Ami(e)s lectrices et lecteurs de l'Etoile de Normandie,

L’attractivité de la Normandie est un sujet qui nous concerne tous. Une région attractive, c’est une région dynamique, fière de ses valeurs, qui ne craint pas d’être ouverte sur le monde, tournée vers l’avenir. Une région attractive, c’est une région où les jeunes ont envie de rester et où ils savent qu’ils pourront le faire ; c’est une région qui séduit ceux qui y passent pour qu’ils reviennent…

La Région Normandie s’engage pour améliorer l’attractivité de la région. La première étape est une grande consultation des Normands.

Partenaire de cette démarche, L'ETOILE DE NORMANDIE s’associe à la Région pour vous proposer de faire connaître votre vision de la Normandie en remplissant cette enquête : www.attractivite-normandie.fr. Grâce aux quelques minutes que vous consacrerez à ce questionnaire sur les valeurs et l’image de la Normandie, vous participerez à l’attractivité de la Normandie et à son rayonnement.

Je vous en remercie et vous prie de recevoir, chers amis de la Normandie mes meilleures salutations.

 

 


 

Voir aussi l'entretien récemment donné à Paris-Normandie par Philippe AUGIER, le maire de Deauville qui est le président de la future agence de l'attractivité régionale normande: il passe en revue les grands sujets de l'estuaire normand: la gratuité des péages sur les ponts, le dépôt des sédiments, le localisme imbécile d'Honfleur, l'avenir du pôle métropolitain et la question de l'attractivité.

http://www.paris-normandie.fr/region/le-maire-de-deauville-philippe-augier-passe-en-revue-les-dossiers-YA7075472?utm_source=Utilisateurs+du+site+LA+NEWS&utm_campaign=08021a771d-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_233027d23b-08021a771d-137315997#.V_y5nnqaw1g

Le maire de Deauville, Philippe Augier, passe en revue les dossiers

Politique. Pôle métropolitain de l’Estuaire de la Seine, gratuité du pont de Normandie, immersion des sédiments du port de Rouen au large de la Côte Fleurie, développement de sa marque territoriale... Philippe Augier, le maire centriste de Deauville, s’exprime sur les dossiers politiques et économiques qui font l’actualité.

Philippe Augier veut développer la marque Deauville (photo d’archives)

Aujourd’hui les feux sont au vert pour voir aboutir le Pôle métropolitain de l’Estuaire de la Seine au 1erjanvier 2017. Y a-t-il de nouvelles négociations avec Honfleur?

Philippe Augier. « Pour l’instant on n’en a pas parlé. Aujourd’hui, Honfleur n’est pas dans le Pôle, Beuzeville y est. Au 1er janvier 2017, la fusion des deux communautés de communes sera réalité. Cette nouvelle entité devra voter pour dire si, oui ou non, elle reste dans le Pôle. Sur un certain nombre de sujets, il y a une vraie logique pour l’ensemble du nord Pays d’Auge à se regrouper. Ce qui est moins logique c’est que Blangy-Pont-l’Évêque s’en soit retiré. À terme, s’il y a Lisieux, Honfleur-Beuzeville, Cœur Côte Fleurie, Blangy risque de se trouver un peu isolé. »

« Ne déséquilibrons pas les modèles économiques »

Récupérer Honfleur, ses magasins d’usine, son pôle logistique, ça aurait du sens pour le développement économique?

« C’est un autre aspect, Ça ne relève pas des compétences du Pôle. Pour moi, l’élément essentiel du développement c’est la mobilité. Envisager la mobilité, d’un côté à l’autre de l’estuaire, sans Honfleur, c’est difficile. C’est un réel enjeu de développement économique comme d’autres sujets : la biodiversité, l’écologie industrielle... Honfleur est pleinement concernée. Faire sans, c’est idiot, d’autant que rien n’empêche d’adhérer aux deux pôles : l’Estuaire et Caen. »

Le Pôle havrais pourrait-il lancer le débat de la gratuité du pont de Normandie évoqué lors de la réunification?

« Le pont, il faut le financer et arrêter de croire que ce qui tombe dans la corbeille du péage sert à autre chose qu’au pont. Lorsque le pont sera payé, s’il doit y avoir des discussions sur la gratuité ou non, j’aurais tendance à dire que ça relève plus de la responsabilité de la Région et des Départements que du Pôle. En tout cas, pour l’instant, le Pôle n’est pas sur une ligne de gratuité quand il aborde la mobilité. En revanche, il faut réfléchir à une mobilité qui permette des transports en commun d’une rive à l’autre. »

« Privilégier l’investissement »

Le coût du péage du pont de Normandie reste pourtant une barrière à la mobilité?

