La région Normandie se met en branle, se réveille après un songe qui aura duré plus de 40 années durant lesquelles, la division régionale a favorsé le déclin, le sous-investissement, le délabrement, la désorganisation, le replis localiste, le manque d'ambition, le faible dynamisme de "la région la mieux gérée de France" vantée par ceux qui s'acharnèrent quinze années durant contre toute idée concrète d'unité normande.

Désolé! Mais sur l'Etoile de Normandie, nous avons la mémoire longue...

  • Satisfaction d'Hervé MORIN pour ses 100 premiers jours à la tête de la région "Normandie", un poste de président qui le rend "heureux": pour une fois, on a un grand élu qui croit dans ce qu'il fait. "Servir la Normandie au lieu de s'en servir?" Enfin...

Morin_100_jours

(source: OF Caen, 23/03/16)

  • Voir aussi, le compte-rendu plus complet proposé par Stéphane SIRET dans les pages de PARIS-NORMANDIE:

http://www.paris-normandie.fr/detail_article/articles/5367713/newsletters/conseil-regional-de-normandie--agence-de-developpement-et-trains-intercites-au-menu-des-cent-jours#

Conseil régional de Normandie : agence de développement et trains Intercités au menu des cent jours

Publié le 23/03/2016 á 22H50

Point d’étape. Le conseil régional de Normandie se réunit aujourd’hui à Rouen pour une séance dense qui devrait être marquée par de nombreuses décisions, comme la création d’une Agence de développement économique, la mise en œuvre de Normandie Participations ou encore le transfert des trains Intercités normands à la Région. Pour le nouveau président, qui se dit heureux comme jamais, c’est aussi le temps de dresser le bilan de ses (presque) cent premiers jours à la tête de la Région. L’opposition, elle, ironise sur la gestion façon Morin.

À quelques jours près, Hervé Morin fête aujourd’hui, à l’occasion de la séance publique du conseil régional à Rouen, ses cent premiers jours «à la tête de la Région Normandie». S’il y a bien une centaine de jours que l’ancien ministre de la Défense a été déclaré vainqueur au soir du 13 décembre face à Nicolas Mayer-Rossignol - deux recours sont toujours en instruction devant le Conseil d’État - cela fait quatre-vingts jours qu’il est officiellement président. Il a été élu à cette fonction le 4 janvier. «Je n’ai jamais été aussi heureux dans un poste», lance-t-il, à la veille d’une séance que son staff annonce particulièrement longue et dense. «Depuis cent jours, répète-t-il à l’envi, on a fait des grands schémas stratégiques. On avance mais j’aimerais que ça aille encore plus vite».

Des bourses pour les jeunes

Homme pressé Hervé Morin ? «Il faut que ça aille vite», concède-t-il. Pour son opposition, le président de la Région Normandie aurait plutôt tendance à confondre vitesse et précipitation. «Il y a beaucoup de communication et peu d’actes au service des Normands», lançait récemment Nicolas Mayer-Rossignol (PS). «Depuis trois mois, M.Morin fait ce qu’il sait faire: beaucoup de communication, fort peu d’action, ajoute « NMR ». Qu’a fait la Région pour les demandeurs d’emploi ou de formation, les salariés de Chapelle Darblay, de Vallourec, de Le Chameau? Pour les associations en difficulté, les agriculteurs en détresse? Rien. Axe Seine, énergies renouvelables, ligne nouvelle Paris-Normandie: la Région est aux abonnés absents. Quant aux promesses de campagne, elles sont envolées: M.Morin continue notamment d’archicumuler. C’est la politique à l’ancienne. Espérons que les années à venir soient différentes».

«Lors des cinq séances plénières et commissions permanentes du conseil régional qui se sont déroulées, ce sont les mêmes politiques que sous la mandature socialiste qui sont reconduites. Les économies promises durant la campagne sont déjà oubliées. L’argent public est dilapidé dans des projets aussi coûteux qu’incohérents: les éoliennes, qui vont multiplier par trois la facture des consommateurs; les contrats aidés, qui coûtent cher au contribuable et précarisent les travailleurs; le financement de projets à l’étranger, alors que plus de 430000 Normands vivent sous le seuil de pauvreté. Tout y est.», juge pour sa part Nicolas Bay (FN). «Le plus dangereux reste toutefois l’augmentation de près de 25% de la dette annoncée par la nouvelle majorité, ajoute-t-il. Ils avaient soigneusement omis d’en parler dans leur programme et, bien sûr, ce seront les Normands qui vont payer!»

