Nous avons déjà dit ici qu'en terme d'identité et de projet de territoire il était peut-être plus facile de penser un cul-de-sac breton ou une centralité parisienne qu'un carrefour stratégique comme la Normandie qui est une mosaïque de subtilités et de nuances mais aussi de potentiels forts et de difficultés, à l'image de la France elle-même. De là à ce que certains manquant à la fois de courage et d'intelligence (ou les deux en même temps) affirment encore que le projet de l'unité normande est en hors d'atteinte et qu'il ne pourrait plus exister, il n'y a qu'un pas!

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Le défaitisme ou le nouveau confort intellectuel des temps actuels!

Sur l'Etoile de Normandie nous défendons bien sûr l'option contraire, celle d'un sursaut normand contre un air du temps de nouveau "munichois!"

Proximité avec la mégalopole parisienne, conséquences de la division régionale en terme d'attractivité, déprise industrielle, fuite des jeunes, fracture sanitaire, montée des inégalités sociales et territoriales, inachèvement du désenclavement, concurrences métropolitaines extérieures, risque de déclassement définitif de l'Axe Seine face à Anvers ou Dunkerque, les défis ne manquent pas!

On pourrait alors rétorquer que la Normandie existe depuis plus de mille ans malgré tout, qu'elle bénéficie d'une notoriété internationale exceptionnelle par son prestige, que c'est bien plus qu'une région administrative puisque c'est la matrice d'une civilisation. Enfin, la Normandie pourrait être le laboratoire d'une refondation démocratique en France à partir d'un véritable projet régional tourné vers le luxe en toute chose...

En attendant, le chantier normand qui s'ouvre est immense et il ne pourrait que rendre enthousiastes tous les ouvriers de bonne volonté!


 

1) Le défi de l'inégalité des territoires: la Normandie doit pouvoir basculer du bon côté de la géographie:

http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/les-inegalites-territoriales-s-aggravent-en-france-7784011253

Les inégalités territoriales s'aggravent en France

INFOGRAPHIE - Un document publié le 7 juillet par un organisme rattaché au gouvernement montre que les inégalités territoriales se sont creusées depuis 2000.

Un document publié jeudi 7 juillet par France Stratégie, l'organisme de réflexion et d'expertise rattaché au ­premier ministre, montre que les inégalités territoriales se sont creusées entre 2000 et 2013.

Un document publié jeudi 7 juillet par France Stratégie, l'organisme de réflexion et d'expertise rattaché au ­premier ministre, montre que les inégalités territoriales se sont creusées entre 2000 et 2013.

Tous égaux, les Français ? Si la devise de la République le garantit au moins en droit, les indicateurs sociaux et économiques, eux, sont bien moins éloquents. Le 7 juillet, France Stratégie, un organisme de réflexion rattaché au cabinet du Premier ministre, a publié un document qui synthétise l'évolution des inégalités territoriales en France ente 2000 et 2013. Verdict : bien loin d'avoir disparu, celles-ci se sont au contraire aggravées.

Premier constat : les inégalités continuent de se creuser entre grandes villes et petites communes. Les métropoles, et Paris en particulier, concentrent les populations qualifiées, l'activité à haute valeur ajoutée ou encore le pouvoir d'achat. Conséquence directe de cette accumulation de critères de richesse : le PIB par habitant y est en moyenne 50% plus élevé que dans le reste du pays. Les aires urbaines de plus de 500.000 habitants rassemblent ainsi 40% de la population française et drainent 55% de la masse salariale totale. 

De l'autre côté du spectre, les communes de moins de 20.000 habitants ne concentrent que 12% de la population totale... et 6% des salaires versés dans toute la France.

Des inégalités entre les villes elles-même

Des inégalités existent également au sein des aires urbaines. Entre 2007 et 2012, certaines ont connu une augmentation rapide de l'emploi - c'est le cas de Rennes, Nantes, Bordeaux, Toulouse et Lyon - tandis que d'autres ont vu leur taux d'emploi baisser - Douai-Lens, Rouen, Strasbourg, Nice, Toulon.

