Et la salle de réunion de l'hôtel d'agglomération de Caen La Mer a été mise gracieusement à disposition par Joël Bruneau, le maire de Caen, présent ce matin pour accueillir les élus régionaux.

 

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Hervé Morin réalise donc son programme de campagne: celui de ne plus ignorer le mode d'emploi de la géographie urbaine normande en respectant l'équilibre entre Caen, Rouen et Le Havre.

Cela fait consensus désormais chez les Normands sauf chez certains élus fabiusiens rouennais pour qui Caen la Mer c'est plutôt Caen L'amère...


 

http://www.ouest-france.fr/normandie/normandie-le-conseil-regional-siege-pour-la-premiere-fois-caen-4319869

Normandie. Le conseil régional siège pour la première fois à Caen

  • Les conseillers régionaux de Normandie sont réunis à Caen ce jeudi 23 juin 2016. Les conseillers régionaux de Normandie sont réunis à Caen ce jeudi 23 juin 2016. | Ouest-France

Les conseillers régionaux de Normandie sont réunis à Caen ce jeudi 23 juin 2016. C'est la première fois, depuis les élections régionales et la réunification des Normandie, que la session est organisée à Caen.

Historique ! Les 102 conseillers régionaux ont pris place dans l’hémicycle de l’agglomération Caen-la-Mer, à Caen, ce jeudi 23 juin 2016.

La salle est gracieusement mise à disposition par Joël Bruneau, maire et président de l’agglomération caennaise, qui a accueilli les élus ce matin.

Hervé Morin, le président de la région Normandie, puis David Margueritte, au nom de la majorité, ont salué « le respect d’un engagement fort de la campagne ».

« Nous siégerons à nouveau dans cet hémicycle en octobre. L’assemble plénière de décembre, qui portera notamment sur les schémas d’orientations économiques et en matière d’enseignement supérieur, pourra se tenir au Havre, si le centre des congrès est opérationnel dans sa totalité », a déclaré Hervé Morin, conformément à la résolution unique adoptée à l’unanimité lors de la session du mois dernier.

Hervé Morin : "Une vision équilibrée de l'avenir régional" « Une des forces de la Normandie est la puissance et la complémentarité de ses trois grandes aires urbaines. En siégeant, dès la première année, dans chacune d’entre elles, la Région Normandie réaffirme sa vision équilibrée de l’avenir régional. Elle enterre la compétition inutile entre Caen et Rouen. Plus les semaines passent et plus je suis convaincu d’une chose : il nous faut changer de braquet, a déclaré Hervé Morin. L’exécutif régional a appuyé sur l’accélérateur. »

« Il est très bien d’appuyer sur l’accélérateur, encore faut-il regarder où l’on va », répond Nicolas Mayer-Rossignol (PS), chef de file de l’opposition socialiste, radicale et progressiste.

Nicolas Mayer-Rossignol : "Déséquilibre entre Caen et Rouen" L’ancien président de la région Haute-Normandie soulève trois inquiétudes : la gestion de l’argent public, le développement des services de proximité et le rassemblement des Normands. Avant de dénoncer la persistance d’un « déséquilibre entre Caen et Rouen. Votre projet de nouvel organigramme a encore été refusé par les syndicats. Malgré un artifice grossier consistant à rattacher le personnel des lycées de Caen à Rouen, il y a toujours 200 personnes de différence entre les deux sites. »

Trente-cinq points figurent à l’ordre du jour de cette dernière session avant les congés d’été. Parmi eux, la nouvelle stratégie d’attractivité de la Normandie, la nouvelle politique de relations internationales de la région et la prise de gouvernance des trains Intercités.


 

Commentaire de Florestan:

Nicolas Mayer-Rossignol est toujours en train de touiller des polémiques inutiles et il faut craindre que la journaliste de Ouest-France ne maîtrise pas le sujet... D'où sort ce chiffre de 200 personnes "de différence entre les deux sites" ? On dirait qu'il y a plutôt confusion avec le chiffre des personnels concernés par les mobilités en cours entre l'abbaye aux Dames caennaise et la caserne Jeanne d'arc rouennaise.

Chacun pourra vérifier la teneur exacte de ces assertions en regardant la vidéo de la séance postée sur Youtube:

https://www.youtube.com/watch?v=0VaIx7N-fzs

 


 

  • Voir surtout le compte-rendu proposé par Ginette Bléry pour Normandie XXL:

http://www.normandiexxl.com/article.php?id=1560

Conseil Régional : trains, attractivité, international, budgets…une séance surchargée

 Hervé Morin et Sophie Gaugain lors de la séance du 23 juin, à 30° en Normandie on tombe la veste

Collectivités. Première réunion à Caen du Conseil Régional de Normandie en ce 23 juin, tout un symbole ! Comme l’hémicycle de l’Abbaye-aux-Dames est trop petit pour les 102 élus régionaux, la réunion se tient dans les locaux de l’agglomération Caen la Mer que son président Joël Bruneau a mis gracieusement à disposition.

La séance marathon ne contient pas moins de 35 points, le président Hervé Morin en donne les grandes lignes qui concernent le projet ferroviaire des trains intercités, l’Agence pour l’attractivité et la politique de la Région à l’international…Il rappelle que sur les 5 premiers mois d’exercice, 127 millions d’investissements ont été engagés sur le programme routier, sur Port Jérôme 2, pour la CMN DCNS, pour les études des tronçons de la LNPN (pour une meilleure liaison Rouen-Caen) pour la candidature de la COMUE… Il réaffirme sa volonté d’agir avec toutes les forces vives de la Normandie et sa foi en la vertu d’une monnaie locale. Ce n’est pas un gadget, elle facilite l’intégration d’un esprit normand, elle favorise le commerce local, en Suisse les monnaies locales représentent 1,6 milliard de FS…bien entendu cela n’affecte en rien l’usage de l’euro. Toutefois pour la monnaie locale l’objectif n’est que de 2018.

