A l'occasion de la 3ème édition de "Normandie Impressionniste" cette année consacrée à l'art du portrait dans ce mouvement pictural des années 1870-1880 qui inventa la peinture occidentale moderne, il serait judicieux de revenir sur les origines de cette révolution ainsi que sur l'histoire du festival qui la célèbre en Normandie depuis 2010.

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Pourquoi donc? Pourquoi questionner cette évidence normande?

Parce ce qu'il semble que du côté de Paris, certains soient toujours mal à l'aise avec cette idée saugrenue qu'une idée nouvelle en matière artistique, qui plus est révolutionnaire, puisse naître non pas à Paris mais en province...

Et pas n'importe quelle province! Car il s'agit de LA province, à savoir la Normandie qui, placée dans une proximité immédiate avec la capitale parisienne est la première région française à se reconnaître comme telle après la refondation institutionnelle de la France après 1789. Non pas à nouveau comme une province institutionnelle (car la France a été départementalisée) mais comme une région culturelle, voire LA région historique patrimoniale, un monument historique, un musée à ciel ouvert pour la contemplation nouvelle du tourisme romantique inventé par de jeunes gentlemen anglais désireux d'observer dans les paysages et le littoral de la Normandie continentale française les origines archéologiques, généalogiques et historiques de leurs familles, une fois une paix durable revenue entre la France et l'Angleterre (après 1815) car la Normandie est à l'Angleterre ce que l'Alsace est à l'Allemagne: la région française qui fait la passerelle avec la grande nation voisine...

Ainsi, au plan artistique et culturel cette relation si particulière entre la Normandie et l'Angleterre qui se renoue intimement au XIXe siècle permet, à la fois, l'invention du tourisme culturel, de l'archéologie médiévale, de la notion de Monument Historique mais aussi l'invention du pittoresque sublime sur le littoral: la Normandie étant pour la mer ce que furent la Suisse ou la Savoie pour la montagne dans l'invention de notre esthétique moderne au paysage.

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Le sublime?

C'est cette invention de dandys romantiques anglais ou normands qui trouvent beau ce qui les fait aussi frémir de peur: la mer et ses houles tempétueuses, un navire aux allures intrépides, le vide au bord d'une haute falaise, le vent dans les cheveux, la solitude des landes désolées, le cri effrayant des oiseaux marins. Mais aussi, la contemplation d'un méandre de la Seine depuis les ruines de Château Gaillard pour méditer sur le sens de l'Histoire ou l'admiration devant le génie batisseur des anciens anglo-normands des grandes églises et autres "antiquités médiévales" de l'ancien duché de Normandie...

Le grand précurseur étant un certain Andrew COLTEE DUCAREL (1713 -1785) archiviste anglais fils d'un protestant normand s'étant refugié à Londres après la révocation de l'Edit de Nantes et qui fut le premier à décrire dès les années 1750 les fameuses "antiquités anglo-normandes" après avoir été ébloui par la découverte de la Tapisserie de Bayeux lors de son voyage de 1752...

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"Je me rendis en Normandie en 1752, dans l'intention d'examiner et de voir par moi-même les édifices bâtis par le duc Guillaume qui pouvaient encore exister à Caen et dans les environs..."

La paix définitivement établie avec l'Angleterre en 1815, la haute société anglaise découvre les beautés normandes lors d'un "tour" estival à commencer par les artistes. Le coloriste anglais John Sell COTTMAN (1782 -1842) fut l'un des tous premiers à venir régulièrement peindre en plein air en Normandie et à faire des relevés archéologiques des "monuments anglo-normands" (ici le Mont Saint Michel, la chapelle Saint Julien près de Rouen ou l'église de Colombiers près de Valognes, relevé de 1818)

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A sa suite, d'autres coloristes anglais vinrent faire le "tour de Normandie" créant ainsi le tourisme culturel moderne... Tels que Samuel PROUT (1783- 1852) qui avant de se ballader dans toute l'Europe a fait ses premières expériences dans "l'atelier de la lumière normande"

