Dans notre inépuisable rubrique "train train normand" qui relate depuis plus de dix ans sur l'Etoile de Normandie les heurs et mallheurs des usagers des chemins de fer en Normandie, on ajoutera le dernier épisode: la belle polémique politique de la rentrée se déroule, à défaut du café du commerce, sur le quai de la gare... De là à ce que certains s'égarent!

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Car le sujet est d'importance:

Qui va piloter le train de l'Axe SEINE totalement en panne depuis qu'à la demande d'un certain Alain Le Vern, le Premier ministre de l'époque, un certain Jean-Marc Ayrault (novembre 2012: le haut commissaire Rufenacht est remercié), l'a mis sur une voie de garage alors que progresse un autre axe, plus au Nord, celui des amis de Martine Aubry?

Le 3 septembre 2016, on pouvait lire ceci sur la page Facebook de Nicolas Mayer-Rossignol et il n'y va pas avec le dos de la cuillère:

https://www.facebook.com/nicolas.mayerrossignol

FACE A L’ÎLE-DE-FRANCE, HERVE MORIN AUX ABONNES ABSENTS

Un événement aussi saugrenu qu'inquiétant est passé presque inaperçu la semaine dernière. Dans l'Orne, à Vimoutiers, la présidente de la région Île-de-France (!) Valérie Pécresse tenait jeudi 25 août une réunion publique sur "les liens entre la Normandie et le territoire francilien". Vallée de la Seine, Liaisons ferroviaires Paris-Normandie, développement industriel, enseignement supérieur, recherche, tourisme, culture... Les enjeux stratégiques ne manquent pas. Il y avait 200 personnes... Mais pas d'Hervé Morin. Le Président de la Région Normandie était... ailleurs.

Bien sûr, pour se rattraper, une réunion de travail (mais pas publique cette fois...) était montée en catastrophe mardi dernier à Paris, afin de donner le change et afficher une entente de façade entre ces deux personnalités de la droite. Qu'en est-il sorti ? Rien. Aucun engagement. Aucune annonce. Pas de déclaration conjointe; pas même un communiqué de presse.


Pourquoi ? La vérité est simple: l'Ile de France méprise la Normandie, et le Président Hervé Morin, aux abonnés absents, se couche.

Car les positions de Valérie Pécresse, très clairement exprimées à Vimoutiers, sont plus qu'inquiétantes pour les Normands. Développement de la vallée de la Seine, coopération avec l'agglomération havraise, la métropole rouennaise, les territoires séquaniens ? C'est niet ! Ligne Nouvelle Paris Normandie, financement des travaux entre Paris et Mantes pour désengorger ce bourbier ferroviaire qui pourrit la vie de milliers de Normands tous les jours et handicape lourdement les ports de Rouen et du Havre sur le fret, construction d’une gare à La Défense qui permettrait aux Normands d'aller plus facilement à ce grand quartier d'affaires et à terme à l'aéroport de Roissy ? C'est niet à nouveau ! "Il n'y a pas d'argent, et de toute façon ce n'est pas ma priorité", a déclaré la Présidente francilienne, qui détient pourtant une bonne part des crédits nécessaires à tous ces projets.

On attend d'un Président Normand qu'il défende les intérêts... des Normands ! En 2015, Laurent Beauvais et Nicolas Mayer-Rossignol avaient obtenu auprès du Président francilien d'alors, Jean-Paul Huchon, et de l'Etat, un engagement pluriannuel pour la vallée de la Seine représentant 1 milliard d’Euros d'investissements. C'est ce contrat interrégional -le CPIER- qui finance aujourd'hui la quasi-totalité des grands projets de Vernon au Havre, d'Evreux à Caen et Cherbourg. Une dynamique était en marche. Depuis huit mois, elle a disparu.

Avec une Ile de France méprisante et un Président Hervé Morin aux abonnés absents, les Normands ont malheureusement des raisons de s'inquiéter.