L'aggravation des inégalités entre les régions du Nord-Est et du Sud-Ouest

Dans les régions du Nord et de l'Est, le décrochage continue. Principale cause identifiée par le rapport, une rapide désindustrialisation, qui n'a pas été suivie par une réorientation vers des emplois de services. En 2000, les régions du Sud et de l'Ouest de la France enregistraient un PIB par habitant 3,5% plus élevé que dans les régions du Nord et de l'Est. 13 ans plus tard, ce chiffre est passé à 9,5%.

Face à un tel bilan, l'organisme en charge de l'étude s'interroge sur le bien-fondé des politiques d'aménagement traditionnelles, qui "ont longtemps cherché à redynamiser par l'investissement les territoires en déclin". Selon le commissaire général de France Stratégie, Jean Pisani-Ferry interrogé par Le Monde, "il faut miser sur la dynamique de métropolisation, on n’a pas le choix, même si elle est douloureuse pour les territoires", estime-t-il. En d'autres termes, continuer à investir dans les métropoles. 

Autre piste évoquée par l'étude :

offrir à chaque région davantage d'autonomie dans sa gestion de l'offre de services, à condition qu'elle soient autonomes en termes de fiscalité et qu'elles s'engagent à corriger les inégalités.


 

Commentaire de Florestan:

C'est l'option néo-girondine que nous défendons. Elle pourrait être expérimentée en Normandie.

La solution ne pourrait-elle pas venir de pôles métropolitains fédérant un réseau régional des agglomérations urbaines? Nous avons la chance d'avoir une "tripolitaine" en Normandie parfaitement équilibrée. On s'interroge encore sur les raisons qui poussent les élus concernés (Bruneau à Caen, Philippe au Havre, Sanchez et Robert à Rouen) à vouloir développer trois pôles métropolitains au lieu d'un seul!

http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250271037617&cid=1250271025141

Coopération interterritoriale

Publié le jeudi 30 juin 2016

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Créés par loi "RCT" du 16 décembre 2010 "afin de promouvoir un modèle d'aménagement, de développement durable et de solidarité territoriale", les pôles métropolitains ont tenu leur 6e journée nationale, mardi 28 juin 2016. Consacrée aux solidarités territoriales, un sujet sensible dans un contexte de mise en oeuvre de la réforme territoriale et de contraction des ressources financières des collectivités, elle a été l'occasion de faire le point sur le rôle joué par ces "facilitateurs", peu connus des citoyens.

Cinq ans après leur création par la loi "RCT" du 16 décembre 2010 "afin de promouvoir un modèle d'aménagement, de développement durable et de solidarité territoriale", et dans un contexte où la mise en oeuvre de la réforme territoriale bouleverse le bloc communal, les pôles métropolitains ont tenu leur 6e journée nationale, mardi 28 juin 2016. Accueillis par la Caisse des Dépôts à l'Hôtel de Pomereu, les quelque 80 participants ont échangé sur le thème des solidarités territoriales.

"Fédérer les initiatives locales"

Olivier Landel, intervenant pour le réseau des pôles métropolitains, a rappelé l'historique de la création des pôles, soulignant que la loi leur avait donné la capacité de "fédérer les initiatives locales pour organiser l'interterritorialité", avant de présenter la carte des pôles métropolitains. Cette dernière (disponible ci-contre) fait apparaître 17 pôles créés et une quinzaine envisagés ou en cours en création, attestant de l'intérêt des EPCI pour ce type de regroupement.
La première table ronde était consacrée à la contribution des pôles métropolitains à une solidarité "en actes" sur leur territoire. De fait, la loi Maptam leur a offert la possibilité, en plus du traditionnel transfert de compétences, de se voir déléguer des actions ciblées - dans le temps et l'espace - dès lors qu'elles concourent à l'intérêt métropolitain.
Brigitte Fouilland, directrice exécutive de l'Ecole urbaine de Sciences-Po a présenté le cadre de cette action. L'occasion pour elle d'insister sur la singularité de chacun des pôles, qui constituent "17 prototypes", appelés à connaître des évolutions de périmètre du fait de la fusion des EPCI et de la création des communes nouvelles, et de ce fait engagés dans des "démarches d'innovation".

