Le dossier de la Ligne Nouvelle Paris Normandie n'est pas mort. Il bouge encore un peu avec un travail d'études qui trainent un peu en longueur, il faut bien le dire! Puisque l'Etat procrastine dès qu'il s'agit d'engagements financiers sérieux...

Néanmoins, il y a des réunions techniques du Comité de pilotage préparées par SNCF Réseaux qui ont lieu afin de préparer au mieux le futur chantier. Après une réunion récente à Rouen (voir ici le billet de l'Etoile de Normandie), il y en avait une à Paris le 4 mai 2016 à laquelle Hervé Morin a participé en tant que président de la Normandie:

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Communiqué de presse

 

Le 4 mai 2016

 LNPN : Hervé MORIN engage la Région pour accélérer la réalisation des tronçons Rouen-Evreux et Rouen-Bernay

 A l’occasion du Comité de pilotage de la Ligne Nouvelle Paris Normandie qui s’est tenu ce jour à Paris, Hervé MORIN, Président de la Région Normandie, a annoncé que la Région était prête à financer l’intégralité des études visant à aménager les tronçons Rouen-Evreux et Rouen Bernay.

 La réalisation de ces 2 lignes est importante pour l’amélioration des échanges entre Caen et Rouen et la construction d’une dynamique forte entre les 2 métropoles. Ces lignes doivent permettre de créer une liaison ferroviaire entre Rouen et Evreux et ainsi amener le temps du trajet entre Rouen et Caen à 50 minutes mais aussi de raccourcir les temps de trajets entre la capitale et l’ouest de la Normandie.

La prise en charge du coût de ces études, estimé à près de 20 millions €, va permettre de sécuriser et d’accélérer l’édification de ces tronçons qui n’ont pas été jusqu’ici retenus parmi les tronçons prioritaires de la LNPN dont l’achèvement est prévu pour 2030 au plus tôt.

 La réalisation de ces études est en effet essentielle pour que ces travaux puissent être pris en compte dans le prochain contrat de plan Etat Région 2021-2027.

Cette proposition a reçu le soutien de Joël Bruneau, Maire de Caen et Président de Caen la Mer et de Frédéric Sanchez, Président de la Métropole Rouennaise.


 

  •  Bon à savoir aussi:

Le  31 mai 2016 à Rouen aura lieu l'assemblée générale de l'association de promotion de la LNPN désormais présidée par Francis Saint-Ellier qui a invité pour l'occasion Pascal Mabire, chef de projet LNPN à SCNF Réseaux.

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  • Lire cet article édifiant publié sur le site Normandie actu:

http://www.normandie-actu.fr/sncf-en-normandie-pour-herve-morin-plus-de-temps-pour-faire-paris-le-havre-qu-en-1950_200970/

SNCF en Normandie. Pour Hervé Morin, « plus de temps pour faire Paris-Le Havre qu'en 1950 »

Hervé Morin, président de la Région Normandie, continue de déplorer l'état des lignes SNCF en Normandie. Pour lui, « on met plus de temps à faire Paris-Le Havre qu'en 1950 ».

Hervé Morin est remonté comme un coucou contre la SNCF. Dans un entretien accordé au magazine Le Point, le président de la Région Normandie s’insurge à nouveau de la vétusté des lignes de trains normandes.

"Les habitants sont victimes de retards constants, le matin pour se rendre au travail, le soir pour récupérer leurs enfants. Les retards et même les annulations se multiplient pour des causes improbables : des maintenances qui ne sont pas effectuées, des trains qui ne sont pas mis à l’heure sur les quais… On met plus de temps aujourd’hui pour faire Paris-Caen (Calvados) qu’en 1970 et Paris-Le Havre (Seine-Maritime) qu’en 1950, et cela n’est plus acceptable ! ", s’emporte-t-il.

La Région reprend la main sur les Intercités

En déplacement au Mont-Saint-Michel (Manche), lundi 25 avril 2016, le Premier ministre Manuel Valls a cédé la gouvernance des trains Intercitésà la Région Normandie avec des trains neufs à la clé. Le Parti Socialiste avait de son côté critiqué ce « marché de dupes ».


 

  • Lire, ci-après, l''intégralité de l'entretien accordé par Hervé Morin au Point:

http://www.lepoint.fr/societe/herve-morin-on-met-plus-de-temps-pour-faire-paris-le-havre-qu-en-1950-04-05-2016-2037079_23.php#xtor=CS3-190

Le Point : Vous vous indignez de l'état des trains en Normandie. Pourquoi ?

Hervé Morin : Parce que ces lignes, Paris-Rouen-Le Havre et Paris-Caen-Cherbourg, sont dans un état indigne. Il s'agit de trains utilisés quotidiennement par les Normands, qui savent que, forcément, dans la semaine, il va y avoir un ou plusieurs dysfonctionnements. Les habitants sont victimes de retards constants, le matin pour se rendre au travail, le soir pour récupérer leurs enfants. Les retards et même les annulations se multiplient pour des causes improbables : des maintenances qui ne sont pas effectuées, des trains qui ne sont pas mis à l'heure sur les quais… On met plus de temps aujourd'hui pour faire Paris-Caen qu'en 1970 et Paris-Le Havre qu'en 1950, et cela n'est plus acceptable !

Pourquoi ?

La SNCF a une dette envers les Normands. La Normandie a été sacrifiée au profit de l'Ile-de-France pendant des années. Le réseau est complètement saturé avec des trains circulant depuis plus de quarante ans… Rendez-vous compte que certains chefs d'entreprise préfèrent envoyer des taxis à Paris pour récupérer des clients plutôt que de leur laisser emprunter un système ferroviaire d'un autre temps. Dans moins de 5 ans, nous serons la seule région – avec la Corse – à ne pas bénéficier d'une ligne à grande vitesse. Mon prédécesseur, Alain Le Vern, qui est devenu, ensuite, ce qui est savoureux, le monsieur Trains régionaux de la SNCF, promettait dès sa campagne de 1998 une telle ligne à grande vitesse Paris-Normandie. Celle-ci est maintenant projetée, pour sa première tranche, au mieux pour 2030…

Que préconisez-vous ?

J'ai souhaité agir vite, sans attendre la ligne nouvelle Paris-Normandie, au vu de la gravité de la situation et pour anticiper les premiers arbitrages de l'État sur les TER prévus l'été prochain. L'accord que j'ai signé la semaine dernière avec le Premier ministre prévoit l'achat de trains neufs par l'État pour les deux lignes – Paris-Rouen-Le Havre et Paris-Caen-Cherbourg – pour un montant de 720 millions d'euros. Mais également la confirmation de l'engagement de l'État et de la SNCF à moderniser les infrastructures d'ici à 2020, soit 800 millions d'euros de travaux. En contrepartie, la région Normandie prendra la gestion des trains Intercités au 1er janvier 2020. Ainsi, les Normands prendront la main sur leurs trains, avec du matériel neuf dès 2020. C'est une solution innovante, audacieuse et qui va permettre à la Normandie de sortir de cette impasse et de proposer enfin une offre ferroviaire de qualité.


 

  • Lire, ci-après, le compte rendu proposé par Normandie XXL:

http://www.normandiexxl.com/article.php?id=1477

  • Voir enfin, le reportage proposé par FR3 Normandie:

http://france3-regions.francetvinfo.fr/haute-normandie/eure/ligne-ferroviaire-rouen-evreux-et-rouen-bernay-herve-morin-s-engage-financer-les-etudes-pour-ces-troncons-990831.html