Rouen totalement bloquée, en colère sous des trombes d'eau: quelle tristesse!

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La Normandie est directement affectée par le conflit entre le gouvernement et l'intersyndicale luttant contre le projet de loi dit "Travail" en raison de l'importance des secteurs de l'énergie et de la logistique maritime dans l'économie régionale. L'économie régionale en souffre beaucoup (à l'instar de la région de Marseille pour les mêmes raisons). Mais on rappelera que le gouvernement fut seul à prendre la responsabilité d'engager une réforme prescrite par la Commission européenne à  moins d'un an des élections présidentielles qui n'était pas dans le catalogue des mesures ou des promesses du candidat Hollande en 2012... Comme il fut seul à prendre la responsabilité du blocage du débat parlementaire en première lecture à l'Assemblée Nationale: le blocage du 49.3 entraînant mécaniquement  le blocage des robinets, des compteurs, des péages et des rond-points...

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Loi Travail : opération « ville morte » à Rouen, grève reconduite sur les terminaux pétroliers du Havre

Social. Des opérations de blocage de Rouen sont prévues ce mardi matin tandis qu’au Havre, la poursuite de la grève contre la loi Travail a été adoptée hier à la CIM et à la raffinerie Total.

La grève a été reconduite à la CIM (photo C. Frebou)

Inutile de prendre la route pour se rendre à Rouen ou pour sortir de la ville, l’intersyndicale a annoncé une opération « ville morte » ce mardi pour protester contre la loi Travail. En principe, les syndicats ont prévu de s’installer aux accès habituels, que ce soit à hauteur du pont Flaubert, du rond-point des Vaches et sur les accès à la Sud III. Une action similaire pourrait avoir lieu jeudi au Havre où les dockers et les agents portuaires ont également appelé à un arrêt de travail de vingt-quatre heures.

Grèves reconduites

Hier lundi, c’est le personnel des terminaux pétroliers du Havre et d’Antifer exploités par la Compagnie industrielle et maritime (CIM) qui a reconduit son mouvement de grève entamée il y a près d’une semaine. Voté vendredi midi, la prolongation du mouvement courrait jusqu’à midi, hier. La grève a été reconduite jusqu’à demain midi par 85 % des quelque 150 salariés présents hier au moment du vote en assemblée générale.

La CIM alimente en pétrole brut trois raffineries, dont la raffinerie Total, à Gonfreville-l’Orcher et la plate-forme ExxonMobil, à Notre-Dame-de-Gravenchon. Les terminaux havrais alimentent également en kérosène les aéroports d’Orly et de Roissy. Si la grève dure maintenant depuis près d’une semaine, le pompage dans deux des réservoirs de stockage, l’un pour le brut, l’autre pour le kérosène, a été exigé par le gouvernement vendredi dernier. «Les salariés restent déterminés et mobilisés comme ils le sont depuis le début du conflit», a déclaré hier Franck Barbay, secrétaire du comité central d’entreprise de la CIM. «Les pompages par les dix-sept salariés non-grévistes qui se trouvent à l’intérieur de l’entreprise se poursuivent sur deux bacs. Si les deux bacs sont terminés, probablement qu’ils continueront sur deux autres bacs. L’injonction de Manuel Valls est faite pour que le pompage perdure», a-t-il ajouté.

L’assemblée générale du personnel a été précédée, hier, d’une longue réunion entre les délégués CGT et la direction, le syndicat, soulevant la question de la sécurité alors que, selon lui, les dix-sept cadres accomplissent plus d’heures que les horaires légaux et qu’ils font le travail d’un nombre normalement plus important de salariés. «On mettra tout en œuvre pour montrer que ce pompage ne peut pas durer pour la sécurité du site et la santé des salariés à l’intérieur», a poursuivi Franck Barbay. «Si les gens à l’intérieur sont fatigués, s’ils veulent rentrer chez eux, on assurera la sécurité du site... si le pompage s’arrête», a-t-il proposé.

À la raffinerie Total, désormais à l’arrêt, la grève a été reconduite. Des actions surprises pourraient avoir lieu ce mardi, ainsi que demain matin en attendant la manifestation de jeudi matin dans le centre-ville du Havre, suivie d’un meeting le soir en présence, entre autres, de Gérard Filoche, l’ancien inspecteur du travail et membre du PS.

ST. S. (avec AFP)

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« Affaiblissement »

Après la Chambre de commerce et d’industrie du Havre et l’Union maritime et portuaire des deux grands ports normands, LeHavre et Rouen, c’est la CCI Seine Mer Normandie, basée à Rouen, qui tire le signal d’alarme face à la situation de blocage. Dans un communiqué, expliquant se faire «l’écho des 24000 entreprises de son territoire qui, sur le terrain, vivent cette situation au quotidien avec un impact majeur en termes de pertes de chiffre d’affaires», l’institution estime que «la prolongation de ce mouvement fragilise les entreprises dans un contexte de reprise économique encore timide. Ces perturbations nous conduisent chaque jour à l’affaiblissement de la compétitivité économique de notre territoire et à des pertes de marchés». La CCI dit maintenant attendre «du gouvernement qu’il prenne toutes les dispositions nécessaires pour faire cesser les blocages et assurer la libre circulation des personnes et des marchandises».
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