Fin de mandat crépusculaire pour un président qui n'aurait pas dû dire ce qu'il a dit à deux journalistes du Monde qui se sont faits "buissonnés" de leur plein gré... A savoir enregistrer des conversations qui auraient dû rester confidentielles. Sauf que François Hollande, contrairement à Nicolas Sarkozy était désireux du dictaphone de journalistes transformés en parfaits idiots utiles d'une rumeur mettant en orbite la candidature on ne peut plus évidente de celui qui se présentera seul contre tous. Pour parodier Laurent Fabius parodiant Guillaume Bachelay on dira donc que "Guimauve Le Conquérant a brûlé ses vaisseaux". Et c'est vrai qu'en octobre 1066 sur la côte anglaise ou au petit matin d'Hastings, Guillaume de Normandie, le bâtard pas encore conquérant avait très bien pu se dire comme Hollande en 2016: "ça va passer ou ça cassera".

Celui dont on retiendra qu'il a enfin réunifié la Normandie après plus de quarante années de procrastinations politiciennes, (et c'est la seule chose qu'on retiendra du passage de Monsieur Hollande à l'Elysée) repasse en Normandie pour inaugurer une future fabrique de lait maternel pour la Chine et pour observer un équipement en recherche physique fondamentale dénommé "Spirale 2" sur le plateau Nord de Caen avant de rendre hommage à Pierre Mendès-France à l'occasion d'un colloque scientifique à l'université de Caen.

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En Normandie ne dit-on pas qu'il ne pleut que sur les imbéciles? (Et que l'on est toujours l'imbécile de quelqu'un d'autre...)

C'est que "Monsieur 4%" espère encore pouvoir croître avec du bon lait de Normandie pour éviter une spirale en forme de descente aux enfers définitive: "C'est bon, c'est normal, c'est normand" disait une vache normande dans une pub des années 1970

La Normandie, par définition, par principe même, c'est LA région française qui donne rendez-vous avec l'Histoire:

Il y a eu 1066 et 1944 bien sûr: on se souviendra ainsi que l'un des plus hauts sommets symboliques du mandat de François Hollande fut la commémoration du 70ème anniversaire du débarquement le 6 juin 2014.

Mais au delà de cette fontaine normande de prestige où des personnalités politiques plus médiocres qu'autrefois viennent se faire redorer le blason, notre région doit être surtout considérée comme la gardienne de la mémoire politique, constitutionnelle et républicaine de la France contemporaine.

On peut ainsi dire, sans exagérer, que la constitution de la 5ème République est la "constitution de Bayeux" (annoncée le 14 juin 1946 par le Général de Gaulle dans un célèbre discours à Bayeux, la ville normande qui fut témoin en juin 1944 du rétablissement de l'état de droit républicain légitime français après quatre années d'absence).

On peut aussi considérer que la Normandie et son patrimoine politique, à commencer par ses grands hommes tels qu'un Pierre Mendès-France qui fut le maire de Louviers que l'on sait après avoir été trop peu de temps hélas un vrai artisan de paix dans la guerre coloniale, pourrait inspirer un homme au fait du pouvoir mais qui, derrière une indécision apparente et déroutante (surtout pour les micros du microcosme parisien), est certainement plus en marche dans une direction précise qu'un certain Emmanuel Macron, ce faux frère qui doit provoquer des guerres fraticides pour que la Hollande actuellement à moins 20 sous le niveau de l'amer refasse enfin surface.

il se peut donc que le Rouennais Hollande repasse nous voir... plusieurs fois d'ici le printemps 2017. Par exemple, le 1er janvier 2017 pour fêter le premier anniversaire de la réunification de la Normandie?

La Normandie ayant ce pouvoir extraordinaire d'agrandir les petits hommes politiques pour en faire des hommes d'Etat...


 http://france3-regions.francetvinfo.fr/basse-normandie/calvados/caen-la-mer/francois-hollande-normandie-programme-1120665.html

François Hollande en Normandie: le programme

François Hollande est annoncé ce jeudi 3 novembre en Normandie, à Caen dans le Calvados pour inaugurer un nouvel outil de recherche. Le président de la république se rendra aussi et à Méautis dans la Manche où il visitera le chantier de l'usine des Maîtres Laitiers du Cotentin.

