Tant que les alternatives efficaces n'auront pas été proposées aux usagers de l'automobile à moteur thermique notamment en ville, on aura le type d'abus de pouvoir qui suit, à savoir une police municipale transformée en brigade fiscale car le produit des amendes pour stationnement gênant ou interdit ne va pas dans la caisse de la ville concernée mais au... Trésor Public.


Lire les deux articles suivants proposés par la rédaction de Normandie Actu:

http://www.normandie-actu.fr/verbalise-deux-fois-visites-domicile-rouen-ras-bol-medecin-generaliste_250760/

Verbalisé deux fois lors de visites à domicile, à Rouen :

le ras-le-bol d'un médecin généraliste

Un médecin généraliste a été verbalisé à deux reprises dans la même semaine, alors qu'il était en visite à domicile à Rouen (Seine-Maritime). Pris de colère, il a écrit au maire.

Mise à jour : 13/01/2017 à 22:37 par Raphaël Tual

Le docteur François Hauchecorne de Sotteville-lès-Rouen (Seine-Maritime), a été verbalisé à deux reprises fin décembre 2016, à Rouen, lors d'une visite à domicile dans un établissement pour personnes âgées. (illustration ©Torange.biz)

Le docteur François Hauchecorne de Sotteville-lès-Rouen (Seine-Maritime), a été verbalisé à deux reprises fin décembre 2016, à Rouen, lors de visites à domicile. (illustration ©Torange.biz)

Le docteur François Hauchecorne est en colère. Médecin généraliste à Sotteville-lès-Rouen (Seine-Maritime), il s’est vu remettre deux contraventions dans la même semaine dans le centre-ville de Rouen, entre le 12 et 16 décembre 2016, alors qu’il était en visite à domicile.

Dans un courrier daté du 19 décembre 2016, que Normandie-actu s’est procuré, François Hauchecorne dénonce les méthodes de la Ville :

Il semble que les services de la municipalité, agents verbalisateurs, soient passés dans l’air de la politique de la tolérance zéro.

Le médecin s’est fait verbaliser une première fois, rive droite « alors que j’étais sur un stationnement autorisé, avec le caducée (symbole des médecins placé sur le pare-brise, ndlr) en évidence », confie-t-il et la seconde fois, rive gauche, rue Jacques-Fouray, alors qu’il intervenait dans un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad).

Pour la première infraction, il n’a pas reçu la contravention, mais la seconde lui a coûté 135 euros. « Dans cet Ehpad situé en hyper-centre, il n’y aucune place pour les intervenants extérieurs. Je n’ai pas d’autre choix que de me garer rapidement sur le trottoir, sur la piste cyclable ».

La visite à domicile, « une mission de service public »

François Hauchecorne reconnaît ses torts, mais souhaiterait que la tolérance persiste pour les professionnels en exercice. « Je rappelle que la visite à domicile est une mission de service public, assurée par les médecins libéraux, d’où la tolérance de stationnement pour les médecins qui existait jusqu’alors dans toute la France ». Dans son courrier, il s’interroge :

La mairie de Rouen serait-elle prête à rompre cette tolérance pour les médecins et à prendre en otage les patients dépendants, nécessitant des soins à domicile ?

Jeudi 12 janvier 2017, le docteur Hauchecorne n’avait toujours pas obtenu de réponse de la Ville. Lui est persuadé que « la mairie envisage de faire payer aux médecins un abonnement annuel de stationnement demi tarif ».

Une possible réforme, qui courrouce déjà le généraliste : « Nous ne sommes plus à une taxe près ». Contactée par Normandie-actu, la Ville de Rouen n’a, pour l’heure, pas donné suite à nos sollicitations.


 Commentaire de Florestan:

On dirait un conte de Guy de Maupassant...


 Autre abus de pouvoir:

L'accès à Paris en automobile pour les banlieusards, à commencer par un certain nombre de nos concitoyens normands qui doivent s'y rendre pour leur travail...

Là encore, en l'absence de transports publics suffisamment performants et modiques pour nous faire passer l'envie d'utiliser la voiture, les territoires voisins de la région parisienne et la banlieue parisienne proprement dite sombrent dans un impensé géographique et social: le "bordel" entraperçu par le Général de Gaulle depuis son hélicoptère demeure...

http://www.normandie-actu.fr/crit-air-circulation-pollution-vignette-obligatoire-paris-normands-concernes_251216/

Crit'Air.

