L'apiculteur enfume les abeilles pour accéder au miel de la ruche. Le problème c'est qu'à Paris, l'Axe Seine ne fait pas le buzz et que l'abeille rouennaise Fourneyron enfumée s'est faite, à son tour enfumeuse pour le plus grand profit d'un puissant Lobby nordiste allant du Sarkozyste Darmanin à Martine Aubry: comme quoi les grandes coalitions peuvent exister dans la politique française! Chose qui demeure hélas impossible en Normandie, pour la Normandie tant qu'on aura des Fabiusiens à Rouen.

      Résultat de recherche d'images pour

Sauf qu'aux dernières nouvelles, l'abeille Fourneyron qui bourdonne déjà pour sa future réelection en tant que députée de la Seine-Maritime, semble vouloir se réveiller: il va bien falloir changer de discours et d'attitude lorsque la reprise en main de l'Axe Seine par la région Normandie va enfin venir, a fortiori, lorsque la majorité gouvernementale changera à Matignon à l'Elysée. Dans cette perspective, le lobby Nordiste va tout faire pour pousser le plus loin possible le Canal Seine Nord Europe dans les tuyaux. Fourneyron est peut être en train de s'apercevoir (mieux vaut tard que jamais) qu'il faudrait peut-être cesser de donner un coup de main à des décideurs publics ou privés qui, du côté de Dunkerque de Lille et, outre Quiévrin, à Anvers, n'hésitent pas à dire qu'ils aimeraient bien faire la peau aux Grands Ports Maritimes normands pour s'ouvrir en grand l'accès à la place commerciale parisienne.

L'article suivant de Paris-Normandie nous permettra de faire un point complet du dernier état de ce dossier essentiel pour la Normandie:

http://www.paris-normandie.fr/actualites/economie/canal-seine-nord--les-ports-de-rouen-et-du-havre-ne-veulent-pas-rester-a-quai-XD7665770?utm_source=Utilisateurs+du+site+LA+NEWS&utm_campaign=ceaae5d801-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_233027d23b-ceaae5d801-137315997#.WEm_630neM8

Canal Seine-Nord : les ports de Rouen et du Havre ne veulent pas rester à quai

Publié 07/12/2016 á 18H50

Faut-il dire non au canal Seine-Nord Europe conçu pour relier les bassins de la Seine et de l’Oise ? Est-il plus risqué de regarder les barges passer sur le fleuve sans capter les trafics potentiels ? Entre Le Havre et Rouen, les portuaires se montrent résolus, finalement réalistes, prêts à « en profiter ». Valérie Fourneyron, députée PS de Seine-Maritime, défend le projet mais pose des conditions.

L’État, les Régions Hauts-de-France et Ile-de-France sont parvenus, fin novembre, à « un accord sur un projet de protocole financier » pour la réalisation du canal Seine-Nord. « Un projet de 4,5 milliards d’euros jusqu’ici sans cesse repoussé », a annoncé le secrétaire d’État aux Transports, Alain Vidalies. Cet ouvrage reliera les bassins de la Seine et de l’Oise au réseau européen du nord de l’Europe, devenant une voie à grand gabarit, en partie alternative au trafic routier sur un axe économique de premier plan. Les travaux doivent commencer l’an prochain et s’achever en 2024.

Longue de 107 kilomètres, située entre Compiègne et le canal Dunkerque-Escaut, la nouvelle infrastructure empruntera en partie le tracé actuel du canal du Nord, dont les voies - actuellement de 14 à 17 mètres de large - devront être élargies à 54 mètres. Six écluses, 61 ponts routiers et ferroviaires devront être construits. Le nouveau canal permettra ainsi le transport de chargements qui atteindront par convoi jusqu’à 4 400 tonnes, soit un équivalent de près de 180 poids lourds. Le report de trafic de la route à l’eau doit faire baisser les émissions de gaz carbonique et décongestionner les autoroutes régionales. Les écologistes d’EELV contestent cependant l’intérêt du projet.

Avant une réunion décisive qui s’est tenue fin novembre au ministère des Transports, le financement était ainsi réparti : 1,8 milliard d’euros de l’Union européenne (soit 40 %), 1 milliard de l’État et 1 milliard des collectivités, 0,7 milliard d’emprunt. Parmi les collectivités, étaient prévus 302,65 M€ des Hauts-de-France, 110 M€ de la Région Ile-de-France, 200 M€ du département du Nord, 130 M€ de celui du Pas-de-Calais, 100 M€ de celui de l’Oise et 70 M€ de celui de la Somme. L’accord intervenu a été rendu possible « grâce notamment à un effort supplémentaire de la région Hauts-de-France » dirigée par Xavier Bertrand (LR).

