Chères lectrices, chers lecteurs de l'Etoile de Normandie, il va falloir vous y faire car ce billet inaugure un nouveau mot qui reviendra désormais régulièrement pour correctement nommer les choses observées au coeur de notre région et dont l'organisation desquelles sera déterminante pour notre avenir commun.

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Pour qualifier le futur et déjà présent réseau à trois têtes urbaines qui va piloter la Normandie avec l'agglomération de Rouen comme métropole et préfecture régionale, première place économique normande, avec l'agglomération de Caen en tant que technopole régionale et comme capitale politique régionale et l'agglomération du Havre comme place portuaire internationale, nous abondonnons le qualificatif de "métropole normande" (car concrètement, la métropole normande c'est Rouen dans tous les sens du mot "métropole" y compris dans son sens historique le plus ancien avec la présence de la cathédrale métropolitaine et primatiale de Normandie depuis plus de... 1500 ans) au profit du terme plus objectif de:

TRIPOLITAINE NORMANDE

Qui signifie concrètement: territoire dirigé et organisé par trois grandes villes.

C'est ainsi que les études spécifiques sur les forces et les faiblesses de la "tripolitaine normande" vont revêtir une importance... capitale en nous permettant de sortir avec intelligence des sombres errements du clochemerle de la capitale!

L'INSEE deux fois plus intelligente depuis qu'elle s'est réunifiée nous ouvre la voie avec cette première étude sur la sociologie des habitants des trois agglomérations de la tripolitaine normande:


 

Rouen, Caen et le Havre : une cartographie des revenus établie par l'Insee

L'INSEE Normandie publie une étude sur "la géographie des revenus" dans les trois plus grandes agglomérations de Normandie, à savoir Rouen, Caen et le Havre. Selon cette étude, la pauvreté se concentre surtout dans les villes-centres et dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville.

Mais la situation n'est pas la même selon qu'on habite à Caen, au Havre ou à Rouen.
Selon l'INSEE, la "pauvreté est particulièrement présente" dans les trois agglomérations, mais les populations les plus aisées se concentrent plutôt dans la ville-centre pour Caen et Rouen, et dans la banlieue au Havre.
Les banlieues de Caen et Rouen abritent une population diversifiée. Les plus hauts revenus y sont cependant globalement sous-représentés, sauf dans quelques communes de la banlieue de Rouen.

Les quartiers prioritaires de la politique de la ville concentrent fortement la pauvreté.
A Caen, en dehors de ces quartiers, la ville-centre abrite une population socialement mixte. C’est le cas aussi pour sa banlieue, même si la population aisée est légèrement sur-représentée dans l’ouest du territoire et à Épron.

En revanche, le Havre comporte peu de zones socialement mixtes. Les plus pauvres sont sur-représentés dans certains quartiers de la ville-centre, à Harfleur et à Gonfreville-l’Orcher. Dans le reste de la banlieue, la population aisée est sur-représentée, en particulier à Sainte-Adresse et à Fontaine-la-Mallet.

Rouen est dans une situation intermédiaire. Il existe une mixité sociale importante dans la ville-centre et quelques zones de banlieue.
En revanche, certaines communes de banlieue, au nord-est et sud-est de Rouen, concentrent une forte part de population aisée. Celles-ci sont en particulier très présentes à Bois-Guillaume et Saint-Martin-du-Vivier

Lire l'étude complète sur le site de l'Insee


Autre aspect important de la TRIPOLITAINE NORMANDE, c'est sa façade maritime sur la baie de la Seine où les richesses semblent se concentrer:

La chose était déjà passablement observée non sans amertume par Gustave Flaubert dans sa nouvelle "un coeur simple" où une fille de ferme du coeur du Pays d'Auge (l'arrière pays) se confronte durement à la bourgeoisie sur la "côte"... Cette vieille affaire encore récemment symbolisée par l'oubli d'un échangeur pour desservir Lisieux depuis l'autoroute des Parisiens à la hauteur de Pont-L'Evêque semble se perpétuer...

http://www.normandie-actu.fr/le-littoral-de-normandie-un-territoire-privilegie-pour-l-economie-avec-46-500-emplois_215551/

Le littoral de Normandie, un territoire privilégié pour l'économie, avec 46 500 emplois

Dans une enquête, mercredi 29 juin 2016, l'Insee présente le littoral de Normandie comme un secteur privilégié pour les activités touristiques et économiques, avec 46 500 emplois

Mise à jour : 29/06/2016 à 16:23 par Valentine Godquin

46 5000 emplois maritimes ont été répertoriés par l'Insee, sur la façade maritime de Normandie. (Photo : ©Haropa port)

46 500 emplois maritimes ont été répertoriés par l'Insee, sur la façade maritime de Normandie. (Photo d'illustration © Haropa port)

Dans une nouvelle enquête publiée mercredi 29 juin 2016, l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) s’est intéressée à l’activité touristique et économique le long du littoral de Normandie. Une enquête régionale qui s’inscrit dans une étude nationale sur l’économie maritime, parue en novembre 2015. Se basant sur des chiffres de 2012, l’Insee s’intéresse plus particulièrement aux emplois maritimes générés sur l’ensemble du littoral.

