Jean-Jacques LARROCHELLE est un journaliste au "Monde". Mais il n'est pas journaliste du Monde réel. Tout juste dira-t-on que c'est un journaliste "parisien" quand bien même il porte le nom d'un grand port maritime de la façade atlantique qui fut florissant autrefois mais qui confirme surtout l'ignorance profonde que l'on a sur la place de Paris des réalités maritimes d'un fleuve, LE fleuve français qui, comme tous les fleuves et contrairement aux rivières, ose courir jusqu'à la mer.

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La politique maritime de la France... vue depuis Paris!

Paris ne mérite pas d'avoir un fleuve maritime... tout juste une baignade pour bateaux-mouches et petits canards!

Dans l'article qui suit, réalisé à l'occasion de l'inauguration d'une bagatelle sans intérêt à la bibliothèque de l'Arsenal, à savoir les joujoux conceptuels de quelques architectes et paysagistes pour "réenchanter" les rives de la Seine de Paris au Havre dans le cadre d'une opération de com (ça coûte toujours moins cher et ça prête à moins de conséquences que de vraies opérations) lancée par la maire de Paris Anne Hidalgo "Réinventer la Seine", Monsieur Larrochelle, non sans une certaine paresse intellectuelle (c'est la fin de juillet), tente de remettre en perspective le dossier "Axe Seine" et comme les évidences sont les choses les plus difficiles à voir quand on écrit les yeux fermés, le journaliste parisien ne fait AUCUNE ALLUSION à la NORMANDIE et à ce qui s'y passe ou pourrait s'y passer notamment sur l'aspect le plus important du sujet: l'économie maritime normande d'intérêt national bientôt mise en concurrence frontale avec les ports du Nord de l'Europe avec le futur canal Seine Nord et le manque cruel d'investissement sur la Seine maritme normande.

Et le journaliste de nous ressortir comme une sorte de mantra les délires seinométropolitains d'Antoine Grumbach qui nous avaient fait réagir, nous petit collectif normand dans le Monde (eh oui!) en octobre 2009, avec notre slogan laissé à l'exposition de la cité de l'Architecture: "la Seine aval avalée sans l'aval des Normands!".

http://normandie.canalblog.com/archives/2016/05/10/33790083.html

En 2016 le danger Grumbach, mortel pour nous Normands est toujours là. Sauf qu'à la différence de 2009/2010, la volonté de dévoration du jacobinisme parisien a quelque peu faiblie faute de moyens financiers disponibles.

C'est donc l'occasion pour les Normands de proposer autre chose depuis la Normandie, quelque chose de plus efficace et de moins coûteux... On espère que cette occasion sera enfin saisie en 2017!

Alors, dans cet article cosmétique et parisien, comme d'habitude, on ne parle pas de l'essentiel, et cela illustre jusqu'à la caricature le snobisme et la cécité du centralisme parisien qui nous fait dire que les Normands vont devoir reprendre leurs billes en terme de gouvernance de l'économie maritime et logistique séquanienne donc normande car l'article à lire ci-dessous, qui ignore de rappeler la remise du rapport Revet-Fourneyron (sur un sujet plus important on en conviendra) ne manque pas de faire allusion à l'initiative politicienne (et donc sans réels moyens) des cinq départements de l'Axe Seine dans une logique de concurrence stérile avec les régions Normandie et Ile de France...

Pour dire les choses de façon plus abruptes:

Monsieur Jean-Jacques LARROCHELLE journaliste parisien au "Monde" parle de la Seine mais ignore la Seine maritime normande. Ce faisant, il ignore la Seine elle-même qui n'est pas une rivière mais un fleuve.

En géographie et en histoire, la découverte d'un fleuve s'est toujours faite de l'aval, depuis la mer, vers l'amont en remontant vers la source, jamais dans le sens inverse! (Sauf peut-être une seule fois: le Normand Louis Cavelier de la Salle descendant le Mississippi au XVIIe siècle). Tous les explorateurs, des Vikings à Livingstone en passant par les Portugais du XVe siècle ont fait ainsi à l'image des saumons qui le font toujours!

Ce n'est donc pas aux canards parisiens de découvrir la Seine. C'est aux Normands!