Agence pour l’attractivité : on se met en marche

Marie-Agnès Poussier-Winsback en charge de la Mission Attractivité Normandie décrit le déroulement de cette opération qui s’étale de maintenant au printemps 2017. Comme pour l’apprentissage, la méthode retenue est celle de la co-construction qui passe par un débat avec les forces vives pour définir l’identité et les valeurs à mettre en avant. Il s’agit d’une phase de diagnostic qui aboutira à une stratégie à travers 3 ou 4 chantiers. Au final une marque forte, partagée par tous comme les ont déjà d’autres régions ou des villes. Dès maintenant des comités vont être formés et l’équipe de mission sera recrutée. Exceptionnellement la Région a fait appel à une entreprise spécialiste du marketing. Pour la vice-présidente : « nous ne savons pas vendre notre image, la marque s’appuiera sur l’économie et la culture. Il faut trouver le pitch, l’élément clé pour bâtir la compétitivité. » Le lancement pour l’agence de l’attractivité se fera le 23 septembre 2016.

Projet de convention avec la SNCF

Jean-Baptiste Gastinne vice président en charge du dossier et qualifié par le Président de « principal chef de gare de la Normandie » brosse la galère qu’ont à subir quotidiennement les usagers des lignes à destinations de Paris avec un matériel désuet, inconfortable et des retards incessants qui sont un enfer. « Ne rien faire en attendant la LNPN, c’est rester encore une quinzaine d’années à subir cette situation ». La formule obtenue du Gouvernement est un chèque de 720 millions d’euros pour un achat de 40 à 44 rames de trains neufs pour les lignes Paris / Rouen / Le Havre et Paris / Caen / Cherbourg, la Région assumant la gestion de ces intercités à partir de 2020. Un choix audacieux dont le risque ne manque pas d’inquiéter les oppositions de tous bords puisque l’exploitation de ces trains est déficitaire de 45 millions d’euros et il est même difficile d’avoir des chiffres précis de la part de la SNCF. La Région pense combler ce déficit grâce à l’augmentation de la fréquentation qu’entraînera un service de meilleure qualité (+10%), grâce à la baisse des coûts de maintenance puisque le matériel sera neuf, grâce aussi à la baisse des charges centrales générées par la direction de la SNCF. Au programme aussi la lutte contre la fraude, entre Paris et Rouen, elle représente 12% c'est-à-dire le double de la moyenne nationale, un système de réservation pour améliorer les taux de remplissage. Quant à la vétusté du réseau, source de retards, 500 millions d’euros sont promis pour son amélioration. Les attaques n’ont pas manqué notamment en ce qui concerne la disparition de la gare de la Défense dans le projet LNPN. Jean-Baptiste Gastinne qui était déjà au comité de pilotage de 2015 ne manquera pas de rappeler qu’il s’agissait d’un coût de 2 milliards d’euros que personne ne voyait comment financer et que Mme Fourneyron elle-même avait conclu lors de cette réunion : « la Défense ce n’est pas important. »

Politique internationale : « un Davos de la Paix »

François Xavier Priollaud en charge de la coopération interrégionale et du développement international souhaite mener une politique qui : « donne à la Normandie en Europe une influence qu’elle ne pouvait pas avoir auparavant, la réunification permet d’avoir une ambition politique internationale. » Il se plait à rappeler que si l’image de l’Europe est déficiente à l’échelle nationale, celle des territoires se porte bien car c’est là qu’elle intervient de manière substantielle. Les Fonds Européens représentent 1 milliard d’euros pour les 6 prochaines années et il importe de les utiliser au mieux pour les grandes transitions (nous avons déjà  évoqué ce point). Il se propose d’affirmer l’ancrage européen de la Normandie, des projets sont en cours avec le sud de l’Angleterre auxquels le Brexit ne changera rien, la Norvège, terre d’origine pour les Normands, est aussi au programme, il s’agit aussi de favoriser la mobilité des jeunes et de se soucier de l’accueil des étudiants étrangers (4 millions d’euros), il songe aussi à  établir le lien avec la diaspora normande à travers le monde entier. Hervé Morin précise aussi que dans les actions à l’international, la première mission à la rentrée sera un contact avec la Russie pour l’agro-alimentaire, en novembre ce sera l’Iran, en décembre la Corée à Séoul avec la possibilité de rencontrer 800 patrons, puis suivront Taiwan et la Chine.

Enfin la Normandie étant tout naturellement image de liberté et de paix un projet d’un « Davos  de la paix » va voir le jour avec un galop d’essai en mars 2017. Les grands du monde viendront parler de la paix en Normandie. Le seul mot de « Davos » symbole d’économie libérale a immédiatement fait sursauter à gauche et Sébastien Jumel, résolument constructif a joliment suggéré « Havre de paix ».

Point de vue de normandiexxl

La séance marathon avec ses 35 points n’empêchera pas certains opposants de se lancer dans des plaidoyers situés bien loin du sujet ayant tendance à refaire monde selon leur idéologie. Ne souhaitant pas ajouter de l’amertume à celle des interventions des oppositions, nous choisissons de ne pas nommer les personnes mais simplement les groupes d’appartenance.

L’écoute n’est pas au rendez-vous et chacun continue de débiter son catéchisme. Dans la politique avec l’étranger dont les grandes lignes ont été tracées, le Groupe Bleu Marine n’a de cesse de pester contre « des dépenses qui ne vont pas directement aider les Normands, pourquoi être présent à Bruxelles ou à Madagascar ? » Autant nier la notion d’investissement et fermer les frontières de la Normandie.

Quant à l’agence de l’attractivité en cours de création, le groupe communistes front de gauche lui reproche son aspect marketing, « on parle trop de business, de compétitivité, où sont la solidarité, le bénévolat, la justice, l’égalité, les syndicats ? » En correction de copie on mettrait « hors sujet » quand on est sur la promotion d’une région, il s’agit bien de la « vendre » et passer par le prisme de l’économie et de l’argent paraît bien un chemin incontournable.

