Difficile de penser une métropole à la pointe de Caux...

Après les atermoiements du pôle métropolitain de l'estuaire longtemps empêché par l'abbé commendataire rouennais Fabius mais aussi par des rivalités et des méfiances d'un autre âge d'une rive à l'autre (on pensera à Michel Lamarre, le maire d'Honfleur qui refuse toujours de les larguer). Malgré la réalisation de ponts qui font que l'estuaire de la Seine n'est plus seulement un obstacle mais un trait d'union quand bien même, il serait possible et souhaitable d'améliorer ces liens par de nouvelles infrastructures (un tunnel ferroviaire sous-fluvial par exemple) quand il faudrait tout simplement ne pas les amoindrir (retrait des départements limitrophes dans l'aide aux usagers pour les péages et les bacs), l'agglomération du Havre, qui abrite pourtant le premier port français pour les marchandises, se trouve isolée... Le Havre, nul part ailleurs?

http://france3-regions.francetvinfo.fr/haute-normandie/seine-maritime/le-havre/l-elargissement-de-l-agglomeration-du-havre-echoue-1101407.html

L'élargissement de l'agglomération du Havre a échoué

C'est officiel : les communautés de communes de Criquetot-L’Esneval et Saint-Romain-de-Colbosc ne rejoindront pas la CODAH. En revanche le pôle métropolitain de l'estuaire verra le jour le 1er janvier 2017.

  • DM avec l'Agence Normande d'Information
  • Publié le 04/10/2016 à 18:03, mis à jour le 04/10/2016 à 18:11
© Stéphane l'Hôte

Non à l’élargissement de la Codah

Lors de la réunion de la Commission départementale de la coopération intercommunale (CDCI) de Seine-Maritime qui s’est tenue lundi, la préfète Nicole Klein a présenté la dernière carte de l’intercommunalité dans le département.
Comme prévu, les périmètres restent inchangés autour du Havre. La CODAH (237.000 habitants) plaidait pour un mariage à trois avec les communautés de communes de Criquetot-L’Esneval (16.000 habitants) et Saint-Romain-de-Colbosc (18.000 habitants).

Les élus de Saint-Romain ont préféré faire le choix du maintien de l’autonomie au nom de la défense de leur ruralité. L’Etat a alors proposé un mariage à deux avec la communauté de Criquetot. Les élus de cette dernière ont dit oui mais Le Havre a dit non.

Dans un souci de cohérence, le maire Edouard Philippe (LR) estimant qu’un nouveau périmètre n’avait de sens que s’il épousait les contours du bassin de vie de la Pointe de Caux qui s’étend aux territoires des trois EPCI. 

Les réactions des élus

Sur son blog, l’adjoint UDI Marc Migraine estime que l’Etat ne joue pas son "rôle d’arbitre" dans cette affaire. "Il devrait imposer cette fusion comme il a imposé la réunification de la Normandie qui ne se serait jamais faite uniquement par les élus locaux", écrit-il. Quant au maire DVG de Saint-Jouin-Bruneval, François Auber, partisan de la fusion même à deux, il s’est interrogé sur la position d’Edouard Philippe. "L’avenir nous dira s’il a manqué de vision", confiait-il en juin à nos confrères de Paris-Normandie. A ses yeux en s’ouvrant vers la Côte d’Albâtre, Le Havre aurait pu élargir sa "ceinture verte" à "la pépite touristique d’Etretat" et Criquetot aurait pu "s’appuyer sur une agglo pour se développer". 

Oui au pôle métropolitain​ 

En revanche, le dossier du pôle métropolitain de l’estuaire s’est débloqué. La préfète a donné son feu vert à ce regroupement souple qui pourrait voir le jour au 1er janvier prochain. Comptant plus de 500.000 habitants, il regroupera douze EPCI : Valmont, Fauville-en-Caux, Goderville, Criquetot-l’Esneval, Saint-Romain-de-Colbosc, Caux Seine Agglo, Fécamp et Le Havre, en Seine-Maritime, Lisieux et Deauville, dans le Calvados, Beuzeville et Quillebeuf-sur-Seine dans l’Eure. Fruit de réflexions nées au milieu des années 1990, ce projet a cheminé très lentement en raison des réticences de certains élus de la rive gauche qui craignaient d’être noyés dans un ensemble dominé par Le Havre. Selon Edouard Philippe il avait été bloqué, dans la période récente, par le préfet à la demande de Laurent Fabius.