"Rendre plus cohérent le maillage du territoire"

Une singularité qui, pour incontestable qu'elle soit, s'efface devant l'unicité de la "République des territoires" a tenu à rappeler fermement André Rossinot, président du Grand Nancy, en exorde de sa présentation du pôle métropolitain européen du Sillon Lorrain. Suivi par plusieurs contributeurs, il a souligné que le pôle métropolitain ne "constituait pas un espace de pouvoir", mais plutôt  de recherche de consensus, dont le rôle serait  d'aider les espaces qui le composent à faire face aux transitions territoriale, numérique et énergétique.

Si les finalités sont diverses, porteur d'un projet de labellisation "French Tech", pour le pôle Strasbourg-Mulhouse-Colmar, ou plutôt opérateur, comme le pays de Brest, les pôles métropolitains semblent partager un certain nombre de traits communs : pas d'ingénierie propre, une administration relativement légère, un budget modeste. Et s'inscrire dans une logique d'expérimentation, de "laboratoire", afin de "rendre plus cohérent le maillage du territoire", ainsi que le résume Yohann Nédélec, vice-président de Brest Métropole.

"Répondre à la problématique des Sraddet"

Dans la mesure où leur action vise à "répondre à la problématique des Sraddet" (schémas régionaux d'aménagement et de développement durable du territoire), comme le souligne Robert Herrmann, président de l'Eurométropole de Strasbourg, les pôles métropolitains ont un rôle de "facilitateur" à jouer dans le cadre de l'élaboration par les régions de ce document structurant, ainsi que du schéma régional de développement économique, d'innovation et d'internationalisation (SRDEII), a reconnu volontiers Philippe Richert, président de l'ARF. Pas nécessairement dans le cadre des conférences territoriales de l'action publique (CTAP), dont ils ne sont pas membres de droit et dont les effectifs sont déjà très importants, mais plutôt de petits groupes de travail informels, dans le cas du Grand Est, région qu'il préside. Dans cette région fusionnée, la connaissance du terrain et les habitudes de travail en commun des membres des pôles métropolitains s'avéreront précieuses, a-t-il souligné.

"Catalyseur" de coopérations

Au-delà de leur action sur leurs périmètres, les pôles métropolitains peuvent contribuer à l'émergence de nouvelles formes de coopérations interterritoriales, et jouer un rôle de catalyseur. Très clairement, cette "politique extérieure" des pôles, thème de la deuxième table ronde, est fonction de leur degré de maturité, un pôle récemment fondé, comme celui de l'Artois, se fixant des objectifs plus modestes à cet égard qu'un pôle plus ancien.
Pour le pôle Nantes-Saint-Nazaire, fondé en 2012, son vice-président, Sylvain Lefeuvre, par ailleurs vice-président de la communauté de communes Erdre-et-Gesvres, a ainsi pu détailler trois axes de coopération : l'aide à la structuration des plans locaux d'urbanisme intercommunaux (PLUi), la politique touristique, et "l'eau et les paysages". Sur cette dernière thématique, le pôle métropolitain a été porteur du projet "ÉcoCité Nantes Saint-Nazaire" associant les collectivités Nantes Métropole et CARENE Saint-Nazaire agglomération, qui vise à valoriser "six sites remarquables", et bénéficie d'un financement dans le cadre du programme d'investissements d'avenir (PIA) "Ville de demain" (voir notre article du 9 février 2016).

