Enfin une bonne nouvelle sur le pont d'un Axe Seine normand en train de faire naufrage depuis que les saboteurs de l'actuelle majorité gouvernementale ont décidé de servir d'autres intérêts que l'enjeu national maritime porté par la Normandie.

Effet positif de la réunification, la Normandie se réveille et prépare son retour aux affaires, à commencer par celles qui concernent directement son avenir.

La colère normande commence à se lever contre le Canal Seine Nord Europe qui se cumule avec la désinvolture avec laquelle le dossier de l'Axe Seine est conduit depuis qu'un certain Rufenacht en fut éconduit comme un malpropre...

Le coup de gueule inédit de Xavier Ellie, le directeur de la rédaction du quotidien Paris Normandie il y a quelques jours (voir ici même le billet sur l'Etoile de Normandie) était révélateur d'un profond malaise: Valérie Fourneyron n'est-elle pas en train de sacrifier les intérêts du GPM de Rouen à ceux du GPM de Dunkerque sur le marché stratégique des céréales par exemple?

En attendant le 13 janvier 2017 et les annonces d'Hervé Morin pour, nous l'espérons, une "normandisation" de l'Axe Seine, c'est le CESER de Normandie qui part au combat: pour mémoire il avait rendu public le 17 juin 2016 un rapport très sévère sur l'état actuel de nos deux GPM normands tout en proposant de réformer les grands ports maritimes dans le sens de ce fameux "communalisme" portuaire que nous appelons de nos voeux en mettant enfin au coeur du fonctionnement portuaire, les usagers professionnels, les élus locaux et les riverains  à l'instar de ce qui se fait avec succès (depuis quelques siècles) dans les ports de l'Europe du Nord.

Nous ne pouvons que féliciter un CESER normand oeuvrant dans cette affaire d'importance dans le sens de l'intérêt le plus essentiel de la Normandie d'autant plus que l'assemblée représentant officiellement la société civile régionale normande, s'il on en croit le dernier numéro de la lettre "Econormandie",  vient de décider de se transformer en "lobby pro Axe Seine" puisque le futur Canal Seine Nord Europe se précise sérieusement pour l'année 2017.

La Normandie se prépare au combat et se met en ordre de bataille.

On espère qu'il est encore temps car pendant que le CESER de Normandie fait du lourd et tape dans le bois dur, des élus locaux en goguette pourtant directement concernés vont nous proposer pour l'été 2017 un grand bal musette pour transformer la Normandie en guinguette... Définitivement?

  • Voir l'annonce ci-dessous:

http://www.axeseine.fr/

"Le week-end des 23, 24 et 25 juin 2017, l’Association des Départements de l’Axe Seine et ses partenaires organisent un grand événement festif sur 500 km, des portes de Paris jusqu’au littoral normand.

D’une ampleur inédite, cette première fête de la Seine est l’occasion de faire découvrir les richesses du fleuve et les liens qu’il tisse entre les territoires. 

On vous en dit plus très bientôt..."

  • Voir aussi:

http://www.axeseine.fr/toutes-nos-actualites/detail/actualites/cinq-departements-pour-tracer-laxe-seine/


 http://www.lantenne.com/Les-ports-au-rapport-l-axe-Seine-etrille-par-le-Ceser-Normandie_a11388.html

Les ports au rapport : l’axe Seine étrillé par le Ceser Normandie

Le retard sur les ports étrangers concurrents ne peut être rattrapé par la stratégie portuaire nationale. Le Conseil économique, social et environnemental régional de Normandie prône une autre stratégie, impliquant davantage les acteurs territoriaux.


© Port de Rouen
© Port de Rouen
"Un horizon incertain", "Paris-Seine-Normandie : un projet qui peine à dépasser le stade du concept", "la reconquête mais pas encore l’interaction", "absence de visibilité sur les trafics", "absence de statistiques fiables"… Le rapport rendu par le Conseil économique, social et environnemental régional (Ceser) de Haute-Normandie, suite à une session plénière le 17 juin à Rouen, est sévère. Il aligne une flopée de critiques portant sur des sujets liés à la réforme portuaire nationale mise en place par le gouvernement en 2008 et à une situation locale bien spécifique sur l’axe Paris-Seine-Normandie. Pour le CESER, "le cloisonnement des disciplines, des métiers et des administrations, empêche les acteurs de travailler ensemble. Or, c’est dans cette interaction que se situe le levier de la véritable transformation des ports français".

Partage conflictuel du territoire

Le Ceser déplore que le modèle portuaire français, bien que réformé sur un modèle "hanséatique", reste "fortement imprégné de colbertisme (centralisme d'État) et de saint-simonisme (influence vertueuse des «sachants» sur les décisions)". Les représentants socioprofessionnels constatent un "partage conflictuel du territoire", notamment autour des questions environnementales soulevées par les projets d’infrastructures. La concertation ne porterait que sur une seule question : "Comment faire pour rendre la vision du maître d’ouvrage acceptable ?" Le Ceser souligne également le caractère très "autonome" des ports sur lesquels "les collectivités territoriales n'ont pas d'influence". Leur gouvernance est "verrouillée par un État qui demeure centralisateur dans l’âme", avec des Conseils de surveillance "ressemblant trop à des chambres d’enregistrement". Les ports du Nord de l’Europe, eux, cultivent "une forte proximité avec les collectivités territoriales".

"L’important est d’avoir retrouvé fiabilité sociale et productivité"

Le Ceser critique et émet quelques pistes, visant à renforcer l’implication du Conseil régional, au sein d’une plateforme de coopération concernant Haropa (alliance des ports du Havre, de Rouen, de Paris) et dans les Conseils de surveillance, ainsi que dans le pilotage d’actions de formation. Il préconise aussi une étude cible sur les perspectives de trafics afin de "clarifier les conditions dans lesquelles un report modal serait possible", ou encore une harmonisation dans les réglementations régissant la navigation fluvio-maritime…

Pour les ports de l’axe Seine, l’essentiel n’est pas là : il s’agit de "ne pas casser aujourd’hui une dynamique, assure Hervé Martel, vice-président d’Haropa. L’important est d’avoir retrouvé la fiabilité sociale et la productivité". Et de rappeler la croissance de 5 % du trafic des conteneurs depuis le début de l’année. Si les collectivités territoriales ont l’impression, selon le Ceser, d’être "considérées plus comme des chéquiers que comme des partenaires", le Conseil régional de Haute-Normandie n’est pas rancunier. Il a voté, le 24 juin, une subvention de 9 millions d’euros au Grand Port maritime du Havre pour l’aménagement du site destiné à accueillir les usines d’éoliennes d’Areva et d'EMF, ainsi que des subventions au volet enseignement et recherche dans le secteur de l’éolien.