View of the inside of a church, with hay or straw stored below the arches of the isle at left, and coaches, carts and figures standing in the nave; a saddle and horse harnesses hanging on the wall in foreground at right. 26 July 1821 Lithograph

Intérieur de l'église Saint Laurent de Rouen (1821)

Ou encore Richard PARKES BONINGTON (1802- 1828)

La Seine à Quillebeuf (1824)

Mouvement des navires au débouquement de la passe de Dieppe (1825)

Les marais salants de la Touques près de Trouville (1826)

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Le front de Seine à Rouen (1825)

Mais surtout, l'immense et génial Joseph Mallord TURNER (1775 - 1852) que l'on considère, de plus en plus, comme LE précurseur de l'impressionisme par sa façon extraordinairement libre de rendre les ambiances atmosphériques: la Normandie fut pour lui aussi, un atelier évident...combinant ses deux thèmes préférés. La mer et l'architecture...

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Extraordinaire impression au soleil levant et couchant au Havre en 1832 façon Turner... Quarante ans avant Monet!

Ce rôle fondateur de la Normandie au XIXe siècle dans la genèse de notre esthétique moderne reste largement méconnu notamment à Paris alors que les magnifiques livres des historiens Alain CORBIN et François GUILLET nous la rapportent:

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Il serait d'ailleurs judicieux qu'à l'occasion d'une prochaine édition du festival "Normandie Impressionniste" cette histoire extraordinaire de la Normandie berceau de notre esthétique moderne soit enfin présentée au grand public normand, français mais aussi britannique! Car notre histoire est aussi la leur!

Tout ce riche contexte esthétique est donc en place en Normandie depuis les années 1820-1830 et lorsque les peintres de la révolution impressionniste des années 1870 décident de quitter leurs ateliers parisiens pour expérimenter l'atelier normand en plein air ce n'est pas seulement à cause du chemin de fer et de la gare Saint Lazare (il se trouve encore quelques doctes crétins à penser cette ineptie en confondant la cause avec ses conséquences pratiques...) mais c'est parce que la Normandie est déjà une destination phare du tourisme esthétique et culturel au même titre que la montagne suisse ou savoyarde ou la Côte d'azur, la proximité d'avec la capitale facilitant la chose (et non l'inverse!):

En Normandie, les artistes tombés du train de Paris ne trouvaient pas une terre vierge mais tout un réseau artistique local qui pratiquait la peinture en plein air, à l'anglaise, avec la ferme Saint Siméon de Honfleur et la haute figure d'Eugène Boudin comme point névralgique mais pas seulement...

RAISON DE PLUS de célébrer la Normandie comme l'authentique terre natale de l'Impressionnisme et de résister à l'actuelle tentative qui rampe sournoisement dans le Schéma stratégique de développement de la vallée de la Seine consistant à transformer "Normandie Impressionniste" en "Impressionnisme vallée de Seine" pour le plus grand profit de la mégalopole grand parisienne sous prétexte de mettre dans un même ensemble le laboratoire esthétique du littoral normand, les ateliers du centre parisien et la retraite forestière de Barbizon: des liens, des réseaux, ont existé entre ces trois lieux notamment portés par la chaleureuse fraternité artististique...

Mais delà à en faire un fourre tout général dans un cadre artificiel et technocratique à seule fin de faire encore plus les poches des masses de touristes, attirés comme des phalènes par les lumières parisiennes, il y a là comme une faute de goût fondamentale!


 

  • Voir ci-après l'analyse proposée par Yves Loir de l'Union pour la Région Normande sur la feuille d'informations "Normandie XXL":

http://www.normandiexxl.com/article.php?id=1436

idées

Yves Loir président d'Union pour la Région Normande


Quel avenir pour « Normandie-Impressionniste ? par Yves Loir

 Impression soleil levant de Claude Monnet tableau marquant la naissance de l'impressionnisme

Idées. La troisième édition du festival « Normandie Impressionniste » (après celles de 2010 et de 2013) a lieu du 16 avril au 26 septembre 2016 sur tout le territoire de la Normandie sur le thème du Portrait .Il n'est pas inutile concernant cette grande manifestation culturelle normande de se livrer à une brève rétrospective évoquant notamment son origine et de s'interroger sur son avenir.