Ces cent premiers jours, Hervé Morin estime les avoir mis à profit pour faire avancer des dossiers. «On fait ce qu’on a dit qu’on allait faire. C’est assez nouveau dans l’ère Hollande», ironise-t-il. Ainsi, comme il l’avait évoqué durant la campagne électorale, les bourses pour les étudiants vont donner lieu à un nouveau dispositif. Désormais, tous les étudiants normands pourront bénéficier d’une aide financière à la mobilité internationale. La Région va y consacrer une enveloppe de 4 à 4,5 millions d’euros. En parallèle, la mobilité dite « entrante » sera soutenue. Elle concerne les étudiants venant d’une autre région ou de l’étranger. «Ils seront ensuite des facteurs de rayonnement de la région», parie Hervé Morin.

750millions pour des trains neufs?

Le gros morceau, celui pour lequel Hervé Morin, il y a neuf mois, disait qu’il était prêt à appeler à une forme de jacquerie façon bonnets rouges, c’est la question du transport ferroviaire. «Nous sommes dans une stratégie très innovante», estime-t-il. Sa volonté : prendre la main sur les trains Intercités et gérer l’ensemble du réseau entre la Normandie et Paris. «Ce n’est pas une bonne idée», jugeait cette semaine le député PS de l’Eure, Jean Louis Destans sur le plateau de paris-normandie.tv. «Un groupe de travail a été constitué entre la Région, l’État et à la SNCF. Il est en capacité d’obtenir un accord-cadre dans les quinze prochains jours ou d’ici à trois semaines. Mais s’agissant de la gouvernance des trains Intercités, ajoute-t-il, on ne pourra rien faire si l’État ne nous fait pas un chèque de solde-de-tout-compte».

De quoi s’agit-il ? La Région exige l’achat de trains neufs pour les deux grandes lignes aux problèmes récurrents : Paris-Rouen-LeHavre et Paris-Caen-Cherbourg. Montant de la facture : 750 millions d’euros ! Et si l’État ne signe pas ? «Alors on fera ce que prévoyait le plan Duron [du nom du député PS du Calvados et ancien maire de Caen, chargé d’un rapport sur les Trains d’équilibre du territoire, autrement dit les Intercités, N.D.L.R.] : il y aura 400millions d’euros investis principalement pour la ligne Paris-Caen-Cherbourg. Des trains seront supprimés et M. Mayer-Rossignol viendra distribuer des tickets à la gare de Rouen en expliquant que c’est ce que l’État avait prévu au mois de juillet2015».

Quid cependant de la facture à payer par la Région pour gérer les deux grandes lignes normandes ? «Ces deux lignes étaient bénéficiaires il y a quelques années. Elles ont beaucoup perdu à cause de la qualité du service. Si on a des trains neufs, du confort et de bons services à bord, estime Hervé Morin, on doit atteindre l’équilibre financier. On réorganisera tout le schéma ferroviaire normand», annonce-t-il.

St. S.

s.siret@presse-normande.com

La Normandie se dote de son « adn »

Elle sera portée sur les fonts baptismaux aujourd’hui. La Normandie aura désormais son « ADN », autrement dit son Agence de développement de la Normandie. Née de la fusion de Seinari en Haute-Normandie et de la Miriade en Basse-Normandie, deux agences de développement et de soutien à l’innovation, l’ADN aura pour mission de soutenir les entreprises de la région par un fonds d’amorçage ou en intégrant le haut de bilan des sociétés en quête de nouveaux fonds propres. Ce sera le rôle de Normandie Participations.

Dès le mois de mai, l’Agence devrait être dotée d’une première ligne de crédit à hauteur de 14 millions d’euros. «Nous atteindrons 100millions d’euros en phase croissante, souligne Sophie Gaugain, la première vice-présidente (LR) en charge de l’Économie. C’est la première fois que le conseil régional se dote d’un tel outil pour répondre aux entreprises».