Voici l'article (avec nos remarques impertinentes et intempestives entre parenthèses):


 La Seine, grande avenue du Paris de demain

LE MONDE | 28.07.2016 à 10h03 • Mis à jour le 28.07.2016 à 13h53

Par Jean-Jacques Larrochelle

L’île de Corbière, dans les Yvelines, vue du ciel. | Karolina Samborska

En quelques mois, la Seine a fait des siennes. Après avoir débordé de son lit en juin, inondé une partie de la Seine-et-Marne et baigné les quais de la capitale, la voici qui, sur un mode plus léger, expose, jusqu’au 2 octobre, ses îles sur les cimaises du Pavillon de l’Arsenal à Paris.

Entre-temps, l’opération Réinventer la Seine offre aux candidats à l’innovation le soin de repenser une quarantaine de sites implantés sur ses berges, de Choisy-le-Roi au Havre, via Rouen (sic!). Tandis que, plus récemment, les cinq derniers départements qu’elle parcourt avant de se jeter dans la mer ont décidé de faire front commun pour concevoir à travers elle, mais hors Paris, une alliance économique et politique (sic!). Une notion qui était déjà présente dans le cadre de la consultation du Grand Paris.

« Seine Métropole »

« La Seine est une amante et Paris dort dans son lit », chantait Jacqueline François à l’aube des années 1950. A croire que le fleuve n’existe que sur les quelques kilomètres que sillonnent les Bateaux-Mouches (une lueur de lucidité enfin!) alors qu’il s’étire sur près de 800 kilomètres, du plateau de Langres (Côte-d’Or) au Havre (Seine-Maritime). Les choses pourraient bien changer (rires!!!!) deux siècles après que Napoléon Bonaparte eut déclaré, le 7 novembre 1802 : « Paris, Rouen, Le Havre, une seule et même ville dont la Seine est la grande rue. » (c'était surtout pour faire de la Manche une zone de guerre avec l'Angleterre...)

Cette conviction géopolitique (sic!) est aussi celle de l’architecte et urbaniste Antoine Grumbach. En février 2009, ce dernier avait dirigé l’une des équipes ayant répondu à la Consultation internationale de recherche et développement sur Le Grand Pari de l’agglomération parisienne.

Le fleuve s’étire sur près de 800 kilomètres, du plateau de Langres (Côte-d’Or) au Havre (Seine-Maritime)

Son projet, intitulé « Seine Métropole », proposait de mieux connecter la capitale à la mer (en faisant disparaître la Normandie), une ambition maritime indispensable pour toute ville ayant des prétentions mondiales. « J’ai eu un rêve (cauchemar), expliquait Antoine Grumbach. La vallée de la Seine devenait le cadre d’une grande métropole mondiale où l’urbain et la nature seraient réconciliés, Paris, Rouen, Le Havre enrichissant cette région capitale de leurs identités propres (lesquelles?). »  (Quand on ne connait pas une réalité on dit qu'elle n'existe pas. Grumbach le parisien ne connait pas la Normandie donc elle n'existe pas!)

Paris-Rouen-Le Havre : après Napoléon et Grumbach ("Napoléon III le second en pire?" disait Victor Hugo), ce sont aussi les maîtres mots de « Réinventer la Seine ». Les trois villes, qui sont les principales promotrices de cette consultation ne manquent pas de citer l’architecte-urbaniste.(surtout Anne Hidalgo... Mais les promoteurs rouennais de Rouen ville de banlieue parisienne donnent encore de la voix) « Les collectivités et les ports de l’axe Seine lancent le défi à des architectes, entrepreneurs, artistes… d’inventer de nouvelles façons de vivre, de travailler, de se déplacer sur et au bord de l’eau, en s’appuyant sur ces différents sites », expliquent-elles (sans aucune programmation financière réelle et sérieuse).

En raison des inondations, la date de remise des premières offres finales a été repoussée au 3 octobre.

(Comme quoi le grand fleuve n'aime pas l'esbroufe! sur ses rives car la mise en scène de la Seine appartient d'abord... à la Seine!)

« Un territoire en archipel »

Réinventer la Seine est inspiré de l’opération Réinventer Paris, (Et Réinventer la Normandie... non?) menée sur le même modèle en 2015, qui avait été pour la ville une source appréciable de gains fonciers. Pour la circonstance, Anne Hidalgo (PS), aidée dans ce projet par son adjoint à l’urbanisme Jean-Louis Missika, aime à rappeler qu’elle n’est pas seulement maire de la capitale, mais aussi la première vice-présidente de la Métropole du Grand Paris (MGP).

Officiellement créée en janvier, cette strate administrative de 7 millions d’habitants veut être une solide interlocutrice (sic!) de la région Ile de France présidée par Valérie Pécresse (LR). (Le millefeuilles francilien va devenir un étouffe chrétien! On est parti pour des années d'immobilisme raison de plus pour agir de l'aval plutôt que de l'amont).

