On lira, en faisant un gros effort pour ne pas tomber dans une ironie qui serait trop facile, l'article suivant, proposé par Stéphane Siret du quotidien normand "Paris-Normandie" tout en vous demandant simplement de deviner l'évidence qui est soigneusement ignorée dans l'article qui suit...

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Hollande au plus bas dans les sondages : ce qu’en pensent les élus normands

Publié 07/09/2016 á 19H55

A sept mois et demi de l’élection présidentielle, François Hollande apparaît très affaibli au point qu’un récent sondage le donne absent du second tour, dans tous les cas de figure. Le président sortant se retrouve ainsi dans une situation de rejet inédite sous la Ve République.

Face à cette situation, la gauche de Hollande veut se mobiliser pour tenter d’inverser les choses.

A Rouen, un grand rassemblement est prévu le 18 septembre pour défendre le bilan du gouvernement. Mais aussi pour lancer la campagne des Législatives, l’autre enjeu de 2017.

Pour inverser sa courbe de popularité - toujours au plus bas - et celles des intentions de vote qui, toutes, le donnent perdant quel que soit le cas de figure, François Hollande va-t-il accélérer son calendrier ? Le président de la République doit s’exprimer ce jeudi matin, à Paris, salle Wagram, sur le thème de « la démocratie face au terrorisme », à l’invitation de la Fondation Jean-Jaurès, de Terra Nova et de la Fondation européenne d’études progressistes. Mais certains de ses amis le pressent depuis quelques jours d’annoncer dès maintenant son intention de briguer sa propre succession, convaincus que, seule une entrée claire et nette dans la bataille, serait susceptible de créer un électrochoc et de remobiliser une partie de la gauche pour enrayer les mauvaises études d’opinion. Hier soir, un sondage Elabe pour BFM indiquait que 88 % des Français ne veulent pas que François Hollande se présente en 2017.

Mobilisation nationale 18 septembre 2016 à Rouen

Quoi qu’il en soit, François Hollande n’est sûrement pas prêt à obtempérer aux demandes pressantes de ses proches. Il a déjà dit à plusieurs reprises ces dernières semaines qu’il ne ferait connaître sa décision qu’en décembre. Il tiendra son calendrier. Président sortant, il est «le maître du temps» - Hollande dixit - et ne veut pas donner l’image d’une certaine «fébrilité». «J’ai annoncé que ce serait au début du mois de décembre et rien ne va changer», assure-t-il régulièrement auprès de ses visiteurs.

Pas question, donc, de déroger à cette règle. Sur le terrain cependant, ses fidèles sont bien décidés à jouer les chauffeurs de salle en organisant des universités de l’engagement où il sera surtout de question de défendre le bilan de la gauche au pouvoir avant d’entamer la dernière ligne droite. C’est le sens du rassemblement de Rouen, le dimanche 18 septembre, au Parc des expositions. Au lendemain d’un premier rendez-vous dans le Nord, à Lomme, celui de Rouen est considéré, au PS, comme «le premier des dix grands rassemblements» organisés pour remplacer les universités d’été.

Outre de nombreux élus socialistes normands, Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, Emmanuelle Cosse, l’ex-écologiste EELV ministre du Logement, et les deux secrétaires d’Etat normandes - Estelle Grelier aux Collectivités locales et Clotilde Valter à l’Apprentissage et la Formation professionnelle - viendront défendre le bilan du gouvernement et soutenir la ligne Hollande autour du numéro 2 du PS, Guillaume Bachelay, député de la Seine-Maritime. «Il est temps pour nous de nous mobiliser collectivement, de faire campagne, sans que le candidat soit forcément déclaré, confiait hier matin sur France 2 la ministre de l’Éducation. Il est vraiment temps pour nous de nous rassembler, de nous mobiliser (...). Nous, ajoute-t-elle, nous pouvons aller voir les Français, parler des projets, expliquer le bilan du quinquennat, et montrer en quoi la gauche au pouvoir ça a été des progrès».

