La blague est bien connue à la direction nationale de la SNCF, depuis qu'un coûteux fauteuil style Le Vern XIV avait été installé dans un bureau: "La Normandie du rail déraille... Ah ah ah!"

Quand on est au fond, on trouve toutes les questions de fond...

Exemples:

Les grandes lignes normandes sont des lignes de grande banlieue: comme un TGV normand est techniquement impossible, financièrement discutable, le RER grand parisien qui, pendant 30 ans est passé après tous les TGV desservant tous les petits Paris de province, passera ... avant le train train normand.

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L'ICE allemand...                                         et le Pendolino italien

Alstom, à l'heure du tout TGV qui coûte désormais... 80 MILLIARDS de dettes à la SNCF, a refusé dans les années 1990, au moment du premier projet normand de LNVS (Ligne Normandie Vallée de la Seine), de faire des lignes normandes, un site de démonstration pour un nouveau matériel ferroviaire intermédiaire entre le train électrique classique à 160 km/h et le TGV qui atteint la vitesse commerciale de pointe de 350 km/h (le TGV n'est donc pas si TGV que cela!)

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Car il aurait fallu penser du côté d'Alstom (et donc de la SNCF) un autre type de train... Un autre avenir ferroviaire possible: la grande vitesse de proximité à 250 km/h pratiquée à la satisfaction générale aux Pays Bas, en Allemagne (projet ICE de Siemens), en Suisse et en Italie du Nord (le Pendolino)...

En France, nous avons un Grand Napoléon à Paris et des plus petits en province: une vraie malédiction! Ces gens -là aiment bien les grands machins hypergéniaux super intelligents qui écrabouillent des records... Le TGV, ce concorde au ras des pâquerettes, ça flatte si bien les égos!

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Extraordinaire! Mais... "Much ado for nothing" aurait dit le grand William Shakespeare

Le problème des Normands c'est qu'ils sont, comme tout le monde, sur le plancher des vaches et qu'ils ont un attachement indécrottable pour la seule réalité, celle qui doit fonctionner dans le quotidien: ils veulent des trains à l'heure, rapides, utiles, propres et confortables non pas pour aller choper une navete spatiale pour aller en moins d'une heure à la Nouvelle York mais pour aller simplement, sympathiquement, efficacement... d'une ville à l'autre!

Marie Antoinette dans sa noble charité nourrie par le mépris de caste avait eu pour les femmes de Paris venues chercher du pain aux grilles du château de Versailles, à la fin du printemps 1789 cette célèbre formule:

"Elles veulent du pain? Qu'on leur donne de la brioche!"

Plus de deux siècles plus tard, en 2016, à ces Va-nu-pieds Normands qui réclament du train, un jeune parvenu du Gouvernement répond:

"Qu'on leur donne des autocars!"

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