Serpent de mer

Outre les représentants des régions Hauts-de-France et Ile-de-France, les départements du Nord, du Pas-de-Calais, de la Somme et de l’Oise sont parties prenantes de l’accord.

Le canal Seine-Nord Europe a-t-il enfin franchi une étape décisive ? On peut se poser la question tant ce projet « d’autoroute fluviale » fait figure de vieux serpent de mer. Il trône sur les cartes depuis les années 1990 en France, et sur celle des trente projets prioritaires du Réseau transeuropéen de transport de l’Union européenne depuis avril 2004. L’enjeu est stratégique : selon Voies navigables de France (VNF), le chantier représenterait 10 000 à 12 000 emplois annuels pour une durée de cinq ans. Au-delà, Seine-Nord Europe pourrait générer jusqu’à 50 000 emplois pérennes à l’horizon 2050, liés aux activités logistiques et à l’exploitation de l’ouvrage.

L’un des objectifs pour la Région Ile-de-France est de construire le Grand Paris fluvial. Maillon français du projet de liaison fluviale européenne Seine-Escaut (du Havre à Gand en Belgique), le canal est une opportunité de développement territorial et économique pour la Région Hauts-de-France. Il constituera l’armature régionale du transport de marchandises, du port de Dunkerque au bassin parisien, avec les plateformes logistiques, existantes ou en projet, de Dourges, Marquion, Péronne, Nesle, Noyon et Longueuil Sainte-Marie. Pour Valérie Pécresse, présidente de la Région Ile-de-France, « le canal aura un double bénéfice pour les Franciliens : lutter contre la pollution de l’air et réduire les embouteillages ». Avec sa construction, « ce sont 500 000 camions en moins sur les routes de France, l’autoroute A1 qui relie les Hauts-de-France et l’Ile-de-France sera soulagée d’une partie significative de son trafic de poids lourds ».

Du grand gabarit partout

Et puis surtout, le canal devrait permettre de doubler les trafics fluviaux français, passant de 7 milliards de tonnes-km à près de 14 milliards de tonnes-km selon les études. Co-auteure avec Charles Revet (sénateur LR de la Seine-Maritime) du rapport sur l’attractivité et la compétitivité des ports de l’axe Seine, la députée socialiste Valérie Fourneyron se félicite que l’Ile-de-France se soit enfin prononcée sur le projet de canal, financement à la clef, « même si ça n’est pas à la hauteur espérée ». Et de rappeler qu’il est tout de même financé à 40 % par l’Europe, et à plus de 300 M€ pour les Hauts-de-France. L’élue normande met l’accent sur l’idée « de grand gabarit partout, avec l’Oise concernée... Parce qu’on parle bien de liaison à grand gabarit du Havre jusqu’au canal ». Et l’intérêt commercial, il est notamment « pour les céréaliers du port de Rouen : c’est l’opportunité d’accroître les trafics avec des plates-formes sur Péronne et Nesle (Somme). On peut aussi augmenter les trafics conteneurs autour d’un grand corridor de fret ».

Commentaire de Florestan: dans la présentation du futur bassin Seine Escaut diffusée le 9 novembre 2016 à Rouen, on voit plutôt un plan de développement de l'hinterland du GPM de Dunkerque vers le Sud et la région parisienne.

Comment convaincre les récalcitrants en Normandie ?

« En engageant avant tout une dynamique avec l’Ile-de-France, soutient Valérie Fourneyron. On n’arrête pas de répéter qu’on a, avec l’axe Seine, une géographie portuaire de premier plan et on n’en profite pas ! Il y a des enjeux logistiques, d’environnement, de simplifications douanières, de mutualisations administratives... » Pas question pour la députée de « regarder les barges passer... Essayons d’être déterminés pour porter nos enjeux. Si on ne le fait pas, on va perdre des marchés, d’autres vont en profiter. Il est impératif d’améliorer la compétitivité du système portuaire, déjà incarné par l’alliance Haropa depuis 2012, tant la concurrence avec les autres ports européens, et en particulier ceux de l’Europe du Nord, est aujourd’hui vive ».

