Ce matin à Gaillon, cette petite ville de l'Eure autrefois dominée par le premier château de style Renaissance en France dès les années 1510 pour le compte du Cardinal Georges d'Amboise archevêque de Rouen (il n'y a pas que les châteaux de la Loire),

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Hervé Morin recevait Valérie Pécresse (pécheresse?)  pour une conférence de presse au sommet très attendue.

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L'enjeu est une urgence:

Comment relancer l'enjeu national de l'Axe Seine si l'on veut garder en Normandie, donc en France, une base importante d'économie maritime? Alors que l'actuelle majorité gouvernementale socialiste a fait le choix de privilégier un axe Nord Sud à partir d'un futur canal de gabarit européen qui va relier directement par la voie d'eau la mégalopole parisien aux ports de Dunkerque et d'Anvers et ainsi réduire sensiblement l'activité du port de Rouen (le port de Rouen pourrait perdre dans l'affaire son statut de grand port maritime) et accentuer le décrochage du port du Havre sur ses concurrents de la rangée Nord européenne malgré une géographie privilégiée (Le Havre, porte océane de l'Europe et pas seulement de Paris) et des performances indéniables quant à la gestion des escales.

Comment relancer l'axe Seine avec le concours de la région Ile de France sans réveiller Antoine Grumbach et son cauchemar de sujétion de la Normandie utile séquanienne à la région parisienne?

Il n'y a qu'une seule solution: la NORMANDISATION de l'Axe Seine.

Cette "normandisation" ne saurait être possible que dans la fusion des deux GPM de Rouen et du Havre en un seul et que dans une gouvernance 100% normande de ce nouvel ensemble portuaire.

La Normandie ne doit plus être l'espace servant de la région parisienne: l'économie maritime qui profite à Paris n'est pas dans le bassin des Tuileries mais en Normandie! Elle doit donc être pilotée DEPUIS la Normandie!


 Prendre connaissance du reportage proposé par FR3 Normandie:

Les régions Ile de France et Normandie veulent fusionner les ports du Havre, de Rouen et de Paris

Valérie Pécresse, la présidente de la région IDF, et Hervé Morin, président de la Normandie, se sont rencontrés ce jeudi 12 janvier à Gaillon, dans l'Eure, pour y annoncer notamment leur projet de fusion des ports du Havre, de Rouen et de Paris.

  • DM avec l'AFP et Grégory Thélu
  • Publié le 12/01/2017 à 14:58

© France 3 Normandie /Catherine Leconte

Au programme de la présidentielle ?

"Nous plaidons pour un projet très ambitieux de fusion des trois ports, le port de Paris, le port de Rouen et le port du Havre en un port unique, et nous plaidons pour la décentralisation de la gestion de ce port aux deux régions", a déclaré Mme Pécresse lors d'une interview diffusée, ce jeudi midi, dans le journal télévisé de France 3 Normandie Rouen. "Mais c'est un projet que nous présenterons dans le cadre de la future présidentielle", a-t-elle poursuivi. 

VIDEO : Valérie Pécresse interrogée par Grégory Thélu dans le 12/13 de France 3 Normandie Rouen, jeudi 12 janvier :

http://france3-regions.francetvinfo.fr/haute-normandie/seine-maritime/regions-ile-france-normandie-veulent-fusionner-ports-du-havre-rouen-paris-1173193.html

Actuellement les trois ports, les grands ports maritimes du Havre (GPMH) et de Rouen (GPMR), et le port fluvial de Paris (Ports de Paris), sont des établissements publics d'Etat. Ils sont regroupés dans Haropa, un groupement d'intérêt économique (GIE) à présidence tournante.

Les échanges ferroviaires avec l'Ile de France

Avant ce projet de fusion, pour lequel une étude da faisabilité sera lancée par les deux régions, "il y a toute une série de dossiers que nous voulons faire avancer", a déclaré Mme Pécresse. 
Elle a cité notamment l'arrivée -souvent ralentie - des trains normands à la gare Saint-Lazare et le prolongement vers l'Ouest du RER E (Eole) qui profitera aussi, selon elle, à la Normandie. 