« Je ne me prononcerai pas là dessus. Je pense que le prix est fait en fonction des nécessités, les chambres de commerce ne sont pas là pour s’enrichir. C’est trop facile de venir vingt ans après et de dire ça doit être gratuit. Le tarif du péage est fonction d’un modèle économique construit pour rembourser le pont, et, pour dans l’avenir, faire les travaux nécessaires. Ne déséquilibrons pas les modèles économiques simplement par des positions faciles à prendre. On voudrait que tout soit gratuit dans ce pays, ce n’est pas possible. »

Sans parler de gratuité, la Région, les Départements pourraient, comme cela s’est fait par le passé, alléger la facture des usagers?

« C’est encore de l’argent public, alors qu’il y en a moins. Si nous voulons une reprise dans ce pays, il faut privilégier l’investissement, pas les frais de fonctionnement. Je me bats au quotidien dans ma commune, dans la com’com, pour économiser sur les frais de fonctionnement et garder, malgré la baisse des recettes, une capacité d’investissement... »

« Toutes les études ont été faites »

Haropa-Port de Rouen veut immerger ses sédiments de dragage au large de Deauville-Trouville. Il n’y a pas de risque de pollution?

« D’une part c’est très au large de Deauville. D’autre part, l’ensemble des collectivités ont été consultées depuis longtemps. Nous avons demandé des études scientifiques. Toutes montrent qu’il n’y a pas de nuisances. Donc je ne vois pas de souci à cela. »

Vous avez créé une Société publique locale (SPL) pour accompagner le développement de la marque Deauville. Quels en sont les principes?

« À l’exception des stations classées ou des marques territoriales qui peuvent rester isolées, la loi NOTRe transfère la promotion du tourisme aux intercommunalités. Je n’y étais pas favorable et, dans la mesure où notre territoire est fortement marqué par Deauville, j’ai proposé aux onze communes de la communauté de communes Cœur Côte Fleurie de créer une SPL sur la base de la marque territoriale Deauville. Toutes, sauf Trouville-sur-Mer, qui a sa propre notoriété à exploiter, ont suivi. Cette marque va nous permettre de proposer une offre unique et globale sur l’ensemble de notre territoire. »

Une marque Deauville-Trouville, ce n’était pas imaginable?

« C’est moins fort. Ce serait comme dire on va exploiter Dior et Saint-Laurent ensemble. Ce serait difficile. Deauville a une démarche plus internationale que Trouville, notamment parce que nous avons un palais des congrès. Mais ça n’exclut pas de travailler ensemble sur certains sujets. Sur la promotion à l’étranger, par exemple, on vend l’ensemble du territoire Deauville et Trouville. »

La marque Deauville est à l’image de ce que vous voulez faire à l’échelle de la Région avec la marque Normandie?

« Nous travaillons justement sur la marque. Pour l’instant nous nous appelons « SPL territoire de Deauville », mais c’est provisoire. Pour traduire cette territorialité, à terme il y aura un qualificatif ou un substantif accolé à Deauville. »

«Vendre» la marque au-delà des frontières de la com’com, ça serait possible?

« Pour l’instant, on s’en est tenu là, mais ça se regarde... »

Propos recueillis par Marie-Christine Urset

mc.urset@presse-normande.com

Tourisme : « On s’en sort très bien »

Au terme d’une saison touristique marquée par le climat post-attentats, Philippe Augier dresse un bilan somme toute positif. 
«Il faut dire que nous avons été servis par la météo. Avec un été qui dure d’ailleurs puisque septembre a été exceptionnel. Sur l’hôtellerie, nous n’avons pas senti de réduction, en revanche, sur la clientèle de visiteurs à la journée, nous avons eu moins d’étrangers. Avec une baisse assez nette des Anglais et des Belges...
Cette baisse a été compensée par une plus forte présence des résidents secondaires. D’habitude ils viennent beaucoup les week-ends et les petites vacances, préférant pour l’été une destination garantissant le soleil. Cette année, ils ont été très présents en juillet et en août. Dire que cela a un lien avec le contexte d’après attentat, on peut le penser mais sans l’affirmer.
En revanche, économiquement, la présence des résidents secondaires est très intéressante pour la vie quotidienne de notre village de 3700 habitants et aussi pour nos commerces de bouche...»
Côté jeux, le bilan du casino est en recul. « Les résultats sont assez erratiques. Avec des mois en hausse, d’autres en baisse. Mais le total de l’année est très en baisse, la tendance est à – 8% alors que l’an passé c’était mieux.
Cette baisse d’activité suit une tendance générale des casinos en France. Elle n’est pas propre à Deauville et elle est difficile à expliquer. Mais à l’arrivée, ce sont quelques centaines de milliers d’euros en moins pour la ville qui s’additionnent aux baisses de dotations de l’État...
Dans ce contexte global on peut quand même dire que l’on s’en sort très bien... »