Aux dires de nombreux observateurs, y compris nous mêmes, l'ambiance était morose lors de la seconde plénière du conseil régional de Normandie en son hémicycle de la caserne Jeanne d'Arc de Rouen, le 28 janvier dernier...

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Un gros oeil cyclopéen (celui de Le Vern Le borgne) regarde et son regard est maudit! Dans les îles anglo-normandes, on dit d'une maison hantée qu'elle est... "visionnée".

A croire que ces lieux sont définitivement maudits dès lors qu'il s'agit de faire progresser dans un minimum de sérénité, la belle idée d'unité normande.

L'opposition fabiusienne (ne disons plus "socialiste" car ce mot est aussi beau que celui de "Normandie"...) a montré ce dont elle est tristement capable: mesquinerie sectaire et distribution de bons conseils à la nouvelle majorité ont occupé les propos du trio de choc Mayer-Rossignol, Jamet et Sanchez.

L'hôpital qui se fout de la charité est donc grand ouvert et le bilan anti-normand des quinze années de satrapie Le Vern n'est toujours pas fait!

Et pourtant, dans la coulisse et les couloirs, notamment en cette "caserne" rouennaise qui n'a jamais aussi bien porté son nom, où le caporalisme partisan enregimentait chaque étage au point que les personnels territoriaux régionaux rêvent de pouvoir profiter de la culture des ressources humaines autrefois pratiquée du côté d'une abbaye caennaise, les fantômes de l'ère Le Vern semblent peser de tout leur triste poids sur les arbitrages d'un futur indispensable:

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Il faut avoir le courage de mettre le vin nouveau dans de nouvelles outres mais la chose semble plus facile à dire qu'à faire...

Selon nos informations, alors qu'Hervé MORIN s'était fermement attaché à faire en sorte que l'abbaye aux Dames caennaise soit le véritable siège opérationnel du conseil régional de Normandie dans le souci élémentaire d'un équilibre des fonctions entre Caen et Rouen déjà métropole et préfecture régionale (on dira qu'il a même été élu pour ça), alors qu'il nous a été, pour l'instant, affirmé qu'une distribution équilibrée des directions régionales allait être mise en oeuvre (trois directions à Caen et trois directions à Rouen), nous apprenons aujourd'hui qu'une autre organisation serait à l'étude:

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A Caen: le "back office" du conseil régional (c'est à dire tout le fonctionnement quotidien et concret des services administratifs)

A Rouen: l'opérationnel et le décisionnel (c'est à dire, la préparation des décisions nécessaires à la politique publique du conseil régional)

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Cette solution, si d'aventure nos informations de ce jour étaient confirmées (le 4 février 2016, l'organigramme définitif sera enfin dévoilé) risque de rendre inopérant un siège officiel du conseil régional à l'abbaye aux dames de Caen quand bien même les séances plénières devaient s'y dérouler et le président de région et le directeur général des services y avoir leurs bureaux...

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Ainsi, nos trois amis fabiusiens auraient beau jeu de rappeler Hervé Morin à la réalité, à savoir que la direction opérationnelle du conseil régional de Normandie doit se trouver là où le préfet de région se trouve lui aussi, à savoir dans la métropole rouennaise.

Cela reviendrait à appliquer ce que le candidat fabiusien Mayer-Rossignol n'avait pas pu lui-même assumer clairement devant les électeurs normands pendant la campagne des élections régionales!

Pourtant, depuis le 31 juillet 2015 (et grâce au ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve) l'Etat avait clairement fait le choix d'une organisation multi-sites entre Rouen, Caen, Le Havre et Cherbourg pour sa propre présence en Normandie, laissant ainsi largement le temps à la majorité régionale fabiusienne sortante de proposer pour le futur Conseil Régional de Normandie une organisation tout aussi équilibrée entre Caen et Rouen... Mais il était manifestement impossible à un fabiusien rouennais de penser contre lui-même: tout juste pouvait-il se cacher dans un nuage d'encre permanent comme un poulpe en fuite (si l'on s'en tient au surnom gagné autrefois par un certain Laurent Fabius en son antre rouennaise...).

