plan de rattrapage pour les dessertes ferroviaires normandes. Ces lignes appartiennent à l'Etat, elles sont gérées par l'Etat. De plus, si l'on veut relancer la croissance, favoriser l'industrie ferroviaire en difficulté, il faut acheter des trains pour la Normandie", a réagi Hervé Morin. La question du train en Normandie est régulièrement abordée, le PDG de la SNCF Guillaume Pépy reconnaissant même une dette de sa société vis-à-vis de la région.

Accélérer l'aide à l'apprentissage

Hervé Morin a également évoqué la question de l'apprentissage avec le Premier Ministre, sujet sur lequel il se dit prêt à avancer avant la fin du Grenelle de l'Apprentissage (examiné une première fois en juin en assemblée plénière), notamment en aidant l'embauche d'apprentis de plus de 18 ans. Le président de Région a déjà abordé l'hypothèse d'une aide de 5000 € (montant non fixé définitivement) aux entreprises embauchant ces apprentis majeurs.

Enfin, le président de Région demande une rénégociation du Contrat de Plan Etat-Région pour orienter les investissements vers les routes et le très haut débit.

Manuel Valls n'a pas répondu directement aux requêtes de Hervé Morin, préférant repousser la prise de décisions à un séminaire rassemblant les 13 présidents de Région dans les prochaines semaines.

  • Voir enfin le compte rendu plus complet proposé par Normandie actu:

http://www.normandie-actu.fr/manuel-valls-et-le-president-de-la-region-normandie-herve-morin-sortent-les-dossiers_176500/

Manuel Valls et le président de la Région Normandie, Hervé Morin, sortent les dossiers

Lundi 18 janvier 2016, Hervé Morin, président de la Région Normandie, a été reçu à Matignon par le Premier ministre, Manuel Valls. Objectif : échanger sur les dossiers régionaux.

Lundi 18 janvier 2016, Hervé Morin, président de la Région Normandie, a rencontré le Premier ministre à Matignon. (Compte Twitter-Manuels Valls)

Hervé Morin, président de la Région Normandie, est sur tous les fronts. Lundi 18 janvier 2016, il présentait, à Caen  (Calvados), son lycée du futur, avant de rencontrer le Premier ministre, Manuel Valls, à Matignon, pour évoquer les grands dossiers régionaux : de l’emploi aux transports, l’élu a rappelé au Premier ministre les priorités de la Normandie réunifiée et a formulé des demandes concernant les dessertes ferroviaires et le contrat de plan État-Région, tout en rappelant ses engagements en faveur de l’apprentissage.

> Lire aussi : En Normandie, le « lycée du futur » d’Hervé Morin. Formation, mobilité, culture…

Améliorer le transport ferroviaire par l’investissement

Hervé Morin a fait part au Premier ministre, Manuel Valls, de sa volonté d’obtenir rapidement de l’État des investissements en matériel pour améliorer la situation du transport ferroviaire en Normandie – principalement sur les deux grandes lignes : Paris-Rouen-Le Havre et Paris-Caen-Cherbourg – en contrepartie de la reprise de la gouvernance des Intercités par la Région.

La Région est prête à prendre la gouvernance des trains Intercités, mais, en contrepartie, il faut que l’État soit au rendez-vous de ses propres responsabilités et qu’il lance un vrai plan de rattrapage pour les dessertes ferroviaires normandes. Ces lignes appartiennent à l’État, elles sont gérées par l’État. De plus, si l’on veut relancer la croissance, favoriser l’industrie ferroviaire en difficulté, il faut acheter des trains pour la Normandie, a déclaré Hervé Morin.

Une déclaration qui fait suite au rapport Duron sur la SNCF dévoilé en mai 2015, et préconisant une réorganisation des dessertes ferroviaires en Normandie. À l’époque, Hervé Morin, alors député UDI de l’Eure, avait dénoncé un rapport inacceptable, déclarant, sur son compte Twitter, « les Normands et tous les usagers ne se laisseront pas faire. »

> Lire aussi : Lignes SNCF. Les réactions au rapport Duron, en Normandie

Renégocier le contrat de plan État-Région

Hervé Morin a également demandé au Premier ministre la renégociation immédiate du contrat de plan État-Région pour permettre les investissements. L’élu a insisté sur la nécessité d’offrir des accès routiers à la hauteur des attentes et besoins des Normands. De même, le président normand a souligné que l’accès au très haut-débit sur l’ensemble du territoire normand était une priorité.

Renforcer la politique d’apprentissage

À la faveur de sa rencontre avec le Premier ministre, Hervé Morin a rappelé la nécessité de mettre en œuvre une vraie politique d’apprentissage. « L’insertion professionnelle des jeunes et la relance de l’apprentissage, cassé par la majorité socialiste, doivent redevenir une grande priorité régionale. Dès 2016, notre équipe portera une refonte en profondeur de l’offre de formation professionnelle qui doit mieux tenir compte des besoins de l’économie locale, et un vaste plan pour l’apprentissage en partenariat avec les branches professionnelles et les chambres consulaires », déclarait Hervé Morin, en novembre 2015, alors candidat aux Régionales.

> Lire aussi : Jeunesse en Normandie. Les propositions d’Hervé Morin, candidat UDI aux Régionales

Compte tenu de l’incohérence de la politique d’apprentissage menée par le gouvernement, celui-ci s’est effondré et la situation est aujourd’hui catastrophique pour les plus de 18 ans. C’est pourquoi, avant même la fin du Grenelle de l’apprentissage, j’ai fait savoir au Premier ministre que j’étais prêt à engager des mesures fortes pour l’apprentissage notamment en faveur des plus de 18 ans, a indiqué Hervé Morin.

Le Premier ministre s’est engagé pour sa part à procéder à un examen rapide et approfondi de ces différents points dans la perspective d’un séminaire avec les présidents de Région, qui devrait avoir lieu dans les semaines à venir.


 

Commentaire de Florestan:

Hervé Morin a aussi demandé l'aide financière et logistique de l'Etat pour réorganiser les services de la région fusionnée: cette question qui se pose pour la région modèle fusionnée, à savoir, la Normandie va se poser au centuple pour les grands machins sortis d'une réforme territoriale catastrophique qui n'a pensé aucune de ses conséquences concrètes!

Il est à parier toute une série d'ajustements va tomber sur les personnels fonctionnaires territoriaux des nouvelles régions... par décrets de Matignon pendant plus d'un an: raison de plus pour que le cas Normand soit impeccablement réglé!