Les conseils régionaux en tant qu'autorités organisatrices de transports notamment ferroviaires avec les TER, commencent à s'inquiéter, non sans raison, des effets de l'ouverture du marché des liaisons intercités aux autocaristes proposée par la loi Macron...

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http://www.lesechos.fr/industrie-services/dossiers/0202292781247-la-renaissance-de-l-autocar-366510.php

http://www.sudouest.fr/2016/02/02/la-region-veut-faire-interdire-des-lignes-de-cars-macron-2261950-4755.php

Au moment où il faut reconstruire totalement le modèle ferroviaire français qui craque de toutes parts (endettement monumental de SNCF Réseaux; le fret dans la panade; fréquentation des TGV en baisse; lignes Intercités déficitaires et vieillissantes; réseau francilien saturé et fragile), cette loi Macron est un peu comme le coup de pied de l'âne. Mais il y a des urgences que le service public ferroviaire national n'arrive plus ou ne veut plus satisfaire tandis que l'alternative d'une offre régionale publique de transports ferroviaires, celle des TER et peut-être bientôt celle des Intercités, dumoins en Normandie, peine à être considérée... faute d'obtenir les financements nécessaires!

Alors que la Région Normandie s'apprête à prendre la gouvernance des lignes SNCF Intercités Paris-Rouen-Le Havre et Paris-Caen-Cherbourg (ce sera le gros dossier qui sera discuté lors de la prochaine séance plénière du CRN à Rouen, le 24 mars 2016), le succès insolent des Macronbus est plutôt... inquiétant!


 

http://www.normandie-actu.fr/transport-en-autocars-la-ligne-rouen-paris-plebiscitee-par-les-voyageurs_191215/

Rouen Transport en autocars. La ligne Rouen-Paris plébiscitée par les voyageurs

Six mois après la libéralisation du transport par autocar issue de la loi Macron, la ligne entre Rouen et Paris semble plébiscitée. Elle est la troisième plus fréquentée de France.

 

C’est l’heure du premier bilan pour les autocars « Macron ». Six mois après la libéralisation du marché du transport en autocars mise en place par le ministre de l’Économie, l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (Arafer) a révélé, lundi 21 mars 2016, sa première analyse de ce marché.
Avec 770 000 passagers transportés en autocar sur les cinq derniers mois de 2015 (contre 110 000 sur l’ensemble de l’année 2014), ce premier bilan apparaît très positif.

La ligne Paris-Rouen parmi les plus fréquentées de France

L’ouverture de ce marché a en effet entraîné une véritable casse des prix, l’Arafer estimant à 3 euros le prix moyen d’un trajet de 100km. Aussi, il n’est pas surprenant que la liaison en autocar entre Paris et Rouen (Seine-Maritime) figure en troisième place des lignes les plus fréquentées de France. Sachant qu’un billet de train pour le même trajet coûte plus d’une vingtaine d’euros, la SNCF pourrait bien être la première victime de ce nouveau marché. En décembre 2015, dans Le Monde, le syndicat CGT de la SNCF annonçait une perte de 250 millions d’euros pour le second semestre 2015. Une perte que le syndicat impute directement à la démocratisation du transport en autocar. La SNCF avait alors réagi en lançant son propre service de transport par autocar, Ouibus.

> Lire aussi : Au départ du Havre et de Rouen, des bus directs pour l’aéroport Charles-de-Gaulle, à 1 euro. Notre article ici.


 

Commentaire de Florestan:

Il existe aussi une ligne d'autocars Caen/Rouen qui prend, tout autant, son essor au détriment du service peu satisfaisant proposé par la SNCF via Serquigny... Mais comme Ouibus est une filiale de la SNCF! On dira que c'est le train pour les pauvres qui roule pour moins cher mais un peu plus longtemps sur la route!

http://www.normandie-actu.fr/en-normandie-ouibus-le-service-low-cost-de-desserte-en-car-de-la-sncf-critique_155706/