Nouvelle date historique dans l'histoire contemporaine de notre région normande déjà millénaire.

Ce jeudi 26 mai 2016 dans son hémicycle de Rouen, l'assemblée plénière du Conseil Régional de la Normandie réunifiée depuis le 1er janver 2016 votait à l'UNANIMITE le texte de la "résolution unique" présenté ici-même sur ce site: Du Front National au Front de Gauche en passant par toutes les couleurs du spectre politique, les élus présents (et ayant des pouvoirs pour les absents... notamment un certain Laurent Beauvais) ont voté cette résolution sans aucune oppostion ni abstention.

Au titre du collectif Bienvenue en Normandie et pour l'Etoile de Normandie, nous étions présents dans la tribune réservée au public pour assister à cet événement historique... Il était, environ, 11h30 du matin.

Mais trois heures plus tôt dans la matinée, pour le symbole et cela ne s'invente pas... la statue de l'archange Michel redoré de neuf s'envolait en hélicoptère pour reprendre sa place au sommet de la flèche couronnant la "Merveille de l'Occident"!

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Après plusieurs semaines de restauration, l’archange du Mont-Saint-Michel retrouve sa place originelle.

Ce jeudi 26 mai 2016, peu après 8h45 l'archange Saint Michel retrouvait sa flèche...

http://www.ouest-france.fr/culture/patrimoine/mont-saint-michel/direct-mont-saint-michel-larchange-retrouve-son-mont-ce-matin-4253349


 

  • La région s'appelle désormais officiellement "Normandie" (Jean-Baptiste Gastinne, élu de la majorité régionale alla jusqu'à dire qu'il était heureux de n'avoir pas à choisir un autre nom comme ailleurs dans les grands machins néo-régionaux fusionnés)
  • Le chef-lieu officiel de la Normandie où est établie la préfecture régionale c'est la métropole de Rouen
  • Le siège officiel de l'hôtel de la région Normandie c'est Caen sur le site de l'abbaye aux Dames dont on fête cette année les 950 ans de la fondation.
  • La région Normandie aura deux sites: l'abbaye aux dames à Caen, la caserne Jeanne d'Arc à Rouen avec 200 fonctionnaires territoriaux région à Caen et 200 fonctionnaires territoriaux région à Rouen.
  • L'organigramme interne à la région est en cours d'examen avec l'idée d'un équilibre des services et des directions entre les sites de Caen et de Rouen.

Même s'il y a des progrès à faire dans la concertation, la co-construction du projet avec les personnels, l'idée est d'aller vite et de continuer à faire fonctionner les services tout en forgeant le futur outil régional normand: l'objectif est que cette nouvelle épée normande soit forgée et opérationnelle pour octobre 2016. L'équipe Morin négocie en ce moment avec l'Etat  les moyens financiers nécessaires supplémentaires pour accompagner les conséquences humaines de la réorganisation des services.

Il n'y aura pas de mobilité forcée et les allégations de Nicolas Mayer Rossignol pendant la séance plénière sont inutilement mensongères: il n'y aura pas un flux de 200 fonctionnaires territoriaux de la région quittant Rouen pour Caen. Tout au plus l'enquête interne réalisée auprès des personnels éventuellement concernés par une mobilité (les chefs de service) montrent que 20% des personnels rouennais se disent prêts à s'installer à Caen contre seulement... 8% des personnels caennais à vouloir faire le choix inverse: les Fabiusiens rouennais pourront méditer à loisir sur ces chiffres!

En tout cas, il est nullement question de dépouiller Rouen au profit de Caen ou l'inverse!

Si le site de l'abbaye caennaise va se voir attribuer les affaires générales, la culture, l'environnement, l'agriculture, le développement économique ou l'innovation et la recherche, le site de la caserne rouennaise va se voir attribuer les transports, l'aménagement du territoire, les ports, la politique jeunesse, les lycées... De plus, il y aura des services "bi-sites" partagés entre Caen et Rouen.

  • L'agence de l'attractivité de Normandie sera basée au Havre dans les locaux de la CCI.
  • Il y aura par an, au minimum deux assemblées plénières à Caen et deux assemblées plénières à Rouen ainsi qu'une assemblée plénière au Havre. A Caen, l'hôtel d'agglomération prêtera gratuitement son hémicycle à la Région et au Havre, l'auditorium du futur palais des Congrès sera utilisé. Les assemblées plénières du CESER suivront la même organisation géographique.
  • L'Agence de Développement de Normandie aura son siège à Caen avec une antenne à Rouen où sera, notamment, installé l'incubateur régional pour toute la Normandie.

Il a été précisé par Hervé Morin que l'Agence de Développement devait garder son unité de commandement pour être réellement efficace sachant qu'elle est, d'ores et déjà, un succès. Cette innovation qui attire les fonds d'investissements français et étrangers fait déjà briller la destination normande et va obliger les banques privées ou institutionnelles (BPI) à être enfin moins frileuses pour investir dans l'économie régionale: il manquerait plus que l'ADN de Monsieur Morin intéressât à l'étranger jusqu'au puissant fonds souverain norvégien!