Complémentarité et solidarité

Le pôle métropolitain Caen Normandie Métropole, présenté par Sonia de la Provôté, vice-présidente de Caen-la-Mer, intègre déjà pour sa part les conseils départementaux du Calvados, de la Manche et de l'Orne, qui devraient être prochainement rejoints par la région Normandie. Il se voit comme une "vigie" permettant de "faire remonter les particularités", notamment des territoires ruraux. A ce titre, Sonia de la Provôté s'est réjouie que le pôle ait pu faire évoluer le projet de schéma des groupements hospitaliers de territoire (GHT), prévus par la loi Santé de 2016 (voir-ci contre notre article du 3 mai 2016), suite à sa consultation par l'ARS Normandie.
Intervenant pour clôturer cette matinée, Estelle Grelier, secrétaire d'État en charge des collectivités locales, a salué la "montée en puissance" des pôles métropolitains, dans le contexte de la mise en oeuvre de la réforme territoriale. Celle-ci implique en effet un changement dans la façon dont les régions doivent dialoguer avec leurs territoires, et la mise en place d'"assemblages interterritoriaux inédits" dont les pôles peuvent être les facilitateurs, dans une optique de complémentarité et de solidarité, notamment entre zones denses et moins denses. Des thématiques au coeur du futur "pacte national" entre l'Etat et les métropoles, actuellement en cours d'élaboration (voir notre article du 25 mars ci-contre).

"Imaginer des solidarités nouvelles" 

Marc Abadie, directeur du réseau et des territoires de la Caisse des Dépôts a souligné que la Caisse était "en phase" avec les objectifs poursuivis par les pôles métropolitains, et qu'elle souhaitait nouer des partenariats avec les métropoles, évoquant notamment la convention signée par le groupe avec la communauté urbaine de Nancy (voir ci-contre notre article du 8 février) pour accompagner sa transformation en métropole (voir ci-contre notre article du 25 avril), et celle à venir avec Toulouse.
Le groupe veut également contribuer à la diffusion du dynamisme des métropoles aux espaces qui les entourent, en encourageant entre autres l'agriculture de proximité. Rappelant que les directions régionales du groupe participaient à la réflexion sur les schémas prévus dans le cadre de la loi Notr, Marc Abadie a invité les pôles métropolitains à "imaginer des solidarités nouvelles", en portant une attention toute particulière aux problématiques des villes moyennes.


 

2) Le défi de la fracture sanitaire et sociale concerne tout particulièrement la Normandie, voir le dossier proposé par Que Choisir:

La Normandie est dans le rouge ou le jaune sauf pour les aires urbaines rayonnant autour de Caen, Rouen et Le Havre et à l'exception très notable des gynécologues du Cotentin qui ne pratiquent pas de dépassement d'honoraires... Mystère!

https://www.quechoisir.org/action-ufc-que-choisir-acces-aux-soins-en-france-la-fracture-s-aggrave-n21799/

 

Face à la déplorable aggravation de la fracture sanitaire, l’association presse les pouvoirs publics de fermer  l’accès au secteur 2 et de mettre en place un conventionnement sélectif des médecins dans les zones sur-dotées.

Comme en 2012, l’UFC – Que Choisir a analysé l’offre exhaustive de soins de ville pour quatre spécialités (généralistes, pédiatres, ophtalmologistes et gynécologues), pour la totalité des communes de France métropolitaine, en croisant les deux dimensions de l’accès aux soins, géographique et financière. Tous les résultats sont disponibles gratuitement sur www.quechoisir.org.

 

Un recul de l’accès aux soins en 4 ans pour plus de 30 millions de Français

Entre 2012 et 2016, l’accès géographique aux médecins généralistes (à moins de 30 minutes du domicile) s’est dégradé pour plus du quart de la population. Pire, l’accès aux médecins spécialistes a diminué pour 38 % des Français en ce qui concerne les ophtalmologistes, 40 % pour les pédiatres et même 59 % de la population pour l’accès aux gynécologues. La situation est encore plus alarmante pour les spécialistes au tarif de la sécurité sociale, dont l’offre a reculé pour plus de la moitié des usagers, quelle que soit la spécialité étudiée.

