L'AFITF vous connaissez? Derrière ce sigle incompréhensible se cache ceci:

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Une coquille vide ramassée sur l'estran de la marée basse normande par le pêcheur à pied Philippe Duron après le passage des Goélands de Vinci, Eiffage et autres autoroutiers avant que les mouettes bretonnes à bonnets rouges ne donnent le coup de grâce contre l'écotaxe.

Ah oui... On a oublié de dire l'essentiel: l'AFITF ça veut dire "Association de Financement des Infrastructures de Transports Français". Elle est présidée par le député PS du Calvados et ancien maire de Caen Philippe Duron

La Normandie est donc littéralement "conchiée"... De la à parler de conchyliculture, il n'y a qu'un pas que font les sages des la rue Cambon en disant la vérité toute crue dans un référé de la Cour des Comptes en date du 29 août 2016:

l'AFITF serait une coquille vide qui permettrait à l'Etat de se défausser de sa responsabilité de financer les infrastructures publiques de transports sous prétexte de l'existence d'une association "ad hoc" n'ayant aucun moyen réel pour agir...

  • Lire ci-après la brève parue dans la feuille d'informations "Normandie XXL":

http://www.normandiexxl.com/article.php?id=1657

collectivités


La LNPN pas au programme de l’AFITF épinglée par la Cour des Comptes

 

Collectivités. L’Agence de financement des infrastructures de transport de France au sigle imprononçable (AFITF) concerne de très près les Normands car c’est d’elle que devraient venir les financements pour la Ligne Nouvelle Paris Normandie (LNPN) et son manque d’argent contribue à bloquer ce projet essentiel pour dynamiser l’activité économique de notre Région.

La Cour des comptes estime dans son référé, publié lundi 29 août, relatif à l’AFITF pour les exercices 2009-2015 que les restes à payer s’élèvent à 11,9 milliards d’euros.

Les magistrats financiers s’en prennent à un opérateur qu’il qualifie de « quasi coquille vide » et qui, selon eux, « servirait seulement au ministère des transports à contourner le droit budgétaire ».

L’Afitf, qui n’emploie que quatre personnes, est « gérée de facto » par le ministère des transports.

Bref, pour les magistrats financiers, son rôle est au mieux inutile. Au pire, elle ne permet qu’à l’Etat de « s’affranchir du droit budgétaire »

En tant que Président du conseil d’administration de l’AFITF, Philippe Duron, Député du Calvados, réagit à ces jugements

Il rappelle que le contrôle de la Cour « n’a décelé aucune irrégularité » pour lui la structure est « pertinente car elle permet d’affecter des recettes publiques dédiées, provenant des usagers plutôt que des contribuables- ceci sous le contrôle du Parlement en loi de finances- à des dépenses d’intervention s’échelonnant sur plusieurs années. »

Les analyses de la Cour des Comptes se fondent sur un niveau de ressources annuel plafonné à 1,9 milliard d’euros, alors que ce niveau de ressources devrait être sensiblement dépassé dès 2017. Et de rappeler que : depuis 2015 le budget de l'AFITF ne reçoit plus aucune subvention de l'Etat. La moitié des charges à payer, en décrue depuis trois ans, résulte d'engagements pris sur le long terme, et ne doivent donc pas être assimilés à une insuffisance de paiements. Le Député reconnaît « que d'autres sources de financement seront nécessaires, parallèlement à une sélection rigoureuse des nouveaux projets. »

Selon la haute juridiction financière, l’avenir s’annonce sombre. Même en gelant les engagements déjà pris par l’AFITF, celle-ci sera en déficit d’environ 600 millions d’euros en 2019 sauf si l’Etat lui trouve de nouvelles sources de financement. Si le gouvernement décide de lancer de nouveaux projets, en particulier le tunnel ferroviaire Lyon-Turin et le canal Seine-Nord, ce découvert pourra se creuser jusqu’à 4,7 milliards d’ici à la fin de la décennie….on remarque que dans tout cela notre LNPN n’apparaît même pas.