La reconstruction de la souveraineté économique de la Normandie a donc commencé: l'Agence de Développement en est déjà le fer de lance.

Reste à mettre dans les priorités d'un futur pacte de développement entre la Région et la métropole de Rouen, le renforcement de la place bancaire rouennaise pour que la Caisse d'Epargne de Normandie ou le Crédit Agricole de Normandie Seine se sentent un peu moins seuls... ça vaudrait toujours mieux que d'ultimes jérémiades fabiusiennes sur fond de clochemerle!


 

Le texte de l'allocution d'Hervé Morin (sachant que seul le prononcé fait foi):

 

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Assemblée plénière du Conseil régional de Normandie du 26 mai 2016

 Projet d’allocution de M. Hervé MORIN, Président de la Région Normandie

 

Mes chers collègues,

 

La Normandie est UNE depuis bientôt cinq mois et c’est déjà la quatrième fois que nous nous réunissons, à Rouen.

Les 4 et 28 janvier était élu le premier exécutif normand ; le 24 mars étaient mises aux voix trois grandes avancées pour notre région : la création de l’agence de développement économique de Normandie, déterminante pour le soutien à nos entreprises, la nouvelle politique ferroviaire, qui laisse enfin présager  d’une desserte performante de la Normandie par le train, et  l’abondement des fonds d’aides MAEC aux agriculteurs qui n’avaient, jusqu’ici, que peu bénéficié d’une écoute régionale. Nous avons adopté un régime de bourse pour la mobilité internationale des étudiants en affectant 4 M€ à cette action alors que le cumul de la Basse-Normandie et Haute-Normandie ne représentait que 1,4 million.

Nous débattrons aujourd’hui de l’organisation institutionnelle du Conseil régional, à travers la résolution dite unique, et discuterons du budget 2016 de la collectivité, le premier budget de la Normandie réunifiée. Je vous proposerai également d’aborder la question essentielle de l’avenir de nos lycées, TOUS nos lycées.

 Mes chers collègues, l’Etat nous ayant fait parvenir son projet de décret, nous allons pouvoir adopter la résolution unique qui déterminera notamment les lieux du siège du Conseil régional et de ses principales réunions. Il s’agit d’un acte fondamental pour la Normandie, fondamental pour réussir la réunification de notre région, que les divisions et les querelles de clocher ont rendu impossible pendant des décennies.

 C’est pourquoi, ainsi que je l’ai toujours soutenu, je vous propose aujourd’hui une résolution unique marquée par le souci de l’équilibre territorial et le respect des grands pôles urbains de notre région. Je crois profondément que la réunification de notre région est une chance bien trop importante pour que nous nous laissions aujourd’hui emporter par des divisions que personne ne comprendrait. Pas plus ne devons-nous, à l’instar de ce qui a pourtant prévalu dans cette assemblée au cours de la dernière mandature, céder à la tentation politicienne qui consisterait à privilégier un territoire et à en pénaliser un autre pour des raisons de couleur politique. Tout autre positionnement serait une erreur, une erreur grave.

Cet objectif d’équilibre se traduira concrètement par deux décisions que je crois partagées par les présidents de la Métropole et des 2 agglomérations de Caen et du Havre puisque nous avons eu l’occasion d’évoquer ce sujet lors du G4 au Havre (ndlr: réunion Caen Rouen Le Havre + Région) avec la volonté d’aboutir sur une position commune.

Je vous proposerai tout d’abord, dans un instant, d’émettre un avis favorable au choix de Rouen comme chef-lieu définitif, ville d’accueil de la Préfecture de région, et de fixer l’Hôtel de Région à l’Abbaye-aux-Dames, à Caen. L’adresse postale de la Région Normandie, les réunions des commissions permanentes et une partie importante des fonctions dites ressources de la collectivité seront à Caen.

Le projet de résolution unique sur lequel vous vous prononcerez prévoit en outre que, chaque année, deux des assemblées plénières seront organisées à Rouen, et une au Havre. Je remercie à cet égard les Présidents des agglomérations de Caen et du Havre, qui se sont engagés à mettre gratuitement à la disposition de la Région Normandie l’hémicycle de Caen-la-mer et la future grande salle de conférence du centre des congrès de la CODAH, afin que cette organisation ne coûte rien au contribuable. Si l’on considère que le rythme de croisière est de 5 séances par an, on voit à quel point cette décision d’ordre symbolique, préserve bien l’équilibre territorial auquel la majorité est attachée.