Le groupe Socialiste, Radicaux, et Citoyens à la région Normandie


 

Commentaire de Florestan:

Plus c'est gros plus ça devrait pouvoir passer... Sauf pour les Normands habitués à lire régulièrement l'Etoile de Normandie qui comprendront sans peine que Nicolas Mayer-Rossignol nous prend toutes et tous pour des imbéciles au sujet de ce fameux CPIER Vallée de la Seine qui est une véritable coquille vide du point de vue de l'engagement financier de l'Etat doublé d'une vraie menace d'un retour à un contrôle technocratique de l'Etat central avec le schéma stratégique qui lui est adjoint: tous les documents et toutes les analyses qui vous permettront d'en savoir plus sont sur notre blog!


 

REPONSE de l'actuelle majorité régionale au conseil régional de Normandie:

Le parti socialiste régional est disqualifié pour parler des trains en Normandie

Une nouvelle fois, le groupe PS au Conseil régional ose faire preuve d’un culot monstrueux sur deux dossiers majeurs en faveur desquels ses élus n'ont rien fait sinon de la communication pendant des années.

Sur les trains normands, les élus socialistes ont, avec le plus grand mépris pour les 30 000 voyageurs normands qui vivent quotidiennement une galère sans nom dans les trains, passé leur temps à renvoyer le problème à d'autres. Ce positionnement honteux, symbole de méthodes politiques d'un autre âge, n'est pas celui de la majorité régionale qui en six mois a obtenu de l'État  les conditions d'une offre ferroviaire de qualité en 2020. En 2020, grâce à l'action d’Hervé Morin, les Normands auront sur les lignes Paris-Rouen-Le Havre et Paris-Caen-Cherbourg des trains neufs, des lignes rénovées et des trains plus ponctuels car entretenus en Normandie à Sotteville, à Caen et à Granville !

Sur la Ligne Nouvelle Paris Normandie, le PS manie mensonge et approximation avec une désarmante audace. Il oublie de dire que ce sont ses amis qui ont retardé le projet de ligne nouvelle prévue à l'origine en 2020. Il oublie de dire que la plus forte opposition à ce grand projet vient de ses propres rangs, à savoir de M. Bouillon, député PS de Seine Maritime qui mobilise depuis plusieurs années ses administrés contre la LNPN. Il oublie enfin de rappeler qu’Hervé Morin a décidé au printemps d'investir 10 millions d'euros pour lancer les études pour le cœur de la future LNPN, les voies nouvelles entre Rouen et Evreux, capitale pour gagner du temps de parcours et enfin relier Rouen à Caen par le train en une heure .

Aux jeux olympiques des mensonges et de la vérité travestie, le groupe PS à la Région est sans nul doute médaille d’or.

Jean-Baptiste Gastinne


 

  • Lire aussi, la réaction assez édifiante de Ginette Bléry qui, contrairement à Monsieur Mayer- Rossignol, était présente à cette fameuse réunion de Vimoutiers pour le compte de Normandie XXL:

http://www.normandiexxl.com/article.php?id=1661

Entendu tordu, répété crochu

 Les locomotives normandes actuelles sont bien moins belles que la Pacific

Les socialistes dont les dévoués journalistes de l’ex Haute-Normandie n’étaient pas à Vimoutiers lors de la venue de Valérie Pécresse, grâce à normandiexxl, ont pu prendre conscience de la visite de la présidente de l’Ile-de-France en Normandie. Analysant de manière lapidaire ses propos, ils en déduisent son désintérêt pour notre Région. « La vérité est simple: l'Ile-de-France méprise la Normandie » déclare Nicolas Mayer-Rossignol, conseiller régional PS. N’est-il pas curieux de venir passer une après-midi estivale de grande chaleur dans une petite ville de Normandie quand on se désintéresse d’une région ?

Quant à la réunion Morin / Pécresse qui aurait soit disant été une réunion de rattrapage, elle était prévue de longue date et n’est pas venue en compensation de l’absence du Président de Région mais a été sans cesse évoquée tout au long de la rencontre. Quand la présidente de Paris Ile-de-France dit qu’elle veut d’abord « se concentrer sur le dramatique délabrement de son réseau francilien », il ne faut pas oublier qu’en « soignant » les lignes Paris-Mantes on contribue à fluidifier le trafic normand qui souffre dans ce goulot d’étranglement. J’ai encore vécu en direct hier les conséquences de cette surcharge de trafic sur le Mantois avec un quart d’heure de retard à cause d’un problème à Poissy. (Ajoutons à cela les toilettes bouchées et sans papier dès 8h du matin).