Déserts des villes, déserts des champs

Selon les spécialités, ce sont entre 14,6 millions (pour les généralistes) et 21,1 millions (pour les pédiatres) d’usagers qui vivent dans un territoire où l’offre de soins libérale est notoirement insuffisante, principalement dans les zones rurales et montagneuses. Mais à ces déserts médicaux des champs, il faut ajouter les déserts médicaux des villes, qui eux sont financiers. Car lorsque l’on cherche à se soigner sans dépassement d’honoraires, c’est plus de 8 Français sur 10 qui n’ont pas suffisamment d’ophtalmologistes ou de gynécologues autour de chez eux !

Cartes de la fracture sanitaire - Généralistes et gynécologues

 

Cartes de la fracture sanitaire - Ophtalmologistes et pédiatres

Dès lors, la théorie déculpabilisante des dépassements d’honoraires « choisis » par les usagers s’efface devant la réalité des dépassements « subis » sur une grande partie du territoire, où l’accès aux soins sans discrimination financière devient chimérique.

1ère explication : une moins bonne répartition géographique des médecins

L’aggravation de la fracture sanitaire est d’abord géographique : les médecins sont moins bien répartis sur le territoire qu’en 2012. Et aucun département n’est épargné.

Cartes de l'évolution de la fracture sanitaire (2012-2016) - Généralistes et gynécologues

 

Cartes de l'évolution de la fracture sanitaire (2012-2016) - Ophtalmologistes et pédiates

Les mesures de « saupoudrage incitatif », qui visent à inciter financièrement les médecins à s’installer dans les zones sous-dotées, prouvent ici leur criante inefficacité.

2ème explication : le dispendieux échec du Contrat d’accès aux soins

Sous l’effet des dépassements d’honoraires, le tarif moyen d’une consultation a augmenté depuis 2012 de 3,5 % pour les ophtalmologistes, de 5 % pour les gynécologues et même de 8,8 % pour les pédiatres, quand l’inflation sur la même période ne dépasse pas 1 %. On constate ici le dispendieux échec du Contrat d’accès aux soins, censé depuis 2013 réguler les pratiques tarifaires des médecins. En réalité, en 2014, il n’aura permis d’éviter que 59 millions d’euros de dépassements, sur un total de 2,46 milliards d’euros. Dans le même temps, les contreparties accordées aux médecins se sont élevées à 470 millions d’euros : 320 millions à la charge de l’Assurance maladie, et 150 millions à la charge des complémentaires santé. Dans ce jeu de dupes, chaque euro de dépassement d’honoraires évité aura ainsi indirectement coûté 8 € aux usagers !

Sur la base de ces constats, l’UFC – Que Choisir :

  • invite les consommateurs à connaître l’état de l’accès aux soins de leur zone géographique en consultant gratuitement la carte interactive de la fracture sanitaire.
  • exhorte la Ministre de la Santé et l’Assurance maladie à tirer les leçons des échecs passés, en adoptant deux solutions concrètes à l'aggravation de la fracture sanitaire :
    • La fermeture de l’accès au secteur 2 : les effets délétères du secteur 2 (dépassements d’honoraires libres) ne sont plus à prouver. Le Contrat d’accès aux soins (dépassements encadrés) ne pourra produire ses effets que s’il cesse d’être facultatif, pour devenir le substitut du secteur 2 dont l’accès doit être fermé.
    • Un conventionnement sélectif des médecins : toute nouvelle installation dans un territoire où l’offre est surabondante ne doit pouvoir se faire qu’en secteur 1 (sans dépassements d’honoraires), ce qui permettra de réinjecter de l’offre accessible dans des territoires qui en manquent et d’améliorer la répartition géographique des médecins.

