Sur la photo, premier crâne à droite du chef de l'Etat, observons le beau crâne bien rond et lisse de Guillaume Bachelay, député PS de Grand-Quevilly, grand concepteur de la Guimauve conquérante Flamby pour alimenter la verve fabiusienne contre François Hollande. C'était une autre époque mais nous avons la mémoire longue pour ne pas être pris pour des imbéciles!

Autre symbole fâcheux: la visite d'une usine qui va mieux. Il faut savoir qu'elle fabrique des anti-douleurs! Bien vu! Il faudra beaucoup de doses disponibles au printemps 2017 à force de bouffer des couleuvres grosses comme des boas ou de s'en prendre plein les fesses...

Autre symbole pour finir de démontrer que tout ne va pas forcément si bien: l'absence d'Hervé Morin président de la région Normandie à cette visite du président de la République qui a historiquement arbitré en faveur de l'unité normande contre Laurent Fabius alors que la région est LA collectivité territoriale en charge du développement économique. Cherchez l'erreur...


 

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François Hollande en visite en Normandie pour tenter de convaincre que « ça va mieux »

Publié le 17/05/2016 á 23H30
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Terrain. Président en visite ou candidat en campagne, François Hollande a visité hier le laboratoire pharmaceutique Ethypharm au Grand-Quevilly. L’occasion de vanter les apports de la Banque publique d’investissement et du Crédit d’impôt compétitivité emploi, mais aussi d’appeler à innover, à favoriser la formation des salariés, à « être les meilleurs en termes de qualification ». Évoquant brièvement le projet de loi El Khomri, vilipendée à l’extérieur par des manifestants, le chef de l’État s’est montré ferme en insistant sur son « équilibre » et sur sa « souplesse ».

François Hollande en visite en Normandie pour tenter de convaincre que « ça va mieux »

Évidemment, il est toujours plus facile d’affirmer que ça va mieux là où ça va bien, et même très bien. Au Grand-Quevilly, sur l’un des deux sites de production de la société pharmaceutique Ethypharm, qui a doublé son chiffre d’affaires en quelques années et ambitionne de le doubler encore d’ici 2020, selon son président Hugues Lecat, François Hollande a vanté hier le succès de l’une de ses initiatives, la Banque publique d’investissement (BPI), qui a accompagné le développement de l’entreprise et s’impose comme « un outil au service de l’innovation, de la production et de l’exportation».

« Vous êtes une entreprise modèle. Une réussite!», a lancé le chef de l’État aux 320 employés du site réunis dans l’un des grands halls de ce laboratoire, qui fabrique des médicaments spécialisés dans le traitement de la douleur, comme le Skenan et le Tramadol, et dans celui des addictions aux opiacés ou à l’alcool. Il travaille sur le Baclofène. « Et vous faites un métier utile au monde, celui d’alléger la douleur de nos concitoyens, de soigner, de guérir», a-t-il insisté, avant de s’offrir un bain de foule émaillé d’une multitude de pauses-selfies.

L’ombre de Petroplus

En cette fin de matinée entamée sur un mode combatif au micro de nos confrères d’Europe 1, c’est donc un président tout sourire qui a repris l’hélicoptère en direction de Paris, sans même avoir perçu l’écho des manifestants qui, tenus à bonne distance par un impressionnant dispositif de sécurité, dénonçaient un projet de loi Travail où il ne voit pour sa part que « souplesse», « équilibre» et « sécurité pour les salariés». Et si une ombre est passée lorsqu’il a évoqué le site de Petroplus, qui avait reçu la visite du candidat Hollande début 2012, il s’est immédiatement efforcé de la dissiper en affirmant que « les 400 emplois détruits seront récupérés» grâce à trois entreprises - Bolloré, Eiffage et Valgo - et que « ceux qui n’ont pas encore retrouvé de travail ne seront pas oubliés». « Il n’y a rien de fatal», a martelé le chef de l’État, qui veut « sur l’industrie d’hier construire celle de demain» et imposer la France comme « un pays d’attractivité pour les entreprises», en « faisant le pari de l’innovation».

C’était bien là, sur les thèmes de l’innovation dans les entreprises, mais aussi de la formation et de la qualification des salariés, que François Hollande avait choisi d’orienter cette visite en terre normande, dans cette agglomération rouennaise à laquelle il ne manquait pas de réaffirmer sa filiation. « Une des régions où il est possible de conjuguer industrie, activité portuaire, culture et tourisme», déclarait-il en préambule.