À sept mois et demi de l’échéance - avec les Municipales tous les six ans, l’élection présidentielle est la préférée des Français - François Hollande se trouve dans une situation inédite pour un président de la République sortant. Et la situation ne s’est guère arrangée pour lui depuis que son ex-ministre de l’Économie s’est affranchi de son devoir de solidarité avec le gouvernement. Selon un sondage TNS-Sofrs-OnePoint pour Le Figaro, François Hollande arriverait en quatrième, voire en cinquième position au premier tour de la Présidentielle si son ancien protégé était lui aussi candidat. François Hollande ferait jeu égal ou même moins bien que Jean-Luc Mélenchon. Il pourrait se situer de quatre à six points derrière Emmanuel Macron. Nicolas Sarkozy ou Alain Juppé, selon le résultat de la primaire de la droite des 20 et 27 novembre, virerait en deuxième position du premier tour, derrière Marine Le Pen. Quel que soit le cas de figure, la présidente du FN serait assurée d’arriver en tête du premier tour. Dans le cas où Emmanuel Macron, qui a trouvé un certain nombre de soutiens en Normandie, comme le député de la Manche, Stéphane Travert, ne serait pas candidat, François Hollande serait aussi en très grande difficulté puisqu’il n’est crédité, selon TNS-Sofres-OnePoint, que de 13 à 15 % selon le candidat qui portera les couleurs des Républicains. Il ferait 14 % face à Alain Juppé (33 %), lequel serait en tête du premier tour, quatre points devant la présidente du FN (29 %). En cas de candidature de François Bayrou - hypothèse possible si Nicolas Sarkozy remporte la primaire - François Hollande est crédité du même niveau d’intentions de vote (13 %) que le président du MoDem. «C’est la preuve que la gauche doit s’unir dès le premier tour», souligne un « Hollandiste ».

Derrière la Présidentielle,un autre enjeu

Derrière cette Présidentielle, un autre enjeu. Celui des législatives de juin 2017. «Le rendez-vous du 18septembre à Rouen servira aussi à lancer cette campagne», souligne un socialiste de Seine-Maritime. Ils ne le disent qu’à demi-mot, mais les députés socialistes qui seront à nouveau sur la ligne de départ en juin ont une crainte, celle de passer par pertes et profits du quinquennat. Pour certains, sans dire son nom, la campagne a déjà débuté. C’est le cas, par exemple, d’Estelle Grelier, qui se représentera sur la 9e circonscription, où, pour l’heure, elle semble peu menacée par ses adversaires politiques. Comme avant son entrée au gouvernement en février dernier, elle reste très présente sur le terrain. Demain matin, elle se rendra, en principe, dans une entreprise florissante de la zone industrielle du Havre, chez Kusmi Tea, une entreprise leader dans le marché du thé.

stéphane siret

s.siret@presse-normande.com

Au PS, des réactions prudentes

Au PS, plusieurs élus admettent les difficultés de François Hollande mais on confiance en l’avenir malgré tout.
Yvon Robert (maire de Rouen). «Je trouve qu’il y a beaucoup d’injustice à l’égard de François Hollande. Je suis certain que l’Histoire lui rendra justice et j’espère que les Français s’en rendront compte. Gouverner est devenu de plus en plus difficile. Quand on sort du bruit médiatique, il a un bilan qu’on peut analyser postivement : dans le social, pour la santé, l’économie... Les créations d’emplois sont reparties par dizaine de milliers. Regardez les chiffres entre juillet 2015 et juillet 2016 ! C’est ça la réalité. Je souhaite que François Hollande se représente. »
Dominique Chauvel (députée de la Seine-Maritime et maire de Saint-Valery-en-Caux). «Ce n’est qu’un sondage: il faut être prudent. Néanmoins, il traduit un rejet du système et des mœurs politiques en général. François Hollande, parce qu’il est le premier personnage de l’État, cristallise ce rejet et je suis intimement convaincue qu’un autre président sortant serait sanctionné de la même façon. Je ne suis pas d’accord avec tout ce qui a été fait: j’ai eu l’occasion de l’exprimer devant mes collègues de l’Assemblée. Mais il faut reconnaître que François Hollande n’a pas eu un mandat facile, avec des attentats et une pression sécuritaire forte».
Stéphane Travert (député de la Manche et soutien d’Emmanuel Macron). «C’est un sondage qui met en opposition François Hollande et Emmanuel Macron. Or, tout porte à croire que c’est une situation qu’on ne connaîtra pas, bien évidemment. Je fais partie de ceux qui pensent que la gauche n’a pas perdu ces élections, et je ne veux pas me battre, comme certains, pour le coup d’après, ni faire un pari pour 2022, mais faire en sorte que tout le monde soit prêt et rassemblé pour 2017. Nous pouvons construire une alternative de gauche pour le prochain quinquennat».
Marc-Antoine Jamet (secrétaire fédéral de l’Eure et maire de Val-de-Reuil). «Au gagnant de la présidentielle de 2012, il était promis un quinquennat de l’horreur. Hollande paie la conjoncture et le retournement arrive trop tard. Il paye aussi cash son discours du Bourget. Et contrairement au septennat, le quinquennat, par sa durée, est une folie. Hollande paie enfin des individus qui sont ministres deux minutes et critiques pendant deux ans, qui ne sont ni dignes, ni loyaux. Quant à Emmanuel Macron, dont j’admire l’intelligence et pour lequel j’ai de la sympathie personnelle, il ne doit pas oublier que les gens de droite ne votent jamais pour un type de gauche. Que sans voix institutionnelle (député, sénateur,etc.) ni parti, on n’est pas grand-chose, a fortiori quand on prédit une traversée du désert à la gauche à laquelle il dit appartenir...»
recueillis par Franck Boitelle,
Gullaume lejeune
et delphine letainturier.