François Hollande ce samedi matin au Mont-Saint-Michel © Charly Triballeau / AFP

Première étape:  la nouvelle usine des Maîtres Laitiers du Cotentin

C'est l'un des gros employeurs de la région avec de nouveaux contrats en perspective avec notamment du lait infantile à destination de la Chine. Une nouvelle usine de 35 000 m2 est en construction près de Méautis. Elle devrait ouvrir en 2017. 

Deuxième étape: déjeuner à l'Imec -Mémoires de l'édition contemporaine

Le chef de l'État y déjeunera avec des chercheurs, des écrivains et des intellectuels,  à l'abbaye d'Ardenne à située à  Saint-Germain-la-Blanche-Herbe dans l'agglomération de Caen.

 
Troisième étape: inauguration d'un nouvel outil de recherche sur l'atome à Caen


Le "Grand Accélérateur National d'Ions Lourds" , le  GANIL, est un outil qui travaille  au cœur de l'atome pour mieux comprendre les noyaux qui le composent. Spiral 2 (Système de production d'Ions Radioactifs en Ligne de 2ème génération) le nouvel outil du Ganil permettra d'aller plus loin encore dans la découverte du monde des noyaux atomiques. L'accélérateur d'ions supraconducteur fournira des réponses aux questions des chercheurs en physique nucléaire fondamentale mais trouvera aussi des applicatifs pour la santé. L'accélérateur d'ions supraconducteur nouvelle génération est l'un des plus puissant au monde. Il place Caen-la-Mer dans les 5 premiers centres internationaux de recherche en physique nucléaire. Les deux laboratoires de recherche et leur accélérateur sont encore en phase de réglage. Spiral 2 prendra véritablement son envol au second semestre 2017.. . 


Dernière étape: un colloque sur la recherche 

L'université de Caen rend hommage à Pierre Mendès-France, figure emblématique de gauche qui avait organisé en 1956 à Caen un important colloque sur la recherche et l'enseignement supérieur. Soixante ans après, des chercehurs prestigieux seront présents dont deux lauréats du prix Nobel. 

Pour en savoir davantage sur colloque célébrant le 60ème anniversaire du colloque de Caen sur la recherche fondamentale publique de 1956 inauguré alors par Pierre- Mendès France:

http://www.ouest-france.fr/normandie/recherche-scientifique-un-grand-colloque-caen-jeudi-4587352

http://www.ouest-france.fr/normandie/recherche-scientifique-l-excellence-normande-4587367

Par ailleurs, une manifestation organisée par l’intersyndicale CGT, FO, FSU, Solidaires, UNL et UNEF au niveau du Phénix, à 12h pour demander l’abrogation de la loi Travail. 


Pour consulter l'agenda officiel de Monsieur le président de la République:

http://www.elysee.fr/Agenda/index/233/agenda-de-m-le-president-de-la-republique-du-lundi-31-octobre-au-dimanche-06-novembre-2016


François Hollande explique sa présence à Caen, propos rapportés par le quotidien breton Ouest-France (cela ne manque pas de sel dans le beurre...normand):

http://www.ouest-france.fr/normandie/caen-14000/francois-hollande-en-normandie-les-explications-du-president-4588130

Le Président de la République est en visite dans le Cotentin et à Caen demain, jeudi 3 novembre. Il a expliqué à "Ouest-France" les raisons de ce voyage sur les thèmes de la production laitière et de la recherche.

Réforme territoriale

Deux étapes principales dans la visite de François Hollande jeudi 3 novembre 2016 dans la Manche et à Caen. L'occasion pour le Président de la République de mettre en avant des dossiers qui avancent.

« En Normandie, je viens d’abord illustrer la réussite de la réforme régionale. Aujourd’hui, la nouvelle carte de nos territoires est en place, et la région Normandie a pris toute sa place en renforçant ses atouts », nous explique François Hollande. 