En conséquence, les personnels territoriaux des ci-devant deux conseils régionaux normands ont peu apprécié d'être ainsi placés dans l'obscurité durant de si longs mois selon le seul intérêt d'une féodalité partisane ou clanique...

Alors disons les choses très clairement:

Si certains petits chefs nostalgiques et crépusculaires des années Le Vern devaient encore s'accrocher à leurs petits pouvoirs du côté de la caserne Jeanne d'Arc rouennaise en refusant les mobilités nécessaires vers Caen, en arguant que le pouvoir régional est à Rouen sous prétexte qu'un pouvoir en région est d'abord celui du... préfet (selon la vision jacobine dominante) voire, en menaçant d'avoir recours à la fronde d'une grève du zèle ou de quelques menus sabotages dans le secret espoir de déclencher la "chasse aux sorcières" que d'aucuns espèrent, Hervé MORIN a le devoir d'être ferme et de trancher selon l'intérêt général supérieur de la Normandie. Car il a été élu pour cela.

Devant ces difficultés, on comprend donc pourquoi il faudra attendre la 3ème ou la 4ème assemblée plénière rouennaise du conseil régional de Normandie (au printemps 2016?) pour que le fameux vote sur la désignation du "siège de l'hôtel de région" ait enfin lieu en application, rappelons-le, de l'amendement Tourret inscrit dans la loi de janvier 2015 créant les nouvelles régions fusionnées et dont nous citerons, pour finir et à toute fin utile, le texte que nous avions déjà publié sur l'Etoile de Normandie, le 10 mai 2015:

http://normandie.canalblog.com/archives/2015/05/10/32034984.html

http://www.nosdeputes.fr/14/amendement/2358/67


 

Amendement N° 67 4ème rectif. (Adopté)

Déposé le 15 novembre 2014 par : M. Tourret.

ART. 2

Substituer aux alinéas 6 et 7 les onze alinéas suivants :

«  L'avis prévu au 2° est réputé favorable s'il n'a pas été émis dans un délai de trois mois à compter de la transmission du projet.
«  I bis. – Dans les régions constituées par regroupement de plusieurs régions, le conseil régional élu au mois de décembre 2015 se réunit provisoirement au chef-lieu de la région.
«  Pour l'application du 3° du présent I et par dérogation aux articles L. 4132‑5 et L. 4132‑8 du code général des collectivités territoriales, le conseil régional adopte, avant le 1er juillet 2016, une résolution unique prévoyant :
«  1° Son avis au Gouvernement relatif à la fixation du nom définitif de la région ;
«  2° Son avis au Gouvernement relatif à la fixation du chef-lieu définitif de la région ;
«  3° L'emplacement de l'hôtel de région ;
«  4° Les règles de détermination des lieux de réunion du conseil régional et de ses commissions ;
«  5° Les règles de détermination des lieux de réunion du conseil économique, social et environnemental régional et de ses sections ;
«  6° Le programme de gestion des implantations immobilières du conseil régional.
«  Cette résolution ne peut prévoir qu'une même unité urbaine regroupe le chef-lieu proposé, l'hôtel de région et le lieu de la majorité des réunions du conseil régional que si elle est adoptée à la majorité des trois cinquièmes des membres du conseil régional. À défaut de résolution unique adoptée, les avis prévus aux 1° et 2° du présent I bis sont réputés favorables et les délibérations fixant l'emplacement de l'hôtel de région et les lieux de réunions du conseil régional ne peuvent prévoir qu'ils sont situés dans la même aire urbaine que le chef-lieu.
«  Les règles fixées aux 3° à 6° sont applicables pendant le premier mandat suivant le renouvellement des conseils régionaux après la promulgation de la présente loi. Elles peuvent être modifiées pendant ce mandat par une résolution adoptée dans les mêmes formes. ».

