La victoire de François FILLON rassemblant comme jamais le peuple de la vraie droite est nette et sans aucune bavure. Dont acte!

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Aussi, au delà des questions politiques essentielles qui vont dorénavant se poser à l'ensemble de notre pays lorsque le programme "révolutionnaire" de Fillon sera dévoilé, décortiqué, analysé et critiqué complètement (un programme si droitier qu'il réussit le tour de force de faire passer Marine Le Pen pour une passionaria de gauche; un programme en partie juridiquement et constitutionnellement impraticable etc... ), nous devons nous concentrer sur la seule question qui vaille:

Et la Normandie là dedans?

Quid des réseaux politiques qui pourraient être mobilisés pour défendre l'intérêt général normand, voire, un ENJEU NATIONAL porté, piloté et gouverné par la Normandie en cas de victoire définitive de François Fillon au printemps 2017?

Car, pour lors, nous sommes sûrs hélas des deux constats suivants:

1) L'AXE SEINE faute d'être normandisé et porté politiquement fait naufrage dans un méandre de la Seine en aval de Paris

2) Le CANAL SEINE NORD EUROPE est porté par un puissant lobby politique nordiste qui s'étend de la gauche (Martine Aubry, Rémy Pauvros, Frédéric Cuvillier ) à la droite (Xavier Bertrand, Gérald Darmanin...)

Dialogue ultime et pathétique dans la matinale de France Inter (28/11/16), après le billet drolatique de Sophie Aram, entre les deux invités de Patrick Cohen, à savoir le vibrionnant Gérald Darmanin (Nordiste pro Sarko passé chez Fillon) et le placide Edouard Philippe... A 8h58, toute dernière question de Cohen:

"Qu'allez-vous faire aujourd'hui, ce lendemain de victoire de François Fillon? Edouard Philippe c'est d'ailleurs votre anniversaire, allez-vous le fêter?"
- Edouard Philippe: "Pas vraiment, je vais rentrer au Havre, j'ai une grosse journée de travail bien chargée qui m'attend avec beaucoup de réunions..."
- Gérald Darmanin: (avec gourmandise): "J'ai aussi une grosse réunion qui m'attend. Avec Alain Vidalies, le secrétaire d'état aux transports pour assurer le lancement de ce grand projet de Canal Seine Nord Europe qui fait si peur au Havre".

Fin de citation, sans commentaire!


 Lire l'article de Paris-Normandie paru ce 28 novembre 2016: pas une seule allusion à l'avenir de la Normandie ce qui ajoute du pathétique au pathétique!

http://www.paris-normandie.fr/actualites/francois-fillon-largement-vainqueur-de-la-primaire-a-droite-face-a-alain-juppe--analyses-et-reactions-en-normandie-HC7545911?utm_source=Utilisateurs+du+site+LA+NEWS&utm_campaign=4d454f32a1-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_233027d23b-4d454f32a1-137315997#.WDvy1nopo1g

François Fillon largement vainqueur de la primaire à droite face à Alain Juppé : analyses et réactions en Normandie

Publié 27/11/2016 á 23H15

Victoire sans appel pour François Fillon. L’ancien Premier ministre l’a emporté très largement hier soir face à Alain Juppé. Le voilà donc désormais en route pour la présidentielle 2017 avec un socle électoral large, le nombre de participants à la primaire de la droite et du centre s’étant élargi au second tour, hier. François Fillon veut « changer le logiciel » pour « redresser la nation ». Quant à Alain Juppé, il a annoncé hier soir qu’il va se consacrer « pleinement » à sa tâche de maire de Bordeaux.


Soutien de Bruno Le Maire au premier tour, le président de la Région Normandie avait rejoint François Fillon pour le second. « Cette victoire témoigne d’une adhésion incontestable à l’homme et à son programme. C’est la victoire de la constance, de la clarté politique et d’une volonté de rompre avec une gouvernance molle et formatée. C’est aussi la victoire d’une conception noble de la politique : François Fillon n’a cédé sur rien, a tenu bon, face à une campagne de second tour très hostile, caricaturant ses propos. La victoire n’est est que plus belle », souligne Hervé Morin. Dès hier soir, il a par ailleurs appelé à « la construction d’un pilier centriste fiable, solide et loyal pour bâtir la majorité présidentielle de demain ».

«J’ai senti cette vague qui a brisé tous les scénarios écrits à l’avance ». Depuis trois ans qu’il arpente la France, à l’écoute de ses habitants et des élus, François Fillon était sûr de lui. Et de son destin. Parfois moqué à droite et au centre, il répétait à l’envi qu’il serait présent au second tour, qu’il gagnerait la primaire et qu’ensuite... Le scénario pour l’avenir n’est pas écrit ni certain certes, mais l’ancien Premier ministre a franchi hier soir une étape majeure sur cette route dont il espère qu’elle le conduira jusqu’à l’Elysée dans un peu plus de cinq mois.