Lire aussi et surtout le compte-rendu proposé par Paris-Normandie de cette rencontre au sommet entre la Normandie et l'Ile de France:

http://www.paris-normandie.fr/actualites/economie/les-regions-ile-de-france-et-normandie-veulent-recuperer-les-grands-ports-maritimes-CX8033765

Les régions Ile-de-France et Normandie veulent récupérer les grands ports maritimes

Publié il y a 4 heures

Politique. Valérie Pécresse et Hervé Morin ont signé hier un engagement de coopération entre l’Ile-de-France et la Normandie pour développer la vallée de la Seine. En premier lieu, les ports qu’ils veulent faire entrer dans leur périmètre.

«C’est l’idylle de France ! », s’amuse, dans un bon mot, un proche d’Hervé Morin quelques minutes après la signature, hier matin à Gaillon, dans l’Eure, d’un accord de coopérations interrégionales entre la Normandie et l’Ile-de-France. Réunis en bord de Seine, Valérie Pécresse, la présidente de la Région Ile-de-France, et Hervé Morin, son homologue normand, entendent « renforcer les liens » entre les deux territoires tant sur le plan économique, logistique que touristique ou culturel. « La vallée de la Seine est riche de beaucoup de projets », souligne l’hôte du jour, Sébastien Lecornu, le président du conseil départemental de l’Eure. « Ce qui nous unit, affirme Valérie Pécresse, c’est le fleuve ». Certes la Seine constitue, comme disait Napoléon, cette grand-rue entre Paris et Le Havre via Rouen, mais, au-delà des mots, il faut des actes. Car le premier colloque consacré à l’axe Seine date quand même de... mai 2010 !

« Une vision audacieuse et ambitieuse »

Bien sûr, le ferroviaire constitue à lui seul un enjeu au quotidien - Valérie Pécresse admet d’ailleurs que l’Ile-de-France devra prendre sa part dans la nouvelle donne des Intercités repris par la Région Normandie - mais l’urgence aujourd’hui porte aussi sur le domaine portuaire. Les deux présidents de Région proposent que les trois grands ports de l’axe Seine - Le Havre, Rouen et Paris réunis sous la bannière du Groupement d’intérêt économique Haropa - ne forment plus qu’une seule entité. Les ports ne seraient plus, alors, des établissements publics de l’État mais passeraient dans le giron des Régions. Valérie Pécresse et Hervé Morin vont lancer des études dans ce sens et profiter de la Présidentielle pour mettre le sujet sur la table.

Pour Hervé Morin, ce changement d’autorité pour un futur grand port interrégional correspondrait à la volonté des présidents de Région de faire prendre conscience à l’État que « le redressement du pays passera par un vaste mouvement de décentralisation ». « Faire un port unique est une vision extrêmement audacieuse et ambitieuse », souligne Valérie Pécresse qui affirme, comme l’avait fait Nicolas Sarkozy en 2009 auprès de Bertrand Delanoë, alors maire PS de Paris, que le port naturel de Paris est Le Havre. « Il ne peut y avoir de région capitale sans port et le port de l’Ile-de-France est Le Havre », ajoute la présidente de la Région Ile-de-France.

Sauf que, dans le même temps, la Région Ile-de-France soutient financièrement le projet de Canal Seine-Nord. N’y aurait-il pas là un paradoxe à affirmer, d’une main, que Le Havre est le débouché naturel de l’Ile-de-France, et financer, de l’autre, un projet vécu comme « une autoroute à conteneurs » par les portuaires havrais ? « Un soutien a minima », souligne Hervé Morin rappelant que l’ex-président de la Région Ile-de-France, voulait s’engager à hauteur de 200 millions d’euros. « C’est un projet très important pour les Hauts-de-France, concède Valérie Pécresse. S’il aboutit, il faudra travailler sur la mise à gabarit de l’Oise », ajoute-t-elle, renvoyant ainsi à un calendrier incertain la réalisation de ce projet pharaonique.

« Ce projet a vingt ans et que je sache, quand François Fillon était Premier ministre, il n’a pas avancé », ajoute en aparté Hervé Morin, convaincu que le projet de Canal Seine-Nord ne sortira pas de terre avant longtemps. Ce qu’il devait d’ailleurs aller dire hier, à l’heure du déjeuner, aux portuaires havrais, qui réclament un plan Marshall pour sauver l’activité du port aujourd’hui menacée par un renforcement de la concurrence nord-européenne (lire nos éditions de samedi dernier).