Quant au Groupe socialiste il n’arrive guère à sortir de son logiciel, « on a bien géré, on a fait des économies » (ce qui est vrai pour ce dernier point) mais il refuse d’affronter le vide sidéral dans le transport ferroviaire qu’a laissé un projet LNPN sans cesse reporté aux calendes grecques. Les amalgames excessifs pleuvent : en quoi la Région peut elle être considérée comme responsable du départ de la direction de la Société Générale ?

A côté des ces ressassements incessants, il faut noter quelquefois des conseils « attention avec la SNCF il faut être modeste » lance Laurent Beauvais qui sait de quoi il parle, quant à Raphaël Chauvois qui s’est battu pour obtenir le statut de Région en transition pour la Basse Normandie quand il dit qu’il faut « un lobbying permanent à Bruxelles pour réussir à glaner les crédits » il l’a aussi bien expérimenté.


 

  • Voir aussi les liens suivants sur Paris Normandie:

http://www.paris-normandie.fr/breves/normandie/la-region-normandie-donne-son-feu-vert-a-la-gestion-des-cinq-lignes-intercites-FD6126430#.V2xLR6IUmM8

http://www.paris-normandie.fr/breves/normandie/contournement-est-de-rouen--avis-favorable-du-conseil-regional-de-normandie-XI6129514#.V2xML6IUmM8

 

  • Prendre connaissance ci-après du texte du discours d'introduction de la séance prononcé par Hervé MORIN:

 

Assemblée plénière du Conseil régional de Normandie du 23 juin 2016

 

Allocution de M. Hervé MORIN, Président de la Région Normandie

Seul le prononcé fait foi.

Mes chers collègues,

Conformément à la résolution unique qui a été unanimement votée le mois dernier, nous voilà réunis à Caen, et je remercie le Président de Caen la Mer, cher Joël Bruneau, de mettre cette salle à notre disposition. Je souhaite en son nom la bienvenue aux parlementaires, et aux Maires présents ce matin, ainsi qu’à la classe de CM2 de l’école Lucie Aubrac de Mondeville qui assiste à ces débats. Nous siègerons à nouveau dans cet hémicycle en octobre. L’assemblée plénière de décembre, qui portera notamment sur les schémas d’orientations économiques et en matière d’enseignement supérieur, pourra se tenir au Havre si le centre des congrès est opérationnel dans sa totalité : Une des forces de la Normandie est la puissance et la complémentarité de ses trois grandes aires urbaines. En siégeant dès la première année dans chacune d’entre elle, la Région Normandie prend en compte ce qui constitue, je le crois sincèrement, un atout formidable, et réaffirme sa vision équilibrée de l’avenir régional. Elle enterre la compétition inutile entre Caen et Rouen.

Je me souviens de ceux qui expliquaient que la Réunification était impossible compte tenu notamment de la question de la capitale : nous sommes en train de démontrer le contraire et qu’il s’agissait d’un alibi pour ne pas avancer.

Cette nouvelle réunion plénière - la cinquième en moins de 6 mois ! - témoigne de la volonté de la majorité de mettre en place à une cadence forte des politiques publiques nouvelles :

-         Des politiques publiques nouvelles qui prennent à bras le corps les grands enjeux auxquels notre région est confrontée. Je citerai, pour ne prendre que 3 exemples, les trains Intercités, la revalorisation des fonds MAEC pour les agriculteurs et de la définition d’une nouvelle politique agricole régionale ou encore la nouvelle gouvernance régionale.

-         Des politiques publiques nouvelles qui ne représentent pas un simple agrégat des actions précédemment menées en Haute et en Basse Normandies mais des programmes d’actions volontaristes globaux. La politique de soutien aux entreprises, marquée par la création d’ADN et du fond d’investissement répond de cette logique.

-         Des politiques publiques nouvelles qui ne sont plus guidées, comme fut le cas parfois notamment en Haute Normandie, par des critères de couleurs politiques mais des programmes d’actions fondés sur l’intérêt général et la co-construction avec les forces vives normandes. David Margueritte aura l’occasion de revenir sur le Grenelle de l’apprentissage cet après-midi. La concertation bat également son plein pour co-construire le Lycée du futur, ou encore la nouvelle politique sportive. Les premières tables rondes visant à définir les nouvelles orientations régionales en matière de pêche se tiendront le 8 juillet à Dieppe. La fin du contentieux avec les lycées privés haut-normands ou le déblocage de l’aménagement du nouveau bâtiment de l’EM Normandie au Havre représentent deux autres témoignages de cette rupture avec le sectarisme qui régnait bien souvent en Haute-Normandie.

-         Des politiques publiques nouvelles qui ne reposent plus sur une logique de guichet et d’appel à projets mais des programmes d’actions qui répondent à une véritable stratégie et une détermination à investir autant que possible pour moderniser la Normandie. Les comptes administratifs sur lesquels nous aurons à nous prononcer mettent en avant des chiffres éloquents : Un taux de réalisation moyen des investissements hors dette de 70% en 2015, dont 56% seulement en Haute-Normandie ! Des chiffres exécrables alors que la principale mission des Régions est précisément de penser et de doter le territoire en outils et en équipements structurants pour son avenir. Des chiffres affligeants car ils interviennent au moment où la crise et la panne de l’investissement public imposent au contraire une réponse forte.