« En homme libre »

Sa victoire est sans appel face à Alain Juppé qui fut son ministre des Affaires étrangères après avoir été Premier ministre de Jacques Chirac il y a vingt et un an. Le score est clair et net : François Fillon l’emporte avec plus des deux tiers des voix. Rapidement d’ailleurs, dès 21 h hier, Alain Juppé a admis sa défaite et est apparu ému. « Je termine cette campagne comme je l’ai commencée : en homme libre, qui n’aura transigé ni avec ce qu’il est ni avec ce qu’il pense ». « J’apporte dès ce soir mon soutien à François Fillon », a lancé Alain Juppé avant d’annoncer qu’il va désormais se « consacrer pleinement » à sa « tâche de maire de Bordeaux ».

Comme s’il avait décidé de tourner la page après cet échec à s’imposer alors que tous les sondages le donnaient encore largement vainqueur voilà trois semaines, Alain Juppé s’est longuement adressé aux jeunes auxquels il a lancé : « Continuez à porter l’idée de la France que nous avons partagée, une France apaisée et réconciliée ». « Pour apaiser et réconcilier, il faut aussi donner une espérance et mettre sa force au service de la générosité, du respect mutuel, de la justice », a-t-il dit, exhortant aussi à « tendre la main à nos frères européens » et à rester « vigilants pour mettre les révolutions scientifiques et techniques qui vont s’accélérer au service de l’Homme, la seule cause qui vaille ». En achevant son allocution hier soir depuis son QG, Alain Juppé a dit « avoir donné quarante ans de sa vie au service de la France et cela m’a apporté de grands bonheurs et quelques peines ».

« Vaincre l’immobilisme »

Quelques minutes après, c’est le vainqueur de cette primaire - inédite à droite - qui est apparu, souriant, devant ses soutiens. « C’est une victoire de fond bâtie sur des convictions », a lancé François Fillon, bien conscient que tout commence à présent. « Le quinquennat qui s’achève est pathétique », estime-t-il, appelant à « repartir de l’avant comme nous ne l’avons jamais fait depuis trente ans ». Rendant hommage à Alain Juppé - « un homme d’État et il le restera » - François Fillon répète qu’il aura « besoin de tout le monde ». « Je tends la main à tous ceux qui veulent servir notre pays », ajoute-t-il. « J’ai le devoir de vaincre l’immobilisme et la démagogie » ainsi que de « redonner confiance aux Françaises et aux Français », explique François Fillon, clamant que « la gauche, c’est l’échec, l’extrême droite, c’est la faillite » et ajoutant vouloir vaincre « ces partis politiques, pas vaincre ces Français déçus ».

Dès l’annonce des premiers résultats, Nicolas Sarkozy, arrivé en troisième position le soir du premier tour avec 20,7 % des suffrages, a souhaité « bonne chance » à François Fillon « pour le combat qui l’attend ». « Le moment est désormais venu pour notre famille politique de se rassembler autour de François Fillon pour garantir l’alternance dont la France a plus que jamais besoin en 2017 », ajoute l’ancien chef d’État.

Hier soir, François Fillon l’a donc emporté dans quasiment tous les départements français. Il va désormais poursuivre son chemin avec la volonté d’imposer « un changement complet de logiciel ». « François Hollande a abaissé la fonction », juge-t-il. « Mon ambition, ajoute-t-il, est de hisser la nation. Avec des primaires, c’est une espérance qui est née. Mon ambition est de la faire grandir pour la France et pour la république ».

François Fillon devrait être investi dans les prochaines semaines par son parti. Il devra également dessiner les contours futurs de sa direction, prérogative incombant au vainqueur de la primaire selon les statuts LR. Il entend également dévoiler rapidement la liste - resserrée - des ministres de son futur gouvernement en cas de victoire présidentielle.

« Bon candidat »selon le FN

Les discussions avec les formations centristes devraient également figurer au programme, en vue des élections législatives. Avec comme inconnue la stratégie qu’adoptera François Bayrou, qui n’excluait pas de concourir à l’Elysée en cas de défaite de son champion, Alain Juppé. Hier, le président du MoDem a affirmé que le projet de François Fillon « pose en réalité de nombreuses questions ».

Avec une gauche au pouvoir en miettes, François Fillon est pour l’instant en position de force pour la présidentielle (23 avril et 7 mai). Il sera donc un des principaux adversaires du Front national de Marine Le Pen, qui a jugé lors d’un déplacement à la Réunion que le Sarthois était un « bon candidat » pour elle.

À gauche, tous les regards sont tournés vers François Hollande. Le chef de l’État doit en effet annoncer très prochainement s’il brigue ou non un second mandat dans une ambiance électrique avec Manuel Valls, qui n’exclut pas d’être candidat contre lui à la primaire organisée par le PS. Les deux hommes sont arrivés aujourd’hui un point de non-retour. Hier soir, l’hypothèse d’un remaniement ministériel, au plus niveau, était dans toutes les têtes.

Stéphane Siret (avec AFP)

s.siret@presse-normande.com

Un vainqueur revenu de loin

(commentaire de Florestan: surtout venu du Grand Ouest...)