Commentaire de Florestan: d'où l'intérêt de renforcer le corridor "Amsterdam / Marseille" avec le Canal Seine Nord pour faire de l'Axe Seine un corridor secondaire...

L’alliance face à la concurrence

Et que dit cette alliance Haropa aujourd’hui ? Sans afficher de position réellement tranchée, le directeur général délégué des ports du Havre, de Rouen et de Paris (Haropa), Antoine Berbain, parle « d’un projet d’infrastructure que nous suivons avec beaucoup d’intérêt. D’un projet ambitieux dont la réalisation s’étendra encore probablement sur près de dix ans ». Ce qui n’empêche pas d’être « concentrés sur le développement de Haropa à 2-3 ans, en passant par des services toujours plus performants et variés proposés aux clients (maritimes, ferroviaires, fluviaux et routiers) ».

L’ambition d’Haropa, c’est aussi « la réduction du temps de passage de la marchandise dans les ports, la simplification des procédures douanières et sanitaires, la diminution des délais d’implantation foncière et immobilière en mettant de nouveaux biens sur le marché ». Avec des indicateurs de performance en la matière prouvant qu’Haropa « va dans le bon sens », insiste Antoine Berbain. De quoi s’armer face au canal Seine-Nord Europe. Ou naviguer avec.

Marc BRAUN

m.braun@presse-normande.com

Les Conseils économiques, sociaux et environnementaux de Normandie, d’Ile-de-France et des Hauts de France planchent sur un rapport commun concernant le canal Seine-Nord. Il est attendu pour la mi-2017.

Les portuaires embarquent finalement

Si le canal se fait, autant en être selon les professionnels des ports de Rouen et du Havre.
Les portuaires, ce sont les armateurs, les consignataires de navires, les agents maritimes, les organisateurs de transports, les commissionnaires en douane... À Rouen, leur position n’a pas changé. « Nous sommes contre le canal, et nous étions les seuls il y a dix ans à le dire, avec la CCI. Mais personne ne nous a suivis à l’époque, affirme le directeur de l’Union portuaire rouennaise (UPR), Pierre-Marie Hébert. Sauf que depuis, des décisions ont été prises, et des financements sont annoncés. Alors, nous avons appliqué une « real-politique » en se disant que même si ce projet est une énorme erreur, il ne faut pas être imbécile et plutôt essayer d’en profiter. Aussi, nous avons encouragé un certain nombre d’adhérents à réfléchir, à prendre des options pour implanter des sites ou trouver des partenaires le long du futur canal, entre stockage, logistique, notamment en agroalimentaire, en produits vracs... Il faut étudier, regarder. On ne peut pas ne pas en être maintenant ».
Après avoir bataillé pendant des mois contre le projet, l’Union maritime et portuaire du Havre (Umep) se veut pragmatique. Mais l’organisation qui représente les acteurs privés de la place compte bien faire entendre sa voix. « Le canal aujourd’hui est un état de fait. Maintenant, nous avons des idées à soumettre et à faire connaître au prochain président de la République et à son futur gouvernement. Nous dévoilerons nos projets prochainement. Nous n’attendons pas le canal Seine-Nord pour avoir des idées et prendre des décisions. Nous savons ce qu’il faut faire pour avancer. Mais l’État, la Région devront être impliqués massivement dans les projets que nous allons soumettre », explique Michel Segain, le président l’Umep.
La création en avril dernier d’une nouvelle Fédération des places portuaires à l’échelle de la vallée de la Seine (FCPAS), qui représente 60 000 salariés, n’est pas étrangère à ce désir de peser dans les débats au plan national mais également européen. « Lobjectif est de chasser en meute et de revitaliser l’axe Seine. Le secteur privé a un rôle déterminant à jouer. La culture du tout État appartient au passé », précise Michel Segain.
Commentaire de Florestan: enfin un lobby normand pour commencer la "normandisation" de l'Axe Seine
M. B. et F. H.