En 5 mois, la Région Normandie s’est attachée à inverser la tendance et a engagé près de 127 millions d’investissements nouveaux ! La Région a ainsi renoué avec les projets routiers en apportant son soutien au projet de desserte portuaire de Caen, à la liaison rapide Flers-Argentan, à la 2 fois 2 voies Granville-Avranches ou encore aux études liées au contournement de Gournay. Sur le plan économique, elle accompagnera le développement des entreprises CMN et DCNS à Cherbourg ainsi que, de manière renforcée, l’aménagement de la zone logistique et portuaire Port Jérôme 2. En matière de transport, si elle n’est plus autorisée à mettre en réserve des financements pour la Ligne Nouvelle Paris Normandie, la Région a débloqué les indispensables études pour la réalisation des tronçons Rouen-Evreux et Rouen-Bernay. Enfin, s’agissant de l’enseignement supérieur et de la recherche, la Région soutient désormais la construction du nouveau site de l’Ecole de Management de Normandie au Havre et à la candidature de la COMUE au label I Site (nous avons accordé un million d’euros).

Outre le compte administratif, nous aurons à débattre ce jour de plusieurs grands dossiers importants, à commencer par la nouvelle stratégie d’attractivité de la Normandie, de la nouvelle politique de relations internationales de la Région et de la prise de gouvernance des trains Intercites.

L’image que la Normandie véhicule constitue certainement l'un des chantiers les plus décisifs de cette mandature. Dans le monde concurrentiel d’aujourd’hui, un territoire doit savoir faire reconnaître ses atouts, les faire fructifier pour atteindre l’excellence et les ériger en porte drapeau pour conquérir, attirer et faire rester. La stratégie d’attractivité que mettra en place l’équipe que dirigera depuis Le Havre Philippe Augier répondra précisément à cet objectif. Le chantier est vaste et ne se limite pas à s’appuyer sur le nom de notre Région dont chacun mesure la notoriété. Il doit être rigoureux car la marque qui sera choisie devra être performante mais aussi fidèle à ce que nous sommes et à ce que nous voulons être.  Ce chantier doit être collectif pour créer une dynamique de territoire et aboutir à un résultat partagé par tous. C’est pourquoi, avant de mettre en place l’outil, en l’espèce l’agence d’attractivité, Marie-Agnès POUSSIER-WINSBACK propose de concevoir la stratégie à travers une grande démarche participative dont l’aboutissement sera soumis à cette assemblée début 2017. Le chantier qui s’ouvre – un de plus – est passionnant. Il est capital ; comme le montrent les succès de Lyon et de Barcelone.

Mes chers collègues, cette séance sera également l’occasion de vous présenter le fruit de 5 mois de réflexion sur la stratégie à l’international de la Normandie. Le périmètre de la Région a changé : nous sommes désormais la grande Normandie. Les objectifs de son exécutif ont évolué : l’attractivité et le développement économique constituent désormais les deux piliers de la politique régionale. Les orientations dont vous fera part François Xavier PRIOLLAUD ont été adaptées à cette nouvelle donne. La Région Normandie n’abandonnera pas sa vocation à contribuer à l’aide au développement. Mise en œuvre en lien avec l’ensemble des services de la Région, l’ADN, l’Agence d’attractivité, l’essentiel de son action extérieure visera néanmoins à renforcer l’attractivité internationale de la Normandie,  à favoriser la présence et de l'influence normande à l'étranger, à faire de la défense, de la paix et de la promotion de la liberté un identifiant majeur de notre Région. Notre histoire, le développement du tourisme de mémoire, la visite de centaine de milliers d’anglo-saxons en Normandie chaque année, de grands équipements comme le Mémorial, nous le permettent.

La Région Normandie créera ainsi dès 2017, et plus complètement en 2018, un Davos pour la paix qui aura vocation à attirer les plus grands décideurs sur les questions de paix et de sécurité, de stabilité et de développement durable et ainsi mettre notre région sous le feu des projecteurs selon une thématique qui lui correspond totalement. Je souhaite, en cet instant, saluer et remercier le député Alain Tourret, qui a semé cette graine que nous voulons voir désormais s’épanouir.

Jean-Baptiste GASTINNE vous proposera enfin d’approuver la convention que je signerai avec l’Etat et qui marque une étape décisive dans notre volonté d’obtenir dès 2020, soit 15 ans, dans le meilleur des cas, avant la mise en service des premiers tronçons de la LNPN, une amélioration notoire des liaisons ferroviaires avec Paris. 

L’Etat y confirme son engagement d’investir 720 millions d’euros pour renouveler les trains des lignes Paris-Rouen-Le Havre et Paris-Caen-Cherbourg et permettre la maintenance du matériel roulant en Normandie, à Sotteville-lès-Rouen, à Caen et à Granville. Il précise les déficits des 5 lignes Intercites, déficits que la Région réduira sensiblement en proposant une offre de transport convaincante et en luttant contre la fraude qui y est plus de deux fois plus élevée qu’ailleurs. Je crois pouvoir dire désormais que ce dossier qui n’a que trop durer, qui affecte les dizaines de milliers de normands qui se rendent quotidiennement à Paris, qui n’a que trop pénaliser nos entreprises, est en passe d’aboutir. Place désormais à la consultation des Normands sur les services que devront offrir les trains. Là où l’on promettait aux Normands un début d’amélioration dans une quinzaine d’années avec la LNPN, la Région leur apportera une offre de train de qualité et de confort digne des TGV dans moins de 4 ans. C’était un objectif que la majorité régionale s’était fixée dès l’élection. Nous pouvons être collectivement fiers du chemin parcouru.

Mes chers collègues, plus les semaines passent et plus je suis convaincu d’une chose. Il nous faut changer de braquet. Les débats que nous allons avoir aujourd’hui constituent, dans la lignée des dernières séances, une réponse claire : l’exécutif régional a appuyé sur l’accélérateur, entend être à la hauteur de ces attentes et porter la Normandie sur la voie de l’excellence.

Je vous remercie.