Nous l’avons d’ailleurs écrit clairement, il s’agissait bien plus d’une réunion pour préparer les primaires de la droite et du centre que d’une réunion sur la Normandie. Toute une logorrhée est produite sur le prétendu désintérêt de la Région Normandie pour la LNPN à partir d’une réunion dont les socialistes exploitent des propos qu’ils n’ont pas entendus. Comme dit le bon proverbe normand : Entendu tordu, répété crochu

Alors Jean-Baptiste Gastinne vice-président de la Région en charge des transports pique sa colère : « une nouvelle fois, le groupe PS au Conseil régional ose faire preuve d’un culot monstrueux sur deux dossiers majeurs en faveur desquels ses élus n'ont rien fait sinon de la communication pendant des années. »

Il rappelle que : « sur les trains normands, les élus socialistes ont, avec le plus grand mépris pour les 30.000 voyageurs normands qui vivent quotidiennement une galère sans nom dans les trains, passé leur temps à renvoyer le problème à d'autres. »

En revanche la Région a mis sur pied une offre ferroviaire de qualité pour 2020. « En 2020, grâce à l'action d’Hervé Morin, les Normands auront sur les lignes Paris-Rouen-Le Havre et Paris-Caen-Cherbourg des trains neufs, des lignes rénovées et des trains plus ponctuels car entretenus en Normandie à Sotteville, à Caen et à Granville ! »

Concernant la Ligne Nouvelle Paris Normandie, Jean-Baptiste Gastinne, note que : « le parti socialiste oublie de dire que ce sont ses amis qui ont retardé le projet de ligne nouvelle prévue à l'origine en 2020. Il oublie de dire que la plus forte opposition à ce grand projet vient de ses propres rangs, à savoir de M. Bouillon, député PS de Seine Maritime qui mobilise depuis plusieurs années ses administrés contre la LNPN. Il oublie enfin de rappeler qu’Hervé Morin a décidé au printemps d'investir 10 millions d'euros pour lancer les études pour le cœur de la future LNPN, les voies nouvelles entre Rouen et Evreux, capitale pour gagner du temps de parcours et enfin relier Rouen à Caen par le train en une heure . »


  •  Lire  la réaction de Didier PATTE pour le compte du Mouvement Normand:

"CE N’EST PAS SANS RAISON QU’ON DIT QUE QUI NE SE SENT POINT ASSEZ FERME DE MEMOIRE,

NE SE DOIT PAS MELER D’ETRE MENTEUR"

MICHEL EYQUEM DE MONTAIGNE

 Il est normal, il est même sain, que, dans une démocratie, une opposition critique un exécutif et il ne nous choque pas que chaque décision de l’un fasse l’objet d’une éventuelle contre-proposition de l’autre. La majorité qui soutient l’exécutif l’emporte alors et l’opposition comptabilise les griefs qu’elle a ainsi accumulés… dans la perspective de la campagne future de fin de mandature. En jargon sportif, on appelle cela « marquer l’adversaire à la culotte ».

Association d’idées ou jeu de mots, nous estimons que M. Nicolas Mayer – Rossignol, ancien président de l’ex- demi-région de haute Normandie, « ne manque pas de culot » lors de sa dernière charge contre Hervé Morin, président du Conseil régional de Normandie.

Dans le n° de Paris-Normandie du 5 septembre 2016, le leader du groupe d’opposition socialiste au Conseil régional ne donne pas dans la nuance. D’après lui, Hervé Morin « se couche » devant les oukases de sa collègue Valérie Pécresse, présidente de la Région Ile-de-France, qui, dit-il, « méprise la Normandie » alors que le président de la Normandie est « aux abonnés absents ».