La future agence aura pour mission de répondre au plus vite - deux mois maximum - aux demandes des entreprises. Elle interviendra directement et pourra amener avec elle ceux qu’Hervé Morin appelle ses «rois mages». Le président de la Région Normandie indique qu’il a fait tourner son carnet d’adresses parisien et lyonnais pour convaincre des «fonds d’investissement, des fonds de participation et des fonds de retournement» de s’intéresser à l’économie régionale.


 

  • INVESTIR: ce sera la grande priorité de ce premier mandat régional normand dans l'histoire contemporaine de la Normandie. La région va devenir un grand chantier. Depuis près de 30 ans, en terme de grandes infrastructures routières, ferroviaires et autres, peu a été fait au delà de la nécessaire maintenance et entretien de l'existant. La remise à plat complète de la contractualisation financière avec l'Etat et l'Europe prévue pour 2017 et, au-delà, la mise en oeuvre du premier grand schéma territorial régional normand des infrastructures depuis les années 1960 va être déterminant: les léopards jusque-là endormis vont enfin pouvoir courir.

INVESTIR

(source: Ouest-France Caen, 25/03/16)

  • Les décisions de l'assemblée plénière du conseil régional de Normandie à Rouen, le 24 mars 2016:

Communiqué de presse
>
> Le 24 mars 2016
>
> Assemblée plénière de la Région Normandie

> L’assemblée plénière de la Région Normandie s’est tenue aujourd’hui, jeudi 24 mars 2016, au conseil régional, sur le site de Rouen, sous la présidence d’Hervé Morin. Parmi les sujets à l’ordre du jour, on peut retenir :
>
> I - Les rapports de l’assemblée régionale à l’ordre du jour :
>
> l’Agence de Développement, « Normandie Participations », la mobilité internationale, le Plan « un million de formations », les Trains Intercités, la création d’une autorité aéroportuaire en Normandie, la refonte de la politique agricole régionale, les mesures agroenvironnementales et climatiques, les Investissements territoriaux intégrés, l’avis de la Région sur les projets d’implantation de fermes pilotes hydroliennes dans le Raz Blanchard …
>
> - L’Agence de Développement pour la Normandie (ADN)
>
> La Région Normandie a décidé de se doter d’une nouvelle agence régionale de développement économique dénommée « Agence de Développement pour la Normandie (ADN) ». Interlocutrice unique des entreprises, l’Agence déploiera un fonds d’amorçage, un fonds d’investissement et un fonds de redéploiement. Elle s’adressera à toutes les entreprises sans restriction de taille et à tous les secteurs des plus traditionnels aux plus récents. Elle sera dotée de 100 millions d’euros. Elle interviendra en capital dans les entreprises. Elle aura en charge :

> -         l’accompagnement personnalisé des entreprises pour le développement de leurs projets,
>
> -          la promotion économique de la Normandie au niveau national et international,
>
> -          l’investissement dans les entreprises.
>
> -          la coordination de tous les acteurs du développement économique du territoire (pôles de compétitivité, filières industrielles, collectivités territoriales, établissements publics de coopération intercommunale, réseaux consulaires, organisations professionnelles, organismes de financements…).
>
> -          La réforme territoriale entérinée par la loi MAPTAM du 16 janvier 2015 puis la loi NOTRe du 7 août 2015 renforce notamment les compétences des Régions en matière de développement économique, d’innovation et d’internationalisation des entreprises. Les Régions en sont les « chefs de file ». Les Régions devront élaborer une stratégie globale à travers notamment l’élaboration d’un schéma régional.
>
> Dans ce cadre, l’agence interviendra en appui de la Région pour la préparation et le suivi du Schéma régional de développement économique, d’innovation et d’internationalisation (SRDEII).
>
> Cette agence sera dirigée par un Conseil d’administration, composé de 14 Conseillers régionaux et de 12 personnalités qualifiées. Les entreprises seront aussi étroitement associées à la gouvernance de cette agence par l’intermédiaire d’un Directoire consultatif exclusivement composé de chefs d’entreprises.
>