Les Normands concernés par la « vignette » anti-pollution

obligatoire à Paris

Les automobilistes normands devront s'équiper d'une vignette anti-pollution « Crit'Air » pour circuler dans Paris. La nouvelle mesure entre en vigueur lundi 16 janvier 2017.

Mise à jour : 16/01/2017 à 12:41 par La Rédaction

Illustration de l'article : Circulation:

Les vignettes Crit'Air anti-pollution sont obligatoires dès ce lundi 16 janvier 2017. (©AFP/Archives/LIONEL BONAVENTURE)

Les vignettes Crit’Air anti-pollution sont obligatoires dès lundi 16 janvier 2017, pour circuler en voiture, camion ou moto à Paris mais les contrôles seront dans un premier temps « pédagogiques ».

Pour remplacer la circulation alternée

La capitale, première Zone à circulation restreinte (ZCR) de France, « améliore la qualité de l’air en limitant les émissions de particules du trafic automobile », a indiqué un communiqué de la Ville, une lutte contre la pollution de l’air dont Anne Hidalgo, la maire PS de Paris, a fait une de ses priorités.

Ces vignettes, qui permettront de remplacer la circulation alternée par une circulation différenciée, permettront de « s’assurer facilement que les restrictions de circulation des véhicules les plus polluants sont respectées », selon Christophe Najdovski, adjoint EELV aux Transports.

À partir de lundi 16 janvier, dans Paris intramuros (donc hors périphérique et bois de Vincennes et de Boulogne), tous les véhicules, motos, voitures ou utilitaires, qu’ils soient immatriculés à Paris, en France ou à l’étranger, devront arborer la vignette ronde qui les identifie selon leurs émissions polluantes (oxydes d’azote, particules). En Normandie, les automobilistes, même de passage dans la Capitale, devront s’équiper d’un macaron.

Pour les voitures particulières, six macarons sont prévus : vert pour « zéro émission » (véhicules électriques ou à hydrogène), puis numérotés du « 1 » violet (normes Euro 5 et 6 essence) au « 5 » gris (Euro 2 diesel).

> LIRE AUSSI : Pollution. Des vignettes à poser sur les voitures, à partir du 1er juillet 2016

Des voitures interdites

Certaines catégories sont interdites depuis le 1er juillet 2016 : les véhicules particuliers immatriculés pour la première fois avant le 1er janvier 1997, les véhicules utilitaires légers d’avant le 1er octobre 1997, les deux-roues d’avant le 1er juin 2000. « Non classés », et donc sans vignettes, ils n’ont plus le droit de circuler que le week-end et en semaine de 20h à 8h.

Paris suit l’exemple de quelque 200 villes européennes qui ont mis en place des zones à basse émission. Paris est une ZCR depuis le 1er septembre 2015, date à laquelle l’interdiction ne concernait que les poids lourds, bus et autocars d’avant le 1er octobre 2001. Depuis, des villes comme Grenoble ou Lyon ont adopté le dispositif, de façon plus modulée et une vingtaine d’autres sont candidates.

Des amendes de 68 à 135 euros

Les vignettes Crit’Air ont été mises en place à la mi-2016 par le ministère de l’Environnement. D’un coût de 4,18 euros, le macaron peut être obtenu sur www.certificat-air.gouv.fr.

La ministre de l’Ecologie Ségolène Royal a affirmé dimanche 15 janvier 2017, dans le Journal du dimanche, que 2,5 millions de vignettes Crit’Air avaient été demandées en France.

À Paris, les contrôles seront pendant quelques mois, « pédagogiques » pour ceux qui n’ont pas leur vignette mais les véhicules interdits, qui ont bénéficié de six mois de mansuétude, pourront être verbalisés dès lundi 16 janvier, selon la Ville. Les amendes vont de 68 à 135 euros selon les catégories de véhicules.

Automobilistes et motards en colère

Quelque 600 000 véhicules roulent chaque jour à Paris. Le nouveau dispositif a suscité la colère de quelques automobilistes. Dimanche 15 janvier, une centaine de détenteurs de voitures de plus de 20 ans se sont rassemblés avec leur véhicule à Paris, à l’appel de la Fédération Française des Automobilistes Citoyens (FFAC), pour dire « Non à Crit’Air, non à Big Broth’Air », selon une banderole.

La Fédération des Motards en Colère « contre les ZCR » devait pour sa part se rassembler ce lundi 16 janvier 2017, sur l’esplanade de Vincennes.