Une réussite dans le secteur de la production laitière

A Méautis dans le Cotentin, François Hollande va découvrir l'usine en construction des Maîtres laitiers du Cotentin. Un équipement ultramoderne qui sera lancé en 2017, pour produire du lait infantile en briquettes pour le groupe chinois Synutra, avec lequel la coopérative a signé un contrat de onze ans.

 "L’entreprise des Maîtres laitiers du Cotentin est modèle d’organisation économique. Cette coopérative a investi dans la distribution de ses produits, a développé ses marchés à l’exportation et rémunère ses producteurs au-dessus de la moyenne", note le Président.

 Une ambition pour la recherche des 10 prochaines années

Inauguration de Spiral2 au Ganil (Grand accélérateur national d'ions lourds) et conclusion du colloque "Caen 1956-2016. La Recherche : construire demain".  A Caen, François Hollande va poser les orientations pour la recherche en France pour les dix prochaines années.

« La recherche est ce qui donne à un pays la confiance dans son destin. Nous avons rétabli la compétitivité, amélioré les comptes publics, donné la priorité à l’éducation. Maintenant, nous pouvons  déployer une grande stratégie, des grands objectifs pour mobiliser le pays sur l’essentiel : sa cohésion et son avenir », affirme le Président.


 

La recherche scientifique essentielle à la compétivité de la France: on en est bien d'accord. Mais il faut arrêter les colloques pour passer à l'action!

http://www.ouest-france.fr/normandie/caen-14000/hollande-caen-la-recherche-donnera-la-vraie-competitivite-au-pays-4588712

La Normandie, terre de ressourcement pour François Hollande?

http://www.ouest-france.fr/normandie/caen-14000/hollande-caen-le-president-se-place-dans-le-temps-long-4588607

http://www.ouest-france.fr/politique/francois-hollande/en-normandie-francois-hollande-valorise-son-bilan-4588582

Agriculture normande: l'Elysée rode sur le terrain d'Hervé Morin...

http://www.lamanchelibre.fr/actualite-212283-manche-les-syndicats-agricoles-recus-par-une-conseillere-de-elysee.html


 Pendant ce temps-là, pour les citoyens normands habitant la ville de Caen c'est bouchons, blocages et bouclage du campus universitaire pour assurer la sécurité personnelle du chef de l'Etat:

http://www.ouest-france.fr/normandie/caen-14000/francois-hollande-caen-transports-en-commun-perturbes-4588372

http://www.ouest-france.fr/normandie/direct-francois-hollande-en-visite-en-normandie-ce-jeudi-4588456

http://www.ouest-france.fr/normandie/caen-14000/hollande-caen-l-universite-deja-en-partie-bouclee-4588525

http://www.normandie-actu.fr/visite-de-francois-hollande-a-caen-410-policiers-pour-la-securite-du-president-normal_240859/


 Lire aussi la présentation de ce nouveau voyage d'un Rouennais présidentiel en Normandie proposée par le journaliste de Paris-Normandie:

http://www.paris-normandie.fr/actualites/francois-hollande-en-visite-ce-jeudi-en-normandie-pour-reconquerir-l-opinion-BA7288407?utm_source=Utilisateurs+du+site+LA+NEWS&utm_campaign=7b3996dd5e-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_233027d23b-7b3996dd5e-137315997#.WBtFd8n_p_k

François Hollande en visite ce jeudi en Normandie pour reconquérir l’opinion

Pas encore en campagne mais soucieux de renouer avec le terrain pour défendre son bilan et tracer des perspectives, François Hollande est attendu ce jeudi dans l’ancienne Basse-Normandie. (sic!)  Après un passage par la Manche sur le thème de l’agriculture, le président de la République inaugurera, au Ganil, un outil unique en France, un nouvel accélérateur de particules. Un outil indispensable pour l’étude de la physique nucléaire. Il conclura également, à soixante ans de distance, un colloque de 1956 consacré à la recherche, à l’université de Caen.