« Impressionnisme » : naissance d’un mot

En Novembre 1872, le peintre Claude Monet qui vit au Havre avec sa famille depuis l'âge de 5 ans, après avoir mis la dernière main à un tableau, va être embarrassé pour lui donner un titre. Comme il le racontera plus tard : « On me demande le titre pour le catalogue ; ça ne pouvait vraiment pas passer pour une vue du Havre, je répondis : ‘Mettez impression’ C'est ainsi que le tableau fut intitulé  « Impression soleil levant ».

Quelque temps après, le 25 avril 1874, le tableau qui est exposé à Paris lors d'une exposition va être cloué au pilori par les critiques parisiens et en particulier par l'un des plus emblématiques d'entre eux, Louis Leroy qui s'exprimera ainsi ironiquement à propos de la toile de Monet : « Impression, j'en étais sûr, puisque je suis impressionné il doit y avoir de l'impression là dedans ... » .Les peintres de la nouvelle école venaient d'être baptisés par dérision « impressionnistes ».

Les réactions  parisiennes hostiles ne vont pas faiblir au cours des années suivantes :

- 24 mars 1875, des bagarres ont lieu à l'Hôtel Drouot à Paris où des tableaux impressionnistes sont mis en vente sous la protection de la Police. Albert Wolff le critique d'art du « Figaro », très influent à l'époque, parle au sujet des nouveaux peintres, de «  singes qui se seraient emparés d'une boîte à couleurs »

- 2 avril 1876 le même Albert Wolff parle au sujet des tenants de la nouvelle peinture d'un «effroyable spectacle de la vanité humaine s'égarant jusqu'à la démence ». Le critique pointe par ailleurs les dangers de l'art nouveau en racontant qu'on a arrêté un jeune homme sortant d'une exposition impressionniste et qui...mordait les passants. En 1877 une pièce de théâtre parisienne relate l'histoire d'un peintre de la nouvelle école dont les tableaux peuvent se regarder aussi bien à l'envers qu'à l'endroit ...

Bref, la nouvelle peinture est mise au ban de la société par les autorités officielles aussi bien avant 1870 sous le Second Empire, qu' après 1870, au début de la troisième République mais aussi par une certaine « intelligentsia » culturelle parisienne toujours sûre de détenir la « vérité » dans le domaine de l'art comme dans les autres. Pourtant, à mesure que l'on s'achemine vers la fin du siècle, l'impressionnisme va finir par s'imposer tant en France que dans le Monde.

Genèse et succès de "Normandie-Impressionniste »

Une question se pose concernant l'histoire et la géographie de l'impressionnisme : dans la seconde moitié du XIXème siècle au moment de l'apparition de ses premières manifestations, le rôle de la Normandie, souvent évoqué à cette occasion, s'est t-il limité à celui de simple espace géographique où des peintres venant pour la plupart de l'extérieur, en particulier de Paris et de l'Ile de France, vinrent planter leur chevalet attirés par les paysages pittoresques de ses bords de mer et de ses campagnes intérieures ou fut-elle le foyer actif majeur de l'élaboration d'une révolution de l'art pictural dont les effets ont imprégné dans le monde entier l'évolution ultérieure de la peinture ?

