Nous avons bien de la chance, nous Normands: alors que notre région est en train de se réveiller, que son identité va enfin être prise au sérieux pour être l'un des moteurs de la renaissance régionale et du développement économique normand, alors que le nom de Normandie de par son prestige historique est connu, reconnu dans le Monde entier, que les limites géo-historiques normandes sont millénaires et que les potentiels normands sont positionnés sur des secteurs stratégiques pour l'avenir de la France (la qualité agroalimentaire, la logistique maritime et l'export, les énergies, le tourisme culturel et patrimonial), ailleurs, l'idée de région est à la peine...

Résultat de recherche d'images pour       Résultat de recherche d'images pour         Résultat de recherche d'images pour

Alsace                           Lorraine                        Champagne

Mises à part les bandes sur les bannières héraldiques, quel est le point commun?

Soit qu'elle pèche par excès d'enjeux politiques, à l'instar d'une Bretagne toujours amputée du département de la Loire Atlantique. Soit qu'elle pèche par un ... ridicule qui coûtera une fortune!

En témoignent les articles suivants:

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/03/12/97001-20160312FILWWW00115-bretagne-defile-a-nantes-pour-un-rattachement.php

http://www.europe1.fr/societe/le-vote-pour-le-nom-de-la-region-du-grand-est-commence-2691127

https://www.francebleu.fr/infos/politique/quel-nom-choisiront-les-habitants-de-l-acal-pour-leur-grande-region-1457717609

http://www.europe1.fr/societe/grand-est-les-habitants-se-divisent-sur-le-nouveau-nom-de-leur-region-2691322

Dans les grands machins néo-régionaux, la fusion réelle risque d'être d'un extrême complication, la tentation de décider de ne rien décider est grande: et on commence par dépenser des milliers d'euros sur le cosmétique pour créer un lien identitaire qui n'existe pas. Alors que les urgences sont ailleurs: des milliers de fonctionnaires territoriaux ou de préfecture ne savent toujours pas à quelle sauce ils vont être mangés! Dans l'Est, la fusion de 4 politiques publiques différentes sur dix départements avec présence d'un droit local particulier sur trois d'entre eux (Moselle, Haut et Bas Rhin) est un défi impossible. Se trouver un nom ahurissant est donc finalement ce qu'il y a de moins complexe à faire même si, par ce choix, on ajoute la confusion identitaire à la confusion du réel...

Faisons donc le pari que les Alsaciens rongent leur frein jusqu'en 2017 dans l'espoir d'un changement de majorité présidentielle et donc d'une sérieuse inflexion de la politique territoriale pour sortir au plus vite de la pétaudière actuelle. Les Bretons qui ont voté socialiste ou Hollande massivement sur cinq départements, en sont, eux aussi, réduits à faire le même constat!

En Normandie, en revanche, un boulevard politique s'ouvre pour Hervé Morin, bien décidé à démontrer que la Normandie sera la seule parmi les nouvelles régions fusionnées à être véritablement opérationnelle avant la fin de l'année: c'est la raison pour laquelle, des négociations sont actuellement en cours avec Matignon pour que la Normandie fusionnée obtienne une rallonge budgétaire et un instrument de gestion dédié pour gérer réellement et efficacement la fusion des ressources humaines.