« Une erreur » pour le Medef et les cci

Le Medef Normandie a regretté que « les conséquences négatives engendrées par la réalisation du canal Seine-Nord-Europe pour les ports maritimes de l’axe Seine ne soient pas mieux mises en avant dans le rapport » de Valérie Fourneyron et de Charles Revet. Il rappelle que « si l’on prend l’exemple du trafic de conteneurs, dont le port du Havre est le plus important en France, l’ensemble des ports français avait un trafic conteneurs équivalent à celui d’Anvers en 1990. En 2015, celui d’Anvers est devenu le triple de celui des ports français, et il est encore plus conséquent pour le port de Rotterdam ! Le sous-investissement chronique de l’État depuis des années, tant en matière d’entretien des infrastructures existantes que de financement de matériel et d’équipements neufs, explique en partie la situation actuelle ».
Vianney de Chalus, ancien président de la CCI Seine Estuaire (devenu président de la CCI Normandie), a toujours dit son opposition au projet, le considérant comme « une erreur stratégique de nature à remettre en cause les investissements pourtant vitaux nécessaires à la compétitivité du port du Havre ». Il parle du canal comme d’un « aspirateur à finances au détriment de l’axe Seine... Pour être plus fort, Haropa [les ports du Havre, de Rouen et de Paris : NDLR] a d’abord besoin de finaliser leurs infrastructures portuaires, de la ligne de fret Serqueux-Gisors, d’une chatière reliant Port 2000 à la Seine via Tancarville... »
Commentaire de Florestan: nous partageons totalement l'opinion de Vianney de Chalus

Point de vue

Le canal Seine-Nord est de toute évidence un très mauvais coup porté aux ports du Havre et de Rouen, au fameux axe Seine, et à Paris-sur-Mer.
La décision est prise.
Ces travaux d’un montant de cinq milliards d’euros, ce qui n’est pas rien, seront financés par l’Europe, la République française et les Régions Île-de-France et Hauts-de-France.
Ce canal doit permettre de relier, à grand gabarit, depuis Conflans, la Seine à l’Oise, et après Cambrai, de déboucher sur le réseau maritime de la Belgique, de la Hollande, de l’Allemagne et de toute l’Europe centrale, grâce au Rhin et au Mittel-kanal.
Et ainsi de déverser directement depuis Anvers, qui pèse quatre fois Le Havre, et depuis Rotterdam, dix fois, les marchandises sur l’agglomération parisienne et pratiquement sur toute la France, grâce à la qualité de nos autoroutes.
Le Havre, qui est pourtant le premier port européen touché en venant de l’Atlantique Nord, et Sud, risque fort de ne pas s’en relever.
Au moment où CMA-CGM se retire progressivement du Havre pour se recentrer sur la Chine et le Pacifique, le port du Havre, malgré sa tradition, ses hardis et sympathiques marins, son Port 2000 et son pont de Normandie, est en grand danger d’être relégué dans la catégorie mineure des ports secondaires, si nombreux en France.
Alors qu’un énergique investissement dans le chemin de fer français, pour un coût dix fois moindre, permettrait de charger les conteneurs lourds, favoriserait Rouen et Le Havre dans la desserte non seulement de Paris et de ses douze millions d’habitants, mais aussi de se projeter vers Bâle, Mulhouse et le centre de l’Europe.
À des conditions d’exploitation peu onéreuses et très écologiques. Le tronçon Serqueux-Gisors, promis mais toujours retardé, n’y suffira pas.
Le plus étonnant dans cette affaire d’intelligence économique réside dans l’indifférence distraite de la Région Normandie, les vœux creux des chambres de commerce et le babillage des édiles municipaux.
Quant aux syndicats, ils savent pourtant qu’il ne suffira pas de bloquer les villes pour faire accoster les cargos, décharger les géants des mers, et aguicher les croisiéristes.
Le peuple havrais craint pour l’avenir de ses emplois et s’inquiète en silence.
Il serait bien triste que les fanfares et les flonflons du cinq centième anniversaire soient le prélude à la marche funèbre d’un enterrement de première classe
Au grand bénéfice des monarchies belge et hollandaise, d’Anvers, de Rotterdam et de Londres en sourdine, historiquement toujours réjouies des difficultés du Havre et de Rouen.
De grâce, prions pour que Le Havre puisse doubler la mise et fêter son millénaire.
Xavier ellie
dIRECTEUR DE LA REDACTION DU QUOTIDIEN PARIS-NORMANDIE

Commentaire de Florestan:

Tout d'abord, nous partageons TOTALEMENT le grand coup de gueule de Xavier HELLIE.