Grande ouverture sur la mer

La Normandie se distingue en France par l’étendue de sa façade maritime. Avec trois départements ayant une ouverture sur la mer, la Normandie peut compter sur 640 km de littoral « varié, favorable au développement d’activités spécifiques », avec une ouverture sur la Manche, « une des zones maritimes les plus fréquentées du monde », de nombreux ports, mais aussi un axe Seine majeur pour le développement d’échanges vers l’arrière-pays. Des caractéristiques qui représentent de nombreux emplois.

En 2012, 46 500 personnes travaillaient dans l’économie maritime, soit 3,6 % de l’emploi total normand. L’emploi maritime est logiquement concentré sur le littoral et, dans une moindre mesure, le long de la Seine jusqu’à Rouen (Seine-Maritime).

Ces emplois, toutes activités confondues, se concentrent principalement autour de trois grands bassins : Le Havre (Seine-Maritime) avec 10 500 emplois, Cherbourg (Manche) et ses 6 700 emplois, et la Côte fleurie (Calvados) pour  5 700 emplois. Ces emplois sont également bien présents le long de l’axe Seine, jusqu’à Rouen, et son port maritime.


À l’échelle nationale, la région se place loin derrière la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur, et ses 126 000 emplois, et la Bretagne (80 000 emplois), mais se trouve devant l’Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes (49 000 emplois).

Tourisme, un secteur porteur d’emplois

Les emplois maritimes en Normandie se répartissent dans différents domaines professionnels, avec une dominante dans le domaine du tourisme, qui représente à lui seul un tiers des effectifs, soit environ 17 400 emplois. Parmi les autres secteurs professionnels fortement représentés, l’Insee note l’importance du transport maritime et ses 10 600 emplois, les activités liées aux produits de la mer (5 450 emplois) et les activités navales (4 200 emplois).

Hors tourisme littoral, les salariés de l’économie maritime sont plus souvent des hommes et des ouvriers. Dans le tourisme, sept salariés sur dix sont des employés.

Si le tourisme apporte une part importante de l’activité maritime, la région normande se distingue en France avec la part de production d’énergie développée sur son territoire. La région compte à elle-seule trois centrales nucléaires – Paluel et Penly en Seine-Maritime et Flamanville dans la Manche – ainsi qu’une centrale thermique, au Havre.

Cette activité y est cinq fois plus développée que dans les régions littorales continentales de la France métropolitaine. Pour ce secteur, la Normandie concentre la moité des emplois de ces sept régions.

Le coup de frein de la crise

Cependant, l’Insee présente un bémol à ces activités économiques maritimes, qui ont subi de plein fouet la crise économique, et ses conséquences. Ainsi « les activités traditionnelles de l’économie maritime » telles que « la pêche, les ports ou la réparation navale ont subi des pertes d’emplois depuis 2007 ».
Le transport maritime a ainsi perdu pas moins de 1 000 emplois entre 2007 et 2012, tandis que les effectifs de pêcheurs en perdent progressivement, avec 350 emplois en moins sur la même période.

Alors que les activités de construction et de réparation connaissent une hausse de leurs effectifs en France, la Normandie a perdu 250 emplois dans ce secteur entre 2007 et 2012. La réparation navale a été plus touchée que la construction, en partie du fait d’une baisse de son activité dans les ports du Havre et de Rouen.

> Lire aussi : VIDEO. Sous-marins vendus par DCNS à l’Australie. Combien d’emplois en Normandie, à Cherbourg ?

À l’inverse, le tourisme littoral semble se maintenir, de même que la production d’énergie, qui est amenée à se développer, notamment avec les projets de parcs éoliens au large du Tréport (Seine-Maritime) ou encore le projet d’implantation d’hydroliennes au Raz-Blanchard, près de Cherbourg (Manche).

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Document. Les emplois maritimes en Normandie, les cartographies de l’Insee :