 

  • Et pour finir le communiqué de presse officiel de la région Normandie pour prendre connaissance de toutes les décisions adoptées par cette nouvelle plénière du conseil régional:

Communiqué de presse

Le 23 juin 2016

 

Assemblée plénière de la Région Normandie

Une assemblée plénière de la Région Normandie s’est tenue aujourd’hui, jeudi 23 juin 2016, dans les locaux de la communauté d’agglomération de Caen-la-mer, sous la présidence d’Hervé Morin. Joël Bruneau, Président de la communauté d’agglomération de Caen-la-mer et Maire de Caen a accueilli les élu (e) s régionaux à l’occasion de la première session plénière de la Région Normandie à Caen. Parmi les sujets à l’ordre du jour, on peut retenir :

Les élu (e) s ont adopté les comptes administratifs des Régions ex Basse et ex Haute-Normandie.

 

La stratégie Europe et internationale

Les élu (e) s ont examiné les orientations de la Région en ce qui concerne sa politique européenne et internationale. La Normandie entend bâtir une politique européenne et internationale ouverte sur les opportunités du monde actuel et aussi porteuse des valeurs de paix et de liberté, fondements de l’identité normande.

La stratégie proposée par François-Xavier Priollaud, Vice-Président chargé des coopérations interrégionales et du développement international et d’Anne-Laure Marteau, Présidente de la Commission s’inscrit sur le long terme et s’articule autour de trois grandes priorités :

-    L’action européenne et internationale de la Région au service de l’attractivité de la Normandie et de la compétitivité de l’économie régionale : priorité à la dimension structurante des projets financés par l’Union européenne, simplification des procédures pour les porteurs de projets, promotion de la « marque » Normandie

-    La stratégie de présence et d’influence de la Normandie en Europe et dans le monde : soutien à la mobilité européenne et internationale des étudiants normands, nouvelle impulsion à la coopération de la Région avec le Sud de l’Angleterre, développement économique international avec des territoires émergents et / ou porteurs de modèles de développement innovants comme l’Iran, le Vietnam, Taïwan, constitution d’un réseau normand d’envergure internationale en lien avec les réseaux existants d’entreprises et d’expatriés normands … Cette dernière mission a été confiée au Bureau de représentation de la Normandie à Bruxelles.

-    La Normandie pour la Paix : démarche en cours d’inscription des plages du débarquement au patrimoine mondial de l’UNESCO, actions en direction de la jeunesse : voyage d’études pour les lycéens normands pour visiter le Mémorial de la Shoah à Auschwitz, coopérations internationales avec Madagascar, partenariat local en Tunisie portant sur la transition démocratique …

Hervé Morin a annoncé un programme d’actions autour de la Normandie pour la Paix et la Liberté et notamment la création d’un Forum mondial « le Davos de la Paix normand » auquel des personnalités de renommée internationale seront invitées à venir s’exprimer sur des thèmes comme la liberté, la démocratie, la sécurité, l’environnement …  La première conférence de préfiguration aura lieu en mars 2017.

Adopté.

 

La Mission attractivité Normandie

Hervé Morin a annoncé la mise en place de laMission attractivité Normandie qui débouchera sur la création d’une agence de l’attractivité à partir du premier semestre 2017.

La Région mise sur une stratégie « intégrée » de l’attractivité englobant tous les acteurs de toutes les activités liées au territoire, des grands évènements aux actions à l’international. Concrètement, cette approche bénéficiera au développement des entreprises, à la culture, au sport… Elle favorisera aussi la venue de talents, de touristes et de toutes les personnes qui y verront un territoire d’excellence.

Depuis plusieurs mois ont été posés les fondements d’une mission de préfiguration interne au Conseil régional. Un large travail de co-construction d’une stratégie d’attractivité va être engagé avec l’appui d’un cabinet spécialisé. La Mission attractivité Normandie définira les premiers objectifs opérationnels puis l’agence de l’attractivité poursuivra la démarche sur le long terme.

« J’apprécie cette phrase de Jacques Attali - la Normandie est bénie des dieux. Ceux qui en ont la charge, doivent la porter plus loin - La Normandie réunifiée doit être en effet une source supplémentaire de création et de valeur pour ses habitants. C’est ce que nous souhaitons faire avec la mission attractivité Normandie » déclare Hervé Morin.

La Normandie est la région la plus connue au monde avec la Californie.

Toutefois, cette notoriété internationale reste peu exploitée. La fusion donne à la Normandie une opportunité unique de se doter d’une vraie stratégie sur le plan de l’attractivité. Rappelons que la Normandie se place au 2ème rang des régions françaises avec 35 % de son PIB dédié à l’export.

La Normandie compte aussi 417 sites classés, dont deux au patrimoine mondial de l’Unesco, le Mont-Saint-Michel et la ville du Havre reconstruite par Auguste Perret, et la Tapisserie de Bayeux classée au registre « Mémoire du Monde » de l’Unesco.

 

La prise de compétence de la Région sur les Trains d’Equilibre du Territoire desservant la Normandie : convention de transfert entre l’Etat, la SNCF et la Région

Les élu (e) s régionaux ont examiné la convention entre l’Etat, SNCF et la Région portant sur le transfert à la Région des « Trains d’Equilibre du Territoire » (TET) à la Région Normandie au 1er janvier 2020.

Pour mémoire, Hervé Morin, Président de la Région Normandie a signé avec le Premier ministre, le 25 avril dernier, au Mont-Saint-Michel, un protocole d’intentions portant sur le transfert à la Région Normandie de cinq lignes dites « Train d’Equilibre du Territoire » (TET) : Paris-Caen-Cherbourg/Trouville-Deauville, Paris-Rouen-Le Havre, Paris-Granville, Paris-Evreux-Serquigny et Caen-Le Mans-Tours.

« Lors de la campagne électorale, je m'étais engagé à prendre à bras le corps le problème des trains normands et à obtenir aussi vite que possible une amélioration des conditions de desserte sur les trains Intercités. L'offre ferroviaire vers l'Ile-de-France étant devenue dramatiquement pénalisante pour les Normands » déclare Hervé Morin.