> Adopté

> - La création du fonds d'investissement « Normandie Participations »
>
> Afin de renforcer sa stratégie en matière de développement économique, la Région a décidé de créer un fonds d'investissement « Normandie Participations » afin de soutenir les entreprises normandes dont les dossiers financiers sont considérés comme trop risqués pour que les acteurs privés du financement y investissent seuls (retournement, amorçage/innovation notamment). La création de ce fonds d’investissement prend la forme d’une SAS (Société par Actions Simplifiée) dotée d’un capital social de 14 millions d’euros.
>
> Adopté


> - La création d'un dispositif de mobilité internationale destiné aux étudiants et apprentis de l’enseignement supérieur
>
> Afin de favoriser la mobilité internationale des jeunes normands inscrits dans l’enseignement supérieur, la Région Normandie a décidé de créer un nouveau dispositif d’aide individuelle. Ce dispositif s’adresse aux étudiants et apprentis inscrits dans une formation de niveau bac+1 à bac+5 qui souhaitent effectuer un stage ou un séjour d’étude à l’étranger (entre 4 et 26 semaines) et dont le quotient familial (calculé sur la base des revenus des parents et du nombre de personnes à charge dans leur foyer fiscal) est inférieur ou égal à 30 000 euros. Un forfait « départ » d’un montant de 200 euros à 400 euros selon la destination sera attribué au bénéficiaire auquel s’ajoutera une partie modulable en fonction du nombre de semaines effectuées et des éventuelles autres aides à la mobilité allouées à l’étudiant. Ce dispositif sera mis en place à compter de septembre 2016.
>

> Adopté

> - Le plan « un million de formations pour des personnes en recherche d'emploi »
>
> La Région Normandie s’engage dans le plan gouvernemental d’urgence pour l’emploi « un million de formations pour des personnes en recherche d’emploi ». En Normandie, ce plan pourra atteindre plus de 45 000 entrées en formation, soit un effort de plus de 15 000 entrées supplémentaires en 2016 par rapport à 2015. La Région Normandie sera dotée par l’Etat d’une enveloppe financière prévisionnelle de 45 millions d’euros pour l’achat de formations complémentaires et la rémunération des stagiaires.

> Il s’agira de :

> -         Renforcer les diagnostics de besoins de main d’œuvre sur des territoires identifiés
>
> Les branches professionnelles, les partenaires sociaux, les chambres consulaires et les représentants de l’Intérim seront associés aux dynamiques territoriales dont le pilotage sera assuré par la Région.

> -         Faire des propositions qualitatives pour le public demandeur d’emploi. 22 000 places de formation sont déjà financées. D’autres solutions complémentaires pourront être proposées notamment en :


> - mobilisant les 71 CFA normands pour l’accueil de demandeurs d’emploi sur des formations continues ;
>
> - renforçant l’offre de formation individualisée et permettre le financement des initiatives des demandeurs d’emploi ;
>
> - développant l’offre de formation en autorisant l’élargissement des différents dispositifs comme l’offre de formation des Seniors, le dispositif « une FORmation un EMploi » et le Contrat d’Accès à la Qualification (CAQ) pour les adultes …

> Adopté

> - Le transfert des Trains Intercités normands à la Région
>
> Autrefois intégrés au réseau des grandes lignes de la SNCF, les trains d’équilibre du territoire (TET), qui circulent sous la marque Intercités, sont progressivement devenus les oubliés du système ferroviaire français, affaiblis par la priorité donnée au développement du réseau TGV.

Pour la Normandie, les cinq Intercités sont Paris-Rouen-Le Havre, Paris-Caen-Cherbourg, Paris-Granville, Paris-Serquigny et Caen-Le Mans-Tours.
>
> Rendre un avenir ferroviaire à la Normandie
>
> Au début de l’été 2015, le Secrétaire d’Etat aux transports, Alain Vidalies, a annoncé que l’Etat consacrerait 1,5 milliard d’euros à la question du renouvellement des matériels. Même s’il est apparu à ce moment que les annonces du Ministre visaient les quatre liaisons Intercités les plus importantes au plan national, aucun élément spécifique n’a alors été fourni concernant la Normandie – ni sur le plan de financement, ni sur la question du matériel, ni sur les modalités d’acquisition.

