En 1752, l'archiviste anglais d'origine normande (et caennaise) Andrew Coltee DUCAREL lors d'un voyage d'études en Normandie pour comparer les monuments médiévaux normands avec ceux de l'Angleterre dans le cadre d'un débat public scientifique initié par la Royal Society de Londres, tombait en extase devant la magnifique et formidable broderie du "Telle du Conquest" à l'époque conservée dans le Trésor de la cathédrale de Bayeux.

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Dans son récit de voyage à destination des tous premiers touristes de l'Histoire, ces jeunes gens bien éduqués et cultivés des meilleures familles anglaises désireux d'en savoir plus sur leurs ancêtres en parcourant la Normandie continentale française qui s'offre à la curiosité intellectuelle comme l'un des plus beaux musées d'art et d'histoire à ciel ouvert qui soit, Andrew Ducarel signalait déjà la "tapisserie" de Bayeux comme un véritable monument historique digne des plus grandes contemplations...

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Plus de 250 années plus tard, la Tapisserie de Bayeux attire près de 400 000 visiteurs par an... Essentiellement des scolaires britanniques car l'Education Nationale française, toute occupée à ruiner le cerveau de nos chères têtes blondes avec des réformes pédagogiques débiles, dans une médiocrité de moyens et, surtout, en imposant un centralisme autoritaire inefficace et stupide, ignore superbement la ressource de ce bien public normand magnifique que les siècles passés nous ont mis à disposition après bien des efforts et d'avanies pour que ces extraordinaires monuments puissent encore paraître devant nos yeux et ceux de nos collégiens qui peuvent, en Normandie, quitter un univers virtuel et numérique de plus en plus envahissant, pour une réalité qui peut être plus puissante que le meilleur jeu vidéo...

Mais encore faut-il qu'il puisse exister cette volonté précieuse, exigence et déterminée de transmettre cet héritage, ce trésor magnifique chez ces adultes qui peinent de plus en plus à faire ce beau métier de professeur au sein de l'empire finissant de l'Education Nationale. Encore faut-il que ces adultes soient, eux-mêmes, cultivés et sensibilisés à l'existence même de ce patrimoine normand au lieu de se replier sur des solutions mercenaires livrées clef-en-mains, prêtes à l'emploi, trainant dans les manuels ou sur Internet, faute de temps, de moyens  ou de connaissance. Enfin, et c'est peut -être le pire, il faudrait que ces adultes aient la délicatesse de faire l'effort d'une honnête curiosité intellectuelle pour le patrimoine de la région des collégiens dont ils ont la charge si ces professeurs viennent d'ailleurs...

Pour le dire clairement: un prof d'histoire géo de collège ou de lycée d'origine bretonne dans une académie de Caen qui a la réputation de servir de salle d'attente pour les profs d'origine bretonne désireux de finir leur carrière outre Couesnon, se permettra de prendre le risque d'enseigner le patrimoine médiéval breton à ces élèves normands dussent-ils habiter à Bayeux sous prétexte d'illustrer la question mise au programme de l'amour courtois à travers le mythe arthurien tout en ignorant que cette "matière de Bretagne" a été composée au XIIe siècle par Wace, un écrivain médiéval normand né à Jersey et ayant fait ses études à la cathédrale de Bayeux... Passons!

Procès d'intention anti-breton pourrait-on me rétorquer!

Certes... Mais les statistiques du musée de la Tapisserie de Bayeux où les agents d'accueil ne cessent de demander l'origine géographique de chaque visiteur sont formelles: ce sont bel et bien les scolaires britanniques qui forment les plus gros bataillons de visiteurs, les petits Français et Normands venant loin derrière!

D'où cette initiative bienvenue de la part du nouveau Conseil Régional de Normandie:

Financer en priorité les projets pédagogiques qui auront pour finalité l'éveil et la présentation du patrimoine culturel et historique normand auprès des lycéens normands. Il faudra donc que les cinq départements normands fassent de même!


 

http://www.larenaissance-lebessin.fr/2016/08/07/luca-est-le-14-millionieme-visiteur-a-avoir-franchi-les-portes-de-la-tapisserie/

Bayeux

Luca est le 14 millionième visiteur à avoir franchi les portes de la Tapisserie

Neil, Lucas et Nicola Anstey ont reçu des cadeaux des mains de Loïc Jamin, adjoint en charge du tourisme et des musées, et de Fanny Garbe, chargée de communication à Bayeux Museum. -

Depuis son ouverture, c'est donc l'équivalent de près d'un quart de la population française qui a poussé les portes du musée bayeusain. Mardi 3 août, le seuil des 14 millions de visiteurs a été franchi.

En mettant les pieds pour la première fois à la Tapisserie de Bayeux, mardi 3 août, Luca Anstey, un jeune britannique de 9 ans, ne s’attendait pas à devenir le 14 millionième visiteur depuis 1983 à venir admirer le chef-d’œuvre brodé contant l’épopée du Duc de Normandie.

« Je suis vraiment surpris, sourit le petit garçon. Maman m’a parlé de l’histoire de Guillaume le Conquérant et de la Bataille d’Hastings, ce matin, dans la voiture avant d’arriver ! » Un avant-goût historique pour Luca, qui sait déjà qu’il « reviendra ici dans deux ans, avec l’école ».

Pour la famille, qui faisait halte à Bayeux avant de reprendre le chemin de Bournemouth, dans le sud de l’Angleterre, cette mise à l’honneur doit tout au hasard :

On est très chanceux ! Nous avons hésité entre aller passer la journée à Paris ou venir ici. Finalement, on a bien fait, plaisante la mère de Luca.

Et les Anstey vont pouvoir revenir : en plus de divers cadeaux reçus, ils détiennent désormais des Cartes ambassadeurs, habituellement réservées aux Bayeusains, leur offrant un accès illimité aux musées bayeusains pendant trois ans.

Juillet en baisse

Chaque année, en moyenne, le musée reçoit près de 400 000 visiteurs, venus du monde entier. Avant ce cap franchi par Luca mardi dernier, le 12 millionième visiteur avait été atteint en mars 2012. « En 2015, nous avons accueilli 44 % d’anglophones, détaille Loïc Jamin, adjoint en charge du tourisme et des musées, dont 23 % de Britanniques. De manière plus globale, on estime que 52 % de nos visiteurs, en 2015, provenaient du Nord de la France ou d’Europe du Nord. »

Les visiteurs français, eux, représentent 26 % des entrées.

 

Le chiffre : 382 217
C’est le nombre d’entrées comptabilisées en 2015 au musée de la Tapisserie. Le musée se hisse au 4e rang des sites touristiques normands payants qui accueillent plus de 100 000 visiteurs par an, juste derrière le Mémorial de Caen qui a enregistré, cette même année, 1 741 entrées supplémentaires.

Côté fréquentation pour le mois de juillet dernier, l’élu annonce déjà « une tendance à la baisse, mais rien d’inquiétant. Les événements de ces derniers temps : grèves, attentats, météo n’ont pas été très favorables. »

Une nouvelle page

Avec ses 14 millions d’entrées au compteur, « la Tapisserie mérite bien un nouvel écrin », estime Loïc Jamin. Faisant référence au futur Centre de compréhension de l’Europe au Moyen Âge, qui verra le jour en 2023, profitant de l’espace libéré par le déménagement de l’ancienne médiathèque.

« Des études vont être menées jusque fin 2017 puis le projet se lancera, assure l’adjoint. Il permettra de présenter la Tapisserie dans ses 70 mètres en intégralité, en arc de cercle. » Et d’accueillir encore de nombreux visiteurs.