Les raisons de cette charge, au son inimitable de donneurs de leçons d’écolâtre mesquin, sont multiples :

  • Il faut contrecarrer un certain triomphalisme de la majorité qui soutient Hervé Morin dressant un bilan (convaincant) des huit premiers mois de mandature, comme en témoigne l’autosatisfaction du président de la Normandie lors de sa rentrée politique de la Fête de la Pomme, d’Epreville – en Roumois.

  • Il faut marquer le coup à propos de l’insolite réunion publique tenue, à Vimoutiers, dans l’Orne, par Valérie Pécresse, à l’invitation de Véronique Louwagie, maire de L’Aigle et des responsables locaux du parti Les Républicains. Réunion à laquelle Hervé Morin n’a, semble-t-il pas été invité… Que s’est-il dit lors de cette réunion ? Nous ne le savons pas – avis aux lecteurs qui auraient des renseignements à ce sujet : nous sommes preneurs ! – Toujours est-il qu’il peut paraître étrange que la présidente d’Ile-de-France vienne faire du « lobbying » dans l’Orne… et nous dirons pourquoi tout à l’heure…

  • Dernière raison (et non des moindres) : Hervé Morin et Valérie Pécresse se sont rencontrés récemment et ont discuté du devenir de l’Axe Seine et, surtout, de leur opposition commune à la nouvelle taxe que le Gouvernement veut infliger aux Régions alors que l’Etat n’assure pas l’intégralité du financement des compétences nouvelles. En cela, d’ailleurs, ils sont suivis par l’Association des Régions de France.

Le Mouvement Normand est tenté de répliquer à Nicolas Mayer-Rossignol : « Pas ça et pas vous ! »

En effet, approuve-t-il la perspective de la nouvelle taxe gouvernementale qui s’abat sur les collectivités territoriales ? Il est vrai qu’en tant que socialiste, NMR est un parangon d’une fiscalité toujours plus envahissante…

Conteste-t-il la bonne mise en route de la fusion des ex-demi-régions de haute et de basse Normandie ? N’a -t-il pas – comme toute l’unanimité de l’assemblée régionale – voté le principe de répartition des fonctions entre les villes de Caen, de Rouen et, même, du Havre ?

Est – il satisfait de la déshérence dans laquelle la SNCF (et l’Etat, bien évidemment) a tenu la Normandie, dont les trains sont à bout de souffle, les lignes désuètes, les horaires et le confort de plus en plus incertains, le fret ferroviaire à la dérive ? Hervé Morin et sa majorité veulent faire bouger les lignes – c’est le cas de le dire – en prenant la gouvernance, non seulement des T.E.R. (Trains Express Régionaux), mais aussi des lignes intercités (T.E.T. – Trains d’équilibre du Territoire) : politique ambitieuse, voire audacieuse, qui peut susciter de légitimes inquiétudes, mais qui a l’avantage de sortir d’un immobilisme déprimant, ayant reçu l’aval des dirigeants socialistes ces dernières années.

Mais là où Nicolas Mayer – Rossignol pousse le bouchon un peu loin, c’est lorsqu’il reproche à Hervé Morin de rencontrer à Paris sa collègue de l’Ile-de-France. En effet, les deux présidents des ex-demi-régions de haute et de basse Normandie, MM. Beauvais et Mayer-Rossignol, ont fait tapisserie à l’Hôtel Matignon lorsque le Premier ministre, Manuel Valls, a intronisé le préfet Philizot comme responsable à pleins pouvoirs pour coordonner le devenir de l’Axe Seine et dévoiler le trop fameux « Schéma stratégique de la Vallée de la Seine (à l’horizon 2030) », abandonnant ainsi à la technostructure manipulée par le Gouvernement le soin de gérer la colonne vertébrale de la Normandie.

Ce schéma stratégique, qui montre le mépris gouvernemental pour le financement des infrastructures normandes (rien pour le Contournement Est de Rouen, par exemple), peu pour le financement –repoussé à une date ultérieure – des tronçons normands de la L.N.P.N. (Ligne nouvelle Paris – Normandie), etc. Ne refaisons pas le film : dans « L’Unité Normande », le Mouvement Normand et l’Union pour la Région Normande ont abondamment démontré le faible engagement de l’Etat envers la Normandie et c’est cela que Nicolas Mayer-Rossignol a cautionné en mentant par omission aux citoyens normands lors de la encore récente campagne des élections régionales.