Une région aussi dont, entouré de Clotilde Valter, secrétaire d’État de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage, d’Estelle Grelier, secrétaire d’État chargée des Collectivités territoriales, de son ancienne ministre des Sports Valérie Fourneyron et de Guillaume Bachelay, député et secrétaire national du PS en charge de l’élaboration des « Cahiers de la présidentielle », il compte probablement faire un point d’appui pour le scrutin de 2017. Et cela, bien que l’exécutif régional, représenté hier par Pascal Houbron, et celui du Département de la Seine-Maritime, représenté par Jean-François Bures, aient basculé à droite...

«C’est là que se joue l’avenir»

Car auprès du président qui s’est fait expliquer les processus de fabrication des gélules par les employés d’Ethypharm, qui s’est intéressé aux recherches du laboratoire de développement, qui a empilé les notes lors d’une réunion bilan de la BPI, il y avait hier, déjà, un candidat presque en campagne et qui montrait qu’il n’en avait oublié ni les codes ni les usages.

Souriant et avenant, attentif avec tous, se prêtant volontiers aux selfies et proposant même une photo de groupe avec l’équipe du laboratoire de développement, François Hollande ne s’est montré avare ni de compliments ni de notes d’humour, sans se départir pour autant d’une stature présidentielle réaffirmée lorsqu’il a fermement défendu le projet de loi El Khomri, ou chanté les louanges de la BPI et du CICE (Crédit d’impôt compétitivité emploi).

« C’est donc là que se joue l’avenir», avait-il lancé en pénétrant dans le laboratoire de développement. Il y avait peut-être là déjà, pour un candidat en campagne, quelque chose de prémonitoire...

Franck Boitelle

f.boitelle@presse-normande.com

Les vidéos sont à voir sur paris-normandie.tv

« Ça va mieux pour la France »

Pugnace contre la droite, avec des accents de président-candidat, François Hollande l’a de nouveau clamé haut et fort sur Europe 1, «ça va mieux pour la France» même si près de neuf Français sur dix n’y croient pas.

Pour le chef de l’État, il n’y a «d’alternative» crédible à gauche. «Si je ne suis pas... si la gauche n’est pas reconduite, ce sera la droite qui l’emportera ou l’extrême droite», a-t-il enchaîné dans un lapsus révélateur de son intention de se représenter.

«Lisez ce qui est proposé!»

François Hollande s’en est pris aux candidats de la primaire à droite et aux Républicains qui «disent à peu près tous la même chose: 100milliards d’économies pour le prochain quinquennat». Ils proposent de «supprimer 350000 fonctionnaires, alors qu’ils nous disent qu’il ne faut pas toucher à la police, à la justice, à l’armée, et certains à l’éducation», s’est-il insurgé, visant les programmes d’Alain Juppé et de Nicolas Sarkozy.

«Le risque, c’est qu’ils le fassent, qu’ils détruisent ce que nous avons fait, qu’ils suppriment l’impôt sur la fortune, l’impôt sur les plus favorisés, qu’ils taxent les revenus du capital moins que le revenu», a-t-il averti. «Lisez ce qui est proposé!», a-t-il enjoint aux Français comme s’il était impatient d’en découdre. Pour autant, François Hollande a réaffirmé qu’il se déterminerait «en décembre».

Alors qu’a débuté hier une nouvelle semaine de grèves et de manifestations, notamment contre le projet de loi travail, il a assuré, sur ce texte : «Je ne céderai pas». «Je préfère qu’on garde de moi l’image d’un président de la République qui a fait des réformes, même impopulaires, plutôt que d’un président qui n’aurait rien fait», a-t-il affirmé», souligne encore François Hollande.

«Social-démocratie à la française»

Le président entend conduire «les Français vers une forme de social-démocratie à la française où l’État aura toute sa place et où les partenaires sociaux pourront jouer tout leur rôle».

Des baisses d’impôts pour les ménages ? «Oui, à la condition que nous ayons des marges de manœuvre. Nous verrons à l’été», a-t-il promis une nouvelle fois, se défendant de «multiplier les cadeaux» aux agriculteurs, aux fonctionnaires ou aux forces de sécurité.

Interrogé sur le chômage dont il a fait du recul la condition d’une nouvelle candidature, François Hollande a reconnu qu’il «serait téméraire et prétentieux» d’être en mesure de le réduire «massivement». «La bataille n’est pas gagnée», «je me bats tous les jours», a-t-il insisté.