La Réunification ne doit dégrader aucune des deux anciennes capitales, la Réunification doit au contraire contribuer à une dynamique conjointe des trois agglomérations, préfigurant le grand réseau métropolitain normand de demain et donc prendre en compte le Havre. La Réunification doit aussi permettre un équilibre entre ces trois villes et les villes moyennes locomotives des zones rurales, espaces qui ont trop souvent le sentiment d’être les grands oubliés.

Mes chers collègues, vous aurez également à décider du premier budget de la Normandie.

Le premier budget normand est ambitieux et témoigne de la volonté - de ma, de notre majorité - de rompre avec ce que je qualifierai de paradoxe normand. Un paradoxe illustré d’un côté par des dépenses d’investissement et d’équipement relativement faibles, et de l’autre des défis importants qui se trouvent dans l’impasse faute d’une mobilisation publique suffisante. Le dossier du train en est l’exemple le plus probant. Ce paradoxe normand ne trouve pas seulement son origine dans la partition de la Normandie.  C’était aussi le choix des précédents exécutifs. Un choix qui a placé ces dernières années les Régions Haute-Normandie et Basse-Normandie derrière la région Limousin en volume d’investissement par habitant. 

Investir car nous avons besoin de rattraper notre retard : le train, le numérique.

Investir car nous devons bâtir une politique d’aménagement du territoire qui prenne en compte nos espaces ruraux : c’est l’agriculture, le désenclavement routier, la nouvelle politique contractuelle avec les collectivités pour donner plus à ceux qui ont moins. Investir car notre économie se porte plus mal que l’économie nationale : c’est ADN, les écoles et les universités ou encore l’apprentissage.

Investir enfin car nous avons des défis culturels majeurs à relever compte tenu des indicateurs éducatifs et culturels exécrables de la Normandie. Il suffit de rappeler le nombre de jeunes sortant sans qualification et sans diplôme du système éducatif pour s’en convaincre.

Les précédentes majorités se targuent d’avoir constitué des bas de laine avec une trésorerie élevée et le niveau d’endettement le plus faible de tous les conseils régionaux. Je dis, pour ma part, que ce bilan montre une carence d’ambition et de projets pour la Normandie.

Le budget qui vous sera proposé sera au contraire un budget offensif avec 441 millions d’euros d’investissement, sans compter le remboursement de la dette ! C’est 41 millions d’euros de plus par rapport aux orientations budgétaires adoptées en mars.

Ce changement de braquet sur les projets, en investissement comme en fonctionnement, va permettre à la Région d’engager dès 2016 plusieurs grands chantiers essentiels, à commencer par l’aide aux entreprises : 7 millions d’euros seront immédiatement mobilisés pour le capital de Normandie Participation. Autre grand projet qui trouve d’ores et déjà une traduction budgétaire, le soutien à l’agriculture : 21,2 millions d’euros seront dévolus à la modernisation de l’agriculture normande dont 3 millions d’euros spécialement dédiés aux Mesures Agro-environnementales et climatiques. Le plan 500 000, qui vise à atteindre un tiers d’entrées en formation supplémentaires en Normandie d’ici fin 2016, se traduira par une dépense de 7,9 millions d’euros. Le budget intègre également le règlement du contentieux de l’ex-Haute Normandie avec les Organismes de Gestion de l’enseignement catholique, qui aboutit à verser une somme de 44 millions d’euros aux lycées privés. Je citerai, enfin, la mise en place attendue du nouveau dispositif de mobilité étudiante qui implique la mobilisation d’1 million d’euros supplémentaire pour 2016 ; ce sera beaucoup plus dès 2017 lorsque cette politique s’appliquera sur une année entière.

Le projet de budget que vous présenteront Anne-Marie COUSIN et Patrick GOMONT cet après-midi n’est pas totalement représentatif de l’effort considérable que la Région Normandie réalisera dès 2016 pour dynamiser la Normandie. 56 % du budget de fonctionnement et plus de 87 % du budget d’investissement constituent des engagements des précédents exécutifs. Je souhaitais en effet, dans cette période réorganisation de la collectivité, qu’il n’y ait aucune interruption dans l’action régionale.

La nouvelle ambition régionale prendra toute sa mesure cet automne, avec un budget modificatif qui prendra en compte les conclusions des grands chantiers régionaux en cours de co-construction avec les acteurs locaux. Je pense notamment au Grenelle de l’apprentissage dont nous reparlerons à la prochaine session, au lycée du futur, aux nouvelles politiques agricoles ou encore à notre politique culturelle que nous présenterons à la rentrée. Le tourisme sera aussi à l’ordre du jour à l’automne.

Dans ces domaines dont chacun mesure l’importance pour la Normandie, la Région sera déterminée à faire bouger les choses.

Il était également trop tôt pour intégrer dès aujourd’hui la traduction budgétaire des trois grands chantiers que sont les Intercités, la LNPN et l’Axe Seine. S’agissant des Intercités, la majorité régionale a démontré que l’on pouvait agir sur ce dossier qui revêt une grande importance aux yeux de nos concitoyens. Nous en parlerons en détail le mois prochain.

