Et nous ne sommes plus très loin du délit de sale gueule... sur la page d'accueil du site Internet de Ouest-France, si vous avez la curiosité de lire, sous l'onglet correspondant, le texte de présentation proposé pour chacune des grandes villes de la zone de diffusion de la pravda ligéro-bretonne! 

L'ordre alphabétique n'étant pas respecté, les onglets "Rouen" et "Le Havre" ferment une liste ouverte par celui de "Nantes" et de "Rennes" tandis que l'onglet "Caen", coincé entre celui du Mans et de Saint Nazaire, se trouve au milieu des villes de "Loire-Bretagne"...

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Quant aux textes de présentation des villes normandes, on les trouvera encombrés de quelques préjugés pesants en guise de grille de lecture.

Par exemple: des villes "rasées par les bombardements" (à 100% ?). Ou encore, l'identité universitaire et scientifique caennaise passée sous silence (on serait passé, à Caen, de Moulinex aux... centres d'appels téléphoniques, ce qui est vrai mais l'essentiel est, bien entendu, passé sous silence). Du Havre, le scribe anonyme de Ouest-France ne retiendra que la marée montante du chômage à l'ombre du béton Perret classé UNESCO. Rien sur le port du Havre, premier port français pour le trafic conteneurisé et 5ème port européen: quand on ignore c'est que cela ne doit pas exister surtout quand il y a de la brume au large de... Honfleur! Enfin, Rouen doit tous ses atouts, presque tous usurpés, à Fabius:

En effet, Rouen est, avant tout, la capitale du clochemerle de la capitale normande quand on lit, entre les lignes, le brûlot de Ouest-France qui, perfidement, ne retiendra de la longue et riche histoire de la métropole rouennaise que les flammes du bûcher de la Pucelle d'Orléans en 1431 et une gloire portuaire forcément passée. (Rouen, premier port européen exportateur de céréales? A Rennes, cette réalité est trop... exotique pour être vraie!)

Bref, les portraits de nos trois grandes villes normandes proposés par le photomaton quelque peu désorienté de Ouest France (à l'Est du Couesnon ce n'est plus l'Ouest) sont plutôt... à chier!

A vous d'en juger par vous mêmes!


 

CAEN: rasée en 1944... Avec son université!

http://www.ouest-france.fr/normandie/caen-14000/

Caen, préfecture du Calvados et ancien chef-lieu de la région Basse-Normandie, est peuplée de 108 362 habitants intra-muros. C’est la troisième agglomération de Normandie avec plus de 197 000 habitants, derrière Rouen et Le Havre. Comme tout l’est de la Normandie, elle fait partie du bassin parisien.
Caen comptabilisait 61 319 logements en 2005, avec un taux de 21,9 % de logements sociaux, juste en dessous du seuil de 25 % rendu obligatoire par la loi ALUR.
Economie : une reconversion réussie
L’économie caennaise du XXe siècle a été marquée par deux industries d’ampleur : la Société métallurgique de Normandie (SMN) et Moulinex. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la ville rasée par les bombardements est choisie dans les plans de décentralisation industrielle. Son architecture et son économie ont été profondément marquées par cette période.
Alors que l’agriculture nourrissait, au sortir de la guerre, la moitié de la population bas-normande, le secteur automobile (Citroën, Saviem), l’industrie électronique (Alcatel, Philips et Bosch), et l’électroménager créent 25 000 emplois industriels dans les années 1960.
Aujourd’hui, la ville parie sur l’électronique pour sa relance. Les principales activités économiques sont les centres d’appels, les activités high-tech de transactions électroniques, et le nautisme.
Balancier droite/gauche
Politiquement, la ville est revenue dans le giron de la droite lors des élections municipales 2014. Joël Bruneau, son nouveau maire Les Républicains, a obtenu plus de 57 % des suffrages, loin devant son challenger socialiste, l’ancien maire Philippe Duron. Lors des précédentes municipales de 2008, Philippe Duron avait pourtant obtenu un score similaire (56 %) face à l’UMP Brigitte Le Brethon.
Caen a connu pendant trente ans un affrontement entre le maire giscardien Jean-Marie Girault et le mitterrandien Louis Mexandeau. La ville a davantage voté socialiste aux élections nationales (Mitterrand, Jospin et Hollande étaient gagnants à Caen), alors qu’aux municipales, Louis Mexandeau n’a jamais battu Girault.
Caen n’a pas été choisie pour devenir la capitale de la Normandie réunie, Rouen ayant eu les faveurs du gouvernement. Mais la ville pourrait accueillir une partie des directions déconcentrées de l’État, ainsi que la préfecture de région, après avis de la nouvelle assemblée en 2016.

(Commentaire de Florestan: le journaliste de Ouest-France milite pour la peine... capitale!)

