Nous en avons déjà parlé ici-même, mais après le départ de la direction ex bas-normande de la BNP vers Nantes et Rennes et la suppression des directions régionales normandes de la Société générale, la Normandie est en train de perdre toute souveraineté bancaire à l'exception notable de la Caisse d'Epargne qui démontre depuis sa fusion en 2008 que la carte de l'unité normande est la bonne mais aussi du Crédit Agricole toujours coupé en deux mais qui ne saurait décemment abandonner la première région agro-alimentaire de France!

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La Normandie serait-elle mise en interdit bancaire?

Ce qui arrive est grave et il faut dire avec objectivité que la nouvelle région Normandie et Hervé MORIN ont décidé d'être actif sur le terrain sensible de la souveraineté financière régionale avec la création de l'Agence de Développement de Normandie et le recours privilégié aux fonds d'investissements nationaux et étrangers histoire de mettre aussi les banques françaises devant leurs responsabilités.

Cette réponse politique à cette nouvelle défausse bancaire à l'égard de la Normandie est indispensable car il y a urgence.

Mais demeure la question de fond: reconstruire en Normandie sur le tripole Caen/ Rouen/ Le Havre une place bancaire et financière régionale digne de ce nom pouvant se mettre au service de la première économie maritime et de la première économie agro-alimentaire de France.

Bref! la défense de l'intérêt régional normand revient à préserver l'intérêt général de la France!

Lire ci-après la réaction des élus socialistes:

Mais une fois encore on leur posera la question lancinante...

Que n'ont-ils pas fait lorsqu'ils étaient doublement aux affaires régionales normandes pour lutter contre le déclin du rayonnement métropolitain de notre région?

En refusant par exemple, les conclusions du rapport EDATER sur les avantages et inconvénients d'une fusion normande publié en 2008 et qui pointait parmi les grandes conséquences de près de 40 années de division normande, la perte de souveraineté de la Normandie en matière de commandement et de pilotage de son économie régionale.

Moralité: le départ de Normandie des cadres dirigeants de la Société Générale est en quelque sorte la queue de comète du bilan demi-régional d'un certain Alain Le Vern refusant avec obstination la reconstruction d'une souveraineté normande à l'échelle pertinente!


 La Société Générale va suprimer 240 postes en Normandie : les élus socialistes demandent à Hervé Morin de passer à l’action

http://www.paris-normandie.fr/breves/normandie/la-societe-generale-va-suprimer-240-postes-en-normandie--les-elus-socialistes-demandent-a-herve-morin-de-passer-a-l-action-MY6054394#.V2AYD6KMEQA

ROUEN (Normandie). Des élus socialistes de Normandie viennent d’écrire à Hervé Morin, président de la Région Normandie, afin de lui demander d’agir pour dissuader la Société Générale de supprimer de nombreux postes en Normandie.

« L’établissement bancaire «Société Générale» a annoncé un projet de restructuration de son service client en France. Concrètement, dans notre Région ce projet se traduirait par la fermeture des centres administratifs de Rouen et Caen et donc par la suppression de 240 emplois (120 sur chaque site). A l’heure où l’Insee relève la création de près de 160 000 emplois en France, un record depuis 2008, il serait dommageable pour l’avenir de notre région qu’elle emprunte le chemin inverse. La Région est chef de fil du développement économique et vous avez créé à ce titre l’Agence de Développement pour la Normandie qui aurait pour objectif d’accompagner les entreprises en Normandie et de soutenir l’emploi», écrivent les élus socialistes.

« Aujourd’hui, ce sont les services de proximité qui font vivre nos territoires. Publics ou privés, ils sont une source d’emploi importante et un vecteur de lien social indispensable. Le combat pour l’emploi dépasse nos clivages politiques. C’est la priorité pour les Normands et nous vous demandons d’intervenir rapidement auprès de la direction de la « Société Générale » afin qu’elle reconsidère son projet de fermeture des sites de Caen et de Rouen».

LES SIGNATAIRES

Valérie Fourneyron, Députée de la 1ère circonscription de Seine-Maritime; Luce Pane, députée de la 3ème Circonscription de Seine-Maritime; Guillaume Bachelay, Député de la 4ème circonscription de Seine-Maritime; Philippe Duron, député de la 1ère circonscription du Calvados; Laurence Dumont, députée de la 2ème circonscription du Calvados; Corinne Feret, sénatrice du Calvados; Nelly Tocqueville, sénatrice de Seine-Maritime; Didier Marie, sénateur de Seine-Maritime; Yvon Robert, maire de Rouen; Frédéric Sanchez, président de la Métropole Rouen Normandie; Nicolas Rouly, président du groupe «Pour les Seinomarins» du Département de Seine-Maritime; Gilles Deterville, président du groupe socialiste du Département du Calvados et conseiller municipal de Caen; Eric Veve, conseiller municipal de Caen et Conseiller départemental du Calvados; Nicolas Mayer-Rossignol, président du groupe «Socialistes, Radicaux et Citoyens» de la Région Normandie.