Question: mange-t-on "bio" à la cantine du Sénat? 

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Question subsidiaire: pourquoi refuser l'obligation de la généralisation des produits biologiques dans les cantines scolaires alors que la région Normandie déjà dotée de 14 AOC (dont certaines en agriculture biologique) va s'engager dans un vaste plan d'introduction des produits agro-alimentaires biologiques normands dans les cantines des lycées dont elle a la charge?

Réponse: les sénateurs sont sensibles au lobby agro-industriel et des moins en moins puissants amis de Monsieur Mâtines, alias Monsieur Xavier Beulin par ailleurs président de la FNSEA et qui pourra se reconvertir dans l'élevage de sénateurs en batterie lorsqu'on aura libéré toutes les poules pondeuses de ce beau pays!

HONTE A EUX!  Pour avoir à ce point fait passer le médiocre intérêt partisan (voter contre une proposition de loi venue de la gauche) avant l'intérêt général normand, première région agro-alimentaire de France et qui entame sa mue vers la qualité et les exigences de l'agriculture biologique.

Plus qu'ailleurs, les scolaires normands doivent être éduqués au bon goût à la cantine! Surtout lorsque le repas à la cantine scolaire est le seul bon repas de la journée pour les enfants socialement défavorisés! Ces 12 sénateurs ne sont donc pas dignes de défendre les terroirs normands!

D'ailleurs, les citoyens veulent manger LOCAL voire BIOCAL... Les sénateurs mènent des combats d'arrière garde!

http://www.ouest-france.fr/normandie/normandie-les-produits-regionaux-ont-la-cote-4300607


 

http://www.normandie-actu.fr/ces-senateurs-de-normandie-qui-ont-vote-contre-le-bio-dans-les-cantines-scolaires_212516/

Ces sénateurs de Normandie qui ont voté contre le bio dans les cantines scolaires

Adopté à l'unanimité par l'Assemblée nationale, le texte destiné à favoriser le bio dans les cantines a été rejeté par les sénateurs. En Normandie, 12 sénateurs ont voté contre.

12 sénateurs normands ont voté contre le bio dans les cantines. (Illustration : Fotolia. highwaystarz)

L’association écologiste Agir pour l’environnement a mis en ligne la liste des sénateurs qui ont voté contre le projet de loi de la députée écologiste, Brigitte Allain, destiné à favoriser le « manger local » dans la restauration collective publique. Adopté à l’unanimité par le Palais Bourbon, le texte a été retoqué par le Sénat qui a refusé d’imposer 20% des produits bio dans les cantines d’ici 2020. En Normandie, 12 sénateurs, Républicains et UDI, s’y sont opposés. Argument avancé par les réfractaires : il est impossible d’atteindre les 20% de bio à une si brève échéance. Explications.

Le bio dans les cantines : 2,7% du contenu des assiettes

Votée à l’unanimité à l’Assemblée nationale en première lecture en janvier 2016, la loi qui visait à privilégier le circuit court et la filière bio dans les cantines n’a pas séduit les sénateurs, qui ont massivement voté contre un des amendements présenté le 9 mars 2016. En cause, l’objectif de 20% de bio à atteindre en trois ans, qui serait impossible à réaliser.

Les sénateurs réfractaires avancent que c’est « une norme contraignante » pour les élus. « Ces seuils sont difficiles à atteindre pour les producteurs français », indiquait le sénateur Les Républicains, Alain Vasselle, dénonçant « une opération politique des Verts », rapporte BFMTV.

