Nous avons évoqué ici la question essentielle de l'intelligence économique territoriale, qu'elle soit défensive ou offensive: l'urgence stratégique était de rendre financièrement plus robuste le tissu entrepreneurial régional, essentiellement composé de petites et moyennes entreprises possédant des savoir-faire de pointe souvent rares et qui exportent déjà avec souvent une position de leader international dans leur secteur très spécialisé...

Il s'agit de freiner puis de stopper la désindustrialisation de la Normandie qui n'est pas une fatalité: il s'agit de ne plus subir une météo (Moulinex, Mac Réal, Pétroplus...) mais de piloter le présent et d'organiser l'avenir à condition d'assurer au préalable la sécurité financière des entreprises normandes. C'est le rôle que commence à jouer l'Agence de Développement de Normandie qui va être renforcée par la création d'un fonds d'investissements normand.

Dans cette perspective, il est plutôt habile de chercher à mobiliser pour le financement de l'économie normande les montagnes de cash qui  dorment chez nos cousins des îles anglo-normandes...

Nous avons évoqué la question de faire monter en gamme les produits normands et dans le cas sensible pour l'identité et la notoriété normandes des filières agro-alimentaires, l'enjeu est d'atteindre le niveau de l'excellence sinon du luxe pour conquérir un marché devenu mondial. Mais nous avons aussi évoqué la question plus sensible encore de la souveraineté réelle de l'économie normande: comment mettre un terme au processus continu depuis les années 1970 de son "découronnement" faute d'une attractivité métropolitaine suffisante à Rouen, Caen ou Le Havre? On rappelera, hélas, la triste réalité: un emploi industriel normand sur deux a son donneur d'ordres situé à l'extérieur de la région.

Nous avons enfin souvent évoqué que la principale fragilité présente d'une Normandie à peine réunifiée et encore convalescente est que les Normands ne connaissent pas assez la Normandie pour pouvoir l'apprécier et en être fiers car les Normands ne connaissent pas non plus assez les Normands: on ne sort pas impunément en quelques mois de près de 50 années de torpeur sinon de déclin de l'idée normande dans la division.

On se dira que la réunification est enfin arrivée. Que mieux vaut tard que jamais. Que la Normandie, 70 ans après les ruines de la Libération  et le béton de la Reconstruction, avait bien failli disparaître totalement: une banlieue lointaine de Paris poussée jusqu'à la mer à l'Est et une carpette rurale et nucléaire de la Bretagne à l'Ouest.

On peut se dire, soulagés que l'on va pouvoir échapper à ça et découvrir, à nouveau, le formidable potentiel de l'évidence normande, du bien public normand que seuls quelques imbéciles sinon quelques crétins se permettent encore de mépriser et d'ignorer voire les deux à la fois!

Imbéciles et crétins bien mal intentionnés qui, tentés par quelques combats d'arrière garde inutiles pour conserver un pouvoir qui leur échappe, demeurent nostalgiques d'une division normande qui était parfaitement assortie à leur mesquinerie et servait si bien leurs médiocres intérêts localistes: dans le meilleur des cas, on les voit courir à en perdre haleine derrière le train normand dans lequel nous sommes depuis toujours. Ils font enfin du sport et ils passent enfin à l'action... Mais dans le pire des cas, derrière leurs bureaux et leur pouvoir de papier, ils agitent des guéguerres picrocholines,  dominés qu'ils sont par des schémas périmés du genre: les Rouennais vont bouffer les Caennais et vice versa.

Sur l'Etoile de Normandie, nous espérons ne plus avoir à parler de ces gens-là: ils sont dans la poubelle de l'Histoire car ils ont voulu y demeurer. Tant pis pour eux et vive la Normandie!

A Lisieux, au coeur de la Normandie, l'agence de développement de la Normandie (ADN) va organiser une rencontre sur l'économie normande conquérante, le 23 septembre 2016 avec la présentation des grands schémas organisateurs du développement régional:

Adnormandie

http://adnormandie.fr/evenement/strategie-economie-normande-conquerante-restitution-travaux-de-concertation-2/

Stratégie pour une économie normande conquérante : Restitution des travaux de la concertation

Présentation des contributions et des grands axes des Schémas (SRDEII et SRESRI) de la Région Normandie.