Que M. Mayer – Rossignol n’accepte pas sa courte défaite est humain (il est jeune), qu’il refuse la sanction des urnes en dit long sur ses conceptions politiques, qu’il travestisse la vérité ou bien dénie les réalités est inquiétant. Inquiétant pour le devenir même de la Normandie dont il conteste en vérité les institutions, le rituel d’un jeu apaisé du débat démocratique.

L’opposition socialiste mérite mieux que cette attitude de roquet.

 Didier PATTE

Ancien Président et porte-parole du Mouvement Normand


  •  Lire enfin la réaction que nous a fait parvenir M. Paul Astolfi, ancien maire adjoint de Rouen et ancien conseiller économique et social régional:

L’exécrable opposition de M. Mayer-Rossignol

Les luttes d’arrogance qui s’étalent sous nos yeux et saturent notre écoute nous distraient de l'essentiel. Elles n'ont rien de politique. Elles affaiblissent le politique, la politique, elles dévalorisent l'action publique et amplifient le rejet par les citoyens de méthodes et d'un système dans lequel ils ne se reconnaissent pas, qui les désespère et, en définitif, qu'ils réprouvent et qu'ils rejettent. L'ancien président de la Région Haute-Normandie par ses déclarations récentes en est la triste et inacceptable illustration.

Lors des élections régionales du 13 décembre 2015, contre toute attente, M. Mayer-Rossignol, président P.S. de la Région Haute-Normandie a été battu de 5 000 voix par le centriste Hervé Morin qui était arrivé en tête au premier tour du scrutin.

Ainsi, dans un récent communiqué de ce début du mois de septembre 2016, M. Mayer-Rossignol, développe, en utilisant un vocabulaire autant inapproprié qu’outrancier, une basse et dérisoire attaque contre Hervé Morin sur ses décisions prises pour faire avancer la Normandie, solidifier son union en y associant ses habitants.

Chacun se souvient que le Maire du Havre, satisfait de la victoire d’Hervé Morin qu’il avait soutenu, avait félicité M. Mayer-Rossignol pour sa « bonne campagne » en ces termes : « Au risque de vous surprendre, mon premier mot sera pour féliciter Nicolas Mayer-Rossignol qui faisait sa première campagne et avec qui j’ai des désaccords qui sont connus, mais qui a fait une bonne campagne. Et il faut saluer les gens quand ils perdent honorablement ».

Edouard Philippe soulignait ainsi, avec élégance, l’apport du perdant dans le débat de cette campagne électorale historique dont le résultat devait donner une gouvernance à une Normandie réunifiée, tellement attendue.

Le sort des urnes en ayait décidé ainsi, Ces propos d’apaisement, après les inévitables joutes électorales, suggéraient que le temps de l’apaisement était venu et ouvrait désormais la porte à la réalisation des meilleurs projets pour la Normandie, en accordant, cela va de soi, la priorité à ceux choisis par la majorité des électeurs.

M. Mayer-Rossignol, révélant sans doute en cela sa véritable personnalité, a gommé cette image de « bonne campagne » en faisant le choix d’une opposition systématique, tonitruante et exécrable dès le premier jour où il a pris sa place dans l’hémicycle régional sur son banc de l’opposition.

Le problème de l’opposition de M. Mayer-Rossignol est de faire du tapage, même en proférant des mensonges pour faire croire que la Normandie est mal administrée et que toute autre personne que lui la conduit à la perte, laissant sous-entendre par là qu’il avait bien sûr tout prévu, tout préparé et qu’il était en mesure de régler tous les problèmes.

Nous comprenons que la critique s’exerce. C’est même l’essence de la démocratie. Mais à condition qu’elle ne déforme pas ou ne travestisse pas la réalité comme il est pratiqué en substituant l’esprit de critique à la critique.