En ce qui concerne la LNPN, pour laquelle je vous proposerai prochainement d’engager des études afin de ne plus repousser les décisions relatives au grand « Y » qui permettra de créer une liaison ferroviaire entre Rouen et Evreux, d’amener le temps du trajet entre Rouen et Caen à 50 minutes et de raccourcir les temps de trajets entre la capitale et l’ouest de la Normandie.

Enfin, je proposerai à l’Etat et à ma collègue d’Ile de France, Valérie PECRESSE, de relancer l’Axe Seine à travers un plan stratégique et opérationnel qui, contrairement à ce qui prédomine depuis 2013, visera à renforcer la desserte portuaire de la région capitale et de l’Est de l’Europe via le corridor séquanien. L’Axe Seine est un enjeu national qui représente sans nul doute le plus gros potentiel de croissance économique pour la Normandie. Il sera désormais traité comme tel et non comme un sympathique programme de jumelage entre les acteurs institutionnels de l’Ouest parisien et de la Normandie.

Mes chers collègues, cette session nous permettra également d’aborder la question de l’avenir de nos jeunes, à travers la politique régionale en faveur des lycées. C’est un dossier fondamental et complexe :

  • Fondamental car le lycée, c’est l’antichambre de la réussite de nos jeunes. La Région a donc le devoir de se doter d’un véritable programme d’actions qui dépasse la question, certes importante, des bâtiments et de leur entretien ;
  • Complexe parce qu’il n’y a pas UN lycée mais DES lycées : des lycées d’enseignement général et des lycées professionnels, des lycées publics et des lycées privés, des lycées de centre-ville et des lycées de périphérie, des lycées urbains et des lycées ruraux. Complexe, enfin, parce qu’un bon lycée, c’est un mélange de facteurs très divers sur lesquels la Région a parfois peu de prise, comme la cohésion de l’équipe pédagogique ou le projet d’établissement. En revanche, la Région peut contribuer à la qualité de la vie scolaire et à l’ouverture des établissements sur leur environnement.

Fort de ces constats, Bertrand Deniaud et moi avons opté, comme nous le faisons pour l’agriculture ou l’apprentissage, pour la co-construction. Depuis le 21 avril dernier, la Région et 23 chefs d’établissements planchent sur les grands enjeux auxquels sont confrontés les lycées. Ces travaux seront élargis à la rentrée à l’ensemble des partenaires éducatifs et aux lycéens. Leurs propositions seront débattues au sein de cette assemblée et donneront corps à un programme d’actions ambitieux et sans précédent, un programme d’actions à la hauteur des défis de la Normandie de demain.

Ces enjeux, que j’ai recensés avec les proviseurs des lycées dès le 18 janvier au lycée Malherbe de Caen sont au nombre de cinq : l’ouverture sur le monde de nos jeunes, la proximité avec les entreprises et les métiers, l’accès à la culture, à l’art, à la musique et au sport, pour le plus grand nombre, la préparation aux études supérieures et le numérique. J’ajoute, qu’en parallèle, la Région Normandie engagera prochainement une vaste opération de rénovation énergétique des lycées normands via la signature d’un contrat de performance énergétique avec des grands groupes industriels.

Je ne serai pas complet sur ce dossier important sans dire un mot du contentieux qui opposait la Région Haute-Normandie à l’enseignement diocésain. J’emploie volontairement le passé car ce différend juridique sera bientôt derrière nous, comme en témoigne la délibération proposée ce jour et qui prévoit le règlement des dettes accumulées par la Région Haute-Normandie à l’égard des lycées privés. Le débat aura lieu cette après-midi, je me bornerai donc à attirer l’attention de l’assemblée régionale sur deux points :

  • Le premier est que notre assemblée régionale est tenue de respecter la loi et qu’en aucun cas le dogme ne doit l’emporter sur la volonté du législateur. Pourtant - et j’attire l’attention des parlementaires de tous bords qui siègent dans cet hémicycle -  c’est bien ce qu’a fait la Région Haute-Normandie depuis 2007 en refusant le versement de la contribution forfaitaire aux lycées privés à la hauteur requise par la loi.

Je note d’ailleurs que ce n’était pas le cas en Basse Normandie.

  • Le second est que nous sommes tous des enfants de la République. Les enseignants du privé sont recrutés sur les mêmes diplômes que leurs collègues du public. Ils sont également contrôlés et payés par l'Etat. L'enseignement privé sous contrat assume donc sa part du grand service public de l'Education et nos concitoyens doivent avoir la liberté de choisir. Et c’est cela que les Français souhaitent.