Programme

  • 9 h 00 : Accueil
  • 9h25 : Mot de bienvenue
    – Bernard AUBRIL, Maire de Lisieux
  • 9 h 30 : Introduction
    – Sophie GAUGAIN, 1re Vice-présidente en charge du Développement économique – Région Normandie
    – Françoise GUÉGOT, Vice-présidente en charge de l’Enseignement supérieur, de la Recherche, de l’Innovation, du Développement numérique et de l’Axe Seine – Région Normandie
  • 9 h 45 : Témoignage du pays basque espagnol sur leur stratégie de développement économique
    – Mikel ANTÓN, Directeur des Affaires européennes du Gouvernement Basque
  • 10 h 20 : Restitution de la concertation
    – Cabinets iNNOECO et KATALYSE
  • 11 h 00 : Les grands axes des schémas
    – Sophie GAUGAIN, Françoise GUÉGOT
  • 11 h 30 : Échanges avec les participants
  • 12 h 00 : Clôture
    – Sophie GAUGAIN, 1re Vice-présidente en charge du Développement économique – Région Normandie
  • 12 h 15 : Cocktail déjeunatoire

Pour obtenir une invitation:

http://adnormandie.fr/wp-content/uploads/sites/8/2016/07/Invitation.pdf


 

Pour finir, voici deux belles réussites normandes, l'une à Tourouvre, dans le Perche ornais: la construction du premier tronçon au monde de route solaire produisant de l'électricité va prochainement débuter:

http://www.tendanceouest.com/actualite-193705-normandie-la-premiere-route-solaire-sera-construite-dans-orne-.html

Normandie : la première route solaire sera construite dans l'Orne

17h15 - 20 septembre 2016 - par E.M

Le département de l'Orne va répondre au vœu exprimé par Ségolène Royal lorsque la Ministre de l'environnement était venue en juillet 2016 visiter l'entreprise SNA à Tourouvre : la première route solaire en France sera construite en périphérie de cette commune du Perche ornais.

Ne cherchez pas la première route solaire dans la Silicon Valley, ni en périphérie de Pékin. Ce sera la route départementale n°5, entre le bourg de Tourouvre (Orne) et la route nationale 12 qui relie Alençon à Paris.

Ce choix s’explique par la localisation de l'entreprise SNA, qui est implantée à Tourouvre. Elle este la seule au monde qui fabrique les panneaux pour le compte de l'entreprise Wattway, filiale de Colas, leader mondial de la construction de routes !

Des panneaux solaires sur la route

Des panneaux solaires seront implantés à même la route, sur 1 kilomètre, pour produire de l'électricité. La Ministre de l'écologie Ségolène Royal qui était venue visiter l'usine SNA, avait souhaité que le premier kilomètre de route solaire en France, soit symboliquement implanté à proximité de cette usine.

Son ministère prendra en charge les 5 millions d'euros de cette première expérimentation nationale.

Sa proximité avec l'usine SNA permettra au fabricant de facilement surveiller comment vieillissent les panneaux implantés sur la départementale 5, notamment soumis au passage des poids lourds.

Le Conseil départemental de l'Orne doit encore valider cette décision lors de sa prochaine session plénière, le 30 septembre prochain.


 

 L'autre près de Lisieux dans le Pays d'Auge dans le cadre d'un savoir faire traditionnel ayant une réputation mondiale:

http://www.ouest-france.fr/normandie/lisieux-14100/lisieux-les-tonneaux-normands-arrosent-le-monde-4503638

A Lisieux, les tonneaux normands arrosent le monde

  • Avec une poignée de spécialistes des formats entre 600 litres et 1500 litres de par le monde, la Tonnellerie du Pays d'Auge près de Lisieux, livre sa production sur mesure. Avec une poignée de spécialistes des formats entre 600 litres et 1500 litres de par le monde, la Tonnellerie du Pays d'Auge près de Lisieux, livre sa production sur mesure. | Anne Blanchard

La Tonnellerie du Pays d'Auge, près de Lisieux, livre ses productions par convois exceptionnels. Dans le monde, ils ne sont qu'une poignée de spécialistes des formats XXL.

Avec une poignée de spécialistes des formats entre 600 litres et 1 500 litres de par le monde, la Tonnellerie du Pays d'Auge près de Lisieux, livre sa production sur mesure. Ses deux derniers foudres viennent d'être livrés à Bruxelles.

Ses tonneaux sont fabriqués à partir de lattes de bois (douelle) maintenues par un cerclage. Pour ces cuves immenses, il faut 140 morceaux de bois de chêne certifié du pays

Avec une poignée de spécialistes des formats entre 600 litres et 1500 litres de par le monde, la Tonnellerie du Pays d'Auge près de Lisieux, livre sa production sur mesure.