« Une fois de plus, c’est de la poudre aux yeux »

De son côté, Nicolas Mayer-Rossignol, chef de file de l’opposition socialiste à la Région Normandie, ironise sur la signature de Gaillon. « Une fois de plus, estime-t-il, c’est de la poudre aux yeux et une nouvelle opération de communication. Il est frappant de voir Mme Pécresse mettre 110 millions d’euros dans le Canal Seine-Nord et il n’y a pas la trace d’un euro pour la Normandie hormis ce qui était prévu dans le contrat de plan ». Pour NMR, « il n’y a pas d’amour mais seulement des preuves d’amour. On voit, ici, que l’Ile-de-France méprise la Normandie ».

De leur côté, Valérie Pécresse et Hervé Morin veulent faire de la vallée de la Seine un enjeu de politique nationale. Et Sébastien Lecornu, directeur adjoint de la campagne de François Fillon, compte bien que son « patron » vienne en Normandie prendre en considération, à son tour, la cause de la vallée de la Seine.

Stéphane siret

s.siret@presse-normande.com


 Commentaire de Florestan:

Fusion ou annexion ????
Pas rassurant quand on lit le commentaire de Françoise Guégot sur sa page Facebook :" deux anciens ministre qui n'oublient pas le projet du président Nicolas Sarkozy: faire du Havre et de Rouen le prolongement de Paris "...
Et la Normandie ????

 Lire la réaction de l'opposition fabiusienne au conseil régional de Normandie: un beau morceau de bravoure dans le genre de l'hôpital qui se fout de la charité! Car si près de 5 MILLIARDS ont pu être trouvés pour lancer le canal Seine Nord, on ne le doit pas à Hervé Morin ou à Valérie Pécresse mais aux amis socialistes du Nord de Monsieur Nicolas Mayer-Rossignol qui, avant de se convertir brutalement à l'évidence normande, ne jurait que par la... Picardie!

On rappelera encore et toujours que c'est le gouvernement Ayrault soutenu par MM. Le Vern et Mayer-Rossignol qui a mis la LNPN sur une voie de garage financière à la fin de l'année 2012... Ou que ce sont MM. Beauvais et Mayer-Rossignol qui ont accepté de signer en 2015 un CPIER Vallée de la Seine largement sous-financé par le gouvernement Valls (moins d'UN milliard et à peine 219 millions en provenance de l'Etat) assorti d'un schéma stratégique de développement préparant la subordination définitive de la Normandie à la région parisienne...

PS: l'expression "quand c'est flou c'est qu'il y a un loup" est attribuée généralement à une certaine Martine Aubry... canal historique!

http://www.paris-normandie.fr/breves/normandie/les-socialistes-de-normandie-tirent-a-boulets-rouges-sur-morin-et-pecresse-DX8033207

Les socialistes de Normandie tirent à boulets rouges sur Morin et Pécresse

Publié 12/01/2017 á 18H57

GAILLON (Normandie). Les élus socialistes de la Région Normandie n’attendaient rien de la rencontre entre Hervé Morin et Valérie Pécresse, ce jeudi 12 janvier 2017, à Gaillon (Eure), sur les terres euroises de Sébastien Lecornu.

Ce qu’ils ont lu ou entendu de cette rencontre les incite ce soir à tirer à boulets rouges sur Valérie Pécresse et Hervé Morin. Pour Nicolas Mayer-Rossignol et ses amis conseillers régionaux d’opposition, cette rencontre ne serait que de la poudre aux yeux.

« Ce jeudi 12 janvier, Valérie Pécresse, Présidente de la Région Ile-de-France, et Hervé Morin, Président de la Région Normandie, se sont livrés à une vaste opération de communication en signant un « contrat de coopération entre les deux régions » (sic). Malheureusement ce ‘contrat’ ne contient aucune nouveauté réelle, significative et utile pour les Normands. Anecdote révélatrice, le communiqué de presse des deux Présidents ne mentionne pas un seul chiffre. Aucun euro, aucun acte ! Ou, comme dirait l’autre : quand c’est flou, il y a un loup», écrivent les élus socialistes.