La MGP regroupe pour l’essentiel Paris ainsi que les départements de la petite couronne : les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint Denis et le Val-de-Marne. L’ensemble reprend les limites de l’ancien département de la Seine, disparu à la fin des années 1960 avec l’avènement du périphérique.

(Pendant que les Parisiens vont être occupés pendant longtemps à réinventer l'eau chaude du département de Seine, c'est aux Normands de la Seine maritime de passer à l'action!)

Le dernier acte politique d’importance (sic!) a été mené par des collectivités – toutes de droite – voulant, elles aussi, peser (avec leurs petits bras musclés) sur le sort à venir de la Seine. Les cinq assemblées départementales de l’Eure, des Yvelines, du Val-d’Oise, de la Seine-Maritime et des Hauts-de-Seine ont scellé, en septembre 2015, leur adhésion à l’Association des départements de l’axe Seine. Son objectif : « Fédérer les initiatives locales, en menant des projets au plus près des territoires, et constituer un espace de dialogue et de projets avec les acteurs publics et privés. »

(Sur l'Etoile de Normandie nous avons toujours dit que les départementalistes étaient les meilleurs idiots utiles du centralisme parisien qui ne cesse de mépriser les territoires qu'ils soient départements ou régions...)

La machine de Marly, située à Bougival. | Pierre L'Excellent
(Surnommée "la niche à Grumbach" car on dit que ce vestige au ras-de-l'eau aurait été acheté récemment par Antoine Grumbach qui souhaite s'y retirer pour ses vieux jours...)

Pour s’échapper des seules considérations de concurrence politique (stériles), le pavillon de l’Arsenal à Paris propose une exposition élégamment mise en scène par l’équipe du centre d’information, de documentation et d’exposition d’urbanisme et d’architecture de Paris et de la métropole parisienne. « Iles de la Seine » nous embarque dans un voyage à la fois documenté et exotique vers Utopia ou Cythère pour qui veut bien y croire.

(tout le malheur français est là: de l'esbroufe brillante pour concevoir ce qui n'existe pas encore et rien pour cette si encombrante et pénible réalité. La seule différence c'est qu'aujourd'hui, en effet, plus personne n'y croit!)

Ce sont 32 îles, sur les 117 entre Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) et Rouen, existantes ou disparues, qui composent, selon la commissaire Milena Charbit, « un territoire en archipel ». Equipements sportifs (île de Puteaux), prison (île Saint-Etienne), usine (île Seguin), théâtre (île Louviers), casino (île aux Dames), etc. : entre Paris et la mer, « ces îles, réunies, forment une ville », poursuit l’architecte (qui n'y habite pas...) . La « grande métropole mondiale » rêvée par Grumbach ne demandait plus qu’à naître (contre les territoires et les habitants du réel? JAMAIS!)

Exposition « Iles de la Seine » , jusqu’au 2 octobre au Pavillon de l’Arsenal à Paris (4e). Sur le web : www.pavillon-arsenal.com

42 sites à « réinventer » le long de la Seine

La friche industrielle que constitue aujourd’hui l’usine de traitement des eaux d’Ivry (Val-de-Marne) est « le morceau de choix des sites de Réinventer la Seine », selon une architecte. Lors de la visite des lieux, fin juin, ses quelque 6 hectares de bassin et sa « nef » monumentale en béton signée par Dominique Perrault ont attiré de nombreux candidats à sa reconversion. Porté par les villes de Paris, de Rouen, du Havre, et par l’alliance portuaire de l’axe Seine Haropa, Réinventer la Seine propose de revisiter sur un mode innovant pas moins de 42 sites : des plans d’eau, dont la liaison quai de Southampton-pointe de Floride au Havre serait le fleuron (enfin! Car il s'agit de la seule place de ville ouverte directement sur la mer en Europe avec Lisbonne et Venise), des terrains ou des bâtiments tels que le chai à vin de Saint-Gervais à Rouen ou la halle de Rouvray, édifiée en 1936 à proximité du canal de La Villette à Paris, témoin d’un passé industriel révolu.

Par Jean-Jacques Larrochelle


 

Et en Normandie, on en pense quoi de ces enfantillages dignes de la ferme idéale de Marie Antoinette au fond du parc du château de Versailles?

Pour mémoire, l'opinion frappée au coin du bon sens des élus communistes normands (Le Courrier Cauchois en date du 8 avril 2016):

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