 

LE HAVRE: les chômeurs FN ne sont pas dans les conteneurs...

http://www.ouest-france.fr/normandie/le-havre-76600/

La 13e ville du pays (173 000 habitants) a payé, à l’instar de Brest, Lorient ou Saint-Lô, un lourd tribut à la Seconde Guerre mondiale. Le centre-ville du Havre, reconstruit d’après les plans de l’atelier d’Auguste Perret entre 1945 et 1964, est inscrit au patrimoine mondial de l’humanité depuis 2005.
Les industries du pétrole, de la chimie et de l’automobile sont dynamiques pendant les Trente Glorieuses, mais les années 1970 marquent la fin de l’âge d’or des paquebots et le début de la crise économique : la population diminue, le chômage augmente et reste à un niveau élevé encore aujourd’hui.

Le Havre ne sera pas capitale de la Normandie

(Sic! Mais qu'est-ce qu'on en a à foutre?)


Dans les années 1990-2000, la droite remporte les élections municipales, une première ; la ville s’engage sur le chemin de la reconversion (le secteur tertiaire, aéronautique, éoliennes). Le port se modernise, les paquebots font leur retour.
Avant les élections régionales 2015, la ville était candidate pour devenir la capitale de la Normandie réunifiée. Une proposition éclipsée par la bataille entre Caen et Rouen, mais que ses édiles jugeaient logique : Le Havre est la plus grande ville de la région, le deuxième port de France après Marseille (sic!) et sa situation est centrale dans la grande région. (re sic!)

(Commentaire de Florestan: ne surtout pas écrire sur le site de Ouest-France qu'avec ses ports, la Normandie est, de loin, la première région française pour l'économie maritime)


Percée inédite du FN
Politiquement marquée par sa tradition ouvrière et maritime, Le Havre a longtemps été le plus grand bastion communiste de France. Dirigée par Édouard Philippe (Les Républicains), Le Havre a voté très majoritairement pour la liste de gauche d’Alain Le Vern aux régionales de 2010. De même, les dernières élections nationales (présidentielles et législatives) ont donné un avantage à la gauche, contrairement aux élections municipales où la droite domine.
Le FN a effectué une poussée historique au scrutin départemental de 2015 (plus de 35 % dans deux cantons auparavant communistes) et la droite est devenue majoritaire sur l’ensemble de la ville. Le PS a également reculé dans la Communauté de l’agglomération havraise (17 communes, 240 000 habitants).

 

ROUEN: capitale du clochemerle normande, supercherie fabiusienne... Un passé portuaire.

http://www.ouest-france.fr/normandie/rouen-76000/

Avec environ 111 000 habitants, Rouen n’est que la 34e commune de France, loin derrière Le Havre. Mais son agglomération réunit plusieurs grandes villes et totalise 488 000 habitants, la 6e de France : c’est l’une des 14 métropoles du pays, un statut envié pour ses compétences élargies que l’EPIC (Etablissement public de coopération intercommunale) exerce de plein droit en lieu et place des communes. Son président Frédéric Sanchez est maire de Petit-Quevilly et n’est donc pas un élu rouennais.
Une des 14 métropoles françaises
Rouen reste une place forte du PS. Son maire Yvon Robert a été réélu en 2014 devant l’union de la droite (Jean-François Bures). L’homme fort de la région rouennaise reste Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, ex-député de Seine-Maritime. Son objectif : faire de Rouen la capitale de la Normandie réunifiée.
Les régionales de 2010 avaient déjà vu Rouen accorder toute sa confiance au leader de la gauche en Haute-Normandie, Alain Le Vern. Il devançait, avec 59 %, la liste de Bruno Le Maire (31 %) et le frontiste Nicolas Bay (9,8 %). Le Front national réalise de faibles scores à Rouen mais a beaucoup progressé en 2014 et 2015 dans ses communes alentours.
Cathédrale et Gros-Horloge
Surnommée par Victor Hugo « La ville aux cent clochers », Rouen est célèbre pour son port (il a été l’un des plus importants ports français d’importation d’agrumes et de fruits tropicaux), sa cathédrale Notre-Dame (dont la flèche en fonte culmine à 151 m, la plus haute de France) et son Gros-Horloge, horloge astronomique avec un mécanisme du XIVe siècle (NDLR: XVIe siècle) et symbole de la puissance de la ville.
C’est à Rouen, capitale du pouvoir anglais dans le royaume de France, que Jeanne d’Arc a été jugée et brûlée le 30 mai 1431. Le roi de France reprenait la ville en 1449, 18 ans après la mort de Jeanne d’Arc et après 30 ans d’occupation anglaise.


 

Et l'avenir?

Le soleil se lève à l'Est et se couche avec... Ouest-France.

Pour la Normandie, préférons l'aube au crépuscule!