« En matière ferroviaire, les seules annonces concernent la poursuite d’études (encore, toujours des études...) qui étaient déjà actées, dans le cadre du Contrat signé en 2015 entre les trois Régions Ile de France, Haute- et Basse-Normandie. M. Morin a-t-il obtenu un engagement de l’Ile de France, collectivité puissante au budget de près de 5 milliard d’Euros, pour financer les travaux de la Ligne Nouvelle Paris Normandie ? Rien, pas un euro. Pour financer le fret ferroviaire des Grands Ports du Havre et de Rouen, avec la ligne Serqueux-Gisors ? Rien, pas un euro. Tout le monde sait que Mme Pécresse et ses amis parisiens n’en veulent pas. M. Morin a-t-il obtenu un engagement de l’Ile-de-France pour combler le gouffre financier que constituent les lignes de trains Paris-Normandie (près de 40 millions d’Euros de perte nette par an), pourtant massivement utilisées par... des Franciliens (il suffit de se poster en gare de Mantes la Jolie pour le constater) ? Rien, pas un euro. Par contre, les Normands paieront les travaux de la Gare Saint-Lazare à Paris ! Quant aux enjeux propres à l’ex-Basse-Normandie, comme l’aménagement de la gare de Paris-Vaugirard par exemple... il n’ont même pas été évoqués par les deux Présidents. Les usagers de la ligne Paris-Granville en seront pour leurs frais», détaillent les socialistes de Normandie.

« Cette opération d’enfumage ne suffit pas à masquer la réalité: Mme Pécresse parle de son amour pour la vallée de la Seine, affirme que « le Port de Paris, c’est Le Havre » (en oubliant Rouen au passage!)... mais n’y met pas un euro. Il y a quelques semaines, en revanche, Mme Pécresse annonçait et débloquait 110 millions d’Euros, sonnants et trébuchants, pour le Canal Seine Nord. Pour la Normandie, zéro. Tout est dit. Il n’y a pas d’amour, il n’y a que des preuves d’amour. La com’ à tout va de H.Morin est comme un vernis qui, désormais, craque et s’écaille: l’Ile-de-France méprise la Normandie», concluent-ils.


Lire enfin, le compte-rendu complet proposé comme toujours par Ginette Bléry pour le compte de Normandie XXL:

http://www.normandiexxl.com/article.php?id=1914

Paris-Rouen-Le Havre, une seule ville dont la Seine est la grande rue…

 H. Morin et V. Pécresse : et voilà c'est signé

Collectivités. C’est aux confins de l’Ile-de-France et de la Normandie, à Gaillon dans l’Eure, qu’a été signé le 12 janvier le programme de coopération interrégional Normandie-Ile de-France. Un lieu symbolique pour un engagement qui ne l’est pas moins. L’Ile de France a besoin de la Seine pour alimenter son insatiable ventre et les Normands sont nombreux à se ruer chaque matin, cahin-caha dans les trains poussifs, vers la capitale pourvoyeuse d’emplois. Sans compter qu’aux vacances les citadins viennent respirer l’air non pollué du large. Des dépendances réciproques qu’il s’agit de valoriser.

Ports, ferroviaire, fluvial, tourisme, approvisionnement des cantines parisiennes, développements industriels, demande de plus de décentralisation furent au menu de cette rencontre.

Un seul port

Pour Valérie Pécresse, présidente de la Région Ile-de-France : « il n’y a de grande capitale sans port et celui de Paris c’est Le Havre ». L’idée n’est pas neuve, c’était l’annonce du gouvernement de Nicolas Sarkozy en 2009 dont elle était ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche quand Hervé Morin était ministre de la Défense. « Nous devons faire du Grand Paris une véritable métropole maritime (…) c’est pour moi plus qu’un grand projet, c’est non négociable, c’est capital au sens propre et au sens figuré pour la France », avait déclaré M. Sarkozy, rappelant le mot de Napoléon 1er  évoquant « Paris-Rouen-Le Havre, une seule ville dont la Seine est la grande rue ». A cela s’ajoute pour les deux présidents le désir que Le Havre, Rouen et Paris, ne soit qu’un seul port. C’était aussi la conception initiale d’Haropa dont la fusion n’a en quelque sorte jamais été achevée. Les responsables portuaires qui étaient là et que nous avons consultés restent de marbre sur ce dernier point : « c’est une décision politique, on fera ce qu’on nous dira ». Le projet va être remis sur le métier et Hervé Morin annonce le lancement d’une étude pour savoir s’il ne vaut pas mieux un seul port au lieu de 3.

Un président attentif aux déclarations de la présidente !

Ferroviaire prioritaire

Dans les cinq grands thèmes que décline le président de la Normandie, outre le transport fluvial que nous venons d’évoquer on trouve au programme la filière agroalimentaire avec la mise sur pied de l’approvisionnement des cantines des lycées franciliens qui regroupent 500.000 élèves, pour leur faire consommer des produits locaux et Valérie Pécresse n’exclut pas de passer ensuite aux 800.000 collégiens puisque l’activité agricole s’est réduite comme une peau de chagrin en Ile-de-France. Sujet déjà évoqué lors de notre reportage à Vimoutiers.