À dix mètres sous terre, le nouvel accélérateur de quarante mètres de longueur se prépare pour sa première expérience attendue <br />pour le deuxième semestre 2017 (photo Aprim-Caen)

À dix mètres sous terre, le nouvel accélérateur de quarante mètres de longueur se prépare pour sa première expérience attendue pour le deuxième semestre 2017 (photo Aprim-Caen)

Au nord de l’agglomération caennaise, sur les communes d’Epron, d’Hérouville Saint-Clair et de Caen, non loin de l’immense tour du CHU, le Ganil (Grand accélérateur national d’ions lourds) occupe, depuis 1976, un vaste espace de 35 hectares. Derrière les grillages, peu d’habitants savent avec précision à quoi servent ces bâtiments, classés Installations nucléaires de base (INB). Ses impressionnantes machines étudient pourtant nos origines, soit les noyaux exotiques, c’est-à-dire ceux n’existant pas à l’état naturel sur terre.

Pour la médecine aussi

Doté déjà d’un accélérateur, le Ganil, infrastructure de recherche commune au CEA (Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives) et au CNRS (Centre national de la recherche scientifique), se dote cette fois d’un nouvel équipement plus puissant qui va lui permettre d’aller plus loin dans la synthèse et l’étude des propriétés de ces nouveaux noyaux. Livré fin 2014, pour un montant de 138 millions d’euros (dont près d’un tiers payé par les collectivités locales), « Spiral 2 » (Système de production d’ions radioactifs accélérés en ligne de 2e génération) va ainsi permettre au Ganil de rester en tête dans la compétition mondiale des cinq à six plus grands laboratoires du monde. «Avec ce nouvel accélérateur, la France double ses capacités expérimentales en physique nucléaire», explique Florent Staley, directeur du Ganil.

À l’abri dix mètres sous terre, les machines de « Spiral 2 » sont installées (certaines sont encore sur le point d’être livrées) mais ne fonctionnent pas encore à plein régime. Chercheurs, ingénieurs et techniciens préparent activement sa première expérience, prévue au second semestre 2017. «On finalise les lignes de transport. Les tests ont déjà été menés jusqu’à l’entrée de l’accélérateur linéaire», se réjouit Marek Lewitowicz, directeur adjoint du Ganil et responsable scientifique du projet. L’impatience est grande. Chaque année, plus de 700 chercheurs provenant de trente pays différents et de 65 laboratoires et universités étrangers y sont accueillis pour mener des expériences.

Si la recherche fondamentale est la base des travaux, elle n’est pas la seule. Les applications sociétales sont aussi l’objectif. Le Ganil travaille ainsi avec ses grands voisins que sont le CHU et le Centre de lutte contre le cancer François-Baclesse, les deux grands acteurs de la santé en région. Depuis 2013, ses machines sont régulièrement utilisées pour la recherche des traitements des cancers par des faisceaux de protons ou d’ions carbones. C’est l’autre grand projet que Caen souhaite voir aboutir très rapidement, celui de devenir centre de recherche européen en hadronthérapie, une méthode de radiothérapie pour le traitement des cancers.

«On espère produire des noyaux radioactifs qui en devenant stables vont (...) libérer une très forte énergie sur un très faible parcours et aller vraiment cibler la tumeur», explique Hervé Savajols, coordinateur scientifique de Spiral2. Ces noyaux, intégrés dans la tumeur, n’irradieraient que la partie malade sans altérer les tissus sains contrairement aux traitements actuels.

« Spiral2 » pourrait également apporter des innovations dans le domaine de l’énergie nucléaire, en tentant de fissionner l’atome avec des faisceaux de neutrons rapides plutôt qu’avec des neutrons thermiques comme on le fait aujourd’hui. «C’est cela que l’on entend faire dans les centrales de demain, explique Jean-Charles Thomas, chargé de recherche au CNRS. On pourrait également utiliser les neutrons rapides pour dégrader des déchets produits aujourd’hui dans les centrales». Selon ses concepteurs, l’accélérateur devrait ainsi «participer à rendre l’énergie nucléaire encore plus sûre et respectueuse de l’environnement».

De la Manche au marché chinois

Avant son volet purement scientifique, le déplacement de François Hollande en Normandie fera écho à la crise que connaissent les producteurs de lait. Le président de la République se rend dans la Manche, à Métautis, où les Maîtres laitiers du Cotentin construisent une nouvelle usine. Elle entrera en production le 30 avril 2017, à l’issue d’un an et demi de travaux.