A ceux qui trépignent d’impatience comme M. Mayer-Rossignol, conseillons-leur de respecter les élus majoritaires et les échéances électorales. Et en attendant, par respect des électeurs et du suffrage universel, les prochains scrutins prévus par la loi, qu’ils fassent des propositions concrètes en faveur de la Normandie et des Normands au lieu d’éructer.

« Et monté sur le faîte, il aspire à descendre » Cinna II,1

 

Paul François ASTOLFI

Ancien maire adjoint de Rouen

Ancien conseiller économique et social régional


Pendant ce temps-là, le patronat normand s'inquiète:

Attractivité des ports maritimes de l’Axe Seine : il y a urgence !

Dans un rapport publié fin juillet, Valérie FOURNEYRON et Charles REVET, respectivement Députée PS et Sénateur LR de la Seine-Maritime, dressent un constat inquiétant de la dégradation progressive et continue des Grands Ports maritimes du Havre et de Rouen en termes d’attractivité et de compétitivité, comparés à leurs principaux concurrents européens, comme Anvers, Hambourg et Rotterdam, pourtant moins bien situés géographiquement.

Si l’on prend l’exemple du trafic de conteneurs, dont le port du Havre est le plus important en France, l’ensemble des ports français avaient un trafic conteneurs équivalent à celui d’Anvers en 1990. En 2015, celui d’Anvers est devenu le triple de celui des ports français, et il est encore plus conséquent pour le port de Rotterdam !

Le sous-investissement chronique de l’Etat depuis des années, tant en matière d’entretien des infrastructures existantes que de financement de matériel et d’équipements neufs, explique en partie la situation actuelle. Ce désengagement notoire a indubitablement joué un rôle non négligeable dans la qualité de service offert, dans un contexte de concurrence exacerbée.

Comme pour nos entreprises classiques, l’une des raisons avancées par les auteurs pour expliquer cette baisse de compétitivité tient à la lourdeur des charges à acquitter, bien plus faibles dans les pays voisins. Quant aux efforts de productivité, ils sont jugés encore « limités », y compris en matière d’effectifs. A cet égard, comme l’ont rappelé les grèves très dures du printemps dernier qui ont paralysé une partie de l’activité économique en Normandie, le climat social est également un facteur clé dans le choix du port retenu par les donneurs d’ordre pour le transport maritime de leurs marchandises.

Le Medef Normandie, auditionné à l’occasion de la rédaction de ce rapport, se félicite que, parmi les trente-trois recommandations émises par la mission parlementaire, les deux premières fassent partie des priorités qu’il avait lui-même consignées dans son Livre blanc paru à l’occasion des élections régionales de décembre 2015. En effet, en matière fluviale, l’accent a été mis sur la réalisation dans les meilleurs délais d’un accès direct des barges aux terminaux de Port 2000, via la mise en place d’une chatière. De même, en matière ferroviaire, les auteurs considèrent comme « fondamentale » l’ouverture d’un troisième axe au marché de la région parisienne, grâce notamment aux travaux prévus de modernisation de ligne de fret Serqueux-Gisors, compte tenu de l’avis favorable de la Commission d’enquête rendu il y a quelques semaines.

Il regrette en revanche que les conséquences négatives que pourraient engendrer la réalisation du Canal Seine-Nord-Europe pour les ports maritimes de l’Axe Seine ne soient pas mieux mises en avant dans le rapport. Les deux préconisations évoquées, à savoir la mise au gabarit européen de l’Oise et le phasage de canal du sud vers le nord, ne semblent pas des conditions suffisantes pour atténuer les craintes des professionnels du secteur.

Véritables poumons économiques et stratégiques de la Normandie, nos deux Grands ports maritimes ne peuvent pas continuer à perdre des parts de marché et prendre du retard sur leurs concurrents européens. Elus, chefs d’entreprises, syndicalistes, nous sommes tous concernés par cet enjeu majeur pour le développement économique de notre région !

Contact presse : 

Jérôme Koenig : 06 38 74 17 15 / jerome.koenig@medefnormandie.fr
MedefNormandie / www.medefnormandie.fr