 

3) Le défi de garder le canal naturel et historique de l'accès de la région parisienne à la mer:

http://www.paris-normandie.fr/actualites/economie/transport-fluvial--un-defi-a-dimensions-nationale-et-europeenne-HX6246081#.V4O_OKIUmM-

Transport fluvial : un défi à dimensions nationale et européenne

La Normandie et son axe fluvial entre Le Havre et Paris peuvent-ils être la nouvelle porte d’entrée du monde sur l’Europe ? Tous les atouts sont déjà là. (sic!) Les partenaires institutionnels et économiques l’affirment. Reste à faire converger toutes les énergies.

D’où les premières Assises du transport fluvial en Seine, accueillies cette semaine à l’abbaye du Valasse. Lesquelles ont réuni institutionnels, politiques et professionnels du secteur autour, notamment, de la députée Valérie Fourneyron, en charge d’une mission parlementaire sur le «renforcement de l’attractivité et de la compétitivité des ports» du Havre et de Rouen.

Dresser un état des lieux, c’est aussi amener les acteurs et usagers de la Seine à témoigner et ouvrir ensemble les pistes de réflexion autour des points positifs et négatifs du trafic fluvial, «lequel doit être traité non pas comme un élément à part, mais bien comme un maillon de la chaîne logistique», conviennent un à un les professionnels.

Si l’objectif de doubler les volumes acheminés sur le fleuve d’ici 2020 paraît utopique, au moins, les pistes de travail existent, tout en tenant compte de la stratégie du canal Seine-Nord.

(ndlr Florestan: pourquoi n'ont-ils pas invité à ces Assises Monsieur Yakafokon?)

Le chantier du Grand Paris

«Réinventer la Seine.» Tel est le rêve porté, autour de l’État, par le maillage de partenaires englobant Caux Seine Développement, la CCI Seine Estuaire, Entreprendre pour le fluvial, Haropa, Logistique Seine Normandie et la délégation interministérielle au développement de la vallée de la Seine. Des partenaires qui ont bien l’intention d’amener les entreprises usant peu ou pas le transport fluvial à opter pour de nouvelles stratégies, voire même à venir s’implanter en bord à quai.

On sait déjà, en Caux vallée de Seine, que le pari est réussi en matière touristique, avec le développement des escales à Caudebec-en-Caux : 550 escales l’an passé ! Le Sevede, à lui seul, est responsable du traitement de 80 000 tonnes de déchets transportés par voie fluviale sur un volume annuel de 200 000 tonnes. À Rouen, le trafic céréalier par le fleuve a tendance, pour sa part, à s’éroder. Et au Havre, il convient de désengorger l’accès à Port 2 000.

Entre la nécessité de moderniser les écluses, de développer les systèmes d’information entre tous les opérateurs, la recherche de nouvelles filières, se présente aussi, comme le soulignent les professionnels du granulat, un vaste chantier à venir concernant le Grand Paris. «Avec quelque 19 millions de tonnes générées par de gros volumes de déblais à recycler ou a reclasser en carrières. Or, la Seine est-elle bien équipée pour cela?» Comme se présentera l’opportunité de produire d’énormes volumes de béton.

Voilà pour les pistes. Reste le volet « politique », au sens noble du terme.

(ndlr Florestan: il faudra attendre après le printemps 2017 pour pousser le noble volet politique!)

«La bataille des Ports se joue à terre»

Et, là, la députée Valérie Fourneyron qui, avec le sénateur Charles Revet, doit prochainement déposer son rapport de compétitivité et d’attractivité des ports de l’axe Seine auprès du secrétaire d’État aux transports, Alain Vidalies, le 18 juillet, tire déjà quelques conclusions.