Chers collègues, ainsi que je l’indiquais au début de mes propos, cette assemblée va devoir une nouvelle fois se prononcer sur des enjeux particulièrement importants. J’y vois le signe d’une ambition retrouvée pour la Normandie ; le signe d’une majorité qui s’est mise au travail sans délai et qui se préoccupe d’impulser une dynamique puissante plutôt que de polémiquer et de prononcer des discours sans lendemain ; le signe d’une administration régionale qui se mobilise avec énergie et technicité. J’y vois enfin une raison d’être d’optimiste pour notre région, le Conseil régional prenant enfin toute sa place dans les grands débats prioritaires et mobilisant toute son énergie pour prendre en main avec volontarisme et détermination les grands dossiers essentiels à son avenir.

Je vous remercie.


Commentaire de Florestan:

Cette importante assemblée plénière s'est tenue en présence de Joêl Bruneau, le maire de Caen ainsi que du premier vice-président de l'agglomération du Havre représentant Edouard Philippe. Au cours de la séance, un hommage appuyé a été rendu à Alain Tourret . "Mon copain Tourret avec qui j'ai essayé de faire la réunification" a tenu à dire Hervé Morin...

 

  • Les déclarations des différents porte-parole des groupes politiques constituant l'assemblée régionale:

Sébastien JUMEL (Front de Gauche)

On on dit que "ça va mieux" dans le pays... A t-il commmencé par dire. Mais c'était le début d'une longue tirade ironique plutôt plaisante sur tout ce qui devrait aller mieux en Normandie si le Conseil Régional de Normandie, fort de son autonomie d'action politique vis-à-vis de l'Etat pouvait être l'initiateur d'une "reconquête républicaine des territoires normands". Après cette tirade, les élus du Front de Gauche ont quitté l'hémicycle pour participer aux manifestations de la 8ème journée nationale d'action et de lutte contre le projet de loi de réforme du code du Travail. Ils sont revenus siéger ensuite pour participer au vote de la résolution unique.

http://www.normandie-actu.fr/breves/en-direct-loi-travail-en-normandie-des-elus-communistes-quittent-la-seance-du-conseil-regional_207124/

Laëtitia SANCHEZ (Ecologistes)

Après un long, trop long exposé sur des considérations d'ordre général bien éloignées de nos préoccupations normandes, l'élue verte a tenu à rappeler l'urgence de la situation financière du Réseau Normandie Environnement suite au retrait financier des départements (sauf la Seine Maritime... jusqu'en 2016). Pour les mêmes raisons dans l'ex Basse Normandie, le GRAP et le CREPAN sont en difficulté. En outre, le contournement Est routier de Rouen est un projet inutile: il conviendrait plutôt de développer un projet de tram-train. Enfin, la Normandie pourrait innover à l'instar de la grande région Aquitaine qui va expérimenter sur son territoire un revenu de base universel.

Nicolas MAYER-ROSSIGNOL (Parti Fabiusien)

Son intervention inutilement polémique sinon aggressive commença ainsi: "Monsieur le président, président de la communauté de communes du pays de Cormeilles, Monsieur le député..." avant de s'en prendre à Hervé Morin qui aurait toujours un goût prononcé pour le cumul et l'absentéisme notamment aux réunions plénières d'un CESER présidé par Monsieur Alexis Léger, un ami de... Nicolas Mayer Rossignol. "Alain Le Vern participait aux réunions du CESER. Pas vous!". Sur la résolution unique et son équilibre, Nicolas Mayer Rossignol revient à plus de sagesse en saluant Alain Tourret et son amendement tout en lançant une nouvelle pique perfide contre Hervé Morin: "deux remarques cependant: c'est François Hollande qui a décidé de réunifier la Normandie et vous, lors du vote solennel de novembre 2014 à l'assemblée Nationale, vous avez dit: la réunification de la Normandie est une belle nouvelle que je salue par mon abstention".

Puis le reste de son intervention fut une démolition en règle de la résolution unique... qu'il votera pourtant peu après! L'équilibre promis n'existerait pas faute de ne pas avoir calqué l'organisation de la région sur celle de l'Etat déconcentré présenté fin juillet 2015 par Bernard Cazeneuve. L'efficacité et le dialogue avec les personnels ne seraient qu'un affichage. Les personnels de la région sur ses deux sites, notamment sur le site de Rouen, seraient inquiets sinon en colère après les premières déclarations imprudentes d'Hervé Morin: "on va supprimer 500 postes et faire 50 millions d'économies". De tout cela bien entendu il n'en est plus question mais le mal aurait été fait... Et NMR de dénoncer un mensonge blessant, un manque de dialogue avant d'évoquer le rejet du projet d'organigramme le 20 mai 2016 par les syndicats représentant le personnel lors de la réunion du dernier comité technique pour finir par la vision apocalyptique d'une Jérusalem rouennaise dévastée par le Nabuchodonosor Morin emportant avec lui quelques 200 fonctionnaires en captivité... caennaise!

