Le lancinant dossier routier du barreau 2x2 voies express Rouen / Orléans pour contourner par l'ouest la région parisienne, la fameuse "route du blé" de desserte du port de Rouen traine non pas depuis 20 ans mais depuis... 40 ANS!

Lire l'analyse critique suivante où l'on pointe, à terme, la concurrence de trafic entre l'A28 ( Rouen- Tours) et la future N154/ A89 (Rouen - Orléans)

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http://www.saintpierre-express.fr/a28-a13-projet-politique-anti-citoyen/

Cette affaire correspond parfaitement au maillon routier manquant, à savoir le maillon faible normand voire le "trou normand" en terme de portage politique du dossier (cf le contraire en Bretagne où depuis l'action du CELIB en 1972 vis-à-vis de Pompidou les Bretons ont obtenu la gratuité au nom du désenclavement périphérique)


La raison en est simple: c'est le résultat calamiteux de la division de la Normandie en deux petites régions trop petites pour peser politiquement et financièrement dans un tel dossier mais aussi incapables de penser une vision cohérente et commune de l'aménagement routier à l'ouest de Paris.

Car la Haute Normandie s'est trop longtemps pensée comme une annexe de la région parisienne sur la vallée de la Seine (au détriment de l'Eure) avec l'idée de faire de Rouen une banlieue de Paris (projet Delouvrier de 1965 d'une région parisienne étendue jusqu'au Havre ressorti récemment par Grumbach en 2009), tandis que la Basse Normandie s'est retrouvée réduite à l'état de Marche de Bretagne dans un futur Grand Ouest piloté depuis Nantes et Rennes: c'est la raison pour laquelle l'autoroute A84 dite des "estuaires" est gratuite entre Caen et Rennes afin de mieux satelliser Caen à Rennes.


Ainsi, dans cette logique strictement radiale entre Paris et banlieue normande ou Paris/Bretagne, les besoins strictement normands de dessertes Nord Sud ou Ouest Est pour contourner la région parisienne (pour ne plus en faire le terminus de la Normandie) ont été totalement oubliées!

Enfin concernant le recours au péage via une concession privée la règle est la suivante: plus la collectivité territoriale concernée est financièrement et politiquement puissante, plus la subvention d'équilibre qui doit accompagner le recours au péage sera élevée (financements collectivités + état cental+ fonds européens) ce qui permet au péage d'être moins élevé pour les usagers.

En revanche, si la collectivité territoriale concernée est financièrement et politiquement faible ou refuse de porter politiquement le projet, la subvention d'équilibre sera, elle aussi, faible et donc le péage plus fort: c'est ce qui s'est passé pour l'A88 filiale Alicorne SAPN qui devait, en principe, désenclaver l'Orne, le plus pauvre des trois départements de l'ex Basse Normandie la plus pauvre des régions de France avec le Limousin et la Corse avant la réforme territoriale de 2015: comme ce projet a été financé et réalisé avant la réunification de la Normandie, l'A88 est l'autoroute la plus chère de France au kilomètre et donc personne ou presque ne l'utilise...

Voilà l'exemple à ne surtout plus reproduire: on pensera donc au contournement Est de Rouen et à cette future A 89 entre Orléans et Nonancourt.

Ce dossier routier est aussi prioritaire que celui de la LNPN pour une région Normandie qui doit négocier d'égal à égal désormais avec la région Ile de France mais aussi avec l'Etat...


 

http://www.normandie-actu.fr/liaison-n154-n12-dans-l-eure-une-nouvelle-etape-dans-la-construction-d-une-autoroute_240054/comment-page-1/#comment-265875

Nonancourt Liaison N154-N12, dans l'Eure. Une nouvelle étape dans la construction d'une autoroute

Le projet de tronçon entre Nonancourt (Eure) et Chartres (Eure-et-Loir) renaît avec le lancement, en novembre 2016, d'une enquête publique. Le point sur le projet.

Mise à jour : 31/10/2016 à 15:05 par La Rédaction

Une enquête publique est lancée en novembre concernant la création d'une 2x2 voies partant de l'Eure jusqu'à Chartres (photo d'illustration ©Wikimedia Commons)

Une enquête publique est lancée en novembre concernant la création d'une 2x2 voies pour relier les deux portions de la N154, dans l'Eure et l'Eure-et-Loir et notamment désengorger Saint-Rémy-sur-Avre. (Illustration © Wikimedia Commons)

Nouvelle étape, dans le projet de liaison N154-N12-N154, dans l’Eure et l’Eure-et-Loir, entre Nonancourt et Chartres. Une enquête publique va débuter le mardi 15 novembre 2016 dans les départements concernés, portant sur l’utilisé publique du projet et sa compatibilité avec les documents d’urbanisme des projets concernés. Un premier pas avant le lancement de ce projet d’infrastructure attendu depuis plus de vingt ans.

Un projet vieux de 20 ans

L’idée d’un tronçon autoroutier pour relier plus efficacement Rouen et Orléans remonte à 1994. Entre l’autoroute A13 et l’autoroute A10, la route nationale 154 traverse l’Eure, l’Eure-et-Loir et le Loiret. Les premières pistes sont lancées en 1994, pour passer la route nationale 154 en voie express 2×2 voies, pour permettre un contournement des agglomérations d’Évreux et de Dreux, notamment.
Une grande partie des travaux, entre Évreux et Nonancourt ont déjà été réalisés. Idem dans l’Eure-et-Loir, où plusieurs portions ont été passées en 2×2 voies. Mais reste encore à aménager le tronçon commun avec la N12, au sud de Nonancourt jusqu’à Dreux puis de Dreux jusqu’à Chartres. Et ainsi désengorger la traversée de Saint-Rémy-sur-Avre et Dreux. C’est sur cette partie de l’aménagement que porte l’enquête publique lancée par les préfectures de l’Eure et de l’Eure-et-Loir.

Contourner les agglomérations

Au cœur du projet, le désengorgement de la nationale, parfois très encombrée, sur plusieurs communes. Les aménagements prévoient donc une déviation de Saint-Rémy-sur-Avre, Nonancourt et Saint-Lubin-des-Joncherets par le sud-ouest, de Dreux par l’ouest et de Chartres par l’est.
Pour accélérer le processus, il a été décidé que la nouvelle portion N154-N12-N154 serait en concession autoroutière. Un moyen de financer le coûteux projet, notamment grâce aux péages qui seront installés sur l’axe. Mais une solution que déplorent les habitants des communes traversées, notamment, qui estiment qu’il devraient payer plusieurs fois pour l’emprunter : une fois par l’impôt, une autre par le péage.
L’enquête publique est donc une nouvelle étape dans le long processus qui doit se poursuivre jusqu’en 2021, date à laquelle est prévue l’ouverture de cette nouvelle route. Avant cela, il faudra désigner un concessionnaire, en 2018, puis attendre la fin des travaux qui doivent débuter dans la foulée. Tout cela bien sûr, si le projet ne suscite pas de contestation chez les riverains des communes concernées.