 

On dit aussi qu'en mettant la coquille d'un bulot vide contre l'oreille, on entend l'écho de la mer...

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Et en voici un autre:

Communiqué de presse de l'AFITF du 1er septembre 2016

Paris, le  1er septembre  2016

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

En tant que Président du conseil d’administration de l’AFITF, Philippe DURON, Député du Calvados, souhaite réagir au communiqué diffusé le 29 août 2016 par la Cour des Comptes sur l’agence de financement des infrastructures de transport.

Ce communiqué fait suite à un contrôle de la Cour qui a duré plusieurs mois et n’a décelé aucune irrégularité dans les comptes de l'Agence. Sur le fond, l’utilité de cette agence pour concentrer en un lieu unique l’ensemble des décisions de financement d’infrastructures de transport comportant un apport de l’Etat a été expressément rappelée par le Premier ministre dans sa réponse le 10 août. La pertinence d’une telle structure, qui permet d’affecter des recettes publiques dédiées, provenant des usagers plutôt que des contribuables- ceci sous le contrôle du Parlement en loi de finances- à des dépenses d’intervention s’échelonnant sur plusieurs années, ne fait aucun doute. Quant à l’autonomie d’un tel établissement, il est normal que son  statut d'opérateur financier ne lui donne pas la latitude de décider à la place du Gouvernement des projets  d'infrastructures que celui-ci retient et assume pleinement en lien avec ses partenaires. C’est le contraire qui serait singulier. Une telle tutelle n’empêche pas son conseil d’administration de demander des comptes et des bilans qui contribuent à la transparence des choix en matière d’infrastructures de transport.

Quant à la soutenabilité financière de cette agence, il faut souligner que les analyses de la Cour des Comptes se fondent sur un niveau de ressources annuel plafonné à 1,9 Md€, alors que ce niveau de ressources devrait être  sensiblement dépassé dès 2017. Il faut rappeler également que depuis 2015 le budget de l'AFITF ne reçoit plus aucune subvention de l'Etat. La moitié des charges à payer, en décrue depuis trois ans,  résulte d'engagements pris sur le long terme, et ne  doivent   donc pas être assimilés à une insuffisance de paiements.  Bien entendu, ceci n'empêche pas que d'autres sources de financement seront nécessaires, parallèlement à une sélection rigoureuse des nouveaux projets. (sic!)

Qu’il soit enfin permis d’ajouter que les moyens réduits dont dispose l’AFITF pour assurer son rôle d’opérateur financier sont plutôt la preuve de son efficacité.(re sic!)

L'Agence de financement des infrastructures de transport de France est un établissement public de l'État qui a pour mission de concourir au financement des projets d'infrastructure dans un souci de développement durable. A cet effet, il mobilise les ressources d'origine essentiellement routières et autoroutières (sic!) qui lui sont affectées pour financer les grands équipements nationaux et les projets contractualisés quel que soit le mode de transport : ferroviaire, routier, fluvial, maritime, collectif urbain  ou intermodal.


Contact AFITF - Secrétariat général :       Tel : 01 40 81 15 60 
Mel : contact.afitf@i-carre.net          
Site internet : www.afitf.net


Commentaire de Florestan:

C'est exact qu'en terme d'efficacité comptable la Mort est le meilleur des investissements et ce, pour l'éternité! Car ne rien faire permet de ne rien financer ou l'inverse!

François Hollande ne tient surtout pas à chatouiller les intérêts financiers d'anciens copains de promo qui font fortune dans le goudron autoroutier (avec rallonge encore de trois ans des concessions pour les réseaux autoroutiers privatisées en 2005 sous Chirac par De Villepin) comme il tient encore moins à chatouiller la susceptibilité de ses électeurs bretons avec une nouvelle... écotaxe!

Avec Philippe Duron à la tête de l'AFITF la Normandie est, en quelque sorte, le royaume des... COCUS!