Tant d'agressivité et d'outrance confinent à l'insignifiance à moins qu'il ne s'agisse de l'ultime défaite du parti fabiusien qui aura tout tenté jusqu'aux tous derniers moments (manipulation des personnels notamment sur le site de Rouen, attitude non coopérative pénible de NMR en commission permanente avant la plénière du 26 mai 2016) pour faire capoter la présentation de la résolution unique: on comprend mieux pourquoi le réunificateur Laurent Beauvais a préféré s'excuser pour ne pas venir!

Nicolas BAY (Front National)

Il commence par se moquer de la grandiloquence de Sébastien Jumel qu'il trouve drôle en tant que premier opposant au gouvernement socialiste et à François Hollande dans la perspective d'une prochaine production "UMPS" présentée en 2017 qui n'intéresse pas les Normands. La Normandie verra baisser encore sa part de Dotation Globale de Fonctionnnement en 2017 justement. Et d'ailleurs où sont passées les mutualisations et les économies espérées après la fusion régionale? Quant au reste: l'Agence de développement de Normandie, le groupe frontiste approuve mais regrette de ne pas être représenté dans le conseil d'administration. Quant à la reprise des trains Intercités, l'opération est jugée financièrement dangereuse dans le cadre d'une privatisation européenne du rail qui vient. Et Nicolas Bay de tacler Hervé Morin:  "vous faites preuve d'une complicité ingénue"!

David MARGUERITTE (Droite Républicaine, "la Normandie Conquérante")

Il se charge de répondre à la charge de Nicolas Mayer-Rossignol qui quittera d'ailleurs la séance plénière peu après. Nicolas Mayer Rossignol ment tout en ayant la mémoire sélective en rappelant les déclarations de l'intéressé plutôt changeantes dans la presse régionale. Ainsi le 10 janvier 2014 dans Ouest France, Nicolas Mayer-Rossignol déclarait avec une tranquille assurrance que "la réunification de la Normandie n'était pas la priorité ni un sujet essentiel". Plus tard, NMR aura pu déclarer que "Rouen est la capitale car est la seule métropole". Enfin sur l'organisation interne, David Margueritte fustige NMR comme un donneur de leçons: "avant notre arrivée en 2016, vous n'avez rien préparé en matière de ressources humaines".  On rappelera en effet, que tout le processus de fusion humaine a été paralysé une partie de l'année 2015 par le surplomb rouennais fabiusien et surtout par une mésentente entre les deux derniers DGS des défuntes régions... Même si tout n'a pas été parfait, Hervé Morin a fait l'effort de rencontrer tous les chefs de service sur les deux sites caennais et rouennais.


 

Bien entendu, le débat précédant le vote de la résolution unique  fut plus intéressant:

Nicolas BAY

Le nom de "Normandie" est évident et il a une signification politique. Néanmoins, Nicolas Bay "un peu jacobin" croit bon devoir rappeler que la France est une et indivisible depuis 1792: il ne doit pas y avoir de tentation fédérale à la sauce allemande! Néanmoins, il saluera la restauration d'une continuité millénaire normande en se réjouissant de la chance collective que nous avons en Normandie de savoir qui nous sommes avec une identité normande à affirmer. "la Normandie est une mémoire vivante".

Frédéric SANCHEZ (par ailleurs président de la Métropole de Rouen)

Contrairement à NMR, il fut doux comme un agneau! A l'instar de l'agneau pascal qui figure sur les armes de la ville de Rouen: "cette résolution unique est pleine de sens, de bon sens" et salue la présence du maire de Caen à Rouen. "C'est un bon message adressé aux Normands: il s'agit de cesser le clochemerle en toute responsabilité: cette résolution unique est pleine de sens et par les temps qui courent, il est important de savoir rassembler". Néanmoins Frédéric Sanchez pointe des inquiétudes, "des éléments à corriger" notamment l'organisation de l'ADN: "où seront les agents de la région sachant que le territoire de la métropole rouennaise pèse un tiers des emplois de la région?" Il faudrait de la proximité: des "maisons de l'entreprise" à Caen, Rouen et Le Havre suggère-t-il. "Les Normands nous observent. Et l'intérêt de Rouen rejoint l'intéret de la Normandie".

Laëtitia SANCHEZ

On va voter cette résolution car elle est très bien équilibrée mais il faut davantage respecter les personnels de la Région

Franck GUEGUENIAT (Parti Radical de Gauche)

Propose de dédier la séance à Alain Tourret. La résolution unique est équilibrée et elle va fonder l'union du réseau Caen- Le Havre- Rouen: l'association Frenchtech vient d'ailleurs d'être crééé. On pourrait faire des plénières du Conseil Régional de Normandie dans d'autres villes normandes que Caen, Rouen ou Le Havre.