C'est en répondant par l'affirmative au second volet de la question qui vient d'être posée, que vers 2008 apparut à Rouen l'idée de la création en Normandie d'une manifestation culturelle de grande ampleur destinée non seulement à montrer les diverses manifestations de l'impressionnisme dans notre région mais aussi la part qu'elle prit dans l'apparition de cette révolution artistique. Comme le souligne un ouvrage très récent conçu par le Musée Jacquemart-André à Paris à l'occasion d'une exposition sur ce thème « L'atelier en plein air – Les Impressionnistes en Normandie », « une chronologie courte » de l'histoire de l'impressionnisme jusqu'à ces dernières années a « accordé un rôle déterminant à Paris et à l'Ile de France (…) mais que les recherches menées depuis une trentaine d'années (…) attribuent un rôle déterminant à la Normandie dans l'émergence de l'impressionnisme ».  Ce fait est commenté par Bruno Monnier Président de « Culturespaces », organisateur de l'exposition : « L'approche de cette exposition privilégie pour la première fois une chronologie plus étendue de cette révolution picturale que fut l'impressionnisme à travers l'histoire de rencontres décisives, d'échanges et de partages d'une pratique picturale libre et expérimentale dans les territoires normands ».

En effet, sans nier quelques apports en provenance de l'Ile de France et de Paris, ayant contribué à la naissance de l'impressionnisme une approche historique rigoureuse et objective de celle-ci conduit à la conclusion que cette révolution picturale a tout d'abord mûri en Normandie à partir des années 1820 sous l'influence de multiples facteurs qu'il serait trop long d'évoquer ici et a  trouvé  la plénitude de son expression, en Normandie notamment, à partir des années 1870. On est donc loin de la vision « officielle » fortement teintée de parisianisme selon laquelle la nouvelle école serait née  à Paris en quelques années (entre 1863 et 1874 !). Il convient d'ajouter que cette  approche renouvelée de l'histoire des débuts de l'impressionnisme s'appuyant sur une « chronologie longue » plus conforme à la réalité historique doit beaucoup à un Normand, le Rouennais  Jacques Sylvain Klein.

 

Jacques Sylvain Klein à l’origine de "Normandie Impressionniste"

La naissance de « Normandie Impressionniste » est indissociable de Jacques Sylvain Klein ; c'est pourquoi il est nécessaire de se pencher  très brièvement sur sa personnalité et son  passé. Jacques Sylvain Klein est né à Rouen en 1946. Après des études au Lycée Corneille, il est diplômé de l'I.E.P de Paris en 1966. En 1988, dans le cadre de ses fonctions, il côtoie Laurent Fabius alors Président de l'Assemblée Nationale. Très sensibilisé aux questions touchant les collectivités locales, J.S Klein participe à l'élaboration des lois de décentralisation de 1982. Ayant été élevé dans une famille d'une grande sensibilité artistique, il est porté naturellement  à s'intéresser à la peinture et notamment à son évolution historique. Après des recherches d'une dizaine d'années, il publie en 1996 un ouvrage intitulé « La Normandie berceau de l'impressionnisme ».

L'ouvrage se base sur une vision renouvelée de l'Histoire de l'impressionnisme s'appuyant sur des faits historiques incontestables qui font ressortir la part dominante de la Normandie dans l'émergence de cette révolution de l'art pictural au XIXème siècle, révolution dont les prémices apparaissent dans notre région à partir des années 1820 et qui comptera  parmi ses grands précurseurs reconnus les Normands J.F Millet de Gréville dans le Cotentin et E. Boudin de Honfleur.

En 2008 J.S Klein convainc Laurent Fabius, alors Président de la Communauté d'agglomération de Rouen, d'organiser une grande manifestation culturelle autour de ce thème. En 2010 la première édition de « Normandie Impressionniste » dont J.S Klein est Commissaire général voit le jour et remporte dans toute la Normandie un succès considérable. Elle sera suivie d'une seconde édition en 2013 marquée, elle aussi,  par le même succès. Il n'est pas douteux que l'édition 2016 de « Normandie-Impressionniste » connaîtra, comme ses devancières, un plein succès mais il est nécessaire de s'interroger sur la pérennité de sa dimension normande dans l'avenir à la lumière de certaines décisions politiques  qui ont été prises par les gouvernements de MM. Ayrault et Valls au cours des trois dernières années concernant l'avenir de la Normandie.