> Face à une situation dégradée à laquelle sont confrontés chaque jour les voyageurs et qui ne laissait entrevoir aucune solution rapide dans un dossier devenu critique, Hervé Morin a choisi, plusieurs mois avant les élections régionales, de proposer une solution claire, la seule à même de redonner des perspectives et un avenir ferroviaire à la Normandie : le transfert de la compétence à la Région en contrepartie de la prise en charge intégrale du renouvellement des matériels des lignes Paris-Caen-Cherbourg et Paris-Le Havre par l’Etat.
>
« Plus qu’aucune autre région, la Normandie à un besoin urgent de trains neufs. Les Normands méritent des trains Intercités ponctuels, confortables et qui offrent une qualité de services et un cadencement correspondants à leurs besoins » avait déclaré Hervé Morin.
>
> Hervé Morin a évoqué une première fois ce sujet avec le Premier Ministre le 18 janvier. Avec Jean-Baptiste Gastinne, Vice-Président de la Région en charge des transports, ils ont rencontré Alain Vidalies le 18 février, qui leur a confirmé que l’Etat consacrerait plusieurs centaines de millions d’euros au renouvellement des matériels intercités en Normandie. Hervé Morin et Jean-Baptiste Gastinne ont fait valoir que cet effort devait impérativement permettre de régler la question du matériel sur les deux lignes principales.
>
> Les voies d’un accord
>
> Le 4 mars, s’est tenue à Rouen une première réunion de travail, en présence du Préfet Philizot, Même si les travaux se sont poursuivis immédiatement après cette première étape, il reste encore à réaliser un travail important, autour de la question du matériel, du montage juridique et financier de l’opération, des garanties de la part de l’Etat et de la SNCF, de la mise en oeuvre intégrale des mesures de remise à niveau de l’infrastructure inscrites dans le CPER, sur l’entretien des trains en Normandie et sur les sillons permettant l’accès à Paris le matin.

> A la conclusion de cette négociation, la Normandie aura fait œuvre de pionnière, en devenant la première région française à assumer une compétence complexe, que l’Etat n’a pas réellement su exercer.

> La Région est ainsi en train de s’affirmer comme la grande collectivité des mobilités. Elle aura ainsi à faire converger et à articuler trois grands dossiers : celui des trains Intercités, la renégociation des conventions TER et le transfert des réseaux routiers interurbains prévu par la loi NOTRe.

> - La création d’une autorité aéroportuaire en Normandie
>
> La question des aéroports normands, de leur vocation, de leur développement, des problèmes que posent leur nombre et la dispersion qui en découle, est de longue date dans le débat public, sans que jamais les stratégies à mettre en œuvre aient donné lieu à un consensus.

> Pour la Normandie, le moment est donc venu de questionner sa stratégie en matière de développement aéroportuaire. La Normandie, avec ses cinq aéroports, peut, toutefois, valoriser davantage qu’aujourd’hui son potentiel en tenant compte des évolutions d’une industrie du transport aérien en forte croissance.

> A cet effet, Hervé Morin souhaite réunir les aéroports normands au sein d’une autorité aéroportuaire unique. Il proposera donc, dès les prochaines semaines, aux présidents des grandes agglomérations ou aux représentants des collectivités propriétaires s’ils souhaitent se joindre à sa démarche.

> Une autorité aéroportuaire unique en Normandie servira plusieurs objectifs :
>
> Rendre l’offre plus visible, se doter d’une instance de décision consensuelle sur les investissements en particulier pour la réalisation d’une nouvelle aérogare à Deauville et l’allongement de la piste de Caen et mettre en œuvre des mutualisations pertinentes.
>

> Adopté

> - Le lancement des chantiers agricoles pour la refonte de la politique agricole régionale
>
> Hervé Morin avait annoncé la mise en place d’une concertation avec les acteurs du monde agricole lors de sa rencontre avec la profession agricole dans la Manche, en janvier dernier, puis quelques jours plus tard, la refonte de la politique agricole régionale, à l’occasion d’un atelier consacré à l’accompagnement au développement des entreprises agricoles dans l’Orne.


> Objectif : mieux répondre aux besoins des agriculteurs normands dans le cadre d’un contexte de crise agricole particulièrement marqué et aboutir à une révision des Programmes de Développement Rural permettant notamment d’accroître les fonds pour les Mesures AgroEnvironnementales et Climatiques (MAEC).