Si les deux présidents sont d’accord sur l’importance à accorder au ferroviaire, on peut sentir des divergences : d’accord pour la rénovation de St Lazare, d’accord sur le fait que la rénovation des lignes existantes de Paris à Mantes-la-Jolie profite aux deux régions, des points restent en suspens comme la pleine acceptation de la ligne Serqueux-Gisors par l’Ile de France. La ligne Serqueux-Gisors selon la présidente amène des dégradations dans le Val d’Oise et si le projet est maintenu sa Région devra apporter des compensations aux habitants. Quant à la LNPN, on en reparlera à l’automne puisque le trajet n’est toujours pas définitif, puisque la Normandie finance actuellement l’étude du Y. Mais il est rappelé qu’il s’agit là d’un projet qui concerne les deux régions et les deux régions préfèreraient que : « ce soient elles qui soient maîtres à bord plutôt qu’un comité gouvernemental. »

Donner toute sa place à la décentralisation

Les deux présidents croient fermement que ce sont les territoires qui seront les moteurs de l’essor du pays dans un futur gouvernement qu’ils escomptent à leurs couleurs en mai. Aussi veulent-ils remettre à François Fillon un manifeste comme Hervé Morin l’avait déjà évoqué lors du précédent G6 et qui répète à nouveau: « nous avons pour projet de créer un manifeste des Présidents de Régions pour asseoir notre influence. Nous devons être entendus collectivement pour mener, après la loi NOTRe,  la nouvelle étape de décentralisation. Nous marcherons main dans la main, pour conduire des réformes uniques et ambitieuses, notamment ferroviaires et portuaires. Ce n'est qu'en travaillant conjointement que nous saurons attirer les crédits européens qui financeront ces projets audacieux. Imaginez la création d'un port unique et commun aux régions Normandie et Ile-de-France.

Pour Valérie Pécresse, la Vallée de la Seine est le symbole de la grande alternance que nous avons tous les deux engagée dans nos régions respectives. Je sais que nous partageons ce même désir de remettre les collectivités au cœur des processus de décision et de développement. Il est aussi la marque d’une ambition commune, d’une volonté de concrétiser les actes de décentralisation et de favoriser le développement de nos territoires.

Canal Seine Nord : en faire profiter aussi la Normandie

Si le Canal Seine Nord intéresse l’Ile-de-France, la liaison avec le Havre doit continuer à être développée. Les deux collectivités demandent la poursuite des études de MAGEO, le projet de mise au gabarit européen de l’Oise, et ils  demandent à l’Union européenne de prendre pleinement sa part de responsabilité sur ce projet complémentaire au canal Seine Nord Europe dans le cadre de la liaison Seine Escaut.


 

COMMENTAIRE de FLORESTAN:

"Paris, Rouen, Le Havre, une seule ville dont la Seine est la grande rue..."

Nous n'aimons pas le fameux mot du Premier Consul Bonaparte en visite au Havre en 1802 et rapporté par l'historien Michelet dans son Tableau général de la France, cette métaphore de la vallée de la Seine semblable à un grand boulevard parisien prolongé jusqu'à la mer océane, nous la détestons !

Nous ne l'aimons pas pour DEUX RAISONS fondamentales:

1) Cette phrase fut prononcée par celui qui a été, depuis Louis XIV, le plus NUISIBLE à l'économie maritime française et, donc, normande:

En rompant la trève d'Amiens (1797),  le futur Napoléon 1er, tout à son délire de reproduire la haute geste conquérante de notre duc Guillaume contre l'Angleterre voisine, a transformé durablement la Manche en une zone de guerre hostile à tout commerce maritime. Sa visite au Havre n'était pas pour y relancer le commerce maritime dans le but de faire définitivement du Havre le port de Paris mais de vérifier la mise en défense du grand port normand pour en faire un éventuel port... militaire.

2) Quand va-t-on à PARIS oser confier à une  PROVINCE la gestion et le pilotage d'un ENJEU NATIONAL?

C'est la Normandie qui est maritime et non Paris.

Le grand pari normand est donc bien celui-ci:

FAIRE ADMETTRE AU GRAND PARIS que la NORMANDIE VA GOUVERNER LE GRAND PARIS MARITIME.

 

IL FAUT NORMANDISER

 

L'AXE SEINE !