Jean-Baptiste GASTINNE (Droite Républicaine, "la Normandie Conquérante" vice-président en charge des transports et infrastructures)

La Normandie innove en terme de gouvernance. Si l'on compare à ce qui se passe ailleurs, cette recherche d'équilibre est rare. Aucune des trois grandes villes normandes n'a toutes les qualités requises pour être, seule, l'atout de la Normandie. C'est le triangle métropolitain normand associé au grand réseau des villes moyennes, "une hanse" dira à ce sujet Hervé Morin lui-même,  qui est le véritable atout spécifique de la Normandie.

Hervé MORIN

"Je salue mon copain Tourret. On a fait le choix de ne pas centraliser. Il y aura autant de fonctionnaires du conseil régional à Rouen qu'à Caen. Au lieu de payer cher un cabinet conseil qui nous le ponde, nous avons fait aussi le choix plus risqué de faire un organigramme maison, dans le dialogue. Des collaborateurs veulent évoluer, bouger: 20% des chefs de service rouennais aimeraient aller à Caen. 8% seulement dans l'autre sens: c'est ainsi! ". En réponse à Frédéric Sanchez: "je me ferai un plaisir de ne jamais vous laisser l'occasion de dire que Rouen sera dépouillée! La gestion du dossier essentiel des transports se fera depuis le site de Rouen. Certes, le siège de l'ADN sera à Caen mais son directeur adjoint sera à Rouen avec l'incubateur régional. L'ADN est un outil très innovant qui sera efficace si l'on conserve l'unité. Ce n'est pas le lieu d'instruction d'un dossier qui doit déterminer l'instruction d'un dossier. Non! Rouen ne sera pas l'oubliée de la construction régionale, il faut tisser une toile d'araignée. Et dans le cadre du "G4" nous avons bien travaillé.

Sébastien JUMEL

On va la voter cette résolution unique. Mais il faut plus de respect pour les personnels du CRN. Oui il faut les trois pôles régionaux ensemble avec le maillage des villes moyennes qui fait l'originalité forte de la Normandie. Il faut que la région stoppe et corrige le déménagement du territoire suite au désengagement de l'Etat

VOTE DE LA RESOLUTION UNIQUE A L'UNANIMITE

Une réserve cependant a été émise par Timothée Houssin (FN) à propos des réunions du CESER qu'il aurait souhaité voir réservées au Havre: le groupe Front National s'abstient de voter les dispositions concernant le CESER.

Hervé MORIN

"Je ne comprends pas votre vote."


 

Après le vote solennel de la résolution unique, les débats se sont poursuivis sur la présentation du premier budger normand par Patrick Gomont, maire de Bayeux et vice-président en charge du budget dans l'actuelle majorité régionale:

Hubert DE JEAN DE LA BATIE (Droite Républicaine, "La Normandie conquérante" maire de Saint Adresse): en charge de l'environnement

La Normandie va prendre la direction de la coopération interrégionale pour gérer la façade maritime de la Manche. Air normand aura spn siège à Rouen. La Normandie, à partir de l'expérience pilote du conseil général de la Manche va devenir la région française leader pour le plan hydrogène: les industriels de la Basse Seine normande sont très intéressés.

Jean-Baptiste GASTINNE

Au 1er janvier 2020, les Trains Intercités seront des trains normands avec une gamme tarifaire unique sur tous les trains normands. L'Etat va moderniser pour 600 millions d'euros les grandes lignes Paris Caen Cherbourg et Paris Rouen Le Havre: à terme, un Paris/ Caen en 1h25. De même la Région Normandie va financer les études pour le Y normand dans le secteur de Bernay pour l'objectif d'un Caen/ Rouen en moins d'une heure (c'est le temps en voiture par l'autoroute). Relance complète du plan routier car le désenclavement normand n'est toujours pas achevé: achèvement échangeur Carentan/ Saint Lô; modernisation du périphérique Nord de Caen échangeur du Bessin; 2x2 voies Mortagne-Tourouvres; achèvement 2x2 Dieppe-Rouen; créer l'accès A13 pour Pont Audemer; accès 2x2 voies au pont Flaubert; 2x2 voies Flers - Argentan et Flers-Condé sur Noireau.

Les ports: renforcement des coopérations entre le GIE HAROPA et Ports Normands Associés que le Port régional de Dieppe pourrait rejoindre. A Dieppe justement: achat d'une grue mobile et rénovation du Pont Colbert qui ne sera, précise Jean-Baptiste Gastinne, "ni détruit ni déplacé". Autres dossiers: la châtière port 2000 - fleuve à créer au Havre, la plateforme logistique du port de Rouen rive gauche. Moderniser les écluses à Tancarville et à Poses.

Aéroports: soutien à l'aéroport de Deauville mais dans le futur cadre d'une autorité régionale aéroportuaire avec les autres aéroports normands à commencer par celui de Caen-Carpiquet.

Marc-Antoine JAMET (Parti fabiusien, président de la commission des finances)

Ce budget n'est possible que par le fait que la Normandie était la région la mieux gérée de France. Elle ne le sera plus désormais.