«Nous avons devant nous un vrai portage national, une priorité nationale, avec une stratégie portuaire engagée en 2013. Mais, dans un contexte où 85% des marchandises sont transportées par la mer aujourd’hui, comment ne sommes-nous pas plus ambitieux sur ce sujet. On le sait, la bataille des ports se joue à terre. Et on sait aujourd’hui que 90% des investissements qu’on souhaitait sur la période 2015-2020 sont inscrits. Nous sommes aujourd’hui dans un enjeu d’axe mieux partagé. Il convient de conduire ensemble le travail à l’élargissement de notre hinterland (le périmètre d’influence, NDLR) et, donc, la massification des pré et post-acheminements.»

(ndlr Florestan: la bataille des ports qui se joue à Matignon est d'ores et déjà perdue! Si la bataille des ports se joue à terre, il faut exiger que la bataille des ports normands puissent enfin se jouer en Normandie!)

Lesquels font effectivement défaut. Car, même si le trafic fluvial a progressé de 30 % en quinze ans, la France reste à la traîne face aux ports du Nord. Alors que les usagers laissent espérer un potentiel d’utilisation de la Seine multiplié par quatre !

«La réponse doit être dans la capacité à faire fonctionner ensemble, rapidement et dans l’intérêt général, toutes ces infrastructures de transports et tous ces flux. Faire en sorte que la mer, le fleuve, la route, le fer puissent, dans des axes de transport majeurs, accompagner une stratégie collective portée par tous les acteurs concernés. Comme une équipe de France du portuaire», a conclu la députée.

(ndlr Florestan: c'est bien Madame Valérie Yakafokon qui était l'invitée vedette de ces Assises du transport fluvial... Pour les transports amoureux, on attendra!)

O. G.

 


Commentaire de Florestan:

Pendant que certains ici en Normandie préfèrent s'asseoir pour se faire enfumer dans des Assises comme harengs au fumoir, d'autres sont debout et agissent!

Ainsi, le port de Dunkerque qui se prépare activement à l'arrivée du futur Canal Seine Nord pour développer son fret céréalier au détriment de... Rouen!

http://www.dunkerque-port.fr/fr/presse/actualites/2015-04-14-dunkerque-porte-du-nord-de-france-pour-les-cereales-fr-38574.html

DUNKERQUE, PORTE DU NORD DE FRANCE POUR LES CÉRÉALES
15 avril 2015

DUNKERQUE, PORTE DU NORD DE FRANCE POUR LES CÉRÉALES

Après les records historiques de la campagne céréalière 2013-2014 (2,4 Mt) et de l’année civile 2014 (2,3 Mt), le port de Dunkerque confirme les atouts de son opérateur et de ses infrastructures avec un record de trafic au premier trimestre 2015 de 1,09 Mt, qui dépasse le dernier record d’exportation remontant à 1991.

980 000 tonnes de blé ont été expédiées à destination du Moyen-Orient, de l’Afrique du Nord et de l’Asie et 110 000 tonnes d’orge vers  l’Asie.
 
Ces très bons résultats s’expliquent par le dynamisme de l’opérateur Nord Céréales qui a amélioré sa productivité grâce à d’importants investissements sur son site permettant d’accueillir et de charger des navires de très grande taille (14,20 m de tirant d’eau) avec une forte productivité (à noter : 8 chargements de navires de 63 000 tonnes ont été dénombrés au cours de ce premier trimestre).
 
Si les parts modales pour l’approvisionnement par voie d’eau atteignent 52%, le mode ferroviaire est de nouveau utilisé après plus de 10 années d’absence, permettant d’élargir encore plus l’hinterland de Dunkerque-Port vers l’Est de la France. En effet, depuis le début de l’année, de nouveaux flux sont acheminés par fer vers le port de Dunkerque. Quatre entreprises ferroviaires sont actives sur le marché et tractent des trains complets. Le tonnage amené par la voie ferroviaire a ainsi dépassé les 76 000 tonnes de céréales.

Nord Céréales se place comme acteur du Nord et de l’Est de la France au service des opérateurs céréaliers avec un site remarquable, situé au cœur de l’espace industriel du Grand port Maritime de Dunkerque pour servir les plus grands navires céréaliers de la flotte mondiale.