« Depuis trois ans, je sillonne la France à la rencontre de ses espoirs et de ses colères, de ses joies et de ses blessures. Je le fais avec humilité et discrétion, sans cameramen à mes trousses. Au fil de mes rencontres, une vérité s’est vite imposée : la plupart des problèmes des Français ont une solution et ignorée de ceux qui les gouvernent, c’est la liberté. » Ceux qui ont lu en diagonale le livre programmatique de François Fillon - Faire (Albin-Michel) - ne se souviennent sûrement pas des premières lignes écrites par l’ancien premier ministre (2007-2012). Or, depuis un peu plus d’une semaine, si elles n’expliquent pas tout, elles en disent long sur le destin de l’homme de la Sarthe.
Il devra assumer
Sorti exsangue, éreinté du quinquennat de Nicolas Sarkozy, François Fillon s’est d’abord évanoui. Laissant les quadras et les quinquas de son parti occuper le terrain médiatique et revendiquer l’investiture en 2017 au nom du renouveau. Et il est parti en campagne. Seul ou presque. Car lorsque l’on regarde autour de lui, pas de noms clinquants. Pas de personnalités qui électrisent. Son premier cercle, c’est le président du Sénat, Gérard Larcher, et le sénateur vendéen et président du conseil régional des Pays de la Loire, Bruno Retailleau. Il a cru pouvoir compter sur le soutien de Valérie Pécresse. Mais la présidente du conseil régional d’Ile-de-France s’est finalement tournée vers Alain Juppé. Depuis le 20 novembre, il est certes moins isolé. Les lemaristes, les sarkozistes et même les disciples de Jean-Frédéric Poisson se sont ralliés. Plus par ambitions personnelles que par conviction.
Mais le plus dur reste à faire pour François Fillon. Car lorsque la campagne de la présidentielle sera lancée, il devra assumer le bilan du quinquennat Sarkozy. Il devra rendre des comptes. Et pas à seulement aux 3 millions de Français qui l’ont plébiscité hier.
Candidat d’une droite assumée et décomplexée, d’un autre siècle, François Fillon aura quand même du mal à incarner une nouvelle façon de faire de la politique. Lui qui, depuis trente-cinq ans, a justement fait de la politique son métier. Sans aucune rupture. Elu plus jeune député de France, à 27 ans, après le décès brutal de son mentor, Joël Le Theule, François Fillon a ensuite été le ministre d’Edouard Balladur, d’Alain Juppé avant d’être choisi - à la vie, à la mort - par Nicolas Sarkozy en 2007.
(Commentaire de Florestan: François Fillon le sarthois de Paris)
« Il faudra aller vite »
Lorsqu’il quitte sa circonscription de la Sarthe en juin 2012 pour mettre la main sur la deuxième circonscription de Paris, il fallait y voir un signe. Un retour dans la capitale pour mieux préparer la suite. « Si je suis élu en mai 2017, j’agirai immédiatement, en suivant un calendrier et une méthode que je suis déjà en train de tracer (...) Il faudra aller vite. Je me serai engagé sur un programme de relance radicale dont les mesures emblématiques ne pourront évidemment pas rester en suspens dans les nuées. » (« Faire », p. 305). Sur son nuage aujourd’hui, François Fillon a trop d’expérience pour croire qu’il est déjà arrivé.
Thierry rabiller

t.rabiller@presse-normande.com

DANS nos Départements

(Commentaire de Florestan: dans "nos" départements d'un quotidien normand qui n'est pas suffisamment diffusé dans le Calvados, l'Orne et la Manche)

SEINE-MARITIME. La mobilisation du premier tour s’est confirmée avec le deuxième tour d’hier. Alors que les quelque 65 000 votants de Seine-Maritime avaient porté François Fillon en tête dimanche 20 novembre (43,8 %) suivi par Alain Juppé (26,8 %), puis Nicolas Sarkozy (22,2 %), ils ont à nouveau plébiscité le Sarthois hier avec plus de 67 % des suffrages pour 170 bureaux analysés sur les 183 ouverts sur le département (les résultats des derniers bureaux n’étaient pas encore certifiés). Selon les premières tendances, l’électorat était composé d’environ 20 % de nouveaux électeurs - des votants n’ayant pas pris part au scrutin du 20 novembre. Plus de 150 personnes ont également voté blanc. Les résultats définitifs devaient être connus peu avant 0 h.
EURE. L’Eure n’a pas fait faux bond à François Fillon, bien au contraire. Les électeurs de la droite et du centre ont confirmé hier que l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy avait leur faveur en le plaçant très largement en tête avec 72,90 %. François Fillon augmente donc son score du premier tour (42,81 %) de 30 points et dépasse ici sa performance nationale. La participation aussi est en hausse par rapport au premier tour : 8,35 % contre 8,33 %, soit 35 345 votants. Dans ce département à la fois rural et industriel, Alain Juppé n’aura jamais réussi à rattraper son retard. L’ex-Premier ministre de Jacques Chirac obtient 27,10 %. Il y a une semaine, le maire de Bordeaux était arrivé à la 3e place (21,61 %) derrière Nicolas Sarkozy (22,53 %).