J.-P. Lecoq (PCF) : « Le fruit amer de la déception »

«François Hollande était très attendu. La déception est immense, à la mesure de l’attente», juge le maire communiste de Gonfreville-l’Orcher et conseiller départemental.
«En 2012, on n’en pouvait plus de Nicolas Sarkozy et de sa politique. On a cru au changement et François Hollande a poursuivi la politique libérale. À l’exception de l’avancée sociétale du mariage pour tous, son bilan, c’est le néant sur l’économie, le pouvoir d’achat, le logement, l’éducation». Pour l’élu, l’enjeu se situe dans une troisième voie, «au service du plus grand nombre» pour redonner du poids à la parole politique. «Il faut arrêter de prendre les électeurs pour des idiots. On voit qui ça sert!», ajoute Jean-Paul Lecoq, qui n’exclut pas de soutenir Jean-Luc Mélenchon. «Mais avant l’homme, c’est le projet qui m’intéresse».

« Une sanction logique »

Pour David Cormand, secrétaire national d’EELV, c’est «la sanction d’un mandat raté».
«Même s’il ne s’agit à ce stade que d’intentions de vote, j’y vois la sanction logique d’un mandat raté, et du non-respect des engagements du candidat Hollande en 2012. Je vois aussi, dans les résultats de ce sondage, la preuve d’un manque de visibilité de la vie politique. Depuis quatre ans, nous avons assisté à une explosion du paysage politique et à la manifestation d’un dépit généralisé qui a favorisé la montée de l’extrême droite. Les électrices et les électeurs ne s’y retrouvent plus et tout l’enjeu, pour les écologistes, sera de réussir à incarner une offre alternative, à remettre de la clarté, à poser des balises simples notamment sur le vivre ensemble et l’économie».

« L’expression d’un rejet »

Selon Nicolas Bay, secrétaire général du Front national, c’est «le rejet de ceux qui ont conduit la France au désastre».
«Ce n’est pas une grande surprise, car le rejet des socialistes et de celui qui les incarne est extrêmement vif chez nos compatriotes. On voit d’ailleurs que ce n’est pas, comme par le passé, automatiquement les Républicains qui sont bénéficiaires de ce rejet, mais que ceux qui ont été successivement écœurés par la droite puis par la gauche sont nombreux à se tourner vers la candidature de Marine Le Pen. Elle arrive ainsi dans tous les cas de figure au second tour, et même dans l’immense majorité des cas en tête au premier tour. Nous sommes ici dans une situation qui montre très clairement que les Français ne veulent pas reconduire ceux qui les ont conduits au désastre».

« Il reste redoutable »

Pour Sébastien Lecornu, président (LR) de l’Eure, François Hollande reste un adversaire politique redoutable.
«Quand on mène une politique pour laquelle on n’a pas été élu, on ne peut pas s’attendre à susciter un vent d’enthousiasme. Mais je me méfie aussi de ces sondages, car François Hollande reste un adversaire politique redoutable pour la droite et tous ses adversaires. À mon sens, ce qui est sanctionné ici, c’est le mensonge, car si les Français peuvent parfois comprendre qu’un élu ne puisse pas faire tout ce qu’il a promis durant la campagne, à cause d’éléments exogènes, de crises économiques, sécuritaires qui viennent impacter les choses, ils ne peuvent pas admettre qu’ils fassent le contraire de ce pour quoi ils ont été élus».


Commentaire de Florestan:
La seule chose positive à retenir du quinquennat du Rouennais François Hollande?
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Le fait d'avoir imposé historiquement l'unité de la Normandie à ... Laurent Fabius et à toute la clique des fabiusiens rouennais une semaine avant de commémorer, le 6 juin 2014, le 70ème anniversaire du Débarquement sur les plages normandes devant 150 chefs d'état venus de toute la planète! Une sacrée performance pour celui qui se faisait appeler "Guimauve le Conquérant" par Laurent Fabius (sur une idée originale de Guillaume Bachelay)...
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