Le grand pari normand est d'abord, un grand pari ferroviaire: inventer un modèle hors du modèle dominant du TGV à partir d'un réseau vieillissant, un service dégradé, une gestion déficitaire et une saturation chronique des accès ferroviaires à la région parisienne... ça fait beaucoup pour la région normande!

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Hervé MORIN a donc décidé d'agir...  Mais, nous avons vu ici grâce à la note de synthèse proposée par Yves Loir de l'Union pour la Région Normande, que l'opération était risquée et que c'est surtout l'Etat qui en profite pour se défausser, une fois de plus, de ses responsabilités financières. Mais il reste qu'il faut agir dès maintenant sans attendre l'arrivée d'une LNPN dont la programmation a été volontairement retardée par l'actuelle majorité gouvernementale.

Pouvait-il finalement faire autrement? Franchement non... Car les usagers des trains normands sont au bord de la crise de nerf: la position d'Hervé Morin est donc difficile car le dossier lui-même est difficile. Mais, dans cette affaire, celui qui serait plutôt dans la posture de la plus grande difficulté, c'est Nicolas Mayer-Rossignol dont la posture très critique n'est pas loin de l'imposture lorsque ce dernier insinue que la reprise en mains par la région de la gouvernance des Intercités allait durablement compromettre le projet de LNPN.

Lire ci-après la lettre envoyée par Hervé Morin à Nicolas Mayer-Rossignol où il est clairement rappelé la vérité quant au retard actuel pris par le projet de LNPN:

courrier_d_Herv__Morin_au_sujet_de_la_LNPN


 

Commentaire de Florestan:

C'est plutôt bien envoyé comme courrier...