 

Le reformatage de "Normandie Impressionniste"

Le 22 avril 2013 le Premier Ministre Ayrault désigne  un « Délégué interministériel à l'aménagement de la Vallée de la Seine ». Désormais l'Etat prend en charge l'avenir de la Normandie -Le Premier Ministre charge explicitement Mr Philizot de rédiger un « Schéma stratégique pour le développement de la Vallée de la Seine » programmant à l'horizon 2030 la « dissolution » de la Normandie (réduite à sa dimension Vallée de la Seine) dans une sorte de méta- région en gestation comprenant l'Ile-de-France et son « prolongement » normand.

Cette future «méta- région » se voit attribuer un  champ de compétences couvrant tous les domaines de l'action publique régionale au point que la Normandie ne dispose plus dans cet ensemble territorial d'aucun secteur sur lequel elle puisse affirmer une autonomie d'action puisque sa stratégie doit désormais s'intégrer dans le cadre global de cet ensemble. Tous les secteurs économiques normands doivent ainsi – selon le « Schéma stratégique » – suivre les orientations définies par celui-ci. La politique des flux et déplacements (infrastructures de transport notamment) les secteurs de l'enseignement supérieur de la recherche etc. relèvent aussi d'une stratégie globale « Vallée de Seine » définie par le Délégué interministériel.

Tout naturellement la filière touristique et culturelle notamment à travers sa dimension économique est partie intégrante de la politique globale définie pour le nouveau territoire. Certaines réussites normandes dans ce domaine n'ont pas manqué de donner des idées à  Mr Philizot. Il indique ainsi à la page 45 du « Schéma stratégique  Vallée de Seine» : «  (…) l'édition 2013 de la manifestation « Normandie Impressionniste » illustre bien la prise en compte des enjeux touristiques dans le cadre d'une programmation culturelle  (…) L'enjeu   « Vallée de Seine » autour de cette thématique commune à tout le territoire est maintenant d'élargir la construction d'événements et produits touristiques  et culturels à l'échelle des trois régions (…) depuis l'amont de Paris jusqu'à la Baie de Seine »

Désormais la manifestation « Normandie – Impressionniste » est « reformatée » de façon à s'intégrer dans une configuration territoriale « Vallée de Seine » où, l'on s'en doute, Paris doit avoir un rôle fortement prédominant. On peut percevoir dès maintenant les prémices de ce « reformatage » qui se manifestent de façon progressive pour ne pas heurter de front les Normands. Ainsi le 28 mai 2015, les responsables normands dont M. Mayer-Rossignol sont « invités» à Paris au Salon des Vedettes pour le lancement de « Destination Impressionnisme » opération conjointe avec l'Ile de France.

La réunification de la Normandie et l'alternance politique régionale de décembre 2015 ont-elles remis en cause le « Schéma » Philizot dans ce domaine comme dans d'autres ? On est en droit de se poser la question lorsqu'on observe la façon dont s'est déroulé le lancement de l'édition 2016 de « Normandie-Impressionniste ».

On aurait pu penser en effet que celui-ci se fasse à partir d'une ville normande, Rouen par exemple dont les liens avec l'impressionnisme sont anciens et très forts ou Le Havre où Claude Monet fut à l'origine du nom de baptême de la nouvelle peinture. Il n'en n'a pas été ainsi puisque les responsables politiques et culturels normands ont été « invités » (convoqués?) à participer à ce lancement le 4 février dernier au Studio Harcourt au cœur de Paris près des Champs Elysées.

La presse régionale a fait état récemment de l'intention d'Hervé Morin d'envisager pour 2019 une autre édition de «  Normandie-Impressionniste ». Une exigence normande doit s'exprimer fortement concernant cette perspective : conformément à la réalité des faits historiques concernant la naissance de l'impressionnisme et au fait que c'est la Normandie, et elle seule, qui est à l'origine de cette manifestation, notre région doit exiger que  la dimension normande qui est la marque originelle de celle-ci soit maintenue et rejeter le « reformatage » territorial programmé ces dernières années concernant cette manifestation par les services de M. Philizot  sous la supervision de MM Ayrault et Valls. 

Caen 10 Avril 2016 Union pour la Région Normande Yves Loir