Depuis la signature du protocole d’intentions avec l’Etat le 25 avril dernier, les négociations menées entre Hervé Morin, Jean-Baptiste Gastinne, Vice-Président en charge des transports, les services de la Région d’une part et le Ministère chargé des transports et SNCF d’autre part se sont poursuivies.

 

La convention examinée aujourd’hui porte notamment sur :

-    L’amélioration attendue du service préfigurant la Ligne Nouvelle Paris-Normandie notamment sur le renouvellement du matériel roulant Intercités sur les lignes Paris-Caen-Cherbourg et Paris-Rouen-Le Havre.

  • La Région est responsable, en lien avec SNCF Mobilités, de l’acquisition du nouveau matériel roulant et de l’adaptation du dispositif de maintenance. L’engagement de l’Etat porte sur le financement d’un parc estimé d’une quarantaine de rames automotrices.
  • L’Etat financera cette acquisition et les adaptations nécessaires de la maintenance et/ou du réseau à hauteur de 720 millions € qu’Hervé Morin avait obtenus après 4 mois de négociations.
  • La Région sera associée à la gestion de ces lignes entre 2017 et 2020, et contribuera dans ce cadre à l’effort financier consenti par l’Etat en versant à ce dernier au maximum 70 millions € pour financer les investissements.

 

-    L’intégration des trains Intercités normands dans le périmètre de responsabilité de la Région constitue le deuxième grand terme du protocole proposé.

La Région deviendra, à l’instar des TER, autorité organisatrice des lignes normandes TET, dites lignes Intercités. La Région prendra ainsi au 1er janvier 2020 la responsabilité des horaires, du cadencement et de la gestion des équipements.

« La Normandie fait œuvre de pionnière en devenant la première région française à assumer une compétence particulièrement lourde et complexe en lieu et place de l’Etat » souligne Hervé Morin.

 

-    La gestion cohérente d’ensemble des transports ferroviaires et soutenable financièrement dans la durée :

  • A ce titre, plusieurs leviers sont envisageables pour ramener le déficit du transport ferroviaire régional intégrant les lignes Intercités à son niveau actuel en quelques années comme une meilleure lutte contre la fraude, une meilleure adéquation de l’offre de transport régional avec les cars « Macron », de l’offre TER et Intercités sur la ligne Caen-Le Mans-Tours …

L’Etat veillera à ce que les investissements de renouvellement d’infrastructure prévus par SNCF Réseau entre 2016 et 2020 soient réalisés. 500 millions d’euros d’investissements supplémentaires seront effectués d’ici 2020 sur les lignes normandes.

Par ailleurs, d’autres négociations devront être engagées avec le STIF notamment en ce qui concerne le financement de l’arrêt des TET en Ile-de-France et la baisse brutale des compensations tarifaires du pass unique Navigo.

Plusieurs conventions entre l’Etat, la Région, l’AFITF et SNCF Mobilités seront signées pour préciser diverses dispositions comme l’acquisition du matériel roulant et son financement, l’adaptation des ateliers de maintenance de Sotteville pour l’accueil des matériels existants et des nouvelles rames, comme pour les installations de sites secondaires (Clichy, Caen, Cherbourg …).

 

Adopté.

 

Soutien au projet de contournement Est de Rouen - Liaison A28/A13

Dans le cadre du dossier d'enquête préalable à la déclaration d'utilité publique, la Région apporte son soutien au projet de Contournement Est de Rouen – Liaison A28/A13 en adressant au président de la commission d’enquête un avis favorable pour la réalisation de cette infrastructure.

« La Région Normandie considère que la création du Contournement Est de Rouen –Liaison A28/A13 est un élément indispensable et prioritaire pour le développement économique du territoire, notamment pour la filière d’excellence régionale des ports et de la logistique, et l’amélioration des conditions de vie de ses habitants. Sensible à une insertion optimale de l’infrastructure dans son environnement et à son utilisation raisonnée, elle souscrit à la Charte pour la valorisation réciproque de l’infrastructure et du territoire » déclare Hervé Morin.

 

Le règlement des aides régionales aux entreprises

Sophie Gaugain, 1ère Vice-Présidente de la Région chargée du développement économique et du soutien aux entreprises, a présenté le nouveau règlement des aides de la Région aux entreprises. Celles-ci seront instruites par l’Agence de Développement pour la Normandie (AD Normandie), guichet unique en matière d’aides pour le Conseil, l’Innovation, l’Immobilier, le Développement et l’Export, que la Région a créée il y a peu.

« Toutes ces aides ont été étudiées pour accompagner l’entreprise à tous les stades de son développement mais aussi pour répondre à ses besoins de façon simple et ouverte » indique Sophie Gaugain.

Ces nouveaux dispositifs sont les suivants :

-    «Impulsion Conseil » : Soutien régional au conseil

Cette aide régionale propose une réponse adaptée aux TPE et PME dans leur projet de croissance. Le taux d’intervention est fixé à 50 % maximum du coût HT des dépenses éligibles, sur la base de 1 200 € HT maximum/jour de consultance, dans une limite de 23 000 € par aide.

-    « Impulsion innovation » : Soutien régional aux entreprises innovantes

Le soutien régional aux projets individuels d’innovation est destiné à financer des projets d’innovation présentés par une entreprise régionale, démontrant un fort potentiel en termes d’emplois ou d’impact sur la compétitivité d’une filière stratégique. La Région versera une subvention ou une avance remboursable.

-    « Projets collaboratifs d’innovation » Soutien régional aux partenariats d’innovation

Le soutien régional aux projets collaboratifs d’innovation est destiné à financer des projets présentés par au moins deux partenaires dont une entreprise régionale.

Ce dispositif concerne les projets à haute valeur ajoutée en collaboration avec des établissements de recherche et d’enseignement supérieur, des organismes de recherche, des instituts techniques. Il aura pour objectif de créer ou de maintenir l’emploi sur le territoire sur des secteurs identifiés comme stratégiques et de valoriser des travaux et des compétences de recherche.

