Petit à petit, grâce à la forte volonté politique d'Hervé Morin qui se doit d'avoir une vision normande de la Normandie, se met en place, contre tous les scepticismes et les égoïsmes locaux, une organisation originale des pouvoirs institutionnels distribués sur les trois principales agglomérations normandes.

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Après le coup d'envoi donné par l'Etat lui-même, durant l'été 2015 avec une déconcentration équilibrée de sa présence en région (Rouen préfecture mais tout n'est pas à Rouen) et après un débat indispensable mais, hélas, trop souvent dominé par un inutile clochemerle touillé par les derniers partisans crépusculaires de la division normande (notamment dans certains médias régionaux), arrive pour le 25 mai 2016, le moment important où la nouvelle région va devoir définir son siège principal et la répartition géographique de ses divers services administratifs sur ses deux sites officiels: l'abbaye aux Dames de Caen et la caserne Jeanne d'Arc de Rouen.

La Normandie est donc en train de devenir pour son bonheur un cas unique en France pour deux excellentes raisons:

1) Etre la seule région province patrimoniale de France dans le respect des évidences géo-historiques et disposant d'un prestige et d'une notoriété mondiale

2) Etre la seule région de France où il va être enfin possible d'expérimenter autre chose que la sempiternelle centralisation métropolitaine qui fait la force et, de plus en plus, la faiblesse du  modèle dominant  jacobin français.

Hervé Morin, a su donc jouer son rôle de pacificateur, de modérateur pour proposer un compromis acceptable pour tout le monde et qui devrait générer, au final, plus d'avantages que d'inconvénients quand les acteurs régionaux finiront par s'apercevoir que le fonctionnement d'une "coopérative" urbaine régionale mise en réseau appelle à mettre en oeuvre des méthodes plus efficaces, plus innovantes ou qualitatives pour l'avenir qu'un centralisme dominateur sans aucune imagination.

La Normandie a plus à voir avec certains modèles européens de régions urbaines fonctionnant en réseau tels que la Randstad hollandaise ou le Mitteland suisse qu'avec les banlieues en souffrance d'une région parisienne atteinte de macrocéphalie avec la prise d'otage quotidienne jusqu'à 4 heures par jour des populations dans la congestion des transports:

La Normandie a donc le devoir de mettre sous le nez de la région parisienne, à moins de trois heures à l'ouest de Paris, l'alternative absolue au centralisme français qui se meurt lui-même de n'être qu'une... capitale qui n'a plus, aujourd'hui, les moyens de son autorité.

Car au delà de la question importante de la géographie urbaine et institutionnelle, il y a aussi la question de refonder notre rapport à l'autorité institutionnelle et politique: les coopératives urbaines régionales supposent un approfondissement de la démocratie alors que le centralisme métropolitain, venant du modèle ancien, archaïque de l'empire, suppose au contraire, que l'on pourrait s'en passer!

La belle idée, considérée autrefois comme utopie ou farfelue par certaines mauvaises volontés anti-normandes, de construire un réseau urbain régional avec Caen, Rouen et Le Havre tenant lieu de capitale, idée portée dès 2010 par le collectif des géographes universitaires normands est en train de s'imposer comme la seule solution possible: l'évidence normande s'impose enfin!


 

http://www.paris-normandie.fr/detail_article/articles/5714661/actualites+politique/la-region-normandie-joue-la-carte-de-l-equilibre#.VzMXZnpqYaQ

La Région Normandie joue la carte de l’équilibre

Publié le 10/05/2016 á 22H51

Collectivités. La Région Normandie a décidé de jouer la carte de l’équilibre. Les cinq à sept assemblées plénières annuelles du conseil régional se tiendront à Caen et, pour deux d’entre elles, à Rouen et une autre au Havre. Les élus socialistes de Rouen saluent cette recherche d’équilibre.

La Région Normandie joue la carte de l’équilibre
 

 

L'hémicycle de Rouen accueillera deux séances plénières par an, dont la prochaine qui aura lieu le 26 mai 2016

Deux à Rouen, une au Havre, le reste à Caen. Le 26 mai prochain, le conseil régional de Normandie adoptera sa résolution unique. Un texte rendu obligatoire par la loi sur la réforme territoriale et qui fixe, entre autres, le siège politique de la Région. Sans surprise et conformément à ce qu’avait annoncé Hervé Morin durant la campagne, l’hôtel de région sera installé à l’Abbaye-aux-Dames, à Caen. Mais les assemblées plénières ne pourront avoir lieu dans cet ancien monastère du XIe siècle pour cause de manque de place. Les 102 conseillers régionaux, lorsqu’ils siégeront à Caen, s’installeront donc dans l’hémicycle neuf de l’agglomération Caen la mer, à proximité de la gare SNCF.

En général, la Région tient entre cinq et sept assemblées plénières par an. «Pour faire prévaloir un impératif d’équilibre territorial, deux des assemblées plénières annuelles seront organisées à Rouen, et une autre auHavre», indique la Région Normandie. À Rouen, l’actuel hémicycle de la Région permet d’accueillir les conseillers régionaux - les trois premières séances plénières du nouveau mandat et celle du 26 mai s’y dérouleront. Au Havre en revanche, il va falloir trouver un lieu pour tenir les réunions plénières. Elles pourraient se dérouler dans le futur Centre de congrès, en cours de construction dans les Docks Café. Il sera mis en service d’ici la fin de cette année.

«nous avons été Écoutés et entendus»

Frédéric Sanchez, le président de la Métropole Rouen Normandie, et Yvon Robert, le maire de Rouen, avaient tapé du poing sur la table, fin avril, afin d’exiger que le chef-lieu administratif de la Région ne soit pas oublié dans l’organisation. Les deux élus socialistes estiment avoir été «écoutés et entendus». «Nous saluons cette recherche d’un équilibre normand, car cet équilibre est nécessaire à la construction de l’avenir», indiquent-ils. Néanmoins, «nous demeurons vigilants sur les modalités d’organisation des services de la Région et de l’Agence de développement pour la Normandie (ADN). Outre le maintien des emplois publics à Rouen, cette organisation devra permettre à la Métropole Rouen Normandie, premier pôle démographique et économique de la région, de jouer pleinement son rôle de locomotive au bénéfice du développement de l’ensemble du territoire régional», ajoutent Frédéric Sanchez et Yvon Robert.

Dans son projet de résolution unique, la Région va également proposer d’organiser les réunions du Conseil économique, social et environnemental régional (Ceser), « en préalable aux sessions du conseil régional, dans la même ville que celle qui aura été retenue pour l’assemblée régionale ». En l’occurrence, Caen, Rouen et Le Havre. Certains élus de la nouvelle majorité régionale auraient aimé que le Ceser s’installe à demeure au Havre. La Région a recherché le chemin du consensus.

ST. S.

s.siret@presse-normande.com


 

  • Pour prendre connaissance du nouveau comuniqué de presse de MM. Sanchez et Robert:

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  • Voir aussi l'article de Ouest France paru ce 11 mai 2016... Pour une fois mesuré! (il n'est pas signé...) Le clochemerle prendrait-il fin?

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  • Mais il faut rester vigilant: certains combats d'arrière garde existent encore... (Le Bonhomme Liberté, 05/05/16):

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