Exposé sommaire :

Le présent amendement vise à favoriser une solution consensuelle et négociée de détermination des emplacements du chef-lieu de la région, de l'hôtel de la région et des lieux de réunion du conseil régional et du conseil économique, social et environnemental pendant le premier mandat régional. À défaut d'un consensus, ces localisations devront être éclatées entre plusieurs aires urbaines.


 

Commentaire de Florestan:

Contrairement à la décision d'installer le siège du conseil régional et le lieu des assemblées plénières régionales dans la ville abritant déjà le chef-lieu de région (préfecture) qui doit nécessiter l'accord d'une majorité qualifiée des 3/5ème des 102 élus régionaux normands (autant dire, mission impossible...), la décision d'installer le siège principal du conseil régional de Normandie et le lieu habituel des séances plénières à Caen ne nécessiterait qu'une simple majorité, qu'en principe, Hervé Morin peut se permettre d'obtenir...

Un vote ne saurait confirmer... un bruit de couloir! (fabiusien?)

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http://normandie.canalblog.com/archives/2015/12/19/33088793.html


Enfin,  cette dernière information qui prouve que du côté de la métropole de Rouen on peine à comprendre que le modèle du "petit Paris de province" est inopérant en Normandie tout en confirmant que l'aménagement fabiusien du territoire normand se poursuit bien après les élections régionales de décembre 2015!

http://france3-regions.francetvinfo.fr/haute-normandie/seine-maritime/la-direction-interregionale-des-douanes-sera-maintenue-rouen-916779.html

La Direction interrégionale des douanes sera maintenue à Rouen

Le gouvernement vient d’annoncer le maintien de la Direction interrégionale des douanes à Rouen alors que son implantation au Havre semblait acquise dans le cadre de la nouvelle répartition des services de l’Etat dans la grande Normandie.

  • F3 Normandie avec l'Agence normande d'Informations
  • Publié le 29/01/2016 | 18:37, mis à jour le 29/01/2016 | 18:37

"L'installation de la Direction interrégionale de la douane, actuellement implantée à Rouen, au Havre, annoncée par une communication locale un peu rapide et insuffisamment concertée, ne semblait pas pertinente au vu de l'organisation territoriale des douanes" (sic!) , a indiqué récemment André Vallini secrétaire d’Etat chargé de la réforme territoriale en réponse à une question orale d’Agnès Canayer, sénatrice LR du Havre. Il a précisé que les options possibles ont été réexaminées "cet été" et que l’arbitrage "rendu au plus haut niveau" ( ndlr: Laurent Fabius?) a validé le choix de Rouen.
En compensation, André Vallini a promis au Havre l’implantation d’une nouvelle recette interrégionale et d’un pôle interrégional spécialisé dans la fiscalité de l’énergie. Mais l’importance de ces deux services semble bien modeste. Concernant la première, le directeur interrégional des douanes Gérard Canal avait indiqué au printemps dernier que la localisation de ce service à tel ou tel endroit n’aurait « aucun impact » sur les agents où qu’ils se trouvent, compte-tenu de la dématérialisation des opérations.


Cette décision a provoqué la colère des élus du Havre. "Les Havrais ne se satisferont pas de cette réponse et de cette maigre compensation : pour plus d'efficacité, recette et directions interrégionales devraient être regroupées au plus près des opérateurs portuaires", a affirmé Agnès Canayer.

De leur côté, les communistes ont dénoncé un "festival" de promesses non-tenues.

"C’est une mauvaise nouvelle pour Le Havre. C’est une mauvaise nouvelle pour l’équilibre des territoires en Normandie. C’est contraire à ce qui avait été annoncé", ont indiqué ces élus emmenés par le maire PCF de Gonfreville l’Orcher Jean-Paul Lecoq.