Hervé MORIN

"la région la mieux gérée de France? Ce n'était pas le Poitou-Charentes?"

Marc-Antoine JAMET

Dans votre budget sympathique par ailleurs car il est en partie le nôtre, il n'y a aucune vision pluriannuelle des programmations budgétaires. Un budget de 1,6 MILLIARDS en vérité et non pas 1,9 MILLIARDS car il faut déduire tout ce qui concerne la dette publique (68 millions par an avec une capacité de désendettement passant de 1,6 année à 2,3 années). La réunification ne sera donc pas synonyme d'économies comme espéré. Le 22 mai 2016 sur M6 vous avez dit pourtant redit que vous alliez faire des économies... Certainement pas en reprenant les trains Intercités en 2018 avec un déficit d'exploitation de 35 millions par an! Bien mauvaise affaire d'ailleurs que cette affaire ferroviaire! La reprise financièrement risquée des trains TET, l'abandon de la gare souterraine de la Défense pour la LNPN. Ne comptez pas sur la région Ile de France pour nous donner un coup de main après les déclarations du premier vice-président de Mme Pécresse (ndlr: retour au projet d'une LNPN directe sur la rive droite via le Vexin)  ou celles plus inquiétantes encore du préfet d'Ile de France indiquant que la LNPN avec EOLE à Mantes la Jolie qui va dégager des sillons en aval de la gare St Lazare, ça devrait suffire aux Normands...

Enfin quant au "G6 Normand", vous avez repiqué l'idée du "276" mais seulement l'idée...


Hervé MORIN

Mais vous proposez quoi? Attendre la LNPN en 2035? Nous avons décidé de faire du neuf là où depuis près de 30 ans on fait du sur place en promettant aux Normands qui en ont marre que ça ira mieux demain! Déjà en 1992 lors de la campagne régionale entre Le Vern et Rufenacht on en parlait déjà! La gare de la Défense sacrifiée? Mais c'est du pipeau! Car personne n'en veut de cette gare peu pratique au final et très coûteuse (2 milliards)! Même le maire de Nanterre n'en veut pas. L'Etat va nous faire un chèque de 720 millions pour que nous puissions en finir avec cette punition qui ruine l'image de la Normandie mais aussi parce que l'Etat ne sait plus trop quoi faire de ces trains "d'équilibre du territoire" qui ne sont pas des TGV. Nous avons un projet régional. Il ne s'agit pas de remettre en cause la LNPN puisque la région va financer les études pour le barreau Caen-Rouen en Y aux alentours de Bernay pour que nous ne soyons pas en permanence les pieds dans une voiture! De plus tous les trains normands seront entretenus en Normandie notamment sur le site de Sotteville-les-Rouen.

Oui, c'est vrai il y a la concurrence des cars Macron (ex: Paris-Deauville à 9 euros) mais c'est votre gouvernement qui a voté ça! Si l'on modernise et on améliore le confort on peut parier sur un retour à l'équilibre financier des lignes TET. Quand je pense que l'ex région de Basse Normandie a engouffré 140 millions sans aucune contrepartie de l'Etat pour sauver le Paris-Granville cela fait frémir! Il faut d'urgence en finir avec cette calamité!

Enfin, sur les économies, on peut en faire: par exemple, la suppression des journaux régionaux papier boîté "ma région" ou "reflets" qui coûtaient 2 millions d'euros par an pour faire la promotion du tri sélectif directement dans la ... poubelle!

Au total, nous avons réussi à faire 20 millions d'euros d'économies par an dans le fonctionnement.

Laëtitia SANCHEZ

Suite des menaces sur le mouvement environnemental et écologiste normand: quid de l'avenir de l'ARENE, l'agence régionale de l'environnement? Pourquoi ne pas créer une confédération régionale normande des acteurs de l'environnement et de l'écologie?

Serge TOUGARD (Droite républicaine, "La Normandie conquérante")

La dépense des services généraux est maîtrisée, c'est le début d'un budget de rupture contre certains immobilismes antérieurs. 441 millions d'investissements et un dégagement de 205 millions de capacité d'autofinancement c'est plutôt pas mal pour un premier coup d'essai...

Céline BRULIN (Front de Gauche)

La fameuse convention que vous avez signé au Mont Saint Michel avec Manuel Valls sur la reprise des trains Intercités, j'aimerais bien la voir. Merci! Vu l'état de délabrement profond de la SNCF à la veille de sa privatisation européenne est-ce le moment? Par exemple, on observe des trains frets privés tirés par des locomotives hors d'âge à bout de souffle qui tombent en panne et qui génère des retards pour les trains de voyageurs qui suivent derrière. Guillaume Pépy a avoué avoir une dette à régler envers la Normandie et les Normands: faut-il la régler avec un marché de dupes?