-    « Impulsion Développement » Soutien régional au développement et à l’investissement des entreprises

Le dispositif « Impulsion Développement » a pour objet de soutenir l’entreprise lors d’une phase clé de sa croissance. La Région est partenaire en co-investissement des projets de croissance des entreprises du territoire.

-    « Impulsion Export » : Soutien régional à l’exportation

Le dispositif « Impulsion Export se décline en deux volets :

- Individuel, pour lequel les bénéficiaires sont les TPE, PME et ETI. L’aide régionale prend la forme d’une subvention plafonnée à 75 000 € sur 2 ans et correspond à 50% maximum des coûts éligibles HT

- Collectif, pour lequel les bénéficiaires sont des structures publiques et privées qui mettent en oeuvre l’action collective à l’international. L’aide régionale prend la forme d’une subvention plafonnée à 50 % des coûts éligibles HT.

-    « Impulsion Immobilier »

Dans le cadre de la loi NOTRe, la compétence immobilière et foncière est confiée aux EPCI qui ont le monopole du financement des opérations dans ce domaine. Ce dispositif a pour but de co-financer avec les EPCI, et les départements le cas échéant, des programmes d’investissements immobilier et foncier des entreprises normandes.

-    Dispositif A.R.M.E : Anticipation Redressement Mutations Economiques

Afin d’anticiper de manière concrète les mutations économiques de la Normandie et accompagner les entreprises et territoires en situation de fragilité, la Région va mettre en place une mission complémentaire de l’ADN. Elle prendra la dénomination d’A.R.M.E (Anticipation, Redressement et Mutations Economiques). Ses principes directeurs sont :

- aider les entreprises confrontées à des difficultés économiques pouvant mettre en jeu leur survie et les emplois, à rétablir leur situation

- contribuer à sauvegarder les activités et l’essentiel de l’emploi, notamment dans les territoires en mutations économiques et engagés dans une stratégie de redéploiement.

-    « Coup de pouce » - Soutien régional à la création et reprise d’entreprise

Depuis de nombreuses années, il existe sur le département de l’Eure et de la Seine Maritime, un dispositif d’accompagnement et de financement de projet de création ou de reprise de TPE de moins de 10 salariés.

Le dispositif reconnu, permet d’apporter aux porteurs de projets le complément nécessaire pour boucler un plan de financement.

Le dispositif sera étendu aux créateurs ou repreneurs des départements du Calvados, de la Manche ou de l’Orne.

 

Adopté.

 

Partenariat de la Région avec BUSINESS France et l'Agence de développement pour la Normandie

En matière d’accompagnement à l’international des entreprises, BUSINESS France est un partenaire privilégié de la Région ex Basse-Normandie depuis 2006 et de la Région ex Haute-Normandie depuis 2013. Elle est l’agence nationale au service de l’internationalisation de l’économie française.

En France et à l’étranger grâce à ses nombreux bureaux, BUSINESS France aide les PME et les entreprises de taille intermédiaire à mieux se projeter à l'international et capte les investisseurs étrangers en France pour y créer ou y reprendre des activités créatrices d'emplois.

A ce titre, Hervé Morin va signer une nouvelle convention d’une durée de trois ans portant sur le partenariat entre la Région Normandie, AD Normandie et Business France sur la partie export, attractivité des investisseurs étrangers et attractivité du territoire.

Concernant l’export, le dispositif «ticket modérateur» avec Business France est opérationnel en région depuis 2006. Il est un accompagnement important, réactif et souple, en complément des aides directes de la Région, pour soutenir les actions à l’international des entreprises qui utilisent les produits Business France (information, conseils, communication, études de marché, rendez-vous B to B à l’étranger,…) et le dispositif Volontariat International en Entreprises (V.I.E).

Cette convention s’inscrit dans une logique de résultats, basée sur la politique d’évaluation de l’opérateur qui s’engage à communiquer à la Région les résultats liés à la concrétisation de courants d’affaires. Le budget alloué est de 450 000 € jusqu’au 31 décembre 2016.

 

Adopté.

 

Les grands schémas au service du développement régional

La loi NOTRe du 7 août 2015 a confié aux Régions le soin d’élaborer deux schémas d’importance : le Schéma régional de développement économique, d’innovation et d’internationalisation (SRDEII) et le Schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires (SRADDET).

Concernant le SRADDET, la Région est chargée d'organiser, en qualité de chef de file, les modalités de l'action commune des collectivités territoriales et de leurs établissements publics pour l'exercice des compétences en matière d'aménagement et de développement durable du territoire.

Le SRDEII doit être adopté avant fin 2016, le SRADDET en 2019. Leurs élaborations sont étroitement seront liées.

Le SRADDET définit la stratégie régionale d’aménagement du territoire à moyen et long terme sur le territoire régional en matière d’équilibre et d’égalité des territoires, d’implantation des différentes infrastructures d’intérêt régional, de désenclavement des territoires ruraux, d’habitat, de gestion économe de l’espace, d’intermodalité et de développement des transports, de maîtrise et de valorisation de l’énergie, de lutte contre le changement climatique, de pollution de l’air, de protection et restauration de la biodiversité, de prévention et gestion des déchets.

Il s’agit d’un document de synthèse, dans la mesure où il intègre les divers schémas et plans sectoriels existants ou à venir : schéma régional des infrastructures et des transports, schéma régional de l’intermodalité, schéma régional de cohérence écologique, schéma régional du climat, de l’air et de l’énergie, plan régional de prévention et de gestion des déchets…

Hervé Morin a lancé récemment l’élaboration du schéma pour l’économie avec l’ensemble des partenaires concernés. La place particulière de l’innovation, pivot du développement économique, amène la Région à construire son schéma économique conjointement avec son schéma pour la recherche (SRESRI). La Normandie est, à ce jour, la seule Région française à coupler ces deux schémas.