D’une surface de 35 000 m², ce site lancé par la coopérative, qui regroupe 1 264 sociétaires producteurs implantés dans 826 exploitations dans la Manche, sera essentiellement destiné, au démarrage, à la production annuelle de 690 millions de briquettes de lait infantile pour le compte de Synutra France International, filiale française d’un groupe chinois de production de lait infantile. « L’investissement de 116 millions d’euros, financé à 50 % par la Banque Européenne d’Investissement, est indépendant du client chinois », précise la coopérative. L’usine de Méautis reprendra l’activité du site de Tribéhou, de beurre et crème AOP d’Isigny. Elle permettra la création de 250 emplois. Un exemple qui devrait être salué en fin de matinée par le chef de l’Etat.

Philippe Legueltel/APRIM-CAEN(avec AFP et ST. S.)

Le programme de la visite de François Hollande

À 11h, François Hollande visitera la nouvelle usine des Maîtres laitiers du Cotentin, à Méautis, dans la Manche. A 12h30, il déjeunera avec des écrivains, des chercheurs et des intellectuels sur le site de l’IMEC (Institut Mémoires de l’édition contemporaine), à Saint-Germain-la-Blanche-Herbe, dans le Calvados. A 14h30, il visitera «Spiral2», un nouveau laboratoire de recherches du Ganil, le Grand accélérateur national d’ions lourds, à Caen. A 15h15, il inaugurera ce laboratoire et prendra la parole après Florent Staley, le directeur du Ganil, Joël Bruneau, le maire LR de Caen, Jean-Léonce Dupont, le président UDI du conseil départemental du Calvados, et Hervé Morin, le président UDI du conseil régional de la Normandie. A 16h30, il conclura le colloque «Caen 1956-2016. La recherche: construire demain», à l’université de Caen .

« Il est grand temps qu’on sache ! »

Pour les militants socialistes normands, il y a maintenant urgence à ce que François Hollande fasse connaître sa décision quant à sa candidature à la présidentielle.
Évidemment, la question sera sur toutes les lèvres des militants normands, aujourd’hui, à l’occasion de la visite présidentielle dans la Manche, puis à Caen. « On n’attend pas de réponse. Pourtant, il est grand temps qu’on sache! », lance Christophe Le Foll, « patron » de la fédération socialiste du Calvados, qui avoue «une impatience» en cette période troublée par la publication d’un livre - Un président ne devrait pas dire ça - et la « bataille des ego» qui en a résulté. «Les militants sont davantage attachés à des débats d’idées qu’à des conflits de personnes», dit-il, faisant allusion à la brouille du président avec Manuel Valls. «Ils nous parlent donc essentiellement du bilan, avec des propositions jugées positives - le mariage pour tous, l’action sur l’éducation, les lois de protection des consommateurs - mais aussi de vrais points de rupture». Dans cette colonne figurent le débat sur la déchéance de nationalité et « la première version» de la loi Travail.
«Droiture et sincérité»
« Lorsqu’il demande à être jugé sur son bilan, il a raison!», s’exclame Marc-Antoine Jamet, premier secrétaire de la fédération de l’Eure et fidèle soutien de François Hollande, qu’il « s’efforcera» d’accompagner, aujourd’hui, dans son périple normand. « J’y attends mon candidat, le président légitime, qui présente son bilan avec droiture et sincérité», dit-il, évoquant certes des « maladresses dans la présentation de la loi El Khomri», mais aussi « de réels succès». Pour Marc-Antoine Jamet, François Hollande est « le président de l’engagement, de la sécurité et de l’équilibre en Europe».
« Malheureusement, il s’est ouvert un certain nombre de pièges, comme celui de voir son action être mesurée à l’aune de la courbe du chômage», poursuit l’élu eurois, qui estime que le président sortant est « partagé entre la nécessité de clarifier sa position et l’idée de laisser les choses décanter». « Nous avons tenu il y a peu un conseil fédéral, et je n’ai pas senti chez les militants un désaveu total, ou un emballement pour un autre candidat, qu’il s’agisse de Manuel Valls, d’Arnaud Montebourg ou Benoît Hamon», assure-t-il.
Pour l’élue seinomarine Dominique Chauvel, il est temps au contraire de « tourner la page». « Je pense que François Hollande ne doit pas se représenter», lâche la députée, qui attend de la fin du quinquennat « un apaisement, un peu de hauteur et de dignité». « Les Français en ont assez des petites phrases, des manœuvres politiciennes et de cette politique-spectacle où ils se sentent un peu perdus», ajoute l’élue valeriquaise, qui veut « reconstruire la politique dans une vision plus humaniste».
«Ça n’en prend pas le chemin»
Selon elle, qui ne briguera pas de renouvellement de son mandat au Palais Bourbon en 2017, « tout ce qui ajoute un peu de tension, d’incertitudes, alors que la situation internationale est préoccupante», doit être banni au bénéfice d’un climat « d’union nationale, plus apaisé, plus serein». « Hélas ça n’en prend pas le chemin», conclut-elle, évoquant elle aussi les effets dévastateurs du livre « qui fait mal».
Franck Boitelle