Joël Ratel, Directeur Général de Nord Céréales se réjouit de ces bons résultats « Par le professionnalisme des organismes livreurs et aussi de Nord Céréales, la campagne 2014-2015 s’annonce exceptionnelle, le record de l’an dernier (au 30 juin 2014) est en effet en passe d’être battu. Grâce aux investissements réalisés, la société Nord Céréales est connue et reconnue. Quant aux investissements en cours (séchoir, nettoyeur) ils permettront d’asseoir la position de Nord Céréales pour les années futures ».


 

4) Et voici, pour finir, un vrai sujet à traiter en urgence pour l'ambassade de Normandie à Bruxelles:

http://www.europe1.fr/international/concurrence-lue-ouvre-deux-enquetes-sur-la-fiscalite-des-ports-francais-et-belges-2794867

Concurrence : l'UE ouvre deux enquêtes sur la fiscalité des ports français et belges

13h25, le 08 juillet 2016, modifié à 14h10, le 08 juillet 2016

Concurrence : l'UE ouvre deux enquêtes sur la fiscalité des ports français et belges

@ DOMINIQUE FAGET / AFP

En janvier, de nombreux ports français et belges avaient refusé d'accepter d'aligner leurs législations fiscales sur les autres pays européens.

La Commission européenne a annoncé vendredi l'ouverture de deux enquêtes sur les exemptions fiscales accordées aux ports français et belges, qui pourraient leur conférer "un avantage par rapport à leurs concurrents dans d'autres Etats membres". 

Une première alerte en janvier. En janvier dernier, à la suite d'une enquête sur "le fonctionnement et l'imposition des ports" dans l'Union européenne, la Commission avait demandé à la France et à la Belgique de supprimer les exonérations accordées à leurs ports. Mais les deux pays "n'ont pas accepté d'aligner leurs législations fiscales", ce qui a poussé la Commission à ouvrir ces "enquêtes approfondies afin de déterminer si ses craintes initiales sont fondées ou non".

Les ports français. Dans le collimateur de Bruxelles figurent 11 "grands ports maritimes" français (Bordeaux, Dunkerque, La Rochelle, Le Havre, Marseille, Nantes-Saint-Nazaire, Rouen, la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique et la Réunion), ainsi que le "port autonome de Paris" et les ports exploités par les chambres de commerce et d'industrie, "totalement exonérés de l'impôt sur les sociétés".

Les ports belges. Côté belge, les ports d'Anvers, Bruges, Bruxelles, Charleroi, Gand, Liège, Namur et Ostende, ainsi que les ports situés le long des canaux de la province du Hainaut et de Flandre, sont assujettis à un régime fiscal plus favorable que celui des autres sociétés belges. Or, souligne la Commission, l'"exploitation commerciale d'infrastructures portuaires constitue une activité économique, pour laquelle les ports devraient être soumis à l'impôt sur les sociétés, au même titre que n'importe quelle autre entreprise".

Pas de rétroactivité. Par ailleurs, les exonérations fiscales françaises et belges étant antérieures à la création de l'UE en 1958, elles sont considérées comme des "aides existantes". "Cela signifie que la Commission ne peut pas demander à la Belgique et à la France de récupérer les aides accordées dans le passé, ni les aides accordées jusqu'à l'adoption d'une décision finale", est-il précisé.


 

Commentaire de Florestan:

Pendant ce temps-là, le maire du Havre, premier Ministre putatif d'Alain Juppé bavardait sur la matinale de France culture, ce 13 juillet 2016. Pendant les 20 minutes de l'entretien il ne fut nullement question de l'Axe Seine, du canal Seine Nord, tout au plus de la ville du Havre qualifiée par une journaliste incompétente dès lors qu'il ne s'agit plus de commenter les activités d'un Macron à Paris de "capitale des blocages" (sic!)