« un joli coup de projecteur »

Estelle Grelier, secrétaire d’État aux Collectivités locales: « Nous avons pu constater ici tout ce que la BPI peut apporter aux entreprises de taille intermédiaire pour leur permettre de se développer. François Hollande a également rappelé l’importance des lois pour faire bouger les choses, et insisté sur les nouvelles protections des salariés dans la loi Travail et l’attachement qu’il y porte ».

Frédéric Sanchez, président de la métropole Rouen-Normandie: « Cette visite est un joli coup de projecteur sur une institution soutenue par l’État, la BPI, qui remplit son rôle d’accompagner les entreprises dans leur développement : l’entreprise France fonctionne. Ainsi que sur une très belle entreprise de la métropole, qui a augmenté ses effectifs et doublé son chiffre d’affaires en quelques années et a de très belles perspectives de croissance ».

Guillaume Bachelay, député et secrétaire national du PS: « Trois ans après sa création, on se rend compte combien la BPI est un outil indispensable au développement de nos entreprises pour la croissance, pour l’emploi, pour la montée en gamme de l’économie et sa compétitivité. Cette visite rappelle aussi combien l’innovation est un enjeu clef pour notre appareil productif. C’est un grand défi pour la France, et pour la Normandie ».

« exigence morale »

François Hollande a menacé hier les organisations patronales, au nom de « l’exigence morale », d’une modification de la loi si « rien ne se fait » au sujet de la rémunération des dirigeants d’entreprises, après les polémiques sur les salaires de Carlos Ghosn (Renault) et de Carlos Tavares (PSA). «C’est maintenant aux autorités du patronat, des employeurs d’avoir cette exigence morale. À la loi d’intervenir pour des règles plus simples, plus claires, si rien ne se fait du côté patronal », a déclaré le président de la République.

dans les coulisses

François Hollande a quitté les locaux d’Europe 1 après 8h30. Pour être au Grand-Quevilly à 10h (126 kilomètres), il n’y a pas une minute à perdre. C’est donc par les airs que le président de la République a effectué l’aller-retour. Son hélicoptère s’est posé à l’école de police de Oissel, là où, avant que le lieu ne devienne un centre de formation des gardiens de la paix, François Hollande a effectué ses classes du temps du service militaire. «J’étais heureux de revenir à cet endroit où j’étais il y a quarante ans», confie François Hollande à son arrivée chez Ethypharm.

Pour cette visite, deux secrétaires d’État accompagnaient le chef de l’État, Clotilde Valter, en charge de la Formation professionnelle, et Estelle Grelier, en charge des Collectivités territoriales. Point commun: toutes deux sont élues en Normandie, Clotilde Valter dans le Calvados, Estelle Grelier en Seine-Maritime. Sitôt la visite présidentielle terminée, cette dernière a effectué un aller-retour à Nice où elle devait participer au congrès annuel des administrateurs territoriaux.

Hormis Pascal Houbron, le maire de Bihorel et conseiller régional, et Jean-François Bures, conseiller municipal à Rouen et vice-président du conseil départemental de la Seine-Maritime, la droite normande n’était pas représentée hier au Grand-Quevilly. «Pourtant, le président de Région a été invité», souligne l’entourage de François Hollande. «Il était retenu à Paris par des rendez-vous fixés de longue date et importants», rétorque celui d’Hervé Morin.

À l’inverse, le PS était largement représenté au cœur de ce territoire situé en pleine Fabiusie. Pas moins de quatre députés (Guillaume Bachelay, Valérie Fourneyron, Marie Le Vern, Christophe Bouillon), le maire Marc Massion, le premier secrétaire fédéral du PS et élu du Grand-Quevilly, Nicolas Rouly, l’ancien président de Région, Nicolas Mayer-Rossignol, le président de la Métropole Rouen Normandie, Frédéric Sanchez, le maire de Rouen, Yvon Robert ou encore son homologue d’Elbeuf, Djoudé Mérabet.

Initialement, la visite chez Ethypharm était programmée pour le jeudi 12mai. «Ce n’est que vendredi que nous avons eu la confirmation de la visite de ce mardi», souligne la direction de l’entreprise, habituée aux visites politiques. Guillaume Bachelay, député de la circonscription où est installée l’entreprise, rappelait volontiers hier que c‘est dans cette société qu’il avait accompagné pour sa première sortie de président de Région Nicolas Mayer-Rossignol, en octobre 2013.


 

  • Voir aussi le compte-rendu proposé par Normandie XXL:

http://www.normandiexxl.com/article.php?id=1494