f.boitelle@presse-normande.com

Ce que disait Mendès en 1956

François Hollande clôture ce jeudi soir à Caen un colloque en hommage à l’action de Pierre Mendès France en faveur de la recherche, il y a soixante ans.
Ce n’est pas la première fois que François Hollande met ses pas dans ceux de Pierre Mendès France. En janvier 2013, après une visite à Val-de-Reuil, il avait effectué un saut à Louviers, la ville de Mendès, pour y visiter une exposition consacrée à celui qui fut député de l’Eure à deux reprises, de 1932 à 1942, puis de 1946 à 1958.
«La disette»
Cette fois-ci, François Hollande aborde à Caen la question de la recherche scientifique en clôturant un colloque qui intervient soixante ans - pratiquement jour pour jour - après le discours de Mendès France lors des assises de Caen. Ce colloque de novembre 1956 marque une étape importante dans le développement de la recherche en France. Trois ans auparavant, le 3 juin 1953, à la tribune de l’Assemblée nationale, Mendès France avait déjà noté la faiblesse de la recherche. «La République a besoin de savants; leurs découvertes, le rayonnement qui s’y attache et leurs applications contribuent à la grandeur d’un pays. Or, ajoutait Pierre Mendès France, les crédits de la recherche sont dérisoires.»
En 1956, « PMF » n’est plus au gouvernement mais il continue de tracer la voie. Aux assises de Caen, il constate «la disette de chercheurs et de techniciens» et affirme qu’un homme politique ne peut «qu’être préoccupé par la faiblesse de la science française».
Pour gommer «le retard», dû, selon lui, au «manque de volonté politique» et à «la rigidité des structures», Mendès France veut commencer par effacer les frontières entre la recherche et l’industrie ; ce qu’il appelait la «muraille de Chine entre la recherche fondamentale et l’industrie». Il plaide pour un rôle accru de l’État, une démocratisation de l’enseignement à tous les niveaux et une modification des structures et des habitudes de l’enseignement supérieur.
Feuille de route
Pour lui, «l’intervention du pouvoir politique s’impose» et doit se traduire par une feuille de route en «douze points». Parmi eux, l’intervention de l’État dans la politique de recherche. Elle doit se traduire, sur dix ans, par de grandes ambitions : doubler le nombre d’étudiants dans les secteurs scientifiques et techniques, quadrupler les promotions d’ingénieurs et décupler le personnel de la recherche et de l’enseignement scientifique. Au tour de François Hollande, désormais, de tracer la voie.
Stéphane siret

s.siret@presse-normande.com


 Commentaire de Florestan:

Excellent article de Paris Normandie comme d'habitude dès qu'il s'agit de l'actualité régionale normande d'intérêt majeur... Mais au cas où Paris Normandie devait confirmer son retour à Caen (et c'est souhaitable) il serait judicieux que certains journalistes de PN sachent que la Normandie est réunifiée depuis janvier 2016 et qu'il n'est plus utile d'évoquer "l'ancienne Basse Normandie": il va falloir se mettre à penser normand et c'est un très bon exercice intellectuel!