Ce dimanche, dans l'abbatiale normande couronnant la pointe du rocher du Mont Saint Michel, une messe solennelle présidée par Mgr Le Boulch évêque de Coutances et d'Avranches célébrait l'arrivée des moines bénédictins de Saint Wandrille-Rançon au Mont Saint Michel:

http://www.lamanchelibre.fr/actualite-201823-manche-il-y-a-1050-ans-les-benedictins-arrivaient-au-mont-saint-michel-photos.html

Procession sur le parvis de l'église abbatiale. - Guillaume Thomas

Le 16 octobre 2016 à 18:11

Ce dimanche 16 octobre 2016, à l'abbaye du Mont-Saint-Michel (Manche), la messe présidée par l'évêque de Coutances et Avranches, Mgr Le Boulc'h, était célébrée pour les 1050 ans de l'arrivée des bénédictins au Mont. Reportage en images.

L'église abbatiale du Mont-Saint-Michel (Manche) était tout juste assez grande pour recevoir les nombreux chrétiens venus célébrer, ce dimanche 16 octobre 2O16, deux anniversaires : celui des 1050 de l'arrivée des bénédictins au Mont, et les 50 ans du retour d'une vie monastique à l'abbaye, en 1966, après une absence depuis la révolution française.


 

Commentaire de Florestan:

Ce sont les moines bénédictins normands qui vont faire ce que le Mont va devenir:

1) un tour de force extraordinaire d'architecture qui tient toujours: faire tenir en l'air sur la pointe d'un rocher perdu au milieu de nul part une grande église de plus de 70 mètres de long perchée à 80 mètres d'altitude.

2) un centre intellectuel rayonnant dans tout l'Occident au XIIe siècle avec peut-être la première traduction latine intégrale des oeuvres d'Aristote à partir du grec: cette "cité des livres" comme le Mont fut alors surnommé a laissé en témoignage plusieurs centaines de précieux manuscrits toujours conservés à Avranches (au Scriptorial)

3) un centre de pélerinage important dans tout l'Ouest européen, un symbole de l'unité du duché de Normandie (dédié à Saint Michel) et aussi le premier symbole de l'unité nationale de la France symbolisant la résistance à l'occupation anglaise durant la Guerre de Cent ans.

On rappellera enfin deux choses:

Dans la règle de Saint Benoît, l'accueil des réfugiés et le soin à apporter aux pauvres étaient des devoirs essentiels de la communauté monastique à côté de la prière et du chant permanent dans l'église et de l'étude.

Le Mont Saint Michel tel qu'il est n'est pas breton mais on veut bien partager la baie qui porte son nom avec la région voisine...