Pour la députée écologiste, Brigitte Allain, à l’origine de cette proposition de loi, les sénateurs « en ont fait une affaire politicienne », oubliant « qu’ils avaient une mission de moteur auprès des élus locaux ». « Les parents apprécieront le jeu de postures de sénateurs, (car) cet objectif aurait amené une nourriture de qualité dans l’assiette de leur enfant », souligne Agir pour l’environnement. À ce jour, la part de la bio en restauration collective ne représente que 2,7 % du contenu des assiettes, rappelle l’association. Si les associations de défense de l’environnement, comme la Fondation Hulot, déplorent « ce manque de vision et de courage politique » des sénateurs, ces derniers persistent et signent :

"Nous avons beaucoup de progrès à faire : 5 % des terres cultivées le sont avec de l’agriculture biologique. Or, en mettant ce seuil de 20 %, on ouvrirait la porte à l’importation de produits, depuis des pays qui n’ont pas forcément les mêmes règles et normes que nous… ", déclare Benoît Huré,  sénateur LR des Ardennes. Ce dernier défend une position intermédiaire. « J’ai ouvert la perspective de développement de circuits courts, de proximité, venant d’une agriculture raisonnable et raisonnée », rapporte L’Union.

Or, moins de 400 000 hectares suffiraient à fournir 20% de produits bio en restauration collective (3 milliards repas/an). « L’agriculture bio représente 1,3 million d’hectares en France fin 2015 et 220 000 hectares ont été convertis, uniquement en 2015 », précise Europe Écologie-Les Verts. Les sénateurs ont également refusé, en janvier, d’interdire les insecticides néonicotinoïdes tueurs d’abeilles.

12 sénateurs de Normandie, contre

L’association Agir pour l’environnement a mis en ligne les noms des sénateurs qui ont rejeté le rétablissement d’un seuil de 20 % d’aliments issus de l’agriculture biologique servis en restauration collective publique à compter du 1er janvier 2020. L’occasion de sensibiliser les citoyens à ce combat pour une alimentation saine et locale, et de médiatiser ce vote, qui, selon l’association, s’oppose à offrir une nourriture de qualité aux enfants. En Normandie, 12 sénateurs ont voté contre, seuls 5 se sont montrés favorables au texte de loi.

Par département, le vote des sénateurs normands sur le texte de Brigitte Allain le 9 mars 2016 :


- Calvados. Pascal Allizard (LR) et Jean-Léonce Dupont (UDI) : Contre. Corinne Féret (PS) : Pour.
- Manche. Philippe Bas (LR) et Jean Bizet (LR) : Contre. Jean-Pierre Godefroy (PS) : Pour.
- Orne. Nathalie Goulet (UDI) et Jean-Claude Lenoir (LR) : Contre.
- Eure. Nicole Duranton (LR), Hervé Maurey (UDI) et Ladislas Poniatowski (LR) : Contre.
- Seine-Maritime. Agnès Canayer (LR), Catherine Morin-Desailly (UDI) et Charles Revet (LR) : Contre. Thierry Foucaud (CRC), Didier Marie (PS) et Nelly Tocqueville (PS) : Pour.

En diffusant la liste de ces sénateurs anti-bio, l’association veut « se rappeler au bon souvenir d’élus empoussiérés dans des certitudes d’un autre temps. » Elle rappelle que 76% des personnes interrogées, dans le cadre d’un sondage IFOP, soutiennent l’introduction d’aliments issus de l’agriculture biologique en restauration collective publique.


De son côté, Nathalie Goulet, sénatrice de l’Orne, a voté favorablement aux trois autres amendements présentés le 9 mars et le 19 mai 2016, dans le cadre de la loi visant à favoriser l’ancrage territorial de l’alimentation.


 Commentaire de Florestan:

Le Sénat confirme hélas encore qu'il ne sert pas à grand chose et qu'il ne contribue pas à grand chose non plus! Sous le prétexte fallacieux de la mesure et du sens de la nuance (par rapport à l'Assemblée Nationale qui aura, de toute façon, le dernier mot à la fin de la navette parlementaire) le Sénat prend le risque d'être l'antichambre sénile de tous les combats d'arrière garde, une auberge de grand luxe où tous les lobbies viennent se goberger sur la place de Paris!

En avril 1969, De Gaulle avait vraiment raison de vouloir réformer le Sénat!

Enfin, on regrettera ici que Catherine Morin-Desailly ait pu, dans cette mauvaise aventure, méler sa voix à celles de vieux quétons de la Normandie occidentale!