Le tribunal de commerce de Rouen vient de prolonger de quatre mois la période d'observation avant le dépôt de bilan. Il est évident sinon urgent que la Normandie va devoir tout faire pour garder son dernier grand quotidien régional indépendant, à savoir "Paris-Normandie" afin qu'il n'ait jamais à dépendre du groupe Ligéro-breton Ouest-France et de sa filiale Publihebdos qui possède la quasi totalité des hebdomadaires locaux normands ainsi que le quotidien "la Presse de la Manche", le journal de Cherbourg. Les deux derniers hebdos normands indépendants sont:  La Manche Libre et le Courrier cauchois qui est à vendre...

Il se dit que la Région Normandie via son agence dédiée l'ADN, mijote un plan de sauvetage financier du quotidien normand. Pour notre part, nous pensons qu'il ne serait pas idiot que le groupe multi-médias Leclerc qui édite La Manche Libre et diffuse Tendance ouest, radio et journal métropolitain gratuit puisse racheter le courrier cauchois (avec, là encore, un coup de pouce de la région, sachant que le Courrier cauchois se fait déjà imprimer sur les rotatives ultramodernes de La Manche Libre à Saint Lô) et que la société de presse d'édition et impression normande qui édite les titres du groupe Paris Normandie puisse développer son offre sur internet (on rappellera que le site internet de PN est plus complet et interactif que celui de OF) sachant que la diffusion de PN, malgré des chiffres globalement en baisse, progresse dans le Calvados (Lisieux, littoral du Pays d'Auge et agglomération caennaise).

On se réjouira enfin d'apprendre dans ce concert de nouvelles moroses concernant l'avenir à moyen terme de la presse régionale normande que l'ogre breton OF va cesser de diffuser son édition OF Rouen et Le Havre qui est un échec...

Nous continuons de penser qu'un quotidien régional normand papier et multi-médias pourrait exister de façon assez solide s'il pouvait être également diffusé en trois éditions locales accompagnée d'une édition régionale métropolitaine normande commune sur les agglos de Caen, Rouen et Le Havre: cela devrait être le grand pari d'un Paris-Normandie rénové et résolument normand qui ôterait enfin le "Paris" devant "Normandie"...


 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/haute-normandie/journal-paris-normandie-nouveau-sursis-4-mois-1103945.html

Le journal Paris-Normandie : un nouveau sursis de 4 mois

Le quotidien régional, en redressement judiciaire, vient d'obtenir 4 mois supplémentaires pour trouver une offre de reprise crédible.

  • VA avec l'Agence Normande d'Information
  • Publié le 07/10/2016 à 18:01
© France 3

© France 3

En redressement judiciaire depuis 6 mois

Paris-Normandie en redressement judicaire depuis avril évolue toujours en zone dangereuse. Le tribunal de commerce de Rouen vient de prolonger la période d’observation pour quatre mois et de fixer à début novembre la date de remise des offres de reprise.

3 repreneurs en lice

Selon une source proche du dossier l’hebdomadaire La Manche Libre, le groupe Rossel qui édite la Voix du Nord et un groupe d’investisseurs normands seraient sur les rangs. De son côté la direction actuelle autour de Xavier Ellie prépare un plan de continuation qui comprendra, selon les syndicats, un nouveau plan social. Un premier qui vient de s’achever a entrainé le départ de 31 salariés - dont 14 journalistes - sur un total de 250. Toujours en interne, un groupe de salariés opposé à tout nouveau plan social prépare un projet alternatif.

Les difficultés de la presse quotidienne

Les difficultés du groupe viennent de l’hémorragie de ses ventes tombées depuis sa reprise en 2012 par Xavier Ellie après un premier dépôt de bilan, de 72.600 exemplaires par jour à 56.800 (- 22%) aujourd’hui, selon l’OJD.
De son côté Ouest France qui ne figure pas parmi les repreneurs potentiels de Paris-Normandie a décidé d’arrêter l’édition papier du quotidien qu’il avait lancée dans l’ex-Haute-Normandie début décembre 2015. Les ventes quotidiennes dépassaient rarement les 500 exemplaires alors que le groupe en espérait au moins mille.  

Et pour les autres titres ? 

La presse hebdomadaire historiquement très dense en Normandie semble mieux se porter mais est elle aussi touchée par l’érosion des ventes papier. Le Courrier Cauchois – qui est à vendre – a vu sa diffusion tomber de 36.900 à 32.600 (- 12%) depuis 2012, la Dépêche d’Evreux de 12.500 à 11.400 (- 9%), L’Impartial des Andelys de 11.100 à 10.100 (- 9%) et le Réveil de Neufchâtel de 11.400 à 9.700 (- 15%).