La chose a été annoncée lors de la dernière plénière du Conseil régional de Normandie, le 23 juin 2016 à Caen.

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La mise en route concrète de la toute nouvelle agence de l'attractivité régionale normande présidée par Philippe Augier sera le gros chantier de la rentrée de septembre avec pour objectif la construction d'une marque régionale normande pour une valorisation globale de la qualité des productions et des services proposés sur le territoire normand accompagnée d'une charte des valeurs normandes et d'un cahier des charges précis.

Une grande concertation avec les acteurs de la société civile normande est prévue et ce chantier sera piloté par Marie-Agnès POUSSIER-WINSBACK, maire de Fécamp et 5ème vice-présidente en charge du tourisme et de l'attractivité du territoire.

Pour contacter Madame Poussier-Winsback:

Marie-Agnes.POUSSIER@normandie.fr

Agence pour l’attractivité : on se met en marche

Marie-Agnès Poussier-Winsback en charge de la Mission Attractivité Normandie décrit le déroulement de cette opération qui s’étale de maintenant au printemps 2017. Comme pour l’apprentissage, la méthode retenue est celle de la co-construction qui passe par un débat avec les forces vives pour définir l’identité et les valeurs à mettre en avant. Il s’agit d’une phase de diagnostic qui aboutira à une stratégie à travers 3 ou 4 chantiers. Au final une marque forte, partagée par tous comme les ont déjà d’autres régions ou des villes.

Dès maintenant des comités vont être formés et l’équipe de mission sera recrutée. Exceptionnellement la Région a fait appel à une entreprise spécialiste du marketing. Pour la vice-présidente : « nous ne savons pas vendre notre image, la marque s’appuiera sur l’économie et la culture. Il faut trouver le pitch, l’élément clé pour bâtir la compétitivité. » Le lancement pour l’agence de l’attractivité se fera le 23 septembre 2016.

Sur l'Etoile de Normandie, nous sommes bien placés pour savoir qu'il faut RECONSTRUIRE symboliquement la Normandie: la reconstruction d'après 1944 n'a été que physique et elle fut conduite dans l'idée de diviser la Normandie pour mieux la subordonner à l'intérêt parisien confondu avec l'intérêt national de l'Axe Paris- Le Havre.

Voir notre billet sur la question de reconstruire une souveraineté normande en terme de décision politique et économique:

http://normandie.canalblog.com/archives/2016/05/11/33797805.html

Mais il y a aussi une autre urgence qui est parallèle à la première: reconstruire une fierté, une positivité normande en affirmant les actions et les acteurs normands face à ce qu'il nous faut bien appeler une véritable politique de "soft power" breton dès que l'on aborde dans l'Ouest de la France (mais pas seulement) la question du reflet régional ou plus précisément celle, plus sensible, de l'identité régionale.

Pour dire les choses avec objectivité et sans chercher des polémiques inutiles, on peut raisonnablement affirmer, à la lumière de nombreux constats que:

1) Le SOFT POWER BRETON existe: il fait même l'objet d'une concertation globale des grands décideurs institutionnels publics et privés bretons depuis des années dans la discrétion (c'est le propre de ce type de "gouvernance") et l'efficacité sur le modèle du soft power américain. La stratégie est simple: mettre en oeuvre concrètement le soft power tout en niant l'existence d'une stratégie concertée. Ainsi, on connait l'existence du fameux "Institut de Locarn" ou l'activisme en la matière de Jean-Yves Le Drian. Mais les intéressés, comme il se doit, seront les premiers à nous dire que le soft power breton n'existe pas.

2) Le SOFT POWER BRETON a pour objectif la valorisation et la défense de la Bretagne tout azimut: voilà qui semble à la fois évident et légitime. L'identité ethno-culturelle forte de la Bretagne y contribue d'ailleurs puissamment.

3) Le SOFT POWER BRETON a aussi pour objectif d'influencer les acteurs et les décideurs des territoires voisins de la Bretagne parce qu'il faut à la fois que chaque breton soit un ambassadeur de la Bretagne là où il se trouve mais aussi et surtout que les habitants des territoires voisins de la Bretagne partagent une sympathie voire un sentiment d'appartenance à la Bretagne ou à ses succédanés (ex: la celtitude, le Grand Ouest). On voit bien que la zone de diffusion d'un grand quotidien régional bien connu peut participer à cette stratégie avec une grande efficacité, celle qui consiste à sous informer voire à dévaluer (sans aller vers une discrimination qui serait trop visible) l'identité collective des régions voisines de la Bretagne pour mieux mettre en scène et en valeur la qualité des acteurs bretons:

Le quotidien des "bonnes nouvelles", à savoir, la dernière page en couleur de Ouest-France, celle des gens heureux qui font des bonnes et belles choses n'accueille quasiment que des acteurs de la société civile bretonne...

De même, la présence et la puissance des réseaux bretons sur la place médiatique parisienne avec ses conséquences évidentes en terme de couverture privilégiée de la Bretagne dans les grands médias dits "nationaux" est indiscutable (ex: TF1, France Inter, presse magazine hebdomadaire...)

C'est pourquoi, Vincent Bolloré devrait, sans tarder, être rappelé à l'ordre car la mise à sac de Canal + ne plaide pas pour le soft power breton dans le petit milieu des journalistes parisien...

C'est donc une belle gageure que de vouloir faire réapparaître en Normandie une identité, un reflet régional au potentiel aussi puissant que l'identité bretonne à l'Ouest de Paris et qui a toutes les qualités requises pour se lancer, elle aussi, dans une stratégie globale d'intelligence territoriale ou de "soft power" (avec des valeurs universalistes et humanistes fondées dans l'histoire normande qui permettrait à un soft power normand d'échapper à la clôture communautaire et identitaire).

Aussi, le moment venu, au titre du collectif Bienvenue en Normandie, nous prendrons contact avec Mme Poussier-Winsback pour nous assurer que la future agence d'attractivité de Normandie ait conscience de l'existence et des activités  d'un SOFT POWER breton ... en Normandie!

En attendant, quelques nouvelles récentes du SOFT POWER breton en Normandie:

1) BAYEUX s'apprête à fêter le 950ème ANNIVERSAIRE de... DAN AR BRAZ

Ils_se_tapent_l_incruste_

2) Le MONT SAINT MICHEL, version "couleur d'Armor"... ça sent l'embrouille!

http://www.lamanchelibre.fr/actualite-188666-le-vie-au-mont-saint-michel-en-accelere-une-video-une-grande-beaute.html

  • Voir aussi, sur un mode plus humoristique (2013):

http://www.legorafi.fr/2013/10/28/a-la-derive-apres-la-tempete-les-bretons-refusent-de-rendre-le-mont-saint-michel/


 

Commentaire de Florestan:

Inutile de dire que le "soft power" breton ne manquera pas l'occasion du Grand Départ du Tour de France depuis la Normandie occidentale: les Normands vont devoir se mobiliser sur un terrain qui ne leur est pas coutumier...

Enfin si le "soft power" breton avait comme objectif prioritaire d'obtenir la réunification de la Bretagne au lieu de nous... emmerder chez nous (parlons clairement), nous serions les premiers à en être le vecteur...

 

  • Une réponse normande au "soft power" breton est en préparation du côté d'Avranches:

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