On ne pourra que partager le coup de gueule poussé par Bertrand Tierce, le directeur de la Chronique de Normandie dans le dernier numéro paru (n°445 en date du 4 avril 2016):

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Le chômage de masse est une plaie sociale depuis plus de trente ans en France, depuis que les élites parisiennes ont décidé au nom de l'intégration de la France jacobine colbertiste dans l'Europe et la mondialisation libérale qu'un pays riche sans industries était un pari possible... mais politiquement et socialement risqué!

Pour l'industrie, nous sommes passés de 30% en part de PIB dans les années 1980 à, environ, 11% dans les années 2000. La reconversion en terme de fomartion, de "réindustrialisation" n'a pas réellement suivie tout comme l'intendance de la Grande Armée et le choix politique légitime a été fait d'acheter la paix sociale face aux dégâts concrets et symboliques de la désindustrialisation en développant le "traitement social" du chômage contre lequel tout aurait été essayé.

Bien sûr que non! Tout n'a pas été essayé même s'il faut éviter aussi d'essayer n'importe quoi en désespoir de cause comme en ce moment avec cette stupide réforme du code du Travail (on devrait plutôt toiletter le code du commerce pour simplifier la vie concrète de nos artisans par exemple!):

Qui pourrait croire que la simplification du thermomètre permettrait de faire baisser la fièvre? Des charlatans et des malades naïfs!

La Normandie est restée une grande région industrielle française.

Une région aux industries du passé menacées par la nouvelle révolution numérique diront ceux qui ne sont jamais entrés dans une usine. Une région qui a, néanmoins, besoin de mieux organiser ses filières pour que les entreprises soient plus robustes car les vrais enjeux ne sont pas ceux du coût du travail ou de la soi-disant complexité des milliers de pages d'un code du travail que personne ne connaît par coeur (car on n'en a jamais besoin dans son intégralité... tout comme un dictionnaire).

Les vrais enjeux sont de sécuriser le capital financier des entreprises normandes pour leur permettre d'investir pour monter en gamme en terme d'efficacité marketing afin de mieux faire connaître une qualité de production souvent exceptionnelle. Ce sera là la mission principale de la toute nouvelle Agence de Développement de la Normandie (ADN).

"Contre le chômage, on a tout essayé' disait François Mitterrand. Hervé Morin et tous ceux qui croient possible l'avenir dans notre belle région doivent lui répondre: "Non! On n'a pas tout essayé. On n'a pas encore essayé la Normandie!"

Mais, en attendant, les chômeurs normands pourraient s'impatienter de ne rien voir venir... dans l'immédiat!

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