« L’agriculture normande qui représente plus de 100 000 emplois, figure au cœur des priorités de la Région. Avec l’ensemble des acteurs de l’agriculture, nous souhaitons mettre en place des solutions concrètes, innovantes, performantes et modernes pour faire évoluer l’agriculture normande et donner au monde agricole les moyens de travailler dans les meilleures conditions possibles » a déclaré Hervé Morin.
>
12 chantiers ont été identifiés, 10 groupes de travail co-pilotés par la Région et la profession agricole ont été mis en place. 27 réunions ont été programmées entre février et juillet 2016. Leurs conclusions seront rendues d’ici 8 mois.
>
> 1-      Le soutien à l’installation des jeunes agriculteurs ;
>
> 2-      L’aide à la compétitivité et à la performance des exploitations agricoles ;
>
> 3-      L’investissement dans les filières normandes et la création une marque Normandie ;
>
> 4-      L’accompagnement des évolutions de pratiques (toutes agricultures), y compris vers l’agriculture biologique ;
>
> 5-      La constitution d’organisations de producteurs fortes ;
>
> 6-      L’approvisionnement des établissements scolaires avec des produits de qualité issus de l’agriculture normande ;
>
> 7-       Favoriser les revenus complémentaires, soutenir de nouveaux systèmes en agriculture, en développant notamment l’agritourisme,    la méthanisation, les filières non alimentaires …
>
> 8-      L’acquisition des compétences pour les actifs et futurs actifs agricoles ;
>
> 9-      La construction d’une politique contractuelle de filière sur l’agroalimentaire ;
>
> 10-  L’accompagnement des programmes de recherche-innovation en agriculture ;
>
> 11-  La révision des Programmes de Développement Rural (PDR) ;
>
> 12-  L’articulation cohérente des politiques agricoles régionales et départementales dans le cadre du G6.
>

> Les élus ont approuvé la refonte de la politique agricole régionale et la méthodologie mise en œuvre.

> Adopté

> - Les mesures agroenvironnementales et climatiques (MAEC) et les mesures de soutien à l’agriculture biologique   (AB)

> Face à l’urgence de la situation agricole, la Région a décidé de mobiliser, sans plus attendre, l'ensemble des acteurs - les services de l’Etat, les Agences de l’Eau, la Profession agricole, les associations environnementales et les opérateurs de projets agroenvironnementaux et climatiques de Normandie - autour des besoins liés aux mesures agro-environnementales et climatiques (MAEC) et aux mesures pour la conversion et le maintien en Agriculture biologique (AB) dont l'impact est important pour l'élevage normand.

> Les financements rendus disponibles pour répondre aux besoins des agriculteurs sont en effet très nettement insuffisants : Rien qu’en ex-Basse-Normandie, les enveloppes disponibles pour le financement des MAEC ne couvrent que 13 % des besoins des agriculteurs et 50 % des besoins en Agriculture biologique (AB) !


> Après discussion avec l'Etat et les professionnels du monde agricole, il a ainsi été décidé pour les besoins de financement de la campagne 2015 de :
>
> ·        Compléter à hauteur de 50 millions d’euros les enveloppes disponibles pour 2015 pour le territoire ex-bas-normand :
>
> ·        ne pas financer les mesures MAEC les moins contraignantes au regard du respect de l’environnement
>
> ·        réviser à la baisse certains plafonds d’aides par exploitation (maintien de pratiques)

> Concernant les orientations pour 2016, il a notamment été décidé de :
>
> ·        maintenir le non-financement de certaines mesures MAEC (les moins contraignantes  au regard du respect de l’environnement)
>
> ·        de définir un plafonnement des aides par exploitation, cohérent et équitable à l’échelle de la Normandie pour les MAEC
>
> ·        privilégier le soutien à l’Agriculture biologique (AB) pour les conversions, puis pour les maintiens post-conversion en fonction des enveloppes disponibles.

> Adopté

> - Les Investissements territoriaux intégrés
>
> Les Conseillers régionaux ont approuvé l’avenant au titre de l’appel à projets «investissements territoriaux intégrés». En ex Basse-Normandie, six territoires (deux communautés urbaines, trois agglomérations et une communauté de communes), sélectionnés par la Région, bénéficient au total de 40 millions d’euros de crédits européens, dans le cadre des « Investissements territoriaux intégrés (ITI) », enveloppe du Fonds européen de développement régional (FEDER), consacrée au développement des projets dans les territoires urbains :
>
> ·         Communauté d’Agglomération de Caen-la-Mer : 24,5 millions d’euros, dont potentiellement 15 millions d’euros pour le développement du tram 
>
> ·         Communauté Urbaine de Cherbourg : 5 millions d’euros
>
> ·         Saint-Lô Agglomération : 1,24 million d’euros
>
> ·         Communauté Urbaine d’Alençon : 2,5 millions d’euros
>
> ·         Communauté d’Agglomération du Pays de Flers : 3,4 millions d’euros
>
> ·         Lisieux Intercom (Communauté de Communes de Lisieux – Pays d’Auge – Normandie) : 3,38 millions d’euros 

> Adopté

- Avis de la Région Normandie sur les projets d’implantation de fermes pilotes hydroliennes dans le Raz Blanchard dans le Nord Cotentin (50)
>
> En 2013, l’Etat a lancé un appel à manifestation d’intérêt (AMI) pour l’implantation de fermes pilotes hydroliennes dans le Raz-Blanchard (50). Objectif : tester les hydroliennes en conditions réelles d’installation et d’exploitation. Deux projets ont été retenus par l’Etat dans ce cadre :
>
> -         Le projet NEPTHYD, porté par GDF SUEZ, consiste à exploiter une ferme pilote composée de 4 hydroliennes ALSTOM de puissance unitaire de 1,4 MW. La zone d’implantation des hydroliennes est située à environ 3,5 km à l’ouest de Goury.
>
> -          Le projet Normandie Hydro, porté par EDF Energies Nouvelles en partenariat avec DCNS, est constitué 7 hydroliennes OpenHydro (filiale de DCNS) d’une puissance totale de 14 MW. Cette ferme pilote se situera au large des communes de Jobourg et d’Auderville dans la Manche entre 3 et 4 km des côtes.
>
> Sollicitée par l’Etat, la Région Normandie a émis un avis favorable aux projets d’implantation de fermes pilotes hydroliennes Normandie Hydro et NEPTHYD.

> Adopté
>

> II - Les orientations budgétaires 2016 de la Région Normandie
>
> Hervé Morin a soumis au débat les premières orientations budgétaires de la mandature. Ce débat participe à l’élaboration du budget régional lequel sera examiné en séance plénière le 26 mai. Les orientations budgétaires interviennent moins de trois mois après l’élection d’Hervé Morin à la tête de la Région Normandie. Dès lors, ce premier débat d’orientations budgétaires traduit les premières inflexions des politiques voulues par la majorité régionale. A l’automne 2016, une décision modificative concrétisera les politiques du nouvel exécutif.

> Aujourd’hui, cinq domaines sont prépondérants :

> 1-     La lutte contre le chômage des jeunes et des adultes
>
> Dans un contexte normand difficile sur le plan économique, avec notamment 287 626 demandeurs d’emploi inscrits à Pôle Emploi (source DIRECCTE fin décembre 2015), la Région Normandie se veut offensive dans sa lutte contre le chômage des jeunes et des adultes.

> L’ambition de la Région s’articule autour des six objectifs suivants :
>
> 1- Réduire les sorties sans qualification des jeunes du système scolaire par une politique d’orientation plus qualitative ;
>
> 2- Diminuer le nombre des places vacantes dans la formation professionnelle initiale et continue par une meilleure articulation entre les besoins de l’économie régionale et l’accompagnement des publics jeunes et adultes vers les filières qui recrutent ;
>
> 3- Sécuriser davantage les parcours des apprentis et des stagiaires de la formation professionnelle sur les volets hébergement et transports ;
>
> 4- Encourager la mobilité internationale des jeunes ;
>
> 5- Mutualiser les plateaux techniques dont la Région est propriétaire et les équipements pédagogiques par la mise en place d’un plan d’investissement 2017-2021 ;
>
> 6- Accorder les financements nécessaires aux domaines des formations sanitaires et sociales et accompagner les élèves et étudiants ainsi que les instituts de formation.
>

> Pour mener à bien cette ambition, la Région en liaison avec les territoires et les acteurs de l’Orientation, de la Formation et de l’Apprentissage de la Normandie notamment :
>
> - Elaborera son Contrat de Plan Régional de Développement des Formations et de l’Orientation Professionnelle (CPRDFOP) 2017-2021 intégrant le schéma régional des formations sanitaires et sociales ;
>
> - Votera son plan d’actions 2017-2021 à l’issue du « Grenelle de l’Apprentissage » et de l’Université d’été de l’apprentissage les 24 et 25 juin qui se tiendra à la Cité de la mer à Cherbourg-en-Cotentin ;

> Le 14 janvier dernier au Havre, Hervé Morin a lancé une grande consultation sur l’apprentissage. A cette occasion, Hervé Morin avait présenté aux partenaires régionaux de l’apprentissage son ambition d’augmenter de 50 % le nombre d’apprentis en Normandie à l’horizon 2021. Les actions conduites en 2016 amorceront ce processus. Elles porteront aussi sur l’amélioration des compétences et qualifications des Normands.

> Pour mener ces politiques, le Budget Primitif global 2016 s’élèvera à plus de 350 millions d’euros.
>

> 2-     Enseignement : accompagnement de la formation des lycéens et des étudiants


> La Région Normandie lance le chantier du lycée du futur. 6 orientations sont retenues :
>
> 1- Ouvrir les jeunes normands au monde par la mise en place de bourses pour faciliter la mobilité internationale des lycéens et étudiants et d’un plan d’accompagnement pour la maîtrise de l’anglais ;
>
> 2- Inscrire les lycées dans une démarche de développement durable avec la mise en oeuvre d’un contrat de performance énergétique impliquant tous les lycées normands et l’approvisionnement en produits locaux des restaurations scolaires à hauteur de 80 % ;
>
> 3- Ouvrir les lycées au monde de l’entreprise par le biais d’un service public régional de l’orientation favorisant la découverte des entreprises et en facilitant l’accès des lycées professionnels aux entreprises ;
>
> 4- Investir les champs péri-éducatifs en favorisant par exemple l’éducation musicale ou en finançant les déplacements des sorties pédagogiques organisées à ce titre ;
>
> 5- Accompagner les lycéens à appréhender leur entrée dans l’enseignement supérieur ;
>
> 6- Mettre le numérique au service de l’enseignement et des lycéens en harmonisant les environnements numériques de travail et en généralisant le Wi-Fi dans les espaces collectifs.
>

> 3-      La création de la nouvelle agence économique
>
> L’action économique de la Région sera mise en oeuvre dès le premier semestre 2016 au travers de la nouvelle Agence de Développement Normandie (ADN) dotée de 100 millions d’euros.

> 4-     Les transports
>

> Les trains
>
> Le transport ferroviaire est une priorité du nouvel exécutif régional. Hervé Morin a fait part en février au Premier ministre de sa volonté d’obtenir rapidement de l’État l’achat de nouveaux trains pour améliorer la situation de la desserte ferroviaire en Normandie, principalement sur les deux grandes lignes : Paris-Caen-Cherbourg et Paris-Rouen-Le Havre.

> Hervé Morin avait annoncé qu’en contrepartie de ces investissements en matériel, la Région était prête à prendre la gouvernance des trains Intercités.
>
> Les routes
>
> Conformément aux dispositions prévues par la loi NOTRe, la Région, tout en perdant la clause de compétence générale, continue d’assurer le financement des opérations inscrites aux Contrats de plan Etat-Région (CPER).

> La période 2016-2020 sera celle de la mise en oeuvre du volet routier du CPER. Les engagements de la Région concernent :
>
> - l’achèvement de liaison Carentan-Saint-Lô de la RN174 ;
>
> - la sécurisation du boulevard périphérique nord de Caen ;
>
> - la mise à deux fois deux voies de la section Mortagne - Tourouvre de la RN12;
>
> - la poursuite d’opérations déjà engagées au titre de contractualisations précédentes : mise à 2x2 voies de la RN 27, déviation sud-ouest d’Evreux, accès à l’A 13 dans le secteur de Pont Audemer ;
>
> - l’inscription d’opérations nouvelles : aménagement des accès définitifs rive gauche du Pont Flaubert de Rouen et études des accès rive droite du même pont.