4,5 milliards d'un côté pour un canal qui permettra au port de Dunkerque de capter à lui le trafic des céréales qui va, pour l'instant, à Rouen (le lobby nordiste qui va de Martine Aubry à Gérald Darmanin en passant par Cuvillier, Pauvros ou Bertrand est puissant au gouvernement)

Du côté normand:

De la colloquite néphrétique (combien de réunions sur ce sujet en 2016?), un rapport tiède voire bidon sur l'avenir des GPM pour un enfumage permanent avec Fourneyron et Philizot en tête, à peine 400 millions de l'Etat dans un CPIER Vallée de la Seine signé par les deux majorités régionales normandes socialistes sortantes, avec une région Ile de France qui ne veut rien financer ou presque (liaison Serqueux Gisors).

Un contournement autoroutier de Rouen hors CPIER dont le financement sera totalement à la charge des collectivités territoriales normandes.

Une LNPN mise sur une voie de garage financière par le gouvernement Hollande/ Ayrault en 2013 après que Le Vern a obtenu la tête du commissaire Rufenacht.

Un financement du canal Seine Nord Europe arbitré à l'Elysée contre les avis du Conseil d'Etat et de l'Inspection générale des finances, excusez du peu!

Un abandon de l'Ecotaxe sous pression des Bonnets rouges bretons qui devait générer 3 milliards de recettes annuelles pour l'Association de financement des infrastructures de transports français présidé par l'ancien député maire socialiste de Caen Philippe Duron: cet argent devait financer la remise à niveau du fret ferroviaire, ainsi que des projets comme la LNPN.

Et last but not least, un pernicieux Schéma stratégique de développement de la vallée de la Seine piloté depuis Matignon via le préfet délégué interministériel Philizot qui prépare pour l'horizon 2030 l'intégration sinon la fusion de la Normandie utile séquanienne à la région parisienne (en fusionnant les pôles de compétences stratégiques normands aux pôles franciliens: dernier exemple en date, annonce d'une fusion du GANIL de Caen avec un laboratoire du plateau de Saclay) Une véritable machine de guerre contre l'idée même d'une région normande en aval de Paris!

Bref! l'AXE SEINE projet Rufenacht/ Sarkozyste n'a jamais plu aux Fabiusiens rouennais eux qui dans une mémorable conférence de presse en mars 2012 exigeaient à juste titre un financement de l'Axe Seine en trois tiers: un tiers venu de l'Europe, un tiers de l'Etat et un tiers des collectivités T. Avec le CPIER actuel et ces quelques 900 millions (face aux 5 milliards du Canal Seine Nord Europe) les Fabiusiens (comme les autres d'ailleurs) n'ont aucune parole!

Les choses sont claires: l'actuelle majorité gouvernementale socialiste a sacrifié l'enjeu national de l'Axe Seine normand suite à des arbitrages politiciens du genre: Paris - Le Drian en 1h30 en juillet 2017.

Pourquoi?

Parce qu'il n'y a pas de portage politique normand d'un Axe Seine naufragé dans une sous-pente de Matignon et aussi parce qu'à Paris on s'en fout de la Normandie: il faut donc "normandiser" l'Axe Seine, reprendre le dossier fermement en main pour que les portuaires rouennais arrêtent aussi de regarder avec envie la corde que leur a présentée récemment le lobby promotionnel du corridor "AMSTERDAM MARSEILLE" pour qu'ils s'y balancent hauts et courts dans un futur proche en marge définitive d'un futur "bassin Seine Escaut" où le GPM de Rouen n'aura qu'un rôle subalterne, comme par exemple, le traitement des déchets de la région parisienne:

Dixit le document de présentation du futur bassin Seine Escaut distribué lors de l'initiative "riverdating" le 9 novembre 2016 à Rouen pour faire la promo du corridor "Amsterdam Marseille" et du CANAL SEINE NORD EUROPE devant les portuaires rouennais en présence de Marc Papinutti directeur de VNF de Monsieur Philizot et de Mme Fourneyron à l'occasion de la signature d'un partenariat entre VNF et HAROPA.

Invité à cette réunion de lobbying avec force petits fours et champagne open bar pour représenter la région Normandie, Hubert Dejean De la Bâtie, en tant que vice-président du CRN et élu de l'estuaire de la Seine, fut le seul à dire son opposition ferme au canal Seine Nord Europe au vu de l'état de délabrement des équipements et infrastructures sur la Seine.

En 2017, le 13 janvier, Hervé Morin a annoncé une reprise en main complète du dossier: on va voir ce qu'on va voir!

FACE AU CANAL SEINE NORD EUROPE

LA SEULE SOLUTION

C'EST LA NORMANDISATION DE L'AXE SEINE