« Ces schémas sont stratégiques pour la Normandie. Ils définissent les grandes orientations du développement économique régional et celles relatives à l’attractivité de son territoire. Il nous faut bâtir une vraie stratégie d’attractivité du territoire. La Région assurera son rôle pour la construction de cet édifice avec une approche pragmatique, simple, au service des entreprises en collaboration avec tous les partenaires. Donner une cohérence de l’action publique entre différents territoires et collectivités et une visibilité nationale et internationale telles sont les lignes forces de ces schémas. Je souhaite que les acteurs du territoire y soient largement associés et en soient les architectes » déclare Hervé Morin.

 

Vers une nouvelle politique régionale de la pêche et des ressources marines

La Région Normandie a pour ambition de construire une nouvelle politique régionale au plus proche des besoins exprimés par les acteurs professionnels. Clotilde Eudier, Vice-Présidente chargée de l’agriculture, de la pêche et de la forêt a présenté cette nouvelle politique pour la valorisation et l’innovation de la pêche et de l’aquaculture normande. Les grandes actions consisteront à simplifier, à converger à l’échelle de la Normandie et à articuler les aides régionales, départementales et les crédits européens via les mesures régionalisées du FEAMP.

Dans le cadre de la mise en oeuvre du Fonds Européen pour les Affaires Maritimes et la Pêche pour la période 2014-2020, la Région Normandie a obtenu la délégation de gestion du FEAMP sous forme de subvention globale. A ce titre, la Région gèrera plus de 20 millions de crédits européens pour la pêche en Normandie.

Le travail initié par la Région sera mené en collaboration avec les professionnels : Comités régionaux des pêches et des élevages marins, comité régional de la conchyliculture.

« A l’image de ce qui aura été fait avec les produits agricoles, nous souhaitons valoriser la qualité des produits de la mer normands, valoriser les circuits courts, et faire en sorte que l’AD Normandie puisse rentrer dans le capital des bateaux de pêche » indique Hervé Morin.

 

Adopté.

 

Grenelle de l’Apprentissage :

Les conclusions de la consultation des Normands à Cherbourg vendredi 24 et samedi 25 juin à la Cité de la mer

Hervé Morin, Président de la Région Normandie a lancé en janvier dernier au Havre une vaste consultation sur l’apprentissage auprès de l’ensemble des Normands - grand public, partenaires de l’orientation et de l’emploi, entreprises. David Margueritte, Vice-Président de la Région Normandie en charge de la formation et de l’apprentissage et Marc Millet, Président de la commission orientation et formation de la Région et les services de la Région ont mené une consultation sans précédent auprès des acteurs concernés.

Ils ont rencontré plus de 2 500 personnes, dont 500 apprentis, ont visité plus de 70 structures liées à l’apprentissage et reçu plus de 12 000 réponses aux questionnaires en ligne par les familles, apprentis, entreprises, professionnels de l’orientation, se sont rendus en Allemagne, dans le Land de Basse-Saxe, en Alsace et aux Pays-Bas à Rotterdam pour puiser les bonnes idées mises en places.

L’objectif de cette Université est de débattre et de mettre en perspective les grandes pistes issues de la première phase du Grenelle. Cette démarche doit aboutir à la présentation à l'automne d'un plan normand pour l'apprentissage. Objectif : augmenter massivement le nombre d’apprentis en Normandie à l’horizon 2021. L’apprentissage est la voie royale vers l’emploi 78 % de jeunes trouvent un travail à l’issue de leur formation.

De cette vaste consultation menée depuis le début de l’année, il ressort d’ores et déjà quatre grandes pistes :

-       La nécessité de mieux faire connaitre la voie de l’apprentissage et ses débouchés ;

-       La sécurisation des parcours pour réduire le nombre de ruptures de contrats ;

-       L’aide et la simplification du recrutement des apprentis ;

-       L’évolution de l’offre de formation en fonction des métiers d’avenir ou en tension.

« Dès septembre, la Région va adopter sa feuille de route pour l’apprentissage. Nous allons donner un nouvel élan à cette voie royale vers l’emploi, sous-estimée à tort. Nous contractualiserons avec les patrons des grands groupes en Normandie pour qu’ils forment et recrutent des apprentis tous les ans. J’espère qu’ils feront des émules » déclare Hervé Morin.

 

Plan 500 000 formations pour les personnes en recherche d'emploi

La Région Normandie pilote en 2016,  en lien avec Pôle Emploi et les Partenaires Sociaux, le plan gouvernemental d’urgence pour l’emploi « 500 000 formations pour des personnes en recherche d’emploi » sur notre territoire.

En Normandie, ce plan comptera plus de 54 000 entrées en formation au total, soit un effort de plus de 15 000 entrées supplémentaires en 2016 par rapport à 2015.

Ce jour a été approuvée la convention avec Pôle emploi qui prévoit les modalités de coordination et de mise en œuvre des achats de formations complémentaires dans le cadre du plan 500 000 pour les demandeurs d’emploi, ainsi que la convention avec le Fonds Paritaire de Sécurisation des Parcours Professionnels (FPSPP) géré par les partenaires sociaux. Celui-ci confie à la Région une enveloppe de 10,7 millions d’€ supplémentaires et accompagne ainsi le financement des 5 000 actions nouvelles de formation qui vont être achetées par la Région.

La Région financera  au total plus de 31 000 places de formation en 2016 pour un montant total de 149 millions d’euros.

A noter l’élargissement de deux dispositifs à l’échelle de la Normandie pour répondre aux besoins en formation individuelle des demandeurs d’emplois Normands (Qualif Individuel) et répondre aux besoins de main d’œuvre des  entreprises par le biais de formation sur mesure de demandeurs d’emploi (« Une Formation, Un Emploi »).

Contact presse :

Emmanuelle Tirilly – tel : 02 31